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Numéros 333 et 334 du 1er au 31 Octobre 2011

Éditorial

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Numéro 369 - Congo - Mathias Dzon : « Le départ de Sassou en 2016 n’est pas négociable » PDF Imprimer Envoyer

CONGO

Mathias Dzon : « Le départ de Sassou en 2016 n’est pas négociable »

Propos recueillis par Jean Paul Tédga

 

Pour le chef de file de l’opposition congolaise, Mathias Dzon, le départ en août 2016 de Denis Sassou Nguesso est irrévocable.

 

AFRIQUEDUCATION : Votre présence en France a coïncidé avec les festivités qui ont marqué les 70 ans de la première dame du Congo, Antoinette Sassou Nguesso, à Saint-Tropez, la ville des milliardaires. En tant qu’ami de la famille Sassou, y aviez-vous été convié ? Si oui, comment était la fête ?

Mathias Dzon : Dire que je suis l’ami de la famille Sassou, je ne sais pas si c’est perçu ainsi. Mais sur l’événement dont vous parlez, moi aussi, j’ai entendu qu’elle est venue fêter ses 70 ans ici. Je n’ai pas été convié et je ne pouvais pas l’être.

 

Pourquoi ?

Depuis que j’ai quitté le gouvernement en 2002, j’ai perdu tout contact avec cette famille. Parce que nos relations étaient fondées sur ma participation au gouvernement de transition, après la guerre.

 

Vous niez et démentez vos relations avec la famille Sassou chaque fois qu’on vous en parle. Comment se fait-il que vous traîniez ainsi la réputation d’être l’ami de la famille Sassou ?

Les gens qui ne comprennent pas, continuent de parler ainsi. Et même par fois de manière malicieuse pour nuire à mon image.

 

Vous voulez dire que vous n’êtes pas un ancien du PCT ?

Non, je n’ai jamais été au PCT. J’ai toujours combattu ce parti même quand j’étais dans le mouvement étudiant en France. J’ai toujours refusé d’y adhérer même quand on me le demandait. J’ai toujours été opposé au totalitarisme d’où qu’il vienne.

 

Vous dites que nous n’aviez jamais été membre du PCT. Très bien. Votre présence dans le gouvernement de Sassou après son coup d’état militaire d’octobre 1997 se justifie comment ?

En 1991, il s’est tenu dans notre pays une grande rencontre, la Conférence nationale souveraine (CNS), qui avait ouvert la voie à la pluralité politique. Dans ce cadre, avec mes amis politiques de la Fédération des étudiants de l’Afrique noire francophone (FEANF) et de l’Association des étudiants congolais en France (AEC), et bien d’autres patriotes, nous avions créé un parti politique pour participer à ce mouvement-là : l’UPRN (Union patriotique pour le renouveau national). Ainsi pour la défense de la démocratie qui venait de naître en 1991, notre parti a fait partie de deux alliances, les FDU (Forces démocratiques unies) et l’URD-FDU (Union pour la République et la démocratie), l’URD était dirigée par Bernard Kolelas et les FDU dont le PCT était membre. Ces alliances sont nées à la suite d’une crise politique qui est sur venue à l’Assemblée nationale après le vote de la motion de censure contre le premier gouvernement de Pascal Lissouba dirigé par Stéphane Bongho Nouara.

 

Vous affichez clairement votre opposition au régime et à la personne de Denis Sassou Nguesso. Selon vous, être opposant aujourd’hui au régime de Brazzaville, c’est quoi ?

Mon opposition, c’est contre un système et non contre la personne de Denis Sassou Nguesso. Après la guerre, l’UPRN a participé au gouvernement à travers ma personne. Mais vers la fin de la transition, les divergences ont apparu quand l’UPRN a demandé que les FDU tirent les leçons de cinq années de transition. Le PCT qui proposait que nous formions un seul parti, n’a pas voulu entendre et accepter cette proposition. De notre côté nous ne voulions pas non plus nous fondre dans le PCT parce que c’était impossible, les deux partis ayant des lignes politiques diamétralement opposées, alors, l’alliance a été cassée. Chacun a pris son indépendance.

