AFFAIRES : Vers la régionalisation du Printemps de la coopération germano-togolaise

Les organisateurs du Printemps de la coopération germano-togolaise voient grand. Déjà, deux Printemps, et c'est le succès.

Côté togolais, le président, Faure Gnassingbé, montre qu'il a de la vision. Parti de rien, il est en train de créer un Forum des affaires entre la Grande Allemagne, ce pays le plus industrialisé d'Europe, et les pays de la sous-région ouest-africaine, forcément, preneurs de ce genre d'événements. La diplomatie économique prescrite par le président de la République et que le ministre des Affaires étrangères, le professeur, Robert Dussey, met, en œuvre, de manière méthodique et très pratique, donne, ici, sa meilleure expression. Car il fallait y penser. Et les autorités togolaises l'ont fait.

Le professeur Dussey a, ainsi, convié trois de ses éminents homologues de la sous-région : Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères du Mali et Ibrahim Yacoubou, ministre des Affaires étrangères du Niger (notre photo). Ils ne sont pas venus seuls à Lomé. Chacun est arrivé à la tête d'une importante délégation composée d'officiels et d'opérateurs économiques privés.

Abdoulaye Diop, par exemple, est accompagné des représentants de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali, du Conseil malien des chargeurs et de la Compagnie malienne de développement des textiles. Objectif : examiner avec les investisseurs allemands des partenariats qui prendraient en compte ce pays de l'hinterland.

Pour Alpha Barry, il s'agit de saisir cette opportunité en ne négligeant rien : « Nous venons renforcer les possibilités d’investissements pour notre pays et pour la région. Nous sommes présents au Togo côté gouvernement mais aussi avec des hommes d’affaires pour explorer non seulement avec la partie togolaise mais aussi avec les Allemands les opportunités d’investissements ». Alpha Barry vient, justement, d'Allemagne où il a accompagné, fin mars, le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, à un Forum économique entre l'Allemagne et le Burkina Faso. Sa présence à Lomé n'est que le prolongement de ce qui a été initié, lors de cette visite officielle.

Pour le Niger que la chancelière, Angela Merkel, avait visité, en octobre dernier, dans le cadre d'un séjour officiel, l’Allemagne intervient, déjà, dans son pays dans plusieurs domaines, notamment, l’éducation, l’agriculture, la sécurité alimentaire et la sécurité militaire. « Nous pensons que cette initiative deviendra sous-régionale », a souhaité Ibrahim Yacoubou.

Les Allemands se sont, aussi, bien préparés : 78 entreprises ont fait le déplacement pour participer, activement, aux deux journées de travaux (3 et 4 avril) de cette deuxième édition du Printemps de la coopération germano-togolaise. Selon le ministre, Robert Dussey, plus de 220 rencontres B to B sont prévues ainsi qu' une soixantaine de rencontres entre officiels des quatre pays et leurs homologues allemands.

Preuve que les Allemands trouvent ce cadre de partenariat propice à l'investissement, ils ont décidé de créer une Chambre de commerce, d'industrie et des métiers, germano-africaine, avec Lomé comme siège, dont le but sera de booster les échanges et les partenariats entre les deux parties.

Ajouter un commentaire

Les plus populaires