DECES DE L'ARTISTE KIZITO MIHIGO : Le dernier forfait de Kagame (l'intouchable)

Qui arrêtera Paul Kagame, ce général-président tout puissant arrivé au pouvoir grâce au génocide de 1994 ? Grâce parce qu'il le provoqua par ses propres soins, après avoir pulvérisé, avec un missile sol-air, le Falcon 50 à bord duquel avaient pris place les présidents du Rwanda, le général, Juvénal Habyarimana, et burundais, Cyprien Ntaryamira ? Pour étouffer la vérité, il tue, aujourd'hui, toute personne qui est susceptible de livrer des vérités sur ce forfait. Notamment, les militaires qui étaient, avec lui, dans l'APR (Armée patriotique rwandaise) et qui ont fini par prendre la poudre d'escampette pour avoir la vie sauve. Il met en prison en évoquant le négationnisme toute personne prête à apporter un son de cloche différent de SA vérité officielle sur ce génocide. Le dernier forfait de sa main noire tachée de sang s'appelle l'artiste Kisito Mihigo. Kagame n'a visiblement peur de personne. Ni des qu'en dira-t-on. Il n'éprouve aucune gêne à tuer ses ennemis et adversaires politiques même réfugiés dans des pays étrangers. Les dirigeants sud-africains en savent quelque chose, notamment, Jacob Zuma. Jusqu'à quand continuera-t-il sa sauvagerie actuelle qu'on passe sous silence, sur le plan international, sous prétexte qu'il est un dictateur éclairé dont la gestion économique, contrairement, aux autres dictateurs africains, produit des résultats visibles et concrets ? Des résultats qui, en réalité, ne sont, en grande partie, que le fruit du pillage des ressources minières du Kivu (RDCongo) que le régime de Joseph Kabila lui avait accordé de fait pour avoir, en retour, la paix et la tranquillité de pouvoir gouverner son pays sans déstabilisation.

Kisito Mihigo a été retrouvé mort, lundi, 17 février, dans sa cellule alors qu'il était en détention depuis trois jours à Kigali. La police et le bureau d'enquêtes rwandais affirment qu'il s'est suicidé. Cette thèse ne tient pas la route. Car les autorités, qui ont annoncé l'ouverture d'une enquête, ne reconnaissent jamais les assassinats du régime. Dans les réseaux sociaux où les Rwandais connaissent les méthodes de leur président, les réactions fusent de partout pour culpabiliser Paul Kagame.

Le directeur exécutif de l'ONG Human Rights Watch, Kenneth Roth, appelle, quant à lui, à une « enquête urgente », surtout dit-il « si l'on se fie à l'histoire politique du Rwanda, marquée par les assassinats d'opposants présumés ». Jamais le régime n'a reconnu le meurtre d'un opposant.

La police rwandaise affirme que le célèbre chanteur de gospel s'est suicidé dans sa cellule. Il était détenu au poste de Ramena, à Kigali, depuis trois jours. Kizito Mihigo avait été arrêté, jeudi, 14 février, dans le district de Nyaruguru, dans le Sud du Rwanda.

Le bureau des enquêtes rwandais l'accusait d'avoir voulu traverser illégalement la frontière burundaise pour rejoindre un groupe armé. Il assure cependant travailler à faire toute la lumière sur l'événement. « Nous avons été informés ce matin par le poste de Remera, où il était détenu. Et nous avons ouvert une enquête. Il semble que ce soit un suicide. Il était dans sa cellule, seul, et il a utilisé un drap pour se pendre. Son corps a été transféré au laboratoire de médecine légale en vue de son autopsie. Je peux ajouter qu’il était très silencieux depuis son arrestation. Il ne voulait pas parler, même lors de visites », détaille Marie-Michelle Umuhoza, la porte-parole du bureau des enquêtes rwandais.

Né le 25 juillet 1981 à Kibeho et mort le 17 février 2020 à Kigali, Kizito Mihigo était un chanteur de gospel, auteur de chants liturgiques, organiste et compositeur rwandais militant pour la paix et la réconciliation.
Rescapé du génocide des Tutsi, formé au Conservatoire de musique de Paris, en 2010, il crée la Fondation Kizito Mihigo pour la Paix. En 2012, il devient animateur de télévision. Au mois d'avril 2014, après avoir publié une chanson critique immédiatement interdite par les autorités rwandaises, Kizito Mihigo est arrêté pour « menace contre l'Etat » (notre photo). Le 27 février 2015, il est condamné à dix ans de prison pour « conspiration contre le gouvernement » du président Paul Kagame. Il est libéré par la grâce présidentielle le 14 septembre 2018, en compagnie de Victoire Ingabire Umuhoza, une responsable d'un parti politique que Kagame accuse de négationnisme juste parce qu'elle a une autre version du génocide différente de celle du régime en place.

A nouveau arrêté le 13 février 2020, il meurt dans sa cellule, à Kigali, le 17 février, officiellement, d'un suicide par pendaison.

Qui arrêtera Paul Kagame, … et ses multiples tueries ?

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