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Burkina Faso

La Cour de cassation française s'est penchée, mardi, 21 mai, sur le recours de François Compaoré contre son extradition vers le Burkina Faso où la justice le réclame. Frère de l'ex-président déchu, Blaise Compaoré, il est mis en cause, notamment, dans l'enquête sur l'assassinat, en 1998, du journaliste Norbert Zongo. La disparition de ce dernier avait provoqué un véritable malaise dans le pays où ce genre d'assassinat, généralement, attribué au régime, n'était, jamais, élucidé. Il était mis dans la rubrique « Pertes et Profits ». Très mal en point, Roch Marc Christian Kaboré qui a succédé à Blaise Compaoré et qui compte se représenter, en 2020, alors que son bilan à la tête du pays, n'est pas très élogieux, se doit de tout faire pour calmer certains mécontentements. Les choses vues sous cet angle, l'extradition de ce sbire de l'ancien régime auprès de la justice burkinabé, ne serait pas une très mauvaise affaire pour Roch car le procès qui s'engagerait avant l'élection présidentielle, ne pourrait lui faire que du bien.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a chaud, en ce moment. C'est comme si les djihadistes avaient signé sa perte. En effet, ils ne lui laissent plus un petit espace de respiration, ce qui commence à constituer un vrai problème, quelques mois avant la tenue de l'élection présidentielle de la fin de l'année prochaine.

La Sud-Coréenne secourue en même temps que les otages français dans le Nord du Burkina Faso est une «simple touriste», jure-t-on à l'Ambassade de la Corée du Sud à Paris. Sans rire. Il en serait de même de l'Américaine dont on sait très peu de choses dans la mesure où elle a, immédiatement, été exfiltrée (ni vue ni connue) par les forces américaines venues la récupérer au Burkina Faso. Elle n'avait même pas eu le temps de saluer Roch Marc Christian Kaboré, le président du Burkina Faso, qui avait tenu à rencontrer les otages pour leur communiquer l'affection du peuple burkinabé après cette opération. L'Américaine et la Sud-Coréenne avaient été enlevées alors qu'elles passaient, en voiture, la frontière entre le Bénin et le Burkina Faso. Mais, chose curieuse : les gouvernements américain et sud-coréen n'avaient jamais (jamais) communiqué sur leur rapt (sauf peut-être de façon interne), jusqu'à ce que l'opération des Forces spéciales françaises, vienne faire sauter le couvercle du secret qui entourait cette affaire.

Patrick Picque et Laurent Lassimouillas avaient été enlevés le 1er mai dernier. Ils viennent d'être libérés après dix jours de captivité. Mais l'opération bien que réussie ne s'est pas déroulée sans dommage. Malheureusement. Deux militaires français ont été tués au cours de celle-ci. L'Elysée et la ministre des Armées, Florence Parly, ont salué la mémoire de ces deux militaires morts pour la France. Un hommage sera organisé Aux Invalides dès le rapatriement de leurs dépouilles.

Soixante-deux personnes ont été tuées entre dimanche, 31 mars, et mardi, 2 avril, lors d'attaques djihadistes suivies d'affrontements inter-communautaires dans la commune d'Arbinda, dans le Nord du Burkina Faso, à la frontalière du Mali, selon un nouveau bilan annoncé, mercredi soir, par le ministre de l'Administration territoriale. Ce lourd bilan survenu près de deux mois, après la réorganisation de l'armée avec la nomination d'un nouveau chef d'état-major et d'un nouveau ministre de la Défense, montre que d'autres mesures fortes sont nécessaires afin que les djihadistes ne continuent pas, impunément, à semer la terreur au sein des populations de toute cette région. On se rend compte que l'armée burkinabé n'est pas apte à assurer la sécurité de tout le territoire, ce qui risque de déboucher sur le phénomène qu'on observe, aujourd'hui, au Mali où la faiblesse de l'armée et l'absence de l'Etat, au Nord et au Centre du pays, font le nid du djihadisme.

Le référendum constitutionnel devant ouvrir la voie à un régime semi-présidentiel au Burkina Faso et initialement prévu ce dimanche, 24 mars, devra être "reporté sine die", a indiqué mercredi soir une source de la commission électorale.

Le Ministre burkinabè de la Défense, Chérif Sy, a incriminé l'ex-président de l'Assemblée ivoirienne, Guillaume Soro, dans son témoignage, mercredi, 13 mars, au procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso.

