TOGO : Une fois de plus, l'opposition (radicale) a eu tout FAUX

L'opposition (radicale) togolaise du C-14 est-elle la plus bête de l'Afrique ? On l'entend dire dans certains milieux. Pas très faux. En effet, elle compte, en son sein, d'aveugles jusqu'auboutistes qui la conduisent à sa perte. Après les élections du 20 décembre où elle devait se tailler sa place pour continuer son combat, de façon démocratique, dans le cadre des institutions républicaines, là voilà qui a choisi la voie de la marginalisation et, donc, de la rue, de la confrontation, où elle n'a aucune chance de faire face à l'Etat qui est là pour préserver l'ordre, la paix, le bien-être et la sécurité des biens et des personnes. Si elle était dirigée par des personnes imprégnées de principes démocratiques (qu'elle réclame des dirigeants de l'Etat), les chefs de partis qui la représentent devraient, tous, démissionner de leur fonction ou, au mieux, remettre leurs mandats à la disposition de leurs militants. Le feront-ils ? Que non ! Ils refusent de s'administrer la potion politique qu'ils souhaitent, autoritairement, imposer au président, Faure Gnassingbé, dont les mandats à la tête de l'Etat et de l'UNIR sont, tous, légitimes, car obtenus, démocratiquement.

L'Union pour la République (UNIR, parti fondé par Faure Gnassingbé) a, donc, obtenu 59 des 91 sièges à l’Assemblée nationale, lors des élections législatives du 20 décembre boycottées par la principale coalition de l’opposition, selon des résultats officiels provisoires, qui semble-t-il, ne vont plus bouger.

Sans les principaux partis de la C-14, qui veulent non-démocratiquement déloger Faure Gnassingbé du Palais pour s'y installer autoritairement. Ces 14 partis avaient dénoncé des "irrégularités" dans la préparation du scrutin. On a la preuve, aujourd'hui, que la majorité présidentielle n'a pas fraudé, sinon, UNIR ne perdait pas trois sièges par rapport à la dernière législature. Le parti présidentiel espérait même remporter les 4/5 des sièges au Parlement (73 sièges contre actuellement 62) pour faire passer, aisément, une réforme constitutionnelle autorisant le président, Faure Gnassingbé, à se représenter en 2020 et 2025. En utilisant d'autres combinaisons, cette réforme finira par passer, mais, elle aurait été, pratiquement, difficile à valider si les 14 partis radicaux participaient aux élections législatives.

Ce que certains Togolais et Togolaises refusent de comprendre, c'est qu'ils ont la chance d'avoir à la tête de leur pays, le moins mauvais président de la sous-région. Ce serait insensé de l'envoyer à une retraite anticipée juste parce que le nom « Gnassingbé » dirige le Togo depuis une cinquantaine d'années. Cet argument est anticonstitutionnel. Tout simplement. Il est fondé dans une approche de politique politicienne de bas étage. Sans plus.

L’Union des forces de changement (UFC) de l’ex-opposant historique, Gilchrist Olympio (sur notre photo avec Faure Gnassingbé), est arrivée en deuxième position avec six députés et d’autres partis dont OBUTS d'Agbeyomé Kodjo, ancien premier ministre et ancien président de l'Assemblée nationale après un passage remarqué au Port autonome de Lomé, qui revient sur la scène avec trois députés dont Agbéyomé lui-même.

Dix listes d’indépendants, ont obtenu 18 sièges.

La CENI a été irréprochable. Les observateurs de l'Union africaine et de la CEDEAO (qui a retiré leur mandat aux facilitateurs Alpha Condé et Nana Addo-Akufo parce qu'il n'y a plus de match à arbitrer), ont dit la vérité en parlant de scrutin consensuel et de bonne facture. L'exemple du Togo (malgré ses insuffisances) devrait inspirer d'autres pays africains. On n'a pas besoin de soutenir le régime en place pour le dire : si l'Afrique évolue (démocratiquement) de cette façon, elle n'a pas besoin de recevoir des leçons de démocratie de qui que ce soit.

Au total, 850 candidats issus de 130 listes (105 pour 12 partis politiques et 25 pour les indépendants) ont pris part à ces élections. Le taux de participation officiel est de près de 60% d'électeurs inscrits.

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