PRESIDENTIELLE AU BURKINA FASO : Roch Marc Christian Kaboré investi candidat à un deuxième mandat pour quoi faire ?

Après 28 ans passés à la tête de l'Etat, Blaise Compaoré du haut de son titre de « capitaine » de la très malmenée armée du Burkina Faso par les djihadistes, s'en est allé, il y a six ans, laissant son ancien (ancien) premier ministre, Roch Marc Christian Kaboré, lui succéder au poste de président de la République, non pas comme candidat du CDP (Congrès pour la démocratie et le progrès), mais du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès). Après presque cinq ans de mandat, le bilan du chef de l'Etat n'est pas (très) bon, avec un coronavirus qui n'a épargné personne, mais surtout, à cause d'une insécurité qui a fini par déstructurer le pays, causant la peur-panique jusque dans Ouagadougou. Il ne faut pas se le cacher : Roch présente un bilan contestable qui contraindra, assurément, ses partisans à véritablement mouiller le maillot, s'il veut se succéder à lui-même. La réélection n'est impossible mais il faudra batailler dur. Cela dit, le président peut s'estimer heureux qu'il ne soit pas malaimé et, véritablement, honni comme son homologue du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, dont la rue demande une démission immédiate pour incompétence généralisée et mal-gouvernance caractérisée.

Désigné comme candidat du MPP et ses alliés (une coalition de 70 partis politiques), à l'issue d'un Congrès extraordinaire, Roch Marc Christian Kaboré se lance dans la course pour un second mandat.

Un choix pour le moins suicidaire même si « Les engagements majeurs de campagne qu’il a pris (en 2015), et centrés sur les secteurs sensibles comme la santé, l’éducation, l’eau, l’énergie, l’agriculture, les infrastructures routières (qui) ont connu des niveaux de réalisation satisfaisants », selon Simon Compaoré, président du Mouvement du peuple et du progrès, et proche parmi les plus proches de Roch Marc Christian Kaboré.

Objectif affiché par Benewendé Sankara, patron du parti Unir/PS : faire gagner Roch, dès le premier tour, le 22 novembre.

Dès le premier tour ? Ce sera dur dur ! On lui souhaite « Bonne chance », en espérant que les djihadistes ne perturberont ni la campagne électorale ni le scrutin, ce qui pourrait s'avérer fatal pour le candidat au pouvoir.

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