Economie

Boeing et les autorités américaines sont dans une position de plus en plus délicate, sommés, désormais, par la justice de faire la lumière sur la certification du 737 MAX après l'accident de Lion Air et celui d'Ethiopian Airlines survenus à quatre mois et demi d'intervalle.

L'enquête sur les causes du crash en Ethiopie d'un Boeing 737 MAX 8 (157 morts), qui a entraîné le clouage au sol de ce type d'appareil dans de très nombreux pays, va prendre un temps "considérable", a affirmé, samedi, 16 mars, la ministre éthiopienne des Transports, Dagmawit Moges.

Depuis plusieurs jours, les images de sa mésaventure affolent la toile : un plongeur sud-africain a échappé par miracle à la mort, la semaine dernière, après avoir été, brièvement, avalé par une baleine au large de Port-Elizabeth (Sud).

On connaît le nombre (exact) de victimes (157 morts), mais pas encore la cause (exacte) de l'accident survenu, dimanche, 10 mars, six minutes après le décollage de l'avion de la compagnie Ethiopian Airlines, près de Bishoftu (Ethiopie). Le contact avec l'appareil a été perdu à 8h44, heure locale, six minutes après son décollage de l'aéroport d'Addis-Abeba, d'où il devait rejoindre Nairobi (Kenya). La compagnie précise que 149 passagers et huit membres d'équipage avaient pris place à bord de l'appareil.

Pour y parvenir, il faut, absolument, jeter les bases d'un développement structurel sans lesquelles rien ne sera possible. Voilà pourquoi depuis 2018, les autorités togolaises expérimentent le PND (Plan national de développement) dont la conception est le fruit de la conjugaison des intelligences des Togolais, et de leurs partenaires étrangers. Objectif : transformer, structurellement, l'économie, pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d'emplois décents et induisant l'amélioration du bien-être social.

Les 25 et 26 février 2019, le professeur, Robert Dussey, Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, et négociateur en chef du Groupe ACP pour le Post-Cotonou, a pris part, à Apia, capitale de l’Etat indépendant de Samoa, aux consultations politiques UE-Pacifique sur les protocoles régionaux co-organisées par la Commission européenne et le gouvernement de Samoa. Pendant son séjour, le chef de la diplomatie togolaise a eu, en dehors des travaux, des rencontres avec plusieurs autres personnalités.

Un an après la rupture par le gouvernement gabonais du contrat avec le groupe français Veolia, un accord été trouvé entre les deux parties, apprend-on de source officielle gabonaise. Les deux parties ont fait leur la maxime suivante : mieux vaut un mauvais arrangement qu'un bon procès.

L'Afrique sera-t-elle jamais indépendante ? La question mérite d'être posée quand certains dirigeants de ses pays considérés comme des locomotives dans leurs sous-régions, gardent, profondément, une mentalité de colonisé. C'est le cas du président, Alassane Ouattara, de Côte d'Ivoire dont les déclarations faites, vendredi, 15 février, au sortir d'un entretien avec son homologue français, Emmanuel Macron, scandalisent tout un continent. On n'a qu'à voir les réactions qui fusent dans les réseaux sociaux pour se rendre compte que le président, Alassane Ouattara, soutient une thèse qui n'a plus beaucoup d'adeptes. On se rappelle, alors, que le premier président de Côte d'Ivoire, Félix Houphouët-Boigny et qui est le maître à penser d'Alassane Ouattara, avait, dans un premier temps, refusé l'indépendance politique que le président français, Charles de Gaulle, voulait octroyer aux pays colonisés par la France, avant que cette indépendance ne lui soit imposée, par la suite. Avec un Ouattara qui reste l'un des tout derniers mohicans à soutenir mordicus le F CFA parce que, dit-il, c'est une « monnaie stable » tout en oubliant ses très nombreux méfaits, la France, de plus en plus, mise sous pression en Europe où des pays comme l'Italie commencent à lui demander, ouvertement, de « libérer » l'économie de ses 14 anciennes colonies, sera, tôt ou tard, obligée, contrainte forcée, de donner l'indépendance monétaire aux pays concernés, alors que certains d'entre eux comme la Côte d'Ivoire de Ouattara, continueront de militer pour le maintien de cette dictature monétaire. C'est le paradoxe qu'on risquera de connaître bientôt tout comme on l'avait connu au moment des indépendances africaines octroyées par la France dont Houphouët-Boigny ne voulait guère. Avec la déclaration d'Alassane Ouattara, du 15 février 2019, devant le palais de l'Elysée, les lecteurs de www.afriqueeducation.com prennent date. Que Dieu nous prête seulement vie.

La Russie et le Togo ne vont plus s'ignorer. En marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, le professeur, Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, a rencontré son homologue de la Fédération de Russie, Serguei Lavrov, le 16 février 2019. La rencontre avec le chef de la diplomatie russe vient un peu tard dans la mesure où le ministre togolais des Affaires étrangères a, ces dernières années, rencontré plusieurs chefs de la diplomatie des pays de l'Est de l'Europe, pour parler des sujets d'intérêt commun. Cela dit, mieux vaut tard que jamais. Première décision concrète sortie de cette rencontre : l'encouragement de missions économiques entre les deux pays pour développer les échanges.

Le fils de l'ex-président mozambicain, Armando Guebuza, a été arrêté, samedi, 16 février, dans le cadre de l'enquête sur un réseau de corruption ayant profité de deux milliards de dollars de dette publique cachée.

