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Joseph Kabila

Alors que la République démocratique du Congo (RDC) attend le premier gouvernement de l'ère Félix-Antoine Tshisekedi, depuis sept mois qu'il a pris ses fonctions, à la tête de l'Etat, une ONG américaine dénonce les pratiques de détentions illégales qui semblent se perpétuer sous le nouveau pouvoir. C'est comme si, dans ce domaine, la RDC n'avait pas changé de cap.

Alexis Thambwe a été élu président du sénat de la RDC (République démocratique du Congo), au cours de la plénière organisée, samedi, 27 juillet. Seule surprise : la défaite d'Evariste Boshab, un autre fidèle de Joseph Kabila, qui briguait le poste de premier vice-président du sénat.

Le courant passe 5/5 entre le nouveau président de la RDCongo, Félix Tshisekedi, et son prédécesseur, Joseph Kabila. En l'espace de quelques jours, les deux hommes ont appris à se connaître, à se respecter et à parler le même langage. On a, aussi, l'impression qu'ils regardent dans la même direction. Au niveau des institutions, par exemple, on ne sent pas, vraiment, l'alternance. C'est le sentiment de la continuité qui prédomine avec la nomination du futur premier ministre, qui a de fortes chances d'être proche de Joseph Kabila, le parti de ce dernier ayant raflé plus de la moitié des députés de la future Assemblée nationale. C'est donc un sentiment contrasté qui anime les RDCongolais : ils ont, certes, obtenu le changement qu'ils escomptaient avec le départ formel de Joseph Kabila, mais, ce changement se fait dans la continuité car Joseph Kabila reste omniprésent dans les rouages de l'Etat. Alors changement ou pas changement ? Continuité ou pas continuité ? A chaque RDCongolais de définir ces concepts à sa façon.

Sénateur à vie (avec tout ce qui va avec), ancien président de la République, qui garde tous les investissements effectués par lui-même, ainsi que, sa famille, pendant ses dix-huit ans de pouvoir, Joseph Kabila n'a pas pensé, seulement, à lui-même et aux siens proches. Chef d'un système de prédation (en voie disparition?), il a, aussi, oeuvré pour que tous ses ministres et anciens collaborateurs, manquent de rien. Ils vivront, tous, comme s'ils étaient, toujours, en fonction. Voilà le prix de la victoire d'Etienne Tshisekedi que semble dénoncer Martin Fayulu qui manifestait, cet après-midi, à Kinshasa où il a appelé ses militants et sympathisants à la « résistance pacifique ».

Tout le monde ne voulait pas que les élections se déroulent dans de bonnes conditions en RDC (République démocratique du Congo). Après avoir assisté, hier, 30 décembre, à une journée électorale (bon enfant), à Kinshasa, et sur presque tout l'ensemble du territoire rdcongolais, tout Africain désireux de voir son continent prendre son destin en main, pouvait être heureux. Il y a lieu de dire que, globalement, tout s'est bien passé, mieux même que dans certains pays africains où les observateurs européens et américains viennent crédibiliser l'organisation des élections. Premier point positif : aucune mort, à Kinshasa, due à ces élections n'a été enregistrée par la police de la capitale, ce qui montre le haut niveau de conscience des populations kinoises, mais aussi, la maîtrise des forces de défense et de sécurité, chargées de sécuriser le vote. A l'intérieur du pays, on note, cependant, quelques morts, notamment, dans le Kivu. Cela dit, si ces morts sont à regretter, ils sont loin des craintes qui avaient provoqué le Sommet de Brazzaville organisé, en catastrophe, par Denis Sassou Nguesso avec quatre autres chefs d'Etat de la sous-région.. Deuxième point positif : après avoir refusé les aides de toutes sortes venant de l'Union européenne, de la Francophonie, de l'Union africaine et d'autres pays occidentaux, la RDC a montré que malgré ses 40 millions d'électeurs, la CENI était à la hauteur de l'événement, sans l'aide de qui que ce soit. Troisième point positif : même si la logique électorale devrait favoriser le candidat commun de l'opposition, Martin Fayulu, ses deux principaux concurrents, à savoir, Félix Tshisekedi, et le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadari (qui crierait déjà victoire), s'organisent, aussi, pour se déclarer vainqueurs, sans remettre, fondamentalement, en cause, l'organisation des élections. C'est une victoire énorme que doit savourer le raïs sortant.

Le dictateur est (vraiment) à la manœuvre. Son fort, en général, c'est de savoir anticiper, c'est de sentir des opportunités et agir en conséquence avant tout le monde. Profite-t-il de l'état de santé précaire de son jeune homologue du Gabon, Ali Bongo Ondimba, pour tenter de lui régler (définitivement) son compte ? Toujours est-il que le bal des opposants et ennemis du président gabonais qu'il a organisé, ces derniers jours, à Paris, en marge de son séjour pour le Centenaire de l'Armistice, montre qu'il a un (odieux) plan dans la tête, lui qui ne fait rien pour rien.