Mon opposition est une opposition contre un système qui ne gère pas le pays dans l’intérêt du peuple parce que nous pensons toujours que la politique est faite pour un peuple et tout doit être mis en œuvre pour que les besoins vitaux d’un peuple soient satisfaits, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

 

L’opposition que vous menez aujourd’hui doit-elle conduire à l’alternance politique à la tête de l’Etat ?

Oui, notre opposition justement lutte pour une alternance démocratique à la tête de l’Etat sur tout en ce moment où le président exécute son deuxième et dernier mandat. Nous voulons qu’on cesse avec des truquages électoraux, qu’on abandonne l’idée de révision constitutionnelle ou de coup d’état constitutionnel en touchant à la constitution de janvier 2002, afin de permettre au président Sassou de s’offrir un troisième mandat à la tête de l’Etat.

Nous pensons que le Congo a fini avec lui et en août 2016, il doit faire ses adieux au peuple sans violence et sans tiraillement. Dans ce sens, nous proposons à nouveau des retrouvailles citoyennes cette fois, pas sous la forme de conférence nationale, mais sous la forme des états généraux dont la mission sera de préparer les conditions optimales d’une alternance démocratique, apaisée.

 

Le président Sassou n’a aucune considération pour son opposition locale dont vous êtes le chef de file. Ses insomnies actuelles proviennent plutôt de la diaspora européenne (Paris et Londres). Vous souhaitez son départ en 2016. Avez-vous les moyens de vos souhaits ?

La diaspora installée en Europe est vraiment disparate. Je ne pense pas que le président Sassou s’en préoccupe. Au Congo, nous avons des partis politiques organisés, un Collectif de 14 partis politiques a été créé pour conduire la lutte sur le terrain. Et notre arme principale qui fait très peur au président Sassou, c’est la mobilisation du peuple. Parce que nous avons toujours pensé qu’un peuple debout, bien informé, est invincible. C’est le moyen le plus efficace de par venir à l’alternance en 2016 comme nous le souhaitons.

La diaspora doit avoir un rôle à jouer. C’est pourquoi depuis l’année dernière, lors de mon séjour en France en septembre, nous avions mis tout en œuvre pour les inciter à s’organiser. Ce travail a abouti à la création de la Coordination de la diaspora congolaise en France, qui travaille avec l’opposition congolaise sur la base de ses propositions novatrices d’aller à l’alternance sans effusion de sang et sans permettre au président Sassou de recourir à ses nombreux mercenaires et à se servir de ses nombreuses armes de destruction massive qu’il achète auprès de certaines puissances.

 

Votre dernier meeting, à Brazzaville, le 9 mars, a réuni en tout et pour tout 2000 personnes. C’est avec ça que vous voulez faire partir le président Sassou ?

Notre meeting du 9 mars a été un grand événement. Nous le considérons comme la plus grande victoire de l’opposition de ces dernières années. En effet, le pouvoir a multiplié tous les obstacles, les menaces, pour empêcher que les Congolais y prennent par t. Et malgré tout le dispositif militaire de dissuasion mis en place, les communiqués de la radio et de la télévision nationales annonçant l’annulation du meeting, plus de 5.000 Congolais ont, néanmoins, participé à ce meeting pour vibrer au son d’un même message : démocratie dans notre pays et alternance en 2016 en invitant le président Sassou à déclarer dès à présent qu’il ne se présentera pas à l’élection présidentielle de 2016. Enfin, qu’il accepte la tenue des états généraux pour baliser le chemin et préparer sa sortie sans heurt.

 

Parce que vous le soupçonnez de vouloir provoquer des troubles pour justifier son maintien au pouvoir ?

