GABON : Pacôme Moubelet-Boubeya à la croisée des chemins du paradis et de l'enfer

Ministre de l'Intérieur (chargé des élections), depuis l'année dernière, Pacôme Moubelet-Boubeya (notre photo), juste après sa nomination, grâce à l'entregent du Béninois, Maixent Accrombessi, s'était fait distinguer de triste manière, devant l'opinion, en affirmant haut et fort que tant qu'il sera ministre de l'Intérieur, jamais un autre candidat que Bongo Ondimba Ali (BOA) ne sera déclaré président élu du Gabon. En déclarant ce dernier élu, après avoir tordu le cou à la vérité des chiffres, il a respecté son deal pour lequel il avait été fait ministre de l'Intérieur.

Ce que nous disons, là, n'est pas nouveau ; les Gabonais connaissent le parti pris de l'homme qui ne vit que pour faire plaisir et servir BOA. La démission du vice-premier ministre ministre de la Justice des Droits humains Garde des Sceaux, Séraphin Moundounga, saluée au Gabon et partout, en Afrique, montre qu'il ne faut jamais désespérer. Désormais, avec un cœur léger, Dr Séraphin Moundounga s'est délesté d'une charge qui devait l'associer, étroitement, dans le volumineux dossier à charge, qui est en train d'être confectionné, en France contre BOA et ses tueries électorales de 2009 et 2016, et qui aura pour destinataire finale, la Cour pénale internationale (CPI). Moubelet-Boubeya y sera, copieusement, cité.

Sa responsabilité y est d'autant engagée que, ministre de l'Intérieur (chargé de l'ordre avant pendant et après la présidentielle du 27 août), il a annoncé urbi et orbi qu'il n'y avait eu que « trois » morts, depuis le 31 août 2016, à cause des troubles post-électoraux au Gabon. Une contrevérité manifeste et indigne de quelqu'un qui assume une telle charge. Si cette affirmation est une démonstration de la façon dont le régime de BOA travestit la réalité des faits, elle a poussé, aussi, un pays comme la France qui compte plus de 15.000 ressortissants au Gabon, à prendre, elle-même, leur sécurité, en main. Pacôme Moubelet-Boubeya conteste, naturellement, le nombre de disparus franco-gabonais : au moins, une dizaine d'entre eux ont disparu, sans laisser aucune trace, alors que beaucoup se trouvaient au QG de Jean Ping, pendant l'attaque par voies aérienne (deux hélicoptères) et terrestre (garde républicaine et mercenaires appartenant à des pays étrangers). Le ministre de l'Intérieur ne fournit aucune réponse au gouvernement français qui s'inquiète pour ses ressortissants.

Pacôme Moubelet-Boubeya a-t-il choisi d'accompagner BOA jusque dans sa chute qui est inévitable ? Ses arrières seraient beaucoup plus difficiles à préserver que ceux de BOA. Voilà pourquoi il est encore temps, pour lui, de bien faire.

Commentaires

ALAIN MAKAYA (non vérifié)
Moubelet Pacôme est un mythomane tout comme Bilie by Nze BOA et compagnie. C'est une bande de Pédé qui s'enfilent les pipi aux fesses. Des vrais genocidaires qui n'ont rien à foutre du Gabon. Pourvu qu'ils ne soient pas mort avant l'alternance au Gabon.
HANSALEVEY Adams (non vérifié)
je constate qu'Afrique éducation est un journal partisan, qui soutient Jean Ping, sans oublier que celui-ci avait refuser le recomptage en CÔTE D4ivoire, des votes buireau par bureau comme l'exigeait et réclamait GBABAGBO; aujourd'hui il devient un démocrate au Gabon, qu'il avait servit depuis plyus de 25 ans autant d'Omar Bongo; qu'il nous explique comment il avait fait plour devenir riche au Gabon aujourd'hui; on ne devient pas opposant en un jour et au cours d'une élection soutenue par les étrangers et les occidentaux; quand on l'entend vociférer, on sent qu'il est bine manipulé, ainsi va la vie humaine;
SENGOLA (non vérifié)
Jean Ping est un ancien cacique du pouvoir de B, par ailleurs membre du clan. Tout le monde le sait et lui-même ne s'en cache pas. Ceux qui espèrent un changement notable de la politique avec lui font preuve de naïveté. Pourtant, il convient de saluer son combat. Pourquoi? 1) Il est porté au pouvoir par le peuple et ce dernier vote pour qui il veut . Sa volonté est souveraine; 2) Jean Ping ne s'appelle pas BONGO et sa victoire signerait la mort de la monarchie au Gabon et dans la sous-région; 3) Cela s'appellerait "Alternance", c'est-à-dire un tremblement de terre pour tous les rois-nègres de l'Afrique centrale, du continent tout entier. 4) Cela redonnerait confiance aux vrais démocrates africains qui croient en une Afrique respectueuse des droits humains et de la volonté des peuples à choisir leurs élites mais aussi à pouvoir les sanctionner démocratiquement, notamment par voie électorale. Voilà pour les démocrates africains les seuls enjeux qui vaillent. Cette crise n'est plus gabonaise; elle est devenue africaine.
Visiteur (non vérifié)
Tout comme Jeune Afrique soutient Ali Bongo, chacun son média
great (non vérifié)
Avis au personne cherchant du travail en Angleterre. La société GREAT WALL MOTORS recrute cette année les personnes diplômé dans toute domaine pour travailler en Angleterre les papiers de voyage de postulants sont délivré pas la société. Si tu est intéresser contacte E-mail du représentation Afrique pour fait ton inscription. E-mail: Greatwallmotors599@yahoo.com
Djuna (non vérifié)
Merci pour ton travail en Angleterre. Moi je veux du travail en Angleciel. C'est pas le paradis ces pays des Romains....

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