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EGLISE CATHOLIQUE : Le pape François demande au clergé de signaler les abus sexuels (pédophilie, homosexualité, adultère, etc.)

Le Saint-Père semble prendre - enfin - les choses en main, en obligeant, désormais, le clergé à signaler à l'Eglise les abus sexuels qu'ils soient de la pédophilie, de l'homosexualité ou de l'adultère des membres du clergé. Si l'attention, ces derniers temps, a été portée sur la seule pédophilie (parce qu'il s'agit des enfants), le Vatican reconnaît que l'homosexualité et l'adultère des membres du clergé sont tout aussi répréhensibles et condamnables, et donc, doivent être signalés comme abus sexuels à l'Eglise. C'est une invite sans précédent dans l'église catholique où beaucoup de membres du clergé, à défaut d'avoir une femme ou un homme comme leurs fidèles, préfèrent se réfugier dans l'homosexualité avec des adultes consentants du même sexe. Le Saint-Père considère une telle déviance comme un péché grave. C'est aussi un péché quand le prêtre commet l'adultère car il ne doit approcher la femme que pour sauver son âme. Pas pour assouvir sa soif de la chair. Mais, de nos jours, et sans se soucier des qu'en dira-t-on, les prêtres font et élèvent des enfants, parfois, au vu et au su de leurs fidèles. Des cas courants qu'on rencontre, malheureusement, et, régulièrement, en Afrique, le continent de tous les paradoxes.

C'est pourquoi le pape François a dévoilé, jeudi, 9 mai, une législation plus stricte. Elle oblige prêtres, religieux et religieuses à signaler à l'église catholique tout soupçon d'agression sexuelle ou de harcèlement, ainsi que, toute couverture de tels faits par la hiérarchie. Quand cela concerne un supérieur religieux, "le signalement doit être transmis au Saint-Siège" (au Vatican, donc), qui doit "conduire une enquête (...) dans les trente jours".

Tous les diocèses de la planète sont, en outre, obligés, d'ici à un an, à mettre en place un système accessible au public pour déposer des signalements d'abus sexuels potentiels, qui seront examinés dans un délai de 90 jours.

Ces décisions ont été prises dans un "motu proprio", c'est-à-dire, une lettre émise directement par le pape, qui modifie la législation de l'Eglise, le droit canon. Le souverain pontife a, néanmoins, souhaité que le secret de la confession demeure absolu. Ce qui exclut, donc, une dénonciation de faits rapportés par un fidèle dans le confessionnal.

Dans l'introduction de cette lettre apostolique intitulée "Vous êtes la lumière du monde", le pape François souligne que "les crimes d'abus sexuel offensent Notre Seigneur, causent des dommages physiques, psychologiques et spirituels aux victimes". "Il est bien que soient adoptées au niveau universel des procédures visant à prévenir et à contrer ces crimes qui trahissent la confiance des fidèles", ajoute-t-il.

"Pour que ces phénomènes, sous toutes leurs formes, ne se reproduisent plus, il faut une conversion continue et profonde des cœurs, attestée par des actions concrètes et efficaces qui impliquent chacun dans l'Eglise", commente le souverain pontife.

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