PRESIDENTIELLE GABONAISE : BOA avait prévenu « Moi ou Personne » !

Après celui de 2009, le passage en force de 2016 que prépare Bongo Ondimba Ali (BOA) au vu et au su de tous, va laisser beaucoup de traces. Car il ne faut pas être « Mme Soleil » pour savoir que Jean Ping et ses amis, ne vont pas « se laisser voler leur victoire » qui est claire et sans bavure. Comme le reconnaissent, d'ailleurs, beaucoup de militants du PDG en privé.

Le Ministère de la Justice, la CENAP et la Cour constitutionnelle (aux ordres), vont jouer un très mauvais rôle, ce soir, et dans les jours qui viennent. Souhaitons que cela soit pour la toute dernière fois.

En rencontrant, dimanche, 28 août, les ambassadeurs de France et des Etats-Unis, auprès de qui il s'est engagé afin que BOA et sa famille ne soient nullement inquiétés, et qu'il n'y aura en aucun cas une chasse aux sorcières, Jean Ping a tenu à montrer (ses portes-paroles sauront mieux le dire) qu'il entendait être le président de tous les Gabonais et de toutes les Gabonaises, et que BOA, bien que très mauvais joueur devant l'éternel, n'avait aucune raison de s'enfermer dans une chambre du Palais, de peur de se voir lynché par la foule. Ping a juré qu'il s'occuperait, personnellement, de sa sécurité, de son bien-être, pour que rien de mal ne puisse lui arriver. N'a-t-il pas prononcé les mots qu'il faut ?

BOA doit, donc, réfléchir par deux fois avant d'écouter ses dizaines de courtisans (connus), qui le poussent, mordicus, à s'accrocher, coûte que vaille, à son fauteuil, alors même que Barack Obama et François Hollande (ainsi que le parti politique de ce dernier), savent qu'il a, largement, perdu l'élection.

Que BOA sache, qu'en cas de décision de rester au pouvoir malgré sa cuisante défaite, il sera, le moment venu, SEUL, à pouvoir répondre devant la communauté internationale et ses différents démembrements, des conséquences du sang des Gabonais qui aura, inutilement, coulé. Laurent Gbagbo ne gît-il pas, aujourd'hui, en prison, du côté de la Haye, alors que ses généraux va-t-en guerre d'hier, ainsi que, ses conseillers toxiques du gouvernement et du FPI, eux, se la coulent douce, à Abidjan, certains, aux côtés d'Alassane Ouattara, qui en a récupéré quelques-uns, au nom de la paix et de la réconciliation nationale ?

Que reste-t-il à un pays comme le Gabon où démonstration aura été faite que l'alternance à la tête de l'Etat par des voies démocratiques est un leurre ? Le coup d'état militaire reste-t-il le seul moyen pour la libération du Gabon confisqué par les émergents de la Légion étrangère ?

Les hauts gradés qui soutiennent l'actuelle forfaiture présidentielle au nom des avantages promis ou accumulés, devraient ré-interroger leur conscience d'officier, à un moment où l'armée, dans sa majorité, aurait, plutôt, voté Jean Ping, comme six électeurs gabonais sur dix. Un message à méditer !

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