Etats-Unis

Le policier accusé d'avoir asphyxié Eric Garner, mort après une interpellation musclée en 2014, à New York, dans une affaire qui avait scandalisé le mouvement #BlackLivesMatter, a été licencié, a annoncé, lundi, 19 août, le chef de la police new-yorkaise.

· Hommage ? Sans voix à l'annonce de son décès, je suis incapable de m'exprimer longuement à propos de cette Grande Dame African American, immense écrivaine et critique littéraire perspicace, Prix Nobel de Littérature dont certains ouvrages devraient être au programme en Afrique tout entière ; j'en ai lu quelques-uns, en l'occurrence : Beloved, Jazz , Le Chant de Salomon, et récemment, L'Origine des autres.

Décidément, le président des Etats-Unis, Donald Trump, est un homme qui parle beaucoup, qui croit menacer tout le monde, qui pense diriger la terre entière selon sa seule petite volonté depuis la Maison Blanche, mais, qui réussit, rarement, à imposer ce qu'il veut. On l'a vu en Syrie, en Corée du Nord, et même en Iran où les résultats de sa politique sont plus que mitigés. A Téhéran, le pouvoir des Mollahs est, tellement, habitué à ses rhétoriques verbales au point qu'il n'hésite plus à dire parlant de lui : le chien aboie la caravane passe.

L'élection présidentielle américaine approche. Elle aura lieu à la fin de l'année 2020, ce qui veut dire que les prétendants à la Maison Blanche commencent à ouvrir les hostilités. Candidat à un second mandat (qui serait fatal pour le bon équilibre du monde), Donald Trump commence à se distinguer par des propos indignes d'un président des Etats-Unis. Ce week-end, il a attaqué, violemment, un élu noir de la ville de Baltimore. Comme si cela ne suffisait pas, ce lundi, 29 juillet, il vient de traiter une figure du mouvement de défense des droits des Noirs d'« escroc » qui « déteste les Blancs et les Policiers ! ». Nous posons la question sans ambiguïté : qui débarrassera l'Amérique (et le monde) de l'ordure qui hante les couloirs de la Maison Blanche ?

Les violentes attaques de Donald Trump contre quatre élues démocrates issues de minorités ont suscité, lundi, 15 juillet, des réactions indignées jusque dans son propre camp, au sein duquel des responsables l'ont appelé à s'excuser pour ses tweets "racistes". Mais, Donald Trump, qui est né avant la honte (comme on dit chez les Bantou) n'en a cure. Il croit dur comme fer que c'est de cette façon qu'il renouvellera son bail à la Maison Blanche. Ses déclarations provoquent un tollé général dans le pays. Et même auprès des alliés de Washington dans le monde.

Grâce à son compte Twitter, Donald Trump a la manie d'agacer beaucoup de personnes. S'il croit régenter le monde à partir de simples tweets, il n'obtient que très peu de résultats. Son secrétaire d'Etat américain adjoint chargé de l'Afrique, Tibor Nagy, se veut à son image. Il dit tout haut ce qu'un diplomate de son rang doit dire tout bas, comme si à chaque fois, il était nécessaire d'annoncer la couleur avant de passer à l'action. Toujours est-il que les résultats de cette politique (assumée) ne sont pas à la hauteur des enjeux.

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, a répondu, lundi, 20 mai, aux dernières menaces de Donald Trump à l'encontre de son pays en affirmant que les "railleries génocidaires" du président américain ne mettraient "pas fin à l'Iran". Le chef de la diplomatie iranienne sait de quoi il parle. Après avoir été mis au pas en Syrie par Bachar el-Assad (soutenu par Vladimir Poutine), et en Corée du Nord par Kim Jong-un (soutenu par Xi Jinping), jamais deux sans trois, pensent les Iraniens qui affirment que les menaces du locataire de la Maison Blanche, n'auront, strictement, aucun effet sur leur pays qui restera intact jusqu'au départ de ce dernier de la Maison Blanche. Même pas peur !

La Sud-Coréenne secourue en même temps que les otages français dans le Nord du Burkina Faso est une «simple touriste», jure-t-on à l'Ambassade de la Corée du Sud à Paris. Sans rire. Il en serait de même de l'Américaine dont on sait très peu de choses dans la mesure où elle a, immédiatement, été exfiltrée (ni vue ni connue) par les forces américaines venues la récupérer au Burkina Faso. Elle n'avait même pas eu le temps de saluer Roch Marc Christian Kaboré, le président du Burkina Faso, qui avait tenu à rencontrer les otages pour leur communiquer l'affection du peuple burkinabé après cette opération. L'Américaine et la Sud-Coréenne avaient été enlevées alors qu'elles passaient, en voiture, la frontière entre le Bénin et le Burkina Faso. Mais, chose curieuse : les gouvernements américain et sud-coréen n'avaient jamais (jamais) communiqué sur leur rapt (sauf peut-être de façon interne), jusqu'à ce que l'opération des Forces spéciales françaises, vienne faire sauter le couvercle du secret qui entourait cette affaire.