Le vendredi, 15 février, marque une étape déterminante dans la refondation du système hospitalier togolais. En effet, le président, Faure Gnassingbé, a posé la première pierre d’un complexe hospitalier, à Agoé, dans la banlieue de Lomé. Piloté par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), cet hôpital qui sera inauguré, dans un an, et géré par une équipe d'experts étrangers rompue à la tâche, fera la fierté du Togo en Afrique de l'Ouest dans la mesure où elle limitera les évacuations sanitaires nationales, et accueillera, comme le Maroc, l'Afrique du Sud ou la Tunisie, des malades provenant d'autres pays africains.

Avant tout, il convient de préciser que même s'il s'agit au fond de la même monnaie, la France distingue tout de même d'un côté, le Franc de la Communauté financière en Afrique (F CFA), à savoir, celui de l'Afrique l'Ouest, et d'un autre côté, le Franc de la Coopération financière en Afrique (F CFA), celui de l'Afrique centrale.

En attendant la signature d'un programme avec le FMI, l'Etat s'organise pour accroître ses recettes. C'est ainsi qu'il n'hésite plus à mettre à mal les cordiales et amicales relations nouées avec des compagnies pétrolières, en les dénonçant purement et simplement. Il faut remplir les caisses par tous les moyens. La compagnie italienne, Eni Congo, vient de recevoir un courrier qui annonce l'accroissement des marges de l'Etat. En attendant le tour de Total Congo ?

Le groupe français, Total, a annoncé, jeudi, 7 février, une découverte "importante" d'hydrocarbures au large de l'Afrique du Sud. Cette découverte a, aussitôt, été saluée par le gouvernement de Pretoria comme un "coup de pouce" potentiel à son économie en difficulté. C'est une bonne nouvelle pour Cyril Ramaphosa, le candidat de l'ANC à la future présidentielle dont le parti, anglué dans des affaires de corruption, affrontera de coriaces adversaires lors des législatives dans trois mois.

Le PDG de Renault et de l'Alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn, va passer Noël et le début de la nouvelle année derrière les barreaux, la justice japonaise ayant décidé, dimanche, 23 décembre, de prolonger sa garde à vue jusqu'au 1er janvier inclus. Une bien mauvaise nouvelle pour le grand patron français à qui la justice française ne reproche absolument rien dans la gestion du groupe contrairement à celle du Japon.

La France change à vue d'oeil. En mal. Elle va s’éloigner de ses engagements, en 2019, pour ce qui est de l'aide à la solidarité internationale. En effet, l’Assemblée nationale vient d’adopter la loi de finances pour 2019 où on constate un net recul historique de l’affectation de la taxe sur les transactions financières, supposée financer la lutte contre l’extrême pauvreté. Certes, on peut constater, néanmoins, l’augmentation du budget de l’aide au développement, bien que son niveau actuel soit loin de répondre aux enjeux. La vigilance sera donc de mise l’année prochaine lors de la révision de la loi sur le développement et la solidarité internationale, opportunité décisive pour reprendre un cap cohérent avec les engagements présidentiels. Il faudra, nécessairement, l'implication des « Gilets Jaunes » de la solidarité internationale en faveur de ce combat pour que le gouvernement, dos au mur, ne se ravitaille pas dans ce budget pour alimenter d'autres secteurs dans lesquels il est sous pression.
 

Les négociations en vue du lancement de la future Convention ACP-UE, en 2020, ont, déjà, démarré. Le secrétaire général du Groupe des pays ACP (Afrique Caraïbes et Pacifique), Dr Patrick I. Gomes, situe les enjeux de ce partenariat qu'il souhaite gagnant-gagnant.

Le chef de la diplomatie de Haïti, pays très sympathique s'il en est, a participé, du 12 au 14 décembre, à Bruxelles, à la 108e session du Conseil des ministres des pays ACP (Afrique Caraïbes et Pacifique). Ce n'est pas tous les jours qu'on a un ministre haïtien sous la main. Un de nos envoyés spéciaux à cette conférence a recueilli les impressions du ministre des Affaires étrangères et des Cultes sur l'état de la Convention ACP-UE, dans son pays, Convention qui devrait être reconduite, pour 20 ans, après février 2020.

Six mois après la garde à vue du milliardaire français, Vincent Bolloré, sa holding a été mise en examen, à son tour, mercredi, 12 décembre, dans l'enquête sur des soupçons de corruption dans le cadre de l'obtention de concessions portuaires en Afrique de l'Ouest, a annoncé le groupe. Cela veut donc dire que les pratiques de l'homme d'affaires breton que certains de ses concurrents jugent peu orthodoxes et, parfois, à la limite de la légalité, sont reconnues comme telles par la justice française.

Jeudi, 13 décembre, s'ouvrira la 108e session du Conseil des ministres ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique), à la Maison des ACP, à Bruxelles. C'est pour préparer cette importante réunion que le rapport du Groupe central de négociation au niveau ministériel, s'est réuni, ce mercredi, 12 décembre. Cette réunion a permis aux ministres chargés de négocier sous la direction du professeur, Robert Dussey, ministre togolais des Affaires étrangères, au nom des 79 pays ACP, accompagnés des ambassadeurs des pays concernés, de tracer les grandes lignes des futures négociations côté ACP.