Invité d'honneur du 26e Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou), le Rwanda était représenté, lors de la cérémonie finale de remise de trophées, samedi, 2 mars, à Ouagadougou, par son président, Paul Kagame. L'ancien président en exercice de l'Union africaine (UA) n'y était pas venu par hasard. Car, avant lui, à l'ouverture du Festival, le président de la Commission de l'UA, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, avait fait entendre la voix de l'organisation panafricaine à travers un soutien financier qu'elle apportera, désormais, au cinéma africain. Il faut dire que si le Fespaco est le plus célèbre et l'un des plus anciens festivals du cinéma en Afrique, on en compte, qui ont, aussi, leur place. C'est, par exemple, les Ecrans Noirs au Cameroun et les Journées cinématographiques de Carthage en Tunisie.
Paul Kagama n'a pas fait le voyage pour rien. Sa présence à Ouagadougou lui a permis de remettre en mains propres, aux côtés de son homologue, Roch Marc Christian Kaboré, l'Etalon d'Or de Yennenga à son jeune compatriote, Joël Karekezi, pour son film, « The Mercy of the jungle » (La miséricorde de la jungle).

Cet homme de très grande expérience s'appelle Christophe Dabiré. Au départ, ils étaient quatre prétendants pour la primature avant que le président de la République, Roch Marc Christian Kaboré, ne jette son dévolu sur Christophe Dabiré.

Environ, deux mille militaires des forces armées de 33 pays d'Afrique, d'Europe et d'Amérique, ont entamé, lundi, 18 février, à Kamboinssin, près de Ouagadougou, des manœuvres visant à renforcer leurs capacités opérationnelles dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

C'est le quitte ou double du président, Roch Marc Christian Kabore, qui doit montrer sa capacité à pouvoir vaincre la rébellion qui crée pleurs et désolation dans le Nord du pays, alors qu'il prépare une importante échéance électorale, à la fin de 2020. N'ayant pas droit à l'erreur sur le plan de la sécurité qui sera déterminante dans le jugement des électeurs burkinabé, il a procédé à une vaste réorganisation à la tête de l'armée, en nommant une série de nouveaux chefs militaires. Mais, déjà, son armée a connu un grand succès, cette semaine, en « neutralisant » près de 200 djihadistes dans le Nord du pays.

Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, a nommé, lundi, 21 janvier, un nouveau premier ministre en la personne de Christophe Joseph Marie Dabiré, après la démission du gouvernement, il y a trois jours, au moment où la principale préoccupation du président reste sa réélection fin 2020 pour un deuxième mandat, à la tête de l'Etat. Ancien ministre de Blaise Compaoré, Christophe Dabiré est un homme très posé, très calme, très réfléchi, très pondéré. Sera-t-il l'homme qu'il fallait à cette place ? On l'espère, vivement, pour Roch Marc Christian Kaboré à un moment où il entre dans une dernière ligne droite avant campagne. Homme très expérimenté, rompu à l'école de la performance, Christophe Dabiré connaît (et accepte) sa mission : aider son mentor à gagner la prochaine présidentielle.

A défaut de s'éterniser au pouvoir comme son (illustre) prédécesseur, Blaise Compaoré, aujourd'hui, en exil (in)volontaire en Côte d'Ivoire, le président, Roch Marc Christian Kaboré, souhaite faire, au moins, un deuxième mandat, à la tête du Burkina Faso. La prochaine élection présidentielle devant être organisée, fin 2020, il est temps de s'organiser à cet effet, d'où la démission de l'actuel premier ministre, Paul Kaba Thiéba, qui, après avoir été l'homme de la situation, au lendemain de la victoire de Roch Marc Christian Kaboré, au regard de sa maîtrise des dossiers économiques et sociaux, ne l'est, visiblement, pas dans le domaine de la défense et de la sécurité où le pays présente, énormément, de failles. Or, la prochaine présidentielle risque de se jouer à ce niveau.

Coup de tonnerre dans la salle d'audience du tribunal militaire de Ouagadougou. Accusé d'être le commanditaire du coup d'état de septembre 2015, ce qu'il a, toujours, démenti, totalement, le général, Gilbert Diendéré, a demandé « pardon », ce mercredi, 5 décembre, matin, aux victimes. Est-il traversé par l'esprit saint pour qu'il redescende, ainsi, sur terre, après avoir donné l'impression qu'il était insensible à la douleur des victimes ? Cette question, pour l'heure, demeure sans réponse.

