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PRIX INTERNATIONAL UNESCO-OBIANG NGUEMA MBASOGO POUR LA RECHERCHE EN SCIENCES DE LA VIE LE DESSOUS DES CARTES Le Prix international Unesco-Obiang Nguema Mbasogo pour la recherche en sciences de la vie, n’a finalement pas été attribué à la fin du mois de juin dernier, comme l’avait laissé entendre la directrice générale de l’Unesco, la Bulgare Madame Irina Bokova. On se souvient que dans sa correspondance du 22 avril 2010 aux « Ministres chargés des Relations avec l’Unesco », elle avait écrit exactement ceci : « Suite à ma lettre circulaire en date du 7 août 2009, j’ai l’honneur de vous informer, comme je l’ai annoncé lors du débat général à la 184e session du Conseil exécutif du 30 mars au 15 avril 2010, que l’Unesco continuera de recevoir jusqu’au 30 avril 2010, le nominations au Prix international Unesco-Obiang Nguema Mbasogo pour la recherche en sciences de la vie, de manière à recueillir le plus grand nombre de candidatures possibles. Le jury international se réunira en mai et le Prix international Unesco-Obiang Nguema Mbasogo pour la recherche en sciences de la vie, sera décerné pour la première fois, à la fin du mois de juin 2010 ». Madame Bokova donnait ainsi l’impression de mettre son administration en branle après avoir pressenti le danger de faire fausse route. Mais contre toute attente, dans son discours prononcé le 15 juin 2010, devant le Conseil exécutif, elle a fait marche arrière, en cherchant à contourner la décision d’octobre 2008, qui a créé le Prix international Unesco-Obiang Nguema Mbasogo pour la recherche en sciences de la vie : « Je demande au Conseil exécutif de poursuivre ses consultations dans un esprit de respect mutuel et de dignité pour tous les partenaires concernés, en tenant compte de tous les événements récents, afin que la question puisse être traitée de manière constructive à la prochaine session du Conseil » (fin de citation). De quels « événements récents » s’agit-il en réalité ? Des lettres de certaines ONG et associations, et de quelques personnalités de la société civile, franchement hostiles à l’attribution de ce Prix. En bloquant (volontairement) le processus, à la demande de tels organismes, Madame Bokova les met au même pied d’égalité que les Etats membres de l’Unesco. Plus grave, elle a refusé de rendre publique sa décision qu’elle devait prendre sur la base des recommandations du jury, qui s’était réuni, à Paris, les 18 et 19 mai 2010, pour octroyer « fin juin 2010 » comme l’indiquait le courrier de Madame Bokova aux « Ministres chargés des Relations avec l’Unesco ». Elle a plutôt choisi de mettre à néant la décision du Conseil exécutif et des propositions du jury, en relançant (à titre rigoureusement personnel) le débat sur le Prix. Or, en se penchant sur l’article 5 du règlement du Prix international Unesco-Obiang Nguema Mbasogo pour la recherche en sciences de la vie, « le jury se réunit une fois par an, pendant deux jours ouvrables, afin de formuler des recommandations au directeur général pour la sélection du lauréat. Le jury adresse au directeur général de l’Unesco, une évaluation des candidatures, accompagnée de recommandations le 15 juillet de chaque année, au plus tard ». Mais en aucun cas, aux dires de la directrice générale, le jury n’a compétence pour lui « demander d’engager des consultations avec les Etats membres », comme elle l’a déclaré dans son discours prononcé le 15 juin 2010 devant le Conseil exécutif. Beaucoup d’observateurs restent convaincus qu’il s’agit, simplement, d’une nème manœuvre de Madame Irnia Bokova qui, au fond d’elle-même, ne souhaite pas mettre en application cette décision du Conseil exécutif. Pourtant, elle devra bien s’y résoudre car celle-ci s’impose à elle. Le principe de la Société des Nations (SDN) était de réunir toutes les bonnes volontés afin d’améliorer le sort et la situation des peuples. Par la suite, la mise en place de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) et de ses organisations décentralisées (Bureau international du travail-BIT, Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture-UNESCO, Organisation