Avec l'arrivée d'Adama Barrow au pouvoir où on a vu Macky Sall, président du Sénégal, fervent partisan de la CPI (Cour pénale internationale), à l'oeuvre, le nouveau président de Gambie prend une décision que d'aucuns pressentaient : l'annulation du retrait de la Gambie de la CPI, qu'avait, inopportunément, décidé son prédécesseur, Yahya Jammeh.

C'est un sujet devenu brûlant depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, un inconditionnel de l'Etat d'Israël, qui a annoncé son souhait de transférer l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Depuis, le torchon brûle, Washington venant, en plus, de récuser Salam Fayyad, comme médiateur des Nations-Unies en Libye, juste parce qu'il est Palestinien.

Un an après l'arrivée aux affaires de Roch Marc Christian Kaboré, la belle union qui avait eu raison des tenants de l'ordre ancien, a volé en morceaux : ce qui aurait pu être qualifié de majorité au pouvoir est, désormais, totalement, désuni. Mieux, il fait, parfois, rang ensemble avec le CDP, le parti de l'ancien chef de l'Etat, Blaise Compaoré, et ses alliés. Mais, ce qui est grave, c'est que les Anti-Roch ne se limitent pas à un simple débat d'idée. Les amis du président de la République redoutent qu'un coup d'état pour le déloger de Kosyam, soit en préparation.

Chaque pays fait la politique de ses moyens et en fonction de ses (seuls) intérêts. Le premier ministre tunisien, Youssef Chahed, l'a rappelé à son homologue allemande, Angela Merkel, qui lui reproche de faire perso en ne coopérant pas suffisamment, avec ses partenaires occidentaux, pour faire face au terrorisme.

Pour aller faire ses courses au célèbre marché Dantokpa de Cotonou, on n'aura plus besoin de passer par la case Consulat du Bénin. Il en est de même si on veut découvrir les trésors du vodoun béninois. Patrice Talon ouvre son pays aux Africains, sans attendre la réciprocité. Une belle leçon d'intégration africaine.

Les mots ne pourraient pas bien qualifier la déception du nouveau secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, après l'affront que vient de lui faire subir Donald Trump, en mettant le veto des Etats-Unis à la nomination du Palestinien, Salam Fayyad, comme envoyé spécial des Nations-Unies en Libye.

La nouvelle journée de mobilisation du Front Anti-CFA, processus initié par l'activiste sénégalais, Kemi Seba, et l'ONG Urgences Panafricanistes (URPANAF), a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes, dans le monde, lors des débats thématiques organisés, samedi, 11 février. Les panafricains accentuent, ainsi, la pression sur leurs dirigeants afin de rompre le pacte colonial.

Notre ami, Olympe Bhêly-Quénum, a réagi à la publication de la politique culturelle du président du Bénin, Patrice Talon. Il le fait sans arrières-pensées (politiques) comme il l'a, toujours, fait, en France, son pays d'accueil, où il vient d'écrire au candidat socialiste, Benoît Hamon, exactement, pour le même problème.

Le deuxième mandat du président, Alassane Ouattara, devient un calvaire. Accordé, officiellement, pour terminer ses chantiers commencés en 2011, ce mandat devient un sac de nœuds difficile à dénouer. Machine à accéder au pouvoir, le RHDP est, pratiquement, en train de voler en éclats. Il ne tient plus qu'à un fil. Au sein du RDR, les héritiers du président aiguisent les couteaux, sous les gandourah. Le PDCI, de son côté, refuse de plus en plus d'être l'éternelle remorque du parti du chef de l'Etat, le RDR. Si Henri Konan Bédié garde, encore, le calme, ses lieutenants proches ou lointains, eux, donnent de la voix. C'est dans ce contexte que les anciens rebelles, reconvertis dans l'armée, ainsi que, les militaires réguliers, ont décidé de se faire entendre. La presse de l'opposition, bien naturellement, s'en donne à cœur joie, ce qui est de bonne guerre. Le pouvoir est énervé. Mais n'est-ce pas la règle du jeu ? On croyait pourtant le président de la République libéral : il fait une erreur en ordonnant (par procureur interposé) l'arrestation des journalistes de l'opposition. Pour si peu ? C'est franchement pitoyable.

On ne sait pas si Donald Trump va insuffler une politique, carrément, anti-arabe dans le monde. La façon dont il vient de bloquer la nomination du successeur de Martin Kobler, comme émissaire des Nations-Unies en Libye, peut le laisser penser. En effet, Palestinien et ancien premier ministre, Salam Fayyad a été récusé par Washington. Une décision qui crée un certain émoi aux Nations-Unies.

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