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KENYA : 100 ans de prison pour le viol de trois filles dans une église

Un tribunal kényan a condamné, mercredi, 14 septembre, à 100 ans de prison, un homme reconnu coupable d'avoir violé trois jeunes filles, deux âgées de 13 ans, et une de 10 ans, après les avoir enfermées dans une église.

"Il s'agit d'un crime grave et l'accusé devrait purger une peine dissuasive pour d'autres (violeurs potentiels, ndlr)", a déclaré le juge, Maxwell Gicheru, du tribunal d'Embu (Centre), au sujet de cette peine, extrêmement, rare au Kenya.

Âgé de 20 ans, Harrison Kinyua a abusé, sexuellement, les jeunes filles, le 9 décembre 2015, dans une église du village de Kangaru (Centre), alors qu'elles y rapportaient des chaises empruntées pour un enterrement.

L'accusé, qui a plaidé coupable et n'est pas un ecclésiastique, avait, lui aussi, assisté à l'enterrement et avait suivi les jeunes filles jusqu'à l'église. Il avait, ensuite, tenté d'acheter leur silence en leur offrant des frites. En vain : les victimes ont raconté les faits à leurs parents.

Un examen médical a confirmé que ces dernières avaient été abusées sexuellement.

Harrison Kinyua avait, initialement, nié les accusations portées à son encontre, les expliquant par un conflit l'opposant à la famille des jeunes victimes. Il a fini par avouer les faits, assurant qu'il pensait qu'elles étaient "suffisamment mûres".

L'évêque de Rome, le pape François (sur notre photo avec le président Uhuru Kenyatta le 25 novembre 2015 à Nairobi), avait effectué sa première tournée africaine, en Ouganda, au Kenya et en Centrafrique où il s'était rendu pour prier en faveur du processus de paix avant les élections. Ce passage a renforcé les vocations, notamment, au Kenya où l'islamisme radical cultivé par les Shebabs de Somalie, provoque énormément des dégâts.

La peine de 100 ans qui frappe le jeune violeur de Kangaru est dissuasive à certains égards pour ceux des Kényans qui tenteraient de se livrer à des comportements condamnables par l'église. Après l'écho de cette condamnation rapportée par les médias dans tout le pays, nul doute que les éventuels contrevenants réfléchiront par deux fois avant de suivre leur instinct bestial.

Avec AFP

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