mondiale de la santé-OMS, etc.), a permis d’augmenter l’efficacité du système général des Nations-Unies par la mise en place d’agences spécialisées ou d’experts dans les domaines concernés. La mission de l’Unesco est l’une des plus ambitieuses qui soit : « Les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes et c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix », proclame fièrement son acte fondateur, après la deuxième Guerre Mondiale. Or, à la veille de l’élection de son nouveau directeur général, le quotidien français, Libération, dans son édition du 17 septembre 2009, titrait justement : « Quand l’Unesco oublie ses idéaux - Malgré la noblesse de sa mission, l’agence a longtemps traîné une réputation de bureaucratie peu scrupuleuse ». Réunir tous les pays de la planète pour prendre des décisions, peut sembler au départ une gageure, voire, un exploit peu ordinaire… Surtout lorsque des pays en guerre y sont représentés ou des régimes peu démocratiques dans lesquels on pratique avec des dates d’élection sans cesse reportées, les exécutions sommaires, les déplacements de population, l’élimination ethnique, la torture institutionnalisée, la corruption, le viol, la mise en place de bases arrières du terrorisme ou la fourniture mondiale de la drogue. Ces pays sont néanmoins représentés dans ces organisations internationales, sans que cela semble poser le moindre problème aux dites associations. Mais revenons concrètement au mode de fonctionnement de l’Unesco. Ainsi, rien que pour le réseau Afrique, on compte 48 pays membres de l’Organisation (1). Pour comprendre le mécanisme de l’Unesco, il faut en rappeler les composantes, à savoir, ses trois organes constitutionnels, qui sont : la Conférence générale, le Conseil exécutif et le Secrétariat. La Conférence générale détermine l’orientation et la ligne de conduite générale de l’Organisation, notamment, à travers l’examen et l’adoption du programme et du budget biennal, d’instruments juridiques internationaux, et prend des décisions relatives à des sujets importants liés aux domaines de compétence de l’Organisation. La Conférence générale élit les membres du Conseil exécutif et procède, aussi, à des élections, pour la composition d’un certain nombre d’organes subsidiaires. Tous les quatre ans, elle nomme le directeur général de l’Unesco. De son côté, le Conseil exécutif est élu par la Conférence générale et se compose de 58 pays membres élus pour une durée de quatre ans renouvelable. Le Conseil exécutif, agissant sous l’autorité de la Conférence générale, étudie le programme de travail de l’Organisation ainsi que les prévisions budgétaires correspondantes que lui soumet le directeur général. Il se réunit deux fois par an sauf les années où siège la Conférence générale. Dans ce cas de figure, il tient une session supplémentaire immédiatement après la fin de celle de la Conférence générale. Un nouveau directeur général, qui fait office de chef du Secrétariat, le Secrétariat étant le troisième organe constitutionnel de l’Unesco, est donc désormais élu tous les quatre ans par la Conférence générale. Précédemment, le mandat de ce dernier était de six ans renouvelable. Sous son autorité, le Secrétariat est tenu de mettre en œuvre les programmes approuvés par la Conférence générale. C’est dire que lorsqu’une décision est approuvée à la majorité, on peut s’attendre à ce que les décisions du Conseil exécutif soient exécutées. Que se serait-il passé, si, au lendemain de l’élection comme directrice générale de Madame Irina Bokova, des associations dont on connaît encore mal les sources de financement et leurs liaisons avec les lobbies, avaient demandé l’annulation de sa nomination, arguant du passé de la fraîchement nommée, issue de tel ou tel pays s’étant illustré dans le passé, par des faits répréhensibles, ou soupçonnée de faits non avérés ou dont la preuve n’a jamais pu être apportée devant un tribunal, comme ce fut le cas pour le président de la République de la Guinée équatoriale, Monsieur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, qui a été mis hors de cause devant les tribunaux français, des accusations portées à son encontre ? Et que dire des chercheurs et participants au concours, car cela en est un, pour le Prix International Unesco-Obiang Nguema Mbasogo pour la recherche en sciences de la vie… qui ayant appris que le jury s’était réuni et avait délibéré, ont l’espoir de faire financer leurs recherches en emportant ce prix ? De cela bien évidemment, on ne parle pas. Quel mode de substitution ou d’indemnisation ont prévu les associations irresponsables du préjudice qu’elles peuvent ainsi causer, tant sur le plan moral, que financier ? Et que dire de ceux qui attendent désespérément le médicament ou le traitement miracle qui permettra de les soulager, voire, de les guérir ? Manifestement, cela n’intéresse absolument pas les associations qui ont parasité le prix par des allusions dont il faudra qu’elles apportent les preuves devant les tribunaux, car une fois de plus, il faudra recourir à la justice pour laver l’honneur de celui qui a créé ce Prix. La morale de ces associations est en effet très particulière, elle leur est propre (alors qu’elle serait plutôt sale), c’est celle de se moquer de la recherche et de ses effets pour la santé, et qui plus est, de déshonorer une institution en entraînant sa direction à ne plus honorer la signature de l’Unesco, dont on pourra dire désormais que les décisions ne sont applicables que sous réserve de l’approbation des associations… L’Unesco a encore de grands pas à faire, pour ne plus mériter le surnom donné par le général de Gaulle, aux organisations internationales du système des Nations-Unies qu’il appelait : « Le Machin ». En proposant à l’Unesco la création du prix, le président de la République de Guinée équatoriale, Monsieur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, que les associations ont tenté de salir en prétendant qu’il possédait des biens immobiliers et des comptes bancaires en France, et pour les accusations desquelles la justice française les a déboutées à plusieurs reprises, a montré sa grandeur d’Homme et sa hauteur de vue. Il est clair, désormais, que ces associations, car parmi celles-ci on en retrouve qui ont été déboutées de leur recours, tentent une fois de plus de prendre leur revanche par des actions médiatiques et qui plus est, alors même qu’elles ne se sont pas manifestées lors de la création du Prix, et qu’il leur aura fallu attendre 3 années au cours desquelles la justice les aura déboutées de toutes leurs actions, pour qu’elles donnent de la voix en tentant cette fois-ci, à nouveau, des actions médiatiques infamantes. Le président de la Guinée équatoriale, qui a déjà versé, comme promis, les 3 millions de dollars à l’Unesco pour l’attribution pendant cinq années de ce Prix ainsi que les frais de son fonctionnement, n’a pas baissé les bras pour autant. Ce Prix ayant pour but de récompenser les activités et projets d’une personne ou d’un groupe de personnes, d’institutions scientifiques, d’autres entités ou d’organisations non gouvernementales qui ont contribué, par des recherches en sciences de la vie, à améliorer la qualité de la vie des êtres humains. Sans désemparer, voyant l’immobilisme d’une organisation qui aura mis plusieurs années pour mettre en route ce Prix lancé le 30 octobre 2007 à la Tribune de la 34e Session de la Conférence générale de l’Unesco, le président de la République de Guinée équatoriale, Monsieur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, s’est porté volontaire devant l’Union Africaine, le 6 juillet 2010, pour accueillir, à Malabo, la capitale de son pays, l’Observatoire africain sur la science, la technologie et l’innovation (AOSTI), qu’il a accepté de financer à hauteur de 3,6 millions de dollars. Qui dit mieux ? Dominique Calace de Ferluc (1) Angola, Afrique du Sud, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Cap-Vert, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée équatoriale, Guinée Bissau, Kenya, Lesotho, Liberia, Madagascar, Malawi, Mali, Maurice, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République unie de Tanzanie, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Swaziland, Tchad, Togo, Zimbabwe. |