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Président de l'Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, le professeur, Georges Haddad, ne fait rien comme ses autres collègues. Une fois de plus, il vient de frapper fort, en délivrant, ce lundi, 10 décembre, coup sur coup, trois doctorats honoris causa à trois éminents professeurs : l'Américano-Canadienne, Natalie Zemon Davis, de l'Université de Toronto, l'Allemande, Gesine Schwan, de l'Europa-Universität Viadrina Frankfurt et l'Israélien, David Schmeidler, de l'Université de Tel Aviv.
Cette cérémonie de remise des insignes et du diplôme de docteur honoris causa s'inscrivait, elle-même, dans le cadre de la première édition des Assises de la recherche que Paris 1 organisera du 10 au 15 décembre. « Si la recherche est un miroir, ces assises espèrent en refléter la vitalité et la diversité. Elles rappelleront, également, le rôle que doit jouer l'université dans la Cité et faire vivre notre devise : 'Hic et ubique terrarum (Ici et partout sur la terre)' », écrit Georges Haddad, dans la brochure intitulée « Recherche et excellence : Un regard sur le monde », éditée pour la circonstance.

Afrique Education l'avait dit en son temps : après le départ, en 1997, de son très dynamique secrétaire général, le Canadien, Jean-Louis Roy, l'OIF (Organisation internationale de la francophonie) était devenue comme une « maison de retraite », sous les cinq ans de la direction de l'Egyptien, Boutros Boutros-Ghali. Après l'éviction de ce dernier, en décembre 2002, par le « Groupe » Afrique mené de main de maître, à l'époque, par le défunt patriarche gabonais, Omar Bongo Ondimba, l'erreur fatale fut la désignation à ce poste de l'ancien président sénégalais, Abdou Diouf. Car de « maison de retraite », l'OIF connut, carrément, un enterrement première classe pendant les treize ans (2002 à 2015) de son mandat. Plus grave, au lieu de partir au bout de huit ans, à l'issue de deux mandats, il négocia un troisième auprès des Français et Canadiens, piétinant au passage, les règles de fonctionnement de la Maison. Après que l'âge eut raison de lui et qu'il décida d'aller, enfin, finir ses derniers jours à Dakar où il vit actuellement, beaucoup pensèrent qu'en élisant la Canadienne, Michaelle Jean, à ce poste alors que le Congolais, Henri Lopès, grand écrivain de surcroît, affichait un meilleur profil, l'OIF allait retrouver son dynamisme comme sous l'autre Canadien, Jean-Louis Roy. Les francophones n'ont que leurs yeux pour pleurer.

L'ex-première dame ivoirienne, Simone Gbagbo, actuellement, jugée pour crimes contre l'humanité, a demandé, mardi, 21 juin, lors d'une audience, que progresse l'enquête (qui piétine) sur la disparition, en 2004, à Abidjan, du journaliste franco-canadien, Guy-André Kieffer, dans laquelle elle est citée.