La honte ! La terrible déception ! La très grande désillusion ! Chacun qualifiera cela comme il l'entend. Toujours est-il que l'unité tant saluée ces dernières semaines n'a même pas tenu 24 heures : deux poids lourds de l'opposition congolaise ont annoncé dès lundi, 12 novembre, qu'ils se retiraient de l'accord qu'ils avaient signé la veille pour désigner un candidat unique de l'opposition à l'élection présidentielle prévue le 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC). On n'a pas besoin d'être le marabout de Sassou-Nguesso pour savoir que Joseph Kabila a sablé le champagne, maintenant qu'il commence, vraiment, à être rassuré de la possible réalisation de son plan de maintien (via son candidat) au pouvoir. Du coup, la retraite anticipée de sa charge de prêtre du cardinal, Laurent Mosengwo, il y a, quelques jours, prend toute son importance. Afriqueeducation.com avait alors titré : « Présidentielle en RDC : Le cardinal Laurent Mosengwo en embuscade » (2 novembre 2018 à 12h38), s'attirant quelques foudres de fidèles catholiques rdcongolais.

Six responsables de l'opposition congolaise, dont deux candidats à la présidentielle, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, ont appelé, ensemble, mercredi, 12 septembre, le régime du président, Joseph Kabila, à respecter la loi électorale, sous peine d'entraîner le "chaos" dans le pays. Le calme observé par Kinshasa est déconcertant. Après avoir été pressé, par la communauté internationale, d'organiser la présidentielle, Joseph Kabila surnommé le « boulanger de Kinshasa » pour sa capacité à rouler ses adversaires dans la farine, déploie une stratégie qui laisse penser que le pouvoir va rester à son candidat, même si, numériquement, on peut penser que l'opposition est, largement, majoritaire dans le pays. Comment faire à ce que la majorité des populations qui soutiennent l'opposition se transforme en majorité électorale le jour du vote ? Réunis, à Bruxelles, mercredi, 12 septembre, les principaux candidats de l'opposition ne prennent pas le chemin de l'unité et du candidat unique, ce qui est à l'avantage du « boulanger de Kinshasa ».

L'Angola dont le président, Joao Lourenço, assiste, rarement, aux Sommets organisés dans d'autres pays, a invité, au moins, cinq chefs d'Etat, à Luanda, pour discuter d'un ordre du jour qui avait trait à la République démocratique du Congo (RDC), au Soudan du Sud, entre autres. Sur les cinq chefs d'Etat attendus, au moins, seuls le Gabonais, Ali Bongo Ondimba et le Congolais, Denis Sassou-Nguesso, ont effectué le déplacement de Luanda. Les principaux concernés, à savoir, le RDCongolais, Joseph Kabila, et le Soudanais du Sud, Salva Kiir, ont brillé par leur absence, tout comme, les deux parrains de la sous-région, l'Ougandais, Yoweri Museveni et le Rwandais, Paul Kagame, qui préside, actuellement, l'Union africaine (UA) dont le président, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, s'est fait représenter par son conseiller, le Mauritanien, Ould Lebatt. Non seulement, l'utilité de ce Sommet était à démontrer, mais, le président, Joseph Kabila, qui a accepté de quitter le pouvoir sans modifier la constitution, comme certains de ses voisins, a eu raison de ne pas venir se faire applaudir par les fossoyeurs de la démocratie africaine.

Le président congolais, Joseph Kabila, a désigné, mercredi, 8 août, un candidat à sa succession à l'élection présidentielle prévue en décembre en République démocratique du Congo (RDCongo), une première dans ce pays qui n'a jamais connu de transition pacifique. Le choix de M. Kabila s'est porté sur le patron du parti présidentiel PPRD et ex-ministre de l'Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary, originaire comme lui de l'Est du pays swahilophone.

Des universitaires congolais ont lancé et signé, ce samedi, 14 juillet, à Kinshasa, un manifeste, qui met en garde contre un troisième mandat présidentiel de Joseph Kabila en République démocratique du Congo (RDCongo), à dix jours du début de dépôt des candidatures à ce scrutin. Joseph Kabila est surveillé comme du lait sur le feu, non seulement, par l'opposition et la société civile rdcongolaises, mais aussi, par la communauté internationale, à commencer par Washington depuis la visite de l'ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations-Unies, Nikki Haley, au président rdcongolais, à Kinshasa, fin octobre 2017. Désormais, les universitaires s'ajoutent à cette longue liste de corporations et de personnalités qui insistent auprès du chef de l'Etat pour qu'il respecte la constitution, en quittant le pouvoir en décembre prochain.

