PRESIDENTIELLE GABONAISE : La Cour constitutionnelle prise en flagrant délit de fraude

Indulgence ? Oui peut-être. Mais pas jusqu'à accepter de perdre une élection qui est à portée de main. Le plus important, c'est que le camp de Jean Ping ait dénoncé la manœuvre orchestrée par la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo (sur notre photo avec le demi-frère de ses propres enfants). Elle est, justement, à cette place, depuis une vingtaine d'années, pour fermer les yeux. Cela a été le cas pour Bongo Ondimba Ali (BOA) quand elle l'a déclaré vainqueur en 2009. Cela a été le cas, aussi, quand, après la déclaration de BOA sur Radio France Internationale qu'il avait utilisé un faux acte de naissance pour faire valider son dossier de campagne en 2009, Mborantsuo a refusé d'ouvrir une enquête à des fins de destitution de son beau-fils. Cela a, encore, été le cas, hier, quand elle a balayé du revers de sa main gauche, les requêtes de Jean Ping et de Guy Nzouba Ndama, qui demandaient d'invalider la candidature de son beau fils, pour faux acte de naissance. La Cour constitutionnelle gabonaise, ce n'est donc qu'une affaire de famille ?

Tout le Gabon le sait. Jean Ping et ses amis le savent aussi. A eux d'en tenir compte. Ils ne doivent lui faire aucun cadeau. Sinon, adieu l'alternance qui est à portée de leur main. Il est encore temps de serrer fort.
La vicieuse manœuvre de Marie Madeleine Mborantsuo s'explique par le fait que (son) beau-fils, BOA, est en totale perdition. Elle sait qu'il aura tout faux dans cette élection. Il ne peut pas la gagner à la régulière. En aucune façon. Car BOA est d'une impopularité rarement égalée par aucun de ses semblables dans aucun des pays reconnus comme dictature. Voilà pourquoi, le camp Ping fermant les possibilités de fraudes, elle a été obligée d'ouvrir un front de fraude que personne n'attendait. Le sien à la Cour constitutionnelle. Mborantsuo et Aboghé Ella sont les deux principales personnes à dégager par Jean Ping dès son installation au Palais du Bord de Mer. Il ne faudra pas attendre.

Le camp de Jean Ping a, donc, logiquement, dénoncé dans un communiqué des "illégalités flagrantes" autour du vote des militaires et policiers.

En effet, dans une décision annoncée, vendredi, 26 août, la Cour constitutionnelle "autorise les militaires à voter en dehors des centres dans lesquels ils sont régulièrement inscrits, et l’ouverture de listes additives d'électeurs pour eux". Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, pour le compte de Ping, a dénoncé les manoeuvres de Mborantsuo avec la dernière énergie. Il doit aussi le faire pour Aboghé Ella qui se prépare à donner les résultats (qu'on aura ce samedi nuit) seulement dans 72 heures (mardi prochain), pour laisser la possibilité à la fraude de passer dans les ordinateurs.

Par cette "violation flagrante de la loi électorale", la présidente de la Cour constitutionnelle permet aux membres des forces de sécurité "de voter plusieurs fois dans plusieurs centres et bureaux de vote en s’inscrivant sur plusieurs listes additives, dès lors qu’il n’existe pas d'interconnexion informatique entre les différents bureaux de vote", dénonce, justement, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi dans son communiqué.

Le comité de campagne de Jean Ping "dénonce de la manière la plus virulente cette nouvelle tentative de la Cour Constitutionnelle de s’ériger en bouée de sauvetage familiale d’un système en fin de course".

L'ennemi s'étant, déjà, signalé de cette façon (CENAP, Cour constitutionnelle, le Ministre de l'Intérieur Pacôme Moubelet Boubeya qui avait déclaré l'année dernière que jamais personne d'autre que BOA ne sera déclaré vainqueur à l'élection présidentielle tant qu'il sera ministre de l'Intérieur), le camp Ping doit quadrupler son niveau de vigilance et crier haut et fort dès la moindre alerte.

