PRESIDENTIELLE GABONAISE : Excellent stratège, Jean Ping a-t-il déjà gagné ?

Malgré la virulente campagne présidentielle qui se déroule, dans son pays, Jean Ping, on peut se poser la question, regardait-il les combats de boxe, pendant les JO de Rio ? Car la stratégie qu'il adopte, en cette fin de campagne, est comparable à celle des pugilistes, lors du troisième (et dernier) round. En effet, si les deux premiers rounds consistaient à asséner le maximum de coups à l'adversaire afin de les gagner, le troisième et dernier round du combat donnait la faculté au futur vainqueur de « gérer » la fin du match, quitte à être accusé, par les spectateurs, de fuir le combat. Jean Ping n'invente, donc, pas le fil à couper le beurre. La stratégie qu'il adopte, en cette fin de campagne présidentielle, est, tout simplement, excellente : éviter de s'exposer (inutilement) pour prendre des coups, sachant que la dynamique de la victoire est de son côté. Depuis le 16 août, Bongo Ondimba Ali (BOA), après avoir roulé, solo, en tête, pendant plusieurs mois, a été doublé par Jean Ping pour devenir, aujourd'hui, son principal challenger. Un véritable coup de tonnerre sur le ciel, déjà, assombri du Palais du Bord de Mer.

C'est dans cet état d'esprit que les Gabonais iront voter le 27 août, avec pour objectif : le « Gabon D'abord » cher à Guy Nzouba Ndama (notre photo avec Ping), et qui permettra à Jean Ping, une fois, installé à la tête du pays, de ramener le calme, la paix véritable (comme sous le patriarche Ondimba), la solidarité et le dialogue qui font tant défaut à la Maison Gabon. Jean Ping s'emploiera, aussi, à rendre leur fierté aux Gabonais, et à nettoyer la Maison Gabon de sa légion étrangère, qui lui a tant fait de mal, en pillant, littéralement, au vu et au su de BOA, ses ressources financières. Guy Nzouba Ndama, Casimir Oyé Mba, Léon Paul Ngoulakia (qui est le propre demi-frère de BOA), veulent redonner au Gabon, sa place, qu'il avait, avant 2009, non seulement, en Afrique centrale, mais aussi, en Afrique, et même, dans le monde.

Pour avoir été, tellement, dénoncés à cause de leur parti pris systématique pour le candidat du pouvoir, le Conseil national de la communication (CNC) et Gabon Télévision n'ont, réellement, pas qualité à organiser un « débat » avec Jean Ping, alors qu'à longueur de journées, Gabon Télévision et Gabon 24, sous l'oeil complaisant du CNC, passent le temps à salir son image. Ping a, donc, bien réfléchi en n'y allant pas.

BOA est en train de couler, véritablement. Pour tenter de sauver ce qui peut l'être, encore, il a enrôlé, de force, les opérateurs téléphoniques nationaux (Airtel et Libertis notamment) pour distiller des messages de campagne à leurs abonnés, en sa faveur. Ce qui est étonnant, c'est le mutisme total qu'observent la très sectaire CENAP (Commission électorale nationale autonome et permanente) et son (inamovible) président, René Aboghé Ella.

BOA étant aux abois, cette façon de faire le tout pour le tout (en attendant la fraude « industrielle » qui sera son ultime recours le 27 août), ne rassure plus ses propres électeurs, au moment où, une partie des forces de défense et de sécurité, semble lui avoir tourné le dos. Au nom de l'intérêt supérieur du Gabon (éternel).

Commentaires

NKOUNKA MIANDI (non vérifié)
Moi je n'y crois pas a ce que vous dites ALI a perdu .Allons aux élections .Au moins lui il a beaucoup travaillé en sept ans .Surtout son programme graine .Au nom de l'intérêt supérieur du Gabon éternel il va gagné ALI .je vous le dit .ADVIENNE QUE POURRA. J'ai dit.

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