Ali Bongo Ondimba

C'est la question à laquelle répond le numéro 480 d'Afrique Education en vente, dès vendredi, 6 septembre, au Gabon et, de manière générale, chez les bons marchands de journaux d'autres pays. Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, fait, d'ailleurs, la pleine page de couverture dudit numéro. En bas de couverture, le chef des sécessionnistes camerounais, Sisiku Ayuk Tabe, qui vient d'écoper de la prison à vie pour ses « oeuvres » en Ambazonie, sa "République" virtuelle.

La justice gabonaise va examiner, le 26 août 2019, en appel, la demande déposée par une dizaine d'opposants d'une expertise médicale du président, Ali Bongo Ondimba, pour estimer s'il est apte ou non à exercer ses fonctions de président de la République chef de l'Etat. Après avoir été victime, il y a 10 mois d'un AVC, en Arabie Saoudite, il a repris ses activités à la tête de l'Etat, mais, pas au rythme qui était le sien avant la survenue de la maladie, d'où la raison de la polémique qui a, progressivement, été amplifiée au fur et à mesure que des chefs d'Etat étrangers, venaient lui rendre visite, mais, sortaient, seuls, sans lui, pour rencontrer la presse, une fois le tête à tête terminé. Pour les partisans du chef de l'Etat, l'opposition qui n'a pu accéder au pouvoir par la voie des urnes, tente d'utiliser la voie judiciaire, à défaut de celle des armes : un coup d'état manqué avait failli changer le cours de l'histoire du Gabon le 7 janvier 2019 alors que le président suivait sa convalescence au Maroc.

Les Librevillois sont en danger, les ordures ménagères s'accumulant sur les trottoirs depuis plusieurs jours à cause de la grève lancée par les sociétés chargées de les ramasser. Comme c'est souvent le cas, il s'agit d'une affaire où les uns et les autres se renvoient la balle, après que ces derniers aient consommé les surplus de ladite surfacturation. L'affaire est d'autant plus embarrassante qu'elle n'épargnerait pas certains anciens collaborateurs du Palais du Bord de Mer dont quelques-uns ne sont d'ailleurs plus au pays.

Que le temps passe vite. C'est hier que l'Afrique pleurait le deuxième président du Gabon, le patriarche, El Hadj Omar Bongo Ondimba, disparu, sans l'annoncer, à la clinique Quiron, à Barcelone, un certain 8 juin 2009. Ce mauvais jour pour les Gabonais et les Gabonaises (et les amis du Gabon) qui aimaient, véritablement, leur président, a continué à troubler leurs nuits de sommeil alors même que la gouvernance du pays changeait de main. Dix ans après, le bilan n'est pas reluisant. Mais, il faut s'empresser de dire qu'il y a de l'espoir : les prédateurs du Gabon sont partis. Le pays est, aujourd'hui, entre les mains de ses véritables fils et filles. Soutenu par sa tendre épouse, Ali Bongo Ondimba a pris la mesure de ses erreurs passées, erreurs pardonnées par ses compatriotes sauf les revanchards : Il met, désormais, le cap sur une gouvernance moderne à l'image de l'homme d'Etat où le centre d'intérêt sera le Gabon. Rien ne sera plus comme avant.

Coup de tonnerre à Libreville en pleine saison sèche ! Le président, Ali Bongo Ondimba, a limogé, mardi, 21 mai, dans la soirée, le vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, et le ministre d'Etat chargé des Forêts, Guy Bertrand Mapangou. Un acte fort pour quelqu'un que l'opposition disait mourant. Ancien candidat à l'élection présidentielle d'août 2016, Pierre Claver avait reconnu la victoire d'Ali alors que celle-ci était, encore, fortement, contestée par l'opposition et la société civile. Homme courageux comme il en existe très peu au Gabon, « l'enfant terrible de la classe politique gabonaise », comme le qualifiait le patriarche Ondimba, a été récompensé du prestigieux poste de vice-président de la République, alors même que son fils, Biendi Maganga Moussavou, siège comme ministre dans les gouvernements formés après la présidentielle de 2016. Quant à Guy Bertrand Mapangou, c'est un intime du président de la République, qui appartenait à son cercle fermé. Venu dans ses bagages au Palais du Bord de Mer, après avoir officié comme secrétaire général du ministère de la Défense où Ali Bongo Ondimba était resté dix ans comme ministre, avant de faire acte de candidature à la présidence de la République en 2009, Guy Bertrand Mapangou était considéré comme le proche parmi les plus proches qui pouvait rester aux côtés d'Ali après que tous les autres eurent trahi le président. C'est pour dire que prendre ces deux décisions, n'a pas été chose facile pour le chef de l'Etat.

