CONGO-BRAZZAVILLE : L'alternance à la tête de l'Etat est en marche

CONGO-BRAZZAVILLE : L'alternance à la tête de l'Etat est en marche

Il faut que Denis Sassou Nguesso soit vraiment préoccupé pour mettre un trait rouge sur ses très précieuses vacances qu'il passe, chaque année, à Marbella, en Espagne, avec femme, enfants, neveux, nièces et autres parents. Il n'y est pas allé, après le 15 août, comme d'habitude, pas plus qu'après la fin des 11e Jeux africains. Le coup d'état du Burkina Faso, particulièrement, bien suivi par Mpila, ayant, complètement, échoué, c'est sans grande conviction qu'il s'est tout de même lancé dans l'aventure (sans lendemain) du référendum pour espérer mourir au pouvoir, et éviter des poursuites pénales qui l'attendent de partout, y compris, auprès de la Cour pénale internationale.

Redoutant le pire le 27 septembre, Sassou a suivi, de bout en bout, toute la manifestation de l'opposition, ainsi que tous les discours de ses leaders, applaudis les uns plus que les autres, dans une atmosphère bon enfant. La nuit tombée, il a pris son avion pour Conakry où l'attendait son ami, Alpha Condé.

Selon nos informations, Sassou aurait demandé à ses féticheurs attitrés de faire tomber la pluie, sur Brazzaville, afin de faire capoter le meeting de l'opposition. C'était la nème tentative de sabotage de ce meeting, son propre fils, Kiki, y étant allé de son propre latin, en organisant des concerts gratuits dans Brazzaville animés par des célébrités rdcongolaises, dans le seul but de détourner la jeunesse du Bd Alfred Raoul, lieu de la manifestation.

Mais ce fut peine perdue. Car à la place de la tornade qui s'était abattue le 19 septembre, faisant retarder de trois heures le début de la cérémonie de clôture des Jeux, Brazzaville a eu droit à un soleil digne du désert de Kalahari. Le dictateur se souviendra, aussi, de la pluie qui s'abattit sur lui le 15 août à Ouesso, alors qu'il effectuait la revue des troupes.

Tout montre que même ses petits dieux l'ont lâché et l'inévitable compte à rebours a commencé.

Il faut être certainement myope (en plein soleil) comme le ministre congolais de la Communication pour ne dénombrer que « 3.000 » petits participants à ce grand meeting, comme l'a fait Télé Congo. On a beau dire, cela ne grandit pas le métier de journaliste dans ce pays. Que dira, cette fois, Mvouo, le chef de la régulation des médias, généralement, prompt à donner des leçons à la presse indépendante ? Entre 25.000 (estimation basse) et 50.000 (estimation haute), voilà la vraie fourchette des participants au meeting de l'IDC et du FROCAD, ce dimanche, 27 septembre. Une excellente performance pour une capitale, peu peuplée comme Brazzaville, avec ses 700.000 à 800.000 habitants. Ce qui veut dire qu'à l'allure où semblent se dresser les Congolais contre Sassou Nguesso, les records de Ouagadougou à l'appel des partis d'opposition et de Balai citoyen, seront, bientôt, largement, dépassés. Et donc, à Brazzaville, aujourd'hui, comme hier, à Ouagadougou, les jours du dictateur Sassou-Nguesso sont comptés.

Commentaires

Aubina Messa (non vérifié)
Merci A.E.
Joseph MAMPIKA (non vérifié)
Je suis emmerveillé de voir mes compatriotes debout pour faire réussir une alternance souhaitée par près d'1.500.000 vrais congolais qui luttent dans le silence depuis plus de deux décennies dans le chomage, la famine, le manque d'eau, d'électricité, de dignité...
MAVOPA (non vérifié)
Les faits sont dit-on têtus , le pouvoir de Brazzaville doit se rendre à l'évidence et faire ses valises pour une sortie propre en 2016.
Dubrel (non vérifié)
Nous voulons maintenant d'un gouvernement qui fera de l'éducation (école) sa première priorité...
Ted (non vérifié)
Sassou est depuis dans le schéma de partition du Congo et c'est une dictée de sa conscience puante pour avoir trop fait mal au Congo. Dans ce pays, qui semble t-il chante en fond sonore la vengeance, il installe une station radio télé de guerre (en tout cas pour très bientôt) à Kongo (itinéraire pour l'Alima), un aéroport à Ollombo pour un parachutage de provision de guerre.... oui sa conscience lui dit qu'il a fissuré ce pays qu'il aurait pourtant asphalté avec beaucoup d'argent du pétrole.Que de tribalisme , d'injustice et d'arbitraire ! il a plutôt enrichi sa famille pour un exil paradisiaque, ignorant les maudire à jamais.
hbt d bzv (non vérifié)
guerre ou pas, il doit partir avec son clan...
EXCALIBUR (non vérifié)
Le clan NGUESSO à pris goût à l'argent facile tout comme à l'extermination mécanique des compatriotes opposés à leur dictature. Je rigole quand je vois la fin de KHADAFI mais eux peut être un peu moins.

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