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FRANCE : Les associations en faveur des migrants profitent des élections européennes pour se faire entendre

L'immigration est un sujet central pendant cette campagne pour les élections européennes, au même titre que le pouvoir d'achat et l'emploi. Pour certains partis populistes comme le Rassemblement national (Ex-Front national en France), l'immigration est cause du chômage et de la baisse du pouvoir d'achat dans la mesure où les immigrés prennent la part qui aurait dû être allouée aux Français. Les associations qui oeuvrent en faveur d'un bon accueil des migrants et de leur insertion en France, sont, évidemment, contre cette façon de présenter le problème. Pour se faire entendre, plusieurs centaines de leurs militants ont pris, pratiquement, un hall de l'aéroport CDG2 (Charles de Gaulle 2) en otage, dimanche, 19 mai, pendant quelques heures, ce qui a permis à leurs représentants de se faire recevoir par les responsables d'Air France (la compagnie aérienne qui transporte les migrants renvoyés dans leur pays) et des Aéroports de Paris (ADP).

Ils ont réussi à dénoncer la politique d’asile du gouvernement français et le rôle joué par Air France et les ADP lors des expulsions par avion.

Menés parles «Gilets Noirs» et «La Chapelle Debout!», deux collectifs de soutien aux migrants, les manifestants ont demandé à rencontrer les dirigeants d’Air France et le premier ministre Edouard Philippe (notre photo).

Ces deux collectifs demandent à Air France de «stopper toute participation financière, matérielle, logistique ou politique aux déportations» et de «stopper sa politique de représailles (…) envers le personnel de bord qui refuse d’embarquer une personne menacée de déportation». Il faut dire que les expulsions sont loin d'être une partie de plaisir pour le personnel de bord d'Air France. Quand il se montre complaisant vis-à-vis des policiers français chargés d'accompagner un ou plusieurs expulsés, il est, très souvent, pris à partie par les passagers, qui refusent une telle pratique. Ce n'est donc pas simple d'être personnel de bord quand il y a expulsion. Vivement une autre politique, demandent les associations aux autorités françaises.

L’aéroport Roissy CDF a été ciblé car un centre de rétention administrative se trouve à proximité, dans la ville de Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne). Ce centre accueille des centaines (sinon de milliers) de personnes en passe d'être expulsées.

D’après le collectif, une délégation des «Gilets Noirs» a été reçue par des responsables de la direction d’Air France vers 15h30.

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