Après le président du Togo, Faure Gnassingbé, mardi, 7 mai, dernier, c'est au tour du président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, d'être venu s'enquérir, à Libreville, de l'état de convalescence de son cadet, Ali Bongo Ondimba. Que n'avait-il pas entendu sur l'état de santé de ce dernier contre qui on allait jusqu'à demander la mise en place du processus de vacance du pouvoir ! Pourtant, la personne avec laquelle le chef de l'Etat ivoirien a discuté, aujourd'hui, est loin d'être le grabataire dont on parlait dans les réseaux sociaux et encore moins le sosie du fils du patriarche Ondimba. C'est bel et bien Ali Bongo Ondimba en chair et en os qui a devisé avec son aîné de Côte d'Ivoire. Des retrouvailles qui, après celles avec Faure Gnassingbé, vont, sans doute faire taire l'opposition. Définitivement.

Avant de parler des questions d'Etat, il faut d'abord dire que Faure Gnassingbé et Ali Bongo Ondimba, sont deux frères, qui s'apprécient et se soutiennent, mutuellement, quand il le faut. Les deux chefs d'Etat vouent le même amour pour le continent africain qu'ils servent de toutes leurs forces. C'est ainsi qu'ils avaient organisé, fin juillet 2018, à Lomé, en tant que présidents de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale), le tout premier sommet pour combattre le djihadisme et l'extrémisme violent, qui essaient de déstructurer nos sociétés. Faure Gnassingbé et Ali Bongo Ondimba, jeunes chefs d'Etat de la même génération, vibrent au même diapason et ont la même vision de l'Afrique. En venant rendre visite, à Ali, à Libreville, mardi, 7 mai, six semaines, après son retour du Maroc où il était parti suivre une rééducation de près de quatre mois, Faure Gnassingbé fait les choses comme le lui avait appris son prédécesseur, le Sage Gnassingbé Eyadèma. Une très bonne école !

Une certaine catégorie de politiciens gabonais va très mal passer la nuit aujourd'hui. Et pour cause, Ali Bongo Ondimba n'est pas dans le coma, à l'étranger, comme ils l'espéraient ou le disaient. Il se porte même bien et est présent à Libreville. Il a reçu, ce lundi, 29 avril, le premier ministre, Julien Nkoghe Bekalé, à Libreville, pour une séance de travail, a-t-il annoncé, lui-même, sur son compte Twitter.

C'est ce samedi, 23 mars, que le président, Ali Bongo Ondimba, est, définitivement, rentré, à Libreville, après cinq mois passés à se faire soigner, respectivement, en Arabie Saoudite et au Maroc, suite à un AVC qui l'avait frappé, fin octobre, alors qu'il se trouvait à Riyad, en Arabie Saoudite.

Rentré au Gabon dans la nuit de dimanche à lundi, 25 février, le président, Ali Bongo Ondimba, est retourné, 48 heures plus tard, au Maroc, pour poursuivre ses soins, qui lui permettent, maintenant, de marcher et de s'exprimer, correctement, après un violent accident vasculaire cérébral (AVC) qui l'avait frappé, le 24 octobre, à Riyad, en Arabie Saoudite.

Après avoir passé un mois de convalescence bien rempli, à Rabat, à l'invitation de son frère, le roi, Mohammed VI du Maroc, le chef de l'Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba, sera de retour, cette nuit, à Libreville. Il ne s'agit pas d'un poisson d'avril ni d'un scoop à la facebook ou twitter, mais, d'une information puisée à bonne source. Le chef de l'Etat sera accompagné de la première dame, Sylvia Bongo Ondimba, et d'autres membres proches de leur famille. La délégation comptera, aussi, le directeur de cabinet du président de la République, le secrétaire général de la présidence, ainsi que, des conseillers et collaborateurs du cabinet présidentiel dont il n'est pas utile de citer les noms.

