MORT DE GEORGE FLOYD : Le raciste de la Maison Blanche qui ne pense qu'à sa réélection ne sait plus sur quel pied danser

Dans la peau du raciste qu'il est, le président des Etats-Unis, Donald Trump, n'est nullement ému alors que son pays est en train de brûler. La contagion des manifestations a, d'ores et déjà, gagné Washington, mais aussi, New York, Dallas, Houston, ville d'origine de la victime, ou encore, Las Vegas, Des Moines, Memphis, Portland, et d'autres villes, où on a compté, ces dernières heures, des rassemblements de plusieurs milliers de personnes, toutes couleurs confondues. C'est dire que l'Amérique (même silencieuse) n'est pas contente de cette violence policière gratuite qui frappe une de ses principales composantes, les Africains-Américains. Mais, que fait Trump ? Il pense, d'abord et avant tout, à sa réélection en novembre. Alors qu'il est à l'origine du climat électrique qui prévaut, actuellement, aux Etats-Unis, il n'a pas hésité, une seule seconde, à mettre, encore plus, de l'huile sur le feu, avec des propos hors-contexte.

Aucun discours invitant à l'apaisement. Le président de (tous ?) les Américains a juste passé un (discret) coup de téléphone à la famille George Floyd. A la masse des Africains-Américains qui défilent, depuis quatre jours, pour dénoncer la violence de la police contre la communauté noire, et le discours haineux et raciste de leur président, Trump n'a absolument rien à leur dire. Pire, il a préféré opter pour la sécurisation des biens des électeurs qui vont voter pour lui en novembre, en envoyant 500 soldats de la Garde nationale. Ce nombre s'est d'ailleurs montré insuffisant, la colère des manifestants ayant débordé pour la 4e nuit consécutive avec des saccages de commerce et autres biens publics. Résultat, de 500, ce chiffre a été élevé à 1.700. Cette colère, comme on l'a, déjà, dit, s'étend à d'autres villes américaines.

Partout, les manifestants ont dénoncé les bavures policières et les disparités raciales. Et surtout, ils ont exigé justice pour George Floyd qui, selon une vidéo devenue virale, a été (froidement, inhumainement) asphyxié par la police.

Le policier blanc Derek Chauvin (notre photo), responsable de cet homicide plus que volontaire, a été arrêté vendredi, 29 mai, et inculpé pour "homicide involontaire" et "acte cruel et dangereux ayant causé la mort". Mieux vaut tard que jamais. Auparavant, il n'avait été que ...suspendu. D'où le cri des colères des manifestants : "Nous voulons une inculpation pour homicide volontaire avec préméditation. Et nous voulons voir arrêtés" les trois autres agents impliqués dans le drame, ont affirmé dans un communiqué, les manifestants.

Ces trois autres policiers ont immédiatement été licenciés, comme Derek Chauvin, mais, ne font encore l'objet d'aucune poursuite. Cela ne saurait tarder nous l'espérons.

Comme toute réponse à cette situation dont il est le principal responsable, l'inqualifiable locataire de la Maison Blanche "a demandé au Pentagone de placer des unités de l'armée en alerte pour qu'elles puissent éventuellement intervenir à Minneapolis" (par balles avec leurs fusils d'assaut face à des manifestants aux mains nues), en estimant "prudent d'étendre les options disponibles" pour sécuriser la ville. Dans un tweet (à deux balles), Donald Trump s'en est, aussi, pris aux « casseurs » et ajouté : "Les pillages seront immédiatement accueillis par les balles", un tweet que le réseau social, Tweeter, a décidé de signaler comme une "apologie de la violence". Honte à Trump, cet (indigne) président des Etats-Unis !

Sur un ton diamétralement opposé, son prédécesseur démocrate, Barack Obama, a dit partager "la détresse" des millions d'Américains noirs, pour lesquels "être traités différemment sur la base de la race est tragiquement, douloureusement et de façon rageante +normal+".

L'émotion dépasse les frontières américaines, et des appels à rendre justice à George Floyd se multiplient sur les réseaux sociaux dans plusieurs pays. Même le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a, dans un communiqué, fait part de son indignation et demandé que les vies des Africains-Américains soient aussi bien préservées que celles des autres composantes de l'Amérique.

Mais, disons-le, aucun regret chez Trump. Aucun discours apaisant à l'endroit des Noirs d'Amérique, ces compatriotes qu'il méprise de tout son être. C'est comme s'il ne lui arrivait pas de se demander ce qu'ils font sur cette (belle) terre des Etats-Unis alors que leur place (normale) est dans la forêt équatoriale !

Preuve qu'il n'y a que la réélection de Trump qui compte, à 5 mois de l'échéance présidentielle alors que plus de 100.000 morts Covid-19 et 30 millions de chômeurs sont là pour lui rappeler qu'il est l'un des pires dirigeants du G7 que le monde n'ait jamais connu, il est justement en train de remuer ciel et terre pour que le Sommet du G7 prévu, en juin, aux Etats-Unis, à la Maison Blanche et à Camp David, s'y tienne non pas par viséoconférence, mais, physiquement. Scientifique de formation, âgée de 65 ans, la chancelière, Angela Merkel, lui a, immédiatement, dit « Niet ». Pas question de politiser un Sommet pour des raisons de stratégie électorale intérieure, vont, également, lui répondre le Français, Emmanuel Macron, et l'Italien, Giuseppe Conti. Seul son canife du 10, Downing Street serait prêt à le suivre, alors qu'il venait de faire les frais d'un Covid-19, particulièrement, sévère.

Le républicain, qui a l'oeil fixé sur la présidentielle du 3 novembre, souhaite faire de ce Sommet du G7 avec des dirigeants en chair et en os, le symbole de la normalisation qu'il appelle de ses voeux, par opposition à un blocage de l'activité qui va lui coûter cher sur le plan électoral.

Mais, il se trompe, lourdement, en voulant prendre les dirigeants du G7 comme son (petit) bétail électoral.

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