ETATS-UNIS : La Chambre des représentants vote le retrait des statues confédérées du Capitole

Depuis la mort de George Floyd, fin mai, le pays est engagé dans une remise en question généralisée de son passé esclavagiste. Donald Trump qui en est malade suit le cours de l'histoire qui est en train de s'écrire sans pouvoir rien faire.

La Chambre des représentants américaine a voté, mercredi, 22 juillet, le retrait des statues confédérées du Capitole à Washington (sur notre photo ces statues querellées). Cette mesure doit encore être approuvée par le Sénat et le président Donald Trump.

Le texte adopté par la chambre basse du Congrès (305 voix contre 113) prévoit «d'enlever toutes les statues de personnes ayant choisi de servir les Etats confédérés d'Amérique du Capitole des Etats-Unis», où siège le Congrès.

Pendant la guerre de Sécession (1861-1865), le Sud confédéré avait pris son indépendance des Etats-Unis et se battait pour conserver l'esclavage, aboli dans le reste du pays. Les drapeaux et monuments confédérés sont maintenant souvent considérés comme des symboles de racisme, même si leurs partisans, conservateurs, expliquent y voir un simple héritage de l'histoire du pays.

Depuis la mort de George Floyd, fin mai, les Etats-Unis sont engagés dans une remise en question généralisée de leur passé esclavagiste, et la pression autour des monuments confédérés ne fait que monter.

Le Congrès américain compte une douzaine de statues de responsables confédérés. «Mes ancêtres ont bâti le Capitole, mais pourtant, il existe des monuments à la gloire des personnes qui ont réduit mes ancêtres en esclavage», a déclaré, mercredi, 22 juillet, l'élue de Californie, Karen Bass, à la tête du groupe parlementaire rassemblant les représentants noirs. Ces statues, a-t-elle déclaré, sont «une acceptation de la suprématie blanche et du racisme».

Le texte, qui a reçu le soutien de 73 représentants républicains, doit maintenant être approuvé par le Sénat, à majorité conservatrice. La proposition de loi devra, ensuite, être promulguée par le président républicain, Donald Trump, qui s'est, fermement, opposé au retrait des monuments confédérés. Mais, aux Etats-Unis, à trois mois d'une élection périlleuse, la voix de Donald Trump compte de moins en moins. Le début du commencement d'une défaite électorale certaine !

Les plus populaires