GABON : Y a-t-il de bons coups d'état ?

« Circulez, y a rien à voir », voilà le credo de Bongo Ondimba Ali (BOA). C'est le message que le « petit-là » est venu livrer à l'opinion nationale et internationale, après le conseil des ministres de ce matin. Avec une mine des mauvais jours, d'une personne qui a consommé des amphétamines périmées pour tenir le rythme soutenu que lui imposent les événements qu'il a lui-même créés, BOA est apparu à la télévision publique, il y a quelques heures, pour remercier «  les 1.800.000 Gabonais avec qui nous allons continuer ensemble ». BOA n'a pas oublié de remercier « les forces de défense et de sécurité qui ont fait un travail admirable pour préserver la démocratie ». BOA a déploré « les morts » provoquées par la volonté d'un « groupuscule » qui cherchait à accéder au pouvoir pour sa satisfaction personnelle.

S'estimant fervent partisan de la démocratie, il affirme avoir voulu des « élections transparentes » et crédibles, mais, s'élève contre cette démocratie qui a abouti, hier, à l'incendie de l'Assemblée nationale et à la tentative d'incendie du bâtiment de la télévision publique. Bref, BOA est venu faire de la provocation. Sa prestation était triste et poussait à zapper de chaîne.

En fait, après avoir ré-instauré une certaine paix, aujourd'hui, il est venu, après le conseil des ministres, répondre aux Français, Européens et Américains, qui, comme l'ensemble de la communauté internationale, demandent la publication des résultats du Haut-Ogooué, bureau de vote par bureau de vote. C'est Niet !

Les Gabonais savent, donc, à quoi s'en tenir : continuer de s'opposer, de toutes leurs forces, aux côtés des hommes d'Etat comme Jean Ping, Guy Nzouba Ndama, Casimir Oyé Mba, Léon Paul Ngoulakia et les autres, ou bien, accepter de collaborer avec son régime, totalement, vomi par le peuple, indexé par ses principaux partenaires de la communauté internationale, et qui doit, maintenant, compter ses jours de vie. Car, dorénavant, dans chaque Gabonais se trouvera un Anti-BOA qui sommeille.

Et c'est à cet instant précis qu'on peut ouvrir le débat sur les bons et les mauvais coups d'état. Le coup d'état perpétré, le 31 août 2016, par BOA est passé comme une lettre à la poste. Malgré les protestations de la communauté internationale, sans même parler du peuple gabonais qui n'a jamais compté pour lui. S'il y en avait un, un très bon coup d'état militaire, ces jours-ci ou prochains, à Libreville, serait-il condamné par la communauté internationale ?

Commentaires

sibiti (non vérifié)
Mon frère, BOA, fait tout cela avec la complicité de la France. Les prisent de positions de la France ne sont que de l'hypocrisie

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