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ALGERIE : Abdelaziz Bouteflika renonce à briguer un 5e mandat et reporte le scrutin

L'Algérie ne sera pas la Libye. Les ennemis de l'Algérie ne profiteront pas du chaos qui commençait à s'installer pour déstabiliser, progressivement, le pays et provoquer la chute du régime comme en Tunisie et en Egypte pendant le printemps arabe. Sentant que le pouvoir avait, de plus en plus, du mal à contrôler les manifestants, une situation qui s'aggravait à mesure qu'on se rapprochait de la présidentielle du 18 avril, Abdelaziz Bouteflika a tout, simplement, préféré reculer. Avec sagesse. En annonçant qu'il ne se représenterait plus pour un cinquième mandat. Quant au report de la présidentielle, il est somme toute logique. Pas de précipitation.On attend un nouveau gouvernement qui va préparer tout ce processus.

La candidature du président algérien, en poste depuis 1999, à l'élection présidentielle prévue le 18 avril avait provoqué des manifestations massives dans tout le pays.

Coup de tonnerre en Algérie. Sous la pression de la rue, le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, a, donc, renoncé à briguer un 5e mandat consécutif à la tête de l'Etat algérien, a annoncé ce lundi, 11 mars, la présidence dans un communiqué. Le chef de l'Etat a, en outre, décidé de reporter le scrutin, prévu le 18 avril, ajoute la présidence (sur notre photo, Abdelaziz Bouteflika en train de se rendre en Suisse en traitement).

Un remaniement ministériel aura lieu, prochainement, poursuit la présidence. Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, au pouvoir depuis 1999, avait décidé dans un premier temps de se porter candidat à sa propre succession malgré une santé fragile depuis qu'il avait été victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2013.

Cette décision a entraîné depuis trois semaines de très importantes manifestations pacifiques en Algérie. Toutefois, la raison a fini par l'emporter.

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