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COTE D'IVOIRE : Clôture des 8e Jeux de la Francophonie sabotée par des coupures (volontaires) d'électricité

« Que la lumière soit. Et la lumière fut » ! On l'a vu, dimanche, 30 juillet, soir, pendant la cérémonie de clôture des 8e Jeux de la Francophonie. Pas une coupure, pas deux, mais, une bonne dizaine de coupures d'électricité dont la dernière d'une durée de douze minutes, ont fini par convaincre du chemin qui reste à parcourir avant la réconciliation des Ivoiriens. Car il s'est agi de coupures planifiées, organisées, pour saboter la cérémonie de clôture. Le gouvernement avait pris toutes les dispositions sur le plan de la sécurité en mettant 10.000 policiers et gendarmes dans tous les coins de la capitale économique (Abidjan). Mais, il a oublié que le sabotage des Jeux pouvait, aussi, passer par la phase « Coupures électriques ».

« La lumière est belle quand elle sort des ténèbres », a, finalement, lancé, avec humour, Beugré Mambé, après la dernière coupure électrique, qui aura duré plus d'une dizaine de minutes. Un temps bien long pour une cérémonie de cette nature.

Il faudra, tout de même, féliciter le président ivoirien, Alassane Ouattara, d'avoir réussi à organiser ces 8e Jeux à un moment fort controversé que traverse son pays. D'une part, parce que la situation financière de la Côte d'Ivoire ne s'y prêtait pas. D'autre part, parce que la situation politico-militaire du pays, sans être catastrophique, a refait place aux mutineries et autres sorties intempestives de militaires dont les revendications financières sont loin d'être satisfaites. Personne ne sait si elles le seront d'ailleurs.

Un bon point pour l'organisation : grâce aux prières des sommités traditionnelles d'Abidjan, aucune pluie (pendant cette saison pluvieuse) n'est venue perturber les Jeux. Un véritable miracle ! On sait qu'à chaque véritable averse sérieuse, certaines rues de la capitale économique sont coupées et une bonne partie de la ville devient impraticable. Pendant dix jours, rien de tout cela. Les Abidjanais et leurs invités eurent droit à un soleil à revendre. Habillé en roi baoulé, pendant cette cérémonie, Beugré Mambré n'a, d'ailleurs, pas oublié de remercier les rois et chefs traditionnels dont les prières furent exaucées au regard de l'absence de la pluie pendant les Jeux.

Mais fait inexpliqué qui mérite d'être souligné : alors qu'elle est restée, à Abidjan, pendant toute la durée des jeux (une dizaine de jours), la patronne de la Francophonie, Michaëlle Jean a pris son avion, samedi, 29 juillet, soir, pour Paris, au moment où le président, Alassane Ouattara, lui, choisissait de se rendre, dimanche, 30 juillet, matin, en visite officielle, chez son homologue, Ernest Bai Koroma, en Sierra Leone (notre photo des deux responsables à l'ouverture des 8e Jeux). Un timing bizarre qui a fait l'objet de beaucoup de commentaires. Mais comme les voies de la diplomatie sont impénétrables, comprenne qui pourra !
Honorable Francine Landry a pris le relais pour le compte du Canada Nouveau Brunswick. A charge pour ce pays d'organiser les 9e Jeux de la Francophonie, en 2021, avec moins de stress comme l'ont vécu les responsables ivoiriens.

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