Commentaires

Asumani (non vérifié)
African leadership is out of touch
Sonia Mboutsou (non vérifié)
merci de dire la verite. Le niveau de corruption des media africaine st tellement eleve que des journaux comme vous qui dites la verite sont a felicite grandement.
mak (non vérifié)
Où sont donc les Bruno Ben Moubamba, Pierre Claver Maganga moussavou, Gerard Ella Nguema; J.J Ndong Mabadinga, Michel Bouka, Augustin moussavou King, Abel Mboumba, PC Mouele, G. Nzovi..? Doit-on se résigner à comprendre que leur candidature au poste de président de la République ne visait que la satisfaction de leur ambition égoïste au détriment de l'expression d'une véritable alternance politique au GABON? Doit-on voir à travers leur silence, l'acceptation naïve et quasi complice de voir le Gabon à nouveau dirigé par un candidat, seul convaincu "d'incarner la rupture", alors même que tout porte à nous indiquer le contraire? Il ne suffit pas de dénoncer la direction du pays par une seule famille depuis 50 ans; ce qui importe, c'est le bilan de ces multiples décennies. Aussi, que l'on soit se revendique membre du parti au Pouvoir (PDG) ou non, il semble tout de même que sous l'ère de" Bongo-père", nous avions encore quelques acquis, mais il devient impossible de taire la dégradation dans laquelle sombre désormais notre pays, le GABON: -dépravation des mœurs (les sectes présentées comme des ascenseurs sociaux de prédilection, la banalisation de certaines pratiques, le massacre des populations à des fins rituelles, et j'en passe…) -Régression économique impressionnante: alors même que le pays s'est toujours targué de disposer de ressources naturelles conséquentes (pétrole, bois, uranium, et autres…), en comparaison avec certains autres Etats africains, l'accès à l'eau et à l'électricité y devient de plus en plus aléatoire, par exemple. En effet, le pays est marqué par des coupures d'eau et d'électricité intempestives… Lourd et triste tableau que voici, n'est-ce pas? Devant ce triste décor qui décrit la situation actuelle du pays, gardons-nous tout de même d'oublier que le Gabon dispose d'un potentiel humain indéniable dans lequel "Bongo-père" a tout de même investi": la JEUNESSE, selon la formule consacrée, "la Jeunesse est sacrée". Une jeunesse formée et volontaire. Alors, revenant à notre interrogation de départ, encore une fois, Ou sont les HOMMES? Derrière cette question retentit volontairement ou pas cette autre: QUI ENVERRAI-JE? En somme, ces "leaders politiques" resteront-ils à contempler leur nombril, à nourrir leur égo se félicitant de leur participation à une élection à la magistrature suprême, ou se joigneront-ils à l'action populaire afin de soutenir ensemble, l'espoir d'un début d'alternance politique au GABON? Chers amis, je vous le déclare clairement, je ne porte aucune couleur politique, je ne suis pas pro PING, mais aujourd'hui, j'alerte chacun et chacune sur le fait qu'au lendemain de la proclamation de ces résultats FAUX et HONTEUX, la communauté internationale a les regards braqués sur le Gabon, mieux, pour une fois, nous avons la chance de vivre dans un environnement politique international favorable à l'alternance au Gabon: -Aux USA, BaracK OBAMA est encore au pouvoir pour quelques mois et, chacun sait quel intérêt il accorde à la souveraineté de chaque peuple à choisir librement le candidat qui le dirige. -En France, (bien que refusant personnellement tout risque d'ingérence politique), le Pouvoir déclare sans ambiguïté son scepticisme à l'égard des résultats annonçant la victoire d'Ali BONGO. Qu'en sera-t-il cependant dans quelques mois, si la Droite revient au pouvoir, ayant en mémoire les félicitations promptement adressées par la France au même Ali Bongo lors de son élection contestée de 2009? -PING a déjà présidé l'Union africaine (UA), l'équivalent, si on le concède de l'Union européenne (UE), même si, les experts seront d'accord avec moi, pour dire que la comparaison est très grossière. Ce Candidat, disais-je, a l'expérience des relations internationales, ayant présidé une institution multilatérale. Il sait l'impératif de relever le Gabon afin qu'il participe activement au Concert des nations (du moins, on l' espère) en lui rendant sa fierté et l'urgence de placer chaque gabonais à l'abri de la peur quelque soit son origine ethnique. Alors, vite, Hâtons-nous de soutenir, de relayer le message, d'accompagner le processus démocratique au Gabon au-delà des clivages politiques, et des origines ethniques. Hâtons-nous de soutenir la "Vague jaune", que dis-je "la "Révolution jaune", par allusion à la révolution Orange en Ukraine, dans l'espoir d'une alternance politique, pour le respect du Droit du peuple gabonais à choisir librement celui qui le dirige. Que ceux qui ont des oreilles, entendent…
Gautheny Jeremie (non vérifié)
Merci pour cela Afrique Education. Sil vous plait, soyez toujours du coté du juste. Ça ne fera peu etre pas de vous le plus lu des journaux mais c'est chez vous que les gens iront pour avoir "LA VERITE" des faits. Merci
Roger Mbang (non vérifié)
Cette histoire du gabon nous fatique et nous divise pour rien, que ce soit BOA et J.Ping,ils sont tous les enfants putatifs de leur pére. Et les deux freres se disputent le leadership famillial.cette lutte doit être tranchée par leur Dieu maxon la France. Domage pour nous autres qui croyons à la démocratie
Roger Mbang (non vérifié)
Cette histoire du gabon nous fatique et nous divise pour rien, que ce soit BOA et J.Ping,ils sont tous les enfants putatifs de leur pére. Et les deux freres se disputent le leadership famillial.cette lutte doit être tranchée par leur Dieu maxon la France. Domage pour nous autres qui croyons à la démocratie

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