Dieu est grand ! Ceux qui disaient que le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, était, politiquement, hors jeu, en ont eu pour leur grade. Coup sur coup, il vient de leur prouver le contraire, en montrant qu'il suit de très près les affaires de l'Etat du Gabon dont il a la charge. Contre toute attente, il a mis fin aux fonctions de Franck Emmanuel Issoze Ngondet que d'aucuns considèrent (à tort ou à raison) comme un félon. Le président vient tout aussi de surprendre à un autre niveau. Alors que tout le monde l'annonçait parti, il a maintenu dans ses fonctions de directeur de cabinet civil et politique du président de la République (au moins provisoirement), le très controversé, Brice Laccruche Alihanga, ainsi que, l'ensemble de ses collaborateurs. Qui peut encore dire que Ali Bongo Ondimba ne contrôle pas la situation ?

Le principal opposant du Gabon, Jean Ping, a franchi la "ligne rouge" en appelant "à la confrontation" avec le régime, selon la porte-parole du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), Estelle-Flore Angangou, considérée comme l'une des plus farouches gardiennes de choc du « distingué camarade président », actuellement, en convalescence avancée, à Rabat, au Maroc.

Pour ce numéro double 471-472, nous avons hésité entre deux couvertures : Ali Bongo Ondimba dont l'état de santé venait de mobiliser l'attention de toute l'Afrique et de la communauté internationale, et le dictateur 5 étoiles du Congo-Brazzaville. Pour des raisons de sympathie non déguisée, Ali Bongo Ondimba a été choisi pour faire la pleine page dudit numéro.

C'est ce jeudi, 29 novembre, matin, que le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, et la première dame, Sylvia Bongo Ondimba, sont arrivés, à Rabat, au Maroc, pour un séjour de convalescence et de rééducation. La survenue du couple présidentiel à Rabat est la réponse donnée à une requête expresse du roi, Mohammed VI, qui est le frère du président, Ali Bongo Ondimba.

C'est la clinique royale de Rabat qui, finalement, accueillera le chef de l'Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba, pour la deuxième partie de son traitement qui sera, beaucoup plus, axée sur la rééducation, le malade ayant récupéré presque tous ses sens. Les Gabonais peuvent remercier la clinique King Faysal de Riyad car le « distingué camarade » du PDG partait pour l'éternité. Maintenant, ils sont sûrs et certains que dans quelques semaines ou mois, il leur reviendra en chair et en os, pour ré-occuper son fauteuil présidentiel au Palais du Bord de Mer.

Le dictateur est (vraiment) à la manœuvre. Son fort, en général, c'est de savoir anticiper, c'est de sentir des opportunités et agir en conséquence avant tout le monde. Profite-t-il de l'état de santé précaire de son jeune homologue du Gabon, Ali Bongo Ondimba, pour tenter de lui régler (définitivement) son compte ? Toujours est-il que le bal des opposants et ennemis du président gabonais qu'il a organisé, ces derniers jours, à Paris, en marge de son séjour pour le Centenaire de l'Armistice, montre qu'il a un (odieux) plan dans la tête, lui qui ne fait rien pour rien.

Ike Ngouoni, le porte-parole de la présidence de la République gabonaise s'est, déjà, exprimé le 28 octobre sur l'absence du président, Ali Bongo Ondimba. Il a ajouté que seul le Palais du Bord de Mer était habilité à rendre publiques des informations sur la santé de la première institution du pays. Les médecins, à Riyad où est interné le président, ont diagnostiqué une « fatigue sévère » et prescrit un repos prolongé. Les propos du collaborateur du chef de l'Etat sont, suffisamment, limpides pour que l'on n'en rajoute pas sauf si on est un ennemi du Gabon, qui s'ignore.

Une grosse et inattendue fatigue vient de contraindre le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba (ABO), à s'absenter à deux importantes rencontres internationales. Il s'agit du « Davos du désert », en Arabie Saoudite, et au Sommet de la CEMAC, à N'Djamena, au Tchad.

Pour la toute première fois, les chefs d'Etat de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) et de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) ont tenu un Sommet commun pour mettre sur la table la question du terrorisme islamique et du djihadisme, qui sévit dans cette partie du continent. Organisé, le 30 juillet, à Lomé, au Togo, ce Sommet a été co-présidé par Faure Gnassingbé en tant que président en exercice de la CEDEAO, et son homologue du Gabon, Ali Bongo Ondimba, président en exercice de la CEEAC.