TOGO:Un ministre allemand s'intéresse à la restauration de l'ancien Palais des gouverneurs de Lomé

Arrivé à Lomé, le 3 janvier, en provenance du Bénin, le ministre allemand de la Coopération et du Développement, Gerd Müller, s'est tout de suite rendu, sur le chantier de l'ancien Palais des gouverneurs, un monument qui raconte, à lui seul, plus d'un siècle d'histoire des relations germano-togolaises. Volonté du gouverneur, August Köhler, pour rendre la nouvelle capitale coloniale visible depuis la mer, cette demeure est érigée, en sept ans, de 1898 à 1905, sous la direction technique de l'ingénieur des travaux allemand Furtkamp. C'est, alors, le symbole, au Togo, de la puissance et de la prospérité allemande.

D'abord, résidence des gouverneurs allemands, puis, français (après la défaite de l'Allemagne pendant la première guerre mondiale), elle fut utilisée comme siège de l'Etat du Togo jusqu'en 1970. De 1976 à 1991, le Palais devient "Palais des Hôtes de marque de la République togolaise" avant de devenir le siège de la primature entre septembre et décembre 1991.

Après une heure de visite guidée effectuée en compagnie du premier ministre togolais, Komi Sélom Klassou, l'hôte allemand s'est réjoui de la volonté des autorités togolaises de rénover et d'offrir à la culture du pays, un monument qui symbolise, à jamais, la proximité historique entre les deux pays. 

Le projet Palais de Lomé est un projet de restauration et de transformation de l'ancien Palais des gouverneurs et son parc dans Lomé, en un équipement de loisirs culturels et de parc public. Piloté par Sonia Lawson, l'édifice restauré sera un lieu patrimonial pour son architecture et son parc ; de promenades dans le parc en front de mer de 10 hectares (100 000 m²), qui se déploie jusqu'au front de mer ; d'expositions sur Lomé, le Togo et les expressions culturelles contemporaines; de loisirs, avec des restaurants et une galerie d'art...  Son ouverture est prévue pour 2017.

A titre d'information, le Togo fut une colonie allemande à partir de 1883 avant de devenir une pupille de la Société des Nations (future Organisation des Nations-Unies), en 1919, sous l'administration directe de la France et de la Grande Bretagne. Il en fut de même du Cameroun, l'autre ancienne colonie allemande en Afrique centrale.