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AFRIQUE DU SUD : Colère de l'ANC et de la DA contre une raciste irrécupérable

Penny Sparrow (notre photo), une agente immobilière de Park Rynie, dans la province du KwaZulu-Natal (Est), s'est plainte, sur Facebook, de l'attitude de Noirs, qui laissaient des détritus, sur la plage, pendant les festivités de fin d'année.

"A partir de maintenant, j'appellerai les Noirs sud-africains des singes, puisque les adorables petits singes sauvages font la même chose qu'eux : ramasser et jeter les déchets", a-t-elle écrit sur Facebook.

Le Congrès national africain (ANC), au pouvoir, en Afrique du Sud, depuis la fin officielle du régime d'apartheid, en 1994, a réagi en portant "plainte pour outrage (qui vise délibérément à porter atteinte à la dignité d'autrui) contre plusieurs Sud-Africains, qui ont tenu des propos racistes sur les réseaux sociaux".

Cette plainte de l'ANC vise Penny Sparrow et d'autres personnes ayant tenu des propos jugés racistes.

"Il est troublant de constater que des personnes intolérantes qui ont un temps gardé leurs opinions pour elles-mêmes semblent désormais décomplexées", a ajouté le porte-parole du parti, Zizi Kodwa.

L'ANC a, également, saisi la Commission sud-africaine des droits de l'Homme (SAHRC), estimant que de tels commentaires "dénigrent" et "insultent" la majorité noire du pays.

Devant ce tollé général, Penny Sparrow a effacé son commentaire et présenté des excuses, affirmant que son "intention n'était pas d'insulter personnellement quiconque". Chiche !

Le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), dont elle est membre et dont le président, Mmusi Maimane, est un Noir de 34 ans (lire son profil dans Afrique Education, numéro double 430-431 du 1er au 31 janvier 2016), s'est démarquée de dame Sparrow en affirmant "exécrer" le racisme. Il a, aussi, porté plainte contre l'agente immobilière, accusée, selon le DA, de "déshumaniser les Sud-Africains noirs".

Plusieurs autres Sud-Africains blancs ont, aussi, récemment, publié des commentaires à connotation supposée raciste. Un analyste économique, Chris Hart, a, ainsi, été suspendu par l'établissement bancaire, Standard Bank, pour un message, sur Twitter, suggérant qu'il y avait une "haine" croissante "envers les minorités", en référence à la minorité blanche.

Ces commentaires mettent en lumière les divisions raciales et la sensibilité du sujet, en Afrique du Sud, 22 ans après la fin officielle de l'apartheid. Selon un sondage publié, en décembre, par l'Institut pour la justice et la réconciliation, une grande majorité (61,4%) des Sud-Africains estiment que "les relations raciales sont restées les mêmes ou se sont détériorées depuis les premières élections démocratiques en 1994".

Avec AFP

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