Nous ne soupçonnons pas. Nous constatons à divers niveaux des préparatifs dans ce sens. Le président Sassou recherche un troisième mandat mais il ne pense y arriver que par le recours à la force. C’est pour cela qu’il s’arme outrancièrement, qu’il entretient de nombreux mercenaires sur le territoire national et qu’il s’est offert une milice nombreuse (Tsambitso) de plus de 6.000 personnes basées à Tsambitso, à Oyo et à Brazzaville. Il sait que la voie électorale ne lui réussira pas. Je vous rappelle qu’en 2009, seuls 5% des Congolais avaient voté à l’élection présidentielle et nous savons que le président n’a pas dépassé 30% de ces 5%. Et plus récemment, aux dernières élections législatives, en juillet-août 2012, le taux de participation n’a pas excédé 14%. Et là encore, il était contraint de nommer les députés. Le rejet est donc total et le président Sassou ne résiste que par la force.

Voilà pourquoi nous disons que notre peuple ne se laissera pas faire et nous appelons le président Sassou à la sagesse de ne pas asséner de nouveaux coups mortels à des Congolais qui ne cherchent qu’à mieux vivre, à travers une nouvelle politique avec des hommes nouveaux.

 

Franchement, je sais qu’on accuse le président Sassou de tous les maux. Mais dites-moi, comment peut-il nommer les députés ?

C’est une pratique qui est régulière chez lui depuis 2002. Non seulement, lui-même, s’autoproclame président de la République, mais pour avoir une assemblée entière à sa dévotion, il utilise la même méthode. Dans les circonscriptions dont le découpage répond à ses besoins, il décide d’avance qui sera député et quel que soit le score obtenu par leurs adversaires, les candidats du président Sassou sont toujours élus.

 

Est-ce ce qui vous est arrivé à Gamboma où vous croyiez avoir l’élection dans la poche ?

Effectivement, le candidat de Denis Sassou Nguesso a été largement battu. Mais il a décidé qu’il soit proclamé élu contrairement à ce qui avait été arrêté par la CONEL (Commission nationale des élections), sa propre organisation. Et dans beaucoup de circonscriptions pour ne pas dire toutes, il en a été ainsi au point où dans une circonscription où il n’y a pas eu élection, un élu a été proclamé (Kellé dans le département de la Cuvette-Ouest).

 

Le président Sassou veut faire imploser l’UPADS après avoir réduit presque à néant le MCDDI et avoir dynamité les partis de Jacques Joachim Yhombi Opango, de Jean Pierre Thystère Tchicaya, d’André Milongo et j’en passe. Tout ce vide est fait pour que le PCT reste le seul parti viable pour l’élection présidentielle de 2016. N’y a-t-il pas moyen de stopper ce rouleau compresseur qui est en train d’accélérer un retour au monopartisme au Congo ?

Retour au monopartisme, nous y sommes déjà. Nous sommes en régime présidentiel mais en réalité en régime familial. Car le président Sassou décide de tout avec sa seule famille. Et pour s’assurer l’impunité, il recourt à cette autre arme qui fait des ravages dans les partis : la corruption. Il corrompt à tour de bras les esprits fragiles dans les partis qu’il estime constituer une gêne ou un obstacle sur sa route. Ça fait partie de la lutte. Et nous luttons contre cela par la mobilisation et l’information et je pense que casser un parti ne signifie pas mettre à genou le peuple ou s’octroyer sa base.

 

Vous pensez à qui ?

Je pense à ce qui se passe à l’UPADS où quelques dirigeants ont été corrompus et acquis à la cause de Denis Sassou Nguesso désormais mais la base militante de l’UPADS n’a pas été corrompue. Donc, s’il pense ainsi avoir gagné, il se trompe largement. Les autres implosions de partis répondent à la même logique de Guiri (Sacs noirs par lesquels transite l’argent de la corruption).

 

Cela fait un mois que vous êtes en France. Sans livrer les secrets à vos adversaires, qu’avez-vous fait concrètement pour faire avancer la cause que vous défendez ?

La France est un pays ami et principal partenaire du Congo. Il est toujours bon pour un homme politique de voir ce qui s’y passe, d’informer également nos amis français sur la situation du Congo et aussi les Congolais qui y vivent et qui sont éloignés de plus de 7.000 kilomètres de leur pays. Concrètement, cette interview va contribuer à éclairer l’opinion française et internationale.