Chargé de l'exécution de coups bas sous le régime de Compaoré, le général, Gilbert Diendéré, depuis la perte du pouvoir par son mentor, n'assume plus rien. Devenu orphelin après la fuite de Blaise Compaoré en Côte d'Ivoire, il a tout fait pour l'aider à revenir au pouvoir sans succès, y compris, par des moyens anti-démocratiques, objet de sa comparution, ce lundi, 26 novembre, devant le tribunal militaire de Ouagadougou. Mais, avec toute la lâcheté qui le caractérise depuis la dissolution du RSP (Régiment de sécurité présidentielle) dont il était le chef, régiment qui faisait la pluie et le beau temps, il a nié avoir été le cerveau de la tentative de coup d'état de 2015. A-t-il convaincu le tribunal ?

Il en a une peur bleue, de l'extradition. Celui qu'on nommait vice-président quand son frère, Blaise Compaoré, officiait comme président de la République du Burkina Faso. Aujourd'hui, le vent a tourné et François Compaoré a fui le pays (comme son frère Blaise) avant d'être rattrapé par la justice française. Ce mercredi, 13 juin, justement, cette justice française décidera de son sort, après qu'il a été mis en cause dans l'enquête sur l'assassinat du journaliste, Norbert Zongo, en 1998. Une affaire que le clan Compaoré ne recommencerait plus si c'était à recommencer.

A l'occasion de la clôture des activités marquant les 50 ans du Conseil africain et malgache pour l'enseignement supérieur (CAMES), vendredi, 1er juin, dans la salle des Conférences de Ouaga 2000, des chefs d'Etat de la sous-région sont les invités du président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Devraient être présents à cette cérémonie, les présidents, Macky Sall, du Sénégal, Idriss Deby Itno, du Tchad, Alpha Condé, de la Guinée et, Faure Essozimna Gnassingbé, du Togo. Après 50 ans de fonctionnement, le CAMES a bien rempli sa mission au niveau de la qualification des enseignants et chercheurs africains, qui n'ont plus besoin de passer leur agrégation en France, mais, a échoué dans la mise en place de la revue sur la pharmacopée traditionnelle, qui aurait pu aider l'Afrique à se doter d'une industrie du médicament.

La Chine et le Burkina Faso ont annoncé, samedi, 26 mai, le rétablissement de leurs relations diplomatiques dans un communiqué conjoint signé par Wang Yi, conseiller d'Etat et ministre des Affaires étrangères de la Chine, et Alpha Barry, ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso. Un coup de poignard dans le dos de Taïwan. Cela dit, les pays n'ont pas d'amis, ils n'ont que les intérêts. Les projets de développement de la sous-région du Sahel financés par la Chine populaire, ne pouvaient intégrer le Burkina Faso à cause de sa proximité diplomatique avec la petite Chine, surnommée, la « petite sœur insolente ». Le Burkina Faso a pesé le pour et le contre, avant de choisir la Grande Chine même si du côté de Taïwan, on était prêt à faire beaucoup plus dans la coopération, après la visite, à Taipeh, du président, Roch Marc Christian Kaboré, avant la fin de cette année.

Le Burkina Faso a rompu ses relations diplomatiques avec Taïwan, qui apportait une aide importante au pays en échange de son soutien diplomatique, a annoncé, jeudi, 24 mai, le ministre des Affaires étrangères Alpha Barry. Après le Sénégal sous Abdoulaye Wade, en octobre 2005, le Burkina Faso dirigé par Roch Marc Christian Kaboré choisit la République populaire de Chine dont la condition pour coopérer avec elle est de cesser tout lien de partenariat avec la « petite sœur insolente ».

Des hommes armés ont ouvert le feu ce 2 mars 2018 aux environs de 10h sur plusieurs sites dans le centre-ville à Ouagadougou, au Burkina Faso. L’état-major des armées, l’ambassade de France, et d'autres sites stratégiques sont les plus ciblés. On ne sait pas, encore, si cette attaque est liée au procès des ex-putschistes (généraux Gilbert Diendéré et Djibril Bassolé) qui a été reporté, il y a deux jours, à une date ultérieure. Ce n'est pas impossible. Le bilan, lui, est très lourd : au moins, 28 morts et de dizaines de blessés.

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