Après avoir initialement exprimé son mécontentement, le président américain, Donald Trump, s'est ravisé, affirmant que les récents tirs de missiles nord-coréens n'avaient en rien entamé sa relation avec Kim Jong-un. En réalité, Trump n'a plus le choix à deux ans de l'élection présidentielle où la majorité des Américains souhaitent le voir partir. Une pétition qui vient d'atteindre 10 millions de signatures, circule actuellement dans ce sens. Après sa politique unilatérale dans les conflits israélo-palestinien et iranien, il ne peut plus se permettre un échec dans le dossier nord-coréen. D'autant plus que le « leader bien aimé » a su sortir de son isolement diplomatique en contournant la raideur de son interlocuteur américain, et en s'attirant la protection de deux membres permanents du Conseil de sécurité, à savoir, la Russie et la Chine. Le jeune leader charismatique nord-coréen n'est-il pas en train de mener, actuellement, le vieux président de la Maison Blanche, par le bout du nez ?

Solidarité pour le même combat anti-impérialiste oblige ! La Syrie (qui sait ce que c'est que l'ingérence occidentale dans un conflit) vient d'adresser un message de soutien à Nicolas Maduro, victime d'une tentative de coup d'état fomenté par l'opposant, Juan Guaido, avec le soutien actif des Américains. Le successeur du camarade Chavez bénéficie de l'accompagnement des Russes qui sont en train d'établir une base, à Caracas, afin d'apporter toute la protection nécessaire au président vénézuélien, comme ils l'avaient apporté, hier, au président syrien, Bachar al-Assad. Conséquence, on peut avancer sans risque de se tromper que Nicolas Maduro restera en place et que toute solution future au Venezuela se fera avec lui et non sans lui. N'en déplaise à Pompeo, le très radical secrétaire d'Etat de Trump, et aux 50 pays qui ont osé apporté leur soutien politique à un putschiste.

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a décidé de mettre fin aux exemptions permettant à huit pays l’achat de pétrole iranien afin de "porter à zéro les exportations" de ce pays, a annoncé, lundi, 22 avril, la Maison Blanche. La décision de Donald Trump provoque la hausse sensible des cours du pétrole sur le marché, ce qui avantage les pays africains producteurs. Mais, elle a un côté pervers : la dictature dont elle fait montre est insupportable pour les partisans d'un monde de dialogue et de solidarité. Car après tout, les Etats-Unis ne sont ni les Nations-Unies, ni le pays qui régit les affaires internationales.

Le gouvernement qui se profile à l'horizon en Israël, ainsi que, l'initiative diplomatique américaine qui s'annonce en parallèle n'augurent rien de bon pour la cause historique palestinienne d'un Etat indépendant. Après avoir remporté les législatives de mardi, 9 avril, Benjamin Netanyahu devrait être chargé de former le prochain gouvernement israélien. Prochainement pourrait aussi être présentée la proposition attendue depuis des mois de la part de l'administration Trump, grande alliée de M. Netanyahu, pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Alors, en Israël et dans certaines chancelleries occidentales, notamment, on retient son souffle, quand on connaît le parti pris de Donald Trump sur cette question.

L'Américain, David Malpass, a été, officiellement, nommé président de la Banque mondiale et prendra ses fonctions, mardi, 9 avril, pour un mandat de cinq ans, a indiqué, vendredi, 5 avril, la Banque mondiale, dans un communiqué. Comme quoi, un Américain succède à un autre Américain comme le veut la tradition, à la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l'autre grande institution, étant, généralement, dirigée par un Européen. Ainsi va le partage du monde façonné par les grands de ce monde, membres du Conseil de sécurité. Cela dit, David Malpass, grand ami de Donald Trump, vient à la Banque mondiale avec des idées bien arrêtées. Il n'hésite pas à dénoncer le copinage des institutions de Bretton Woods dans l'octroi de prêts et de facilités, même à des Etats corrompus. Du coup, on se tourne vers le FMI du temps de Dominique Strauss-Kahn et sa décision de réduire la dette du Congo-Brazzaville sans que celle-ci ait eu un impact dans le redressement durable des finances publiques du pays. Dix ans après cette opération controversée, le Congo se débat, à nouveau, depuis deux ans, à vouloir signer un accord avec le FMI, qui se rend compte qu'il est loin de réunir les conditions à cet effet. La raison à cela est simple : entre-temps, Dominique Strauss-Kahn a cédé sa place à Christine Lagarde, qui ne prête pas l'argent de l'organisation (aux copains) à n'importe quelle condition.