Plusieurs hauts responsables de la République démocratique du Congo (RDC) ont été interdits d'entrée aux Etats-Unis en raison de leur "implication" dans des cas de "corruption visant à entraver le processus électoral", a annoncé, jeudi, 21 juin, le département d'Etat américain. C'est la toute première fois que l'équipe de Kabila au pouvoir, habituée à jouer avec les nerfs des RDCongolais, se rend compte qu'elle n'a pas intérêt à ne pas tenir la date de fin décembre 2018 indiquée pour la tenue de la présidentielle, sinon, elle pourrait aller au devant des mesures de rétorsion non souhaitables.

Joseph Kabila veut-il assurer ses arrières avant de quitter la fonction présidentielle ? Si tel est le cas, il n'y aurait rien à redire au moment où on lui demande de respecter la constitution de son pays en quittant le pouvoir qu'il aurait dû déjà quitter fin décembre 2016. Lors de l'actuelle séance du parlement qui doit durer du 20 juin au 19 juillet, une loi sur la protection d'anciens présidents devrait être votée. Cette loi qui dormait dans un placard du parlement depuis trois ans, a été, subitement, dépoussiérée pour être présentée à l'ordre du jour des travaux des parlementaires. Ceci explique-t-il cela ?

Les présidents français et angolais, Emmanuel Macron et Joao Lourenço, ont, tous deux, réaffirmé leur soutien aux accords qui prévoient la tenue d'élections en République démocratique du Congo (RDC) le 23 décembre, sans participation de l'actuel président Joseph Kabila. C'est, exactement, la même chose que demandent l'épiscopat rdcongolais, l'opposition et la société civile de ce pays, mais aussi, l'Union africaine et le Conseil de sécurité des Nations-Unies. Après avoir refusé de quitter le pouvoir au terme de son deuxième et dernier mandat qui prenait fin en décembre 2016, Joseph Kabila continue de jouer la montre en mettant les RDCongolais sur les nerfs dans un pays qui est considéré comme un baril de poudres dans la mesure où le moindre faux pas peut provoquer l'irréparable. Et si une telle situation survenait, Joseph Kabila se donnerait des raisons de rester au pouvoir et modifier la constitution, comme il le souhaite, secrètement, ainsi que, ses comparses avec lesquels il dirige le pays d'une main de fer.

S'agit-il du principe qui consiste à dire : « J'y suis j'y reste » ? Le président rdcongolais, Joseph Kabila, restera le chef de la Majorité présidentielle en cas de victoire de sa coalition politique aux élections du 23 décembre 2018. Telle est, en substance, la déclaration, ce lundi, 28 mai, du porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, alors qu'une partie de l'opposition accuse le chef de l'Etat de vouloir rester au pouvoir.

L'épiscopat congolais a mis en garde, jeudi, 24 mai, contre des appels en faveur d'un troisième mandat du président, Joseph Kabila, en République démocratique du Congo (RDC), estimant que cette éventualité conduirait à l'"embrassement" de ce pays qui a connu deux guerres, ces deux dernières décennies. Il faut dire qu'il existe des jouisseurs dans l'équipe en place qui n'entendent pas laisser leurs privilèges et qui oeuvrent pour que l'élection présidentielle n'ait pas lieu fin décembre prochain et que la transition se poursuive. Ou que Joseph Kabila puisse, aussi, se présenter à cette élection.

Le nouveau code minier, qui pourrait, fortement, taxer le cobalt, sera bien promulgué en République démocratique du Congo (RDC). Le président, Joseph Kabila, a promis un "dialogue constructif" avec les multinationales dont il a reçu les représentants, ce jeudi, 8 mars, et qui s'inquiètent de la nouvelle hausse des taxes.

Le président rdcongolais, Joseph Kabila, traîne les pieds pour quitter le pouvoir. Depuis fin 2016, date à laquelle il aurait dû céder sa place à un chef d'Etat, démocratiquement, élu, il ne cesse d'inventer des raisons pour garder son fauteuil. Il n'a que cure de la mobilisation de l'épiscopat, de la société civile et de l'opposition, qui, ensemble, lui demandent d'organiser la présidentielle sans avoir modifié la constitution, et de prendre une retraite méritée. Après Nikki Haley, l'ambassadrice des Etats-Unis aux Nations-Unies, en 2017, ce sont les patrons, cette fois, des Nations-Unies, Antonio Guterres, et de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui sont attendus, à Kinshasa, dans les prochains jours, pour faire entendre raison à Joseph Kabila. Plus l'échéance de décembre 2018 approche, date à laquelle Kabila dit vouloir organiser la présidentielle, plus la pression sur lui devient forte.

C'est un tir croisé de critiques venant de toutes parts auxquelles Joseph Kabila a eu droit ses