Bangui

Maintenant, les affrontements entre groupes armés, ont atteint la capitale Bangui. A son arrivée à la tête du pays, il y a deux ans, deux départements, seulement, sur seize étaient sous l'emprise des milices. Aujourd'hui, quatorze sur seize sont régis par ces forces négatives. La ville de Bangui qui a un statut spécial est, logiquement, sécurisée par la présence de la Minusca. Mais, les massacres qui commencent à l'affecter poussent à se poser la question de l'efficacité d'une telle présence. Plus grave : certains pays à l'instar du Gabon ont engagé le retrait de leur contingent de la Minusca. En langage diplomatique, cela veut dire que le pouvoir centrafricain a échoué à ramener la paix dans le pays. On en tire, donc, les conséquences. En effet, les pays de la sous-région participent, depuis de très longues années, à la résolution de la crise centrafricaine, sans voir le moindre résultat. Au contraire, la situation ne fait que s'envenimer. A quoi bon continuer à faire des efforts qui ne servent, strictement, à rien ? Du coup, la question de l'absence de leadership à la tête de l'Etat, commence à être posée avec insistance. Il ne faut plus éluder ce problème, mais, plutôt, y trouver une solution car le temps passé à tourner en rond, coûte cher à tout le monde.

Une altercation entre deux groupes d'"autodéfense" a fait quatre morts, ce lundi, 11 décembre, dans le quartier du PK5, à Bangui. La capitale devenant un lieu de règlement de comptes, aucune partie du pays n'est plus en sécurité.

Le pape François a quitté lundi, 30 novembre, Bangui, pour Rome, au terme d'une tournée africaine, qui l'a conduit, au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique, dernière étape d'un périple que d'aucuns voulaient rayer de son agenda, mais qu'il a maintenue, par la grâce de Dieu. Et il a eu raison.

La visite du pape, François, en Afrique, est très attendue par les fidèles centrafricains.

Bangui a connu de violents affrontements, ce jeudi, 29 octobre, opposant les Sélékas aux Anti-Balakas. Des tirs nourris ont retenti, pendant plusieurs heures, avant l'intervention des Forces onusiennes. Le bilan n'est pas encore connu.

Le Centrafrique vient, une fois de plus, de se distinguer de la plus mauvaise des manières. Dix morts et des dizaines de blessés, ce samedi, 26 septembre, à Bangui.