Preuve de cette belle entente : Jeff Bezos, fondateur et patron d'Amazon, conservera bien la garde du trésor familial après son divorce, ainsi que, le contrôle des actions du couple dans son groupe, et hors du groupe comme au Washington Post où le couple détient, aussi, des actions.

Les habitants de Chicago ont élu, mardi, 2 avril, une femme noire à la tête de leur ville, une première historique dans cette cité marquée par les inégalités sociales et la violence due aux armes à feu.

Le pouvoir vénézuélien a accentué, jeudi, 28 mars, la pression sur Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, surtout, occidentaux ou alliés des Etats-Unis, en le déclarant inéligible durant 15 ans. En quelques temps, il a effectué près d'une centaine de voyages dont la plupart à l'étranger, ce qui pose le problème du financement de ceux-ci et de son mouvement insurrectionnel. Juan Guaido a, aussitôt, rejeté cette sanction. C'est un nouveau bras de fer qui commence au moment où, après avoir vociféré et braillé sans jamais mordre, en menaçant Maduro qu'il allait voir ce qu'il allait voir, Washington assiste, impuissant, à l'arrivée progressive mais impressionnante de la Russie dans le pays, à la demande du pouvoir légal et légitime de Nicolas Maduro, qui est, désormais, sous sa protection.

Pour qui Donald Trump se prend-il ? Les Etats-Unis sont-ils devenus les Nations-Unies pour donner des ordres à la Russie qui définit sa ligne diplomatique comme elle l'entend ? Le président américain a appelé, mercredi, 27 mars, la Russie à quitter le Venezuela, après un pic de tension lié à l'envoi par Moscou de militaires et de matériel à Caracas. Cette implication éloigne la chute du régime de Nicolas Maduro que Washington avait planifiée avec le « président par intérim », Juan Guaido, en concertation avec certains pays de la sous-région. Washington sait que la présence militaire de la Russie aux côtés de Maduro va déjouer tous ses plans comme ce fut le cas avec le président syrien, Bachar al-Assad. D'où la colère du vieillard de la Maison Blanche.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a prévenu son homologue russe, Sergueï Lavrov, que les Etats-Unis ne resteraient pas "les bras croisés" si la Russie continuait "d'exacerber les tensions au Venezuela". En fait, pour faire face à la volonté manifeste de Washington de faire tomber le pouvoir vénézuélien actuel, le président, Nicolas Maduro, a fait appel à Vladimir Poutine qui a ordonné le renforcement de la coopération russe pour protéger le Venezuela du coup d'état américain en préparation. Comme en Syrie, hier, Pompeo sait qu'avec l'implication de la Russie dans la protection de Maduro, la déstabilisation américaine ne passera pas. Voilà pourquoi il est en colère.

Boeing et les autorités américaines sont dans une position de plus en plus délicate, sommés, désormais, par la justice de faire la lumière sur la certification du 737 MAX après l'accident de Lion Air et celui d'Ethiopian Airlines survenus à quatre mois et demi d'intervalle.

Le très jeune leader nord-coréen malmène, littéralement, Donald Trump. Alors qu'il croyait avoir la maîtrise sur les négociations avec son jeune interlocuteur, il s'est vu obligé d'écourter le Sommet de Hanoï, après s'être, tardivement, rendu compte que le « leader bien aimé » est peut-être tout jeune au point qu'il aurait pu être son fils, peut-être dictateur au sens où il dirige son pays au gré de ses humeurs, mais, qu'il était très très loin d'être manipulable. Avant le Sommet, Trump, jamais à court d'amabilités et de qualificatifs élogieux à l'endroit du numéro un nord-coréen, avait presque donné des indications sur le résultat qui était attendu. Puis, patatras, il a avalé sa langue en se bornant à dire qu'il était prématuré de signer un accord, mais, qu'il n'y aurait plus d'essai nucléaire et que les discussions allaient se poursuivre, à la demande de Pyongyang. Très mince consolation pour l'inclassable chef de la Maison Blanche dont la position en politique intérieure est au plus mal.