 

En tant que prétendant à la succession de Denis Sassou Nguesso, comment sentez-vous les interlocuteurs français que vous avez rencontrés pendant ce voyage ? Soutiennent-ils toujours la françafrique et le maintien de Denis Sassou Nguesso à la tête du Congo après 2016, malgré ses 34 ans au pouvoir ?

Est- ce que j’ai le droit de parler de mes interlocuteurs de façon précise ? Ce que je peux dire, c’est que le monde a beaucoup évolué et il n’est pas un mystère même pour Denis Sassou Nguesso lui-même que la France a toujours défendu la pluralité politique, l’exercice vrai de la démocratie, l’alternance démocratique à la tête de l’Etat, le respect scrupuleux des droits humains, principaux aspects qui constituent aujourd’hui les corps des revendications des patriotes, des républicains, des démocrates, et du peuple congolais.

 

Et la françafrique ?

Parlant de la françafrique, le président François Hollande a déclaré lors de son discours à Dakar en octobre 2012, qu’elle était morte, ce qui peut s’interpréter comme un appel à une réelle vie démocratique dans les pays de l’espace francophone.

 

On accuse certains opposants africains de vouloir le pouvoir pour le pouvoir. Si demain, on vous installait à la tête de l’Etat du Congo, que feriez-vous pour que les Congolais ne regrettent pas Denis Sassou Nguesso ? Vos 100 propositions tiennent-elles toujours ?

Si c’était le pouvoir pour le pouvoir, personnellement, la politique ne m’intéresserait pas. Parce que j’ai toujours à l’esprit sa signification d’origine : la politique c’est l’art de gérer la cité. Or la cité, c’est celle des hommes. Des hommes qui ont des problèmes divers dont ils recherchent la solution. Je fais la politique pour apporter ma solution à ces problèmes divers. En 2009, j’ai donc publié ces 100 propositions qui sont extraits d’un condensé plus important que j’ai intitulé « Le Congo aujourd’hui et demain ». 2009 c’est il y a 4 ans. En 2016, il faudra bien sûr considérer le noyau dur de ces propositions. En même temps, il faudra apporter des innovations liées aux évolutions récentes.

Mes équipes travaillent en ce sens aujourd’hui et moi-même à travers le vécu quotidien, j’essaie de modeler ma propre réflexion car le problème réel de demain, ce sera le Congo dans le concert des nations, sa place et sa voix, le citoyen congolais, sa vie au quotidien, et son ambition.

 

Beaucoup de vos camarades de l’opposition commencent à évoquer publiquement l’Après-Sassou. Comment devrait-on gérer l’Après-Sassou pour que l’intérêt supérieur du Congo et des Congolais soit préservé ?

L’Après-Sassou, c’est très simple. Le système Sassou est un retour aux pratiques monopartites. C’est l’arbitraire, la répression et la privatisation de l’Etat.

L’Après-Sassou consistera donc à rendre le Congo aux Congolais, en restaurant la vraie paix, la justice, la Liberté, et l’acceptation de l’autre dans un élan de promotion réelle de développement économique et social.

 

Parlant de la gestion du pouvoir, vous qui êtes économiste, ancien directeur de la BEAC nationale, ancien ministre de l’Economie et des Finances de 1997 à 2002, voyez-vous une corrélation fidèle dans les dépenses de l’Etat par rapport aux recettes encaissées ?

J’ai horreur du pilotage à vue qui se traduit par des actions parcellaires et inadéquates telles les municipalisations accélérées. J’ai horreur également du non respect des décisions prises. Aujourd’hui, il n’y a aucune corrélation entre la dépense et la recette. Les exemples sont légion qui démontrent qu’il n’y a aucun respect des lignes budgétaires. Le président de la République utilise les deniers publics comme il veut et comme il entend dont les dépenses somptuaires souvent familiales qui ne sont pas prévues au budget. Vous avez la belle illustration avec l’anniversaire de la première dame Antoinette Sassou Nguesso à Saint-Tropez et bien d’autres que les Congolais évoquent souvent.

Les problèmes vitaux des Congolais notamment ceux de base comme l’éducation, la formation, la santé, le logement, les infrastructures, l’eau et l’électricité sont laissés de côté, et les Congolais se demandent à quoi sert le budget ?

Voyez par exemple, depuis 2003 jusqu’à ce jour, les budgets congolais sont toujours présentés avec un excédent dont la moyenne est de 1.200 milliards de f cfa. Si les budgets sont excédentaires, cela peut vouloir dire que tous les besoins vitaux des Congolais sont couver ts. Or il n’en est rien et rien du tout. On se demande que deviennent les recettes et les excédents budgétaires en fin d’exercice ?

Les institutions financières internationales qui sont en relation avec le Congo devraient regarder cette question de très près car le Congo a accédé à l’IPPTE (Initiative Pays pauvres très endettés) sous certaines conditions qui, à mon avis, ne sont nullement respectées.

 

Je viens d’énoncer les postes que vous avez occupés sur le plan politique, économique et financier. De manière globale, pour ceux de nos lecteurs qui ne vous connaissaient pas encore, qui êtes-vous ?

Je suis un citoyen congolais d’origine comme on dit dans la constitution de janvier 2002. Je suis père d’une nombreuse famille. J’ai fait mes études primaire et secondaire au Congo, mes deux premières années à l’Université congolaise. J’ai continué à Nantes où j’ai passé avec succès ma licence en sciences économiques, ensuite, je suis venu à Paris à la Sorbonne où j’ai passé le diplôme d’études supérieures en sciences économiques option monétaire, je me suis inscrit en doctorat d’état à l’Université de Nanterre où j’ai soutenu une thèse en monnaie et finance. En 1977, j’ai passé le concours d’entrée à la BEAC où j’ai commencé ma carrière professionnelle au Cameroun et en RCA avant d’être affecté au Congo.

En 1985, j’ai été détaché de la BEAC pour diriger une banque commerciale, la Banque internationale du Congo (BIDC), filiale du groupe BIAO et qui est devenue aujourd’hui le Crédit du Congo.

Après dix années passées à la tête de cette banque, je suis reparti à la BEAC nationale que j’ai dû quitter en 1996, pour des raisons politiques pour me réfugier successivement au Gabon et en France. A la fin de la guerre de 1997, j’ai été nommé ministre de l’Economie, des Finances et du Budget dans le gouvernement de transition mis en place le 2 novembre 1997. En 2002, à la fin de la transition, j’ai quitté le gouvernement pour repartir à la BEAC comme directeur national pour le Congo jusqu’au 31 décembre 2008.

La politique, je l’aborde au sein du mouvement étudiant où j’ai occupé diverses fonctions de responsabilité dont les deux plus importantes, président de l’AEC et vice-président de la FEANF. Rentré au Congo, à la faveur de la situation qui a précédé la tenue de la CNS, j’ai été élu par les autres membres fondateurs, premier secrétaire de l’UPRN. Aujourd’hui, j’assume encore les fonctions de premier secrétaire de l’UPRN en même temps que celles de président de l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD), mouvement politique qui compte aujourd’hui 10 partis politiques, tous de l’opposition réelle.

 

Pour conclure ?

Nous avons parlé du Congo mais aussi de moi. Ce que je voudrais aujourd’hui, c’est de faire en sorte de donner sa chance au Congo qui a besoin de se renouveler au niveau politique, au niveau social, au niveau économique, et au niveau éducationnel. Nous abordons désormais la dernière ligne qui va nous conduire à l’échéance attendue de 2016 où les Congolais doivent choisir en toute liber té, en toute conscience et dans la transparence absolue, celui ou celle qui doit succéder à Denis Sassou Nguesso, qui termine le 14 août 2016, son dernier mandat.

La voix qui nous conduira à cette ultime étape passe nécessairement par une grande concertation nationale pour trouver des solutions appropriées et définir de nouvelles règles qui permettent d’aborder avec succès la crise multidimensionnelle qui plombe notre beau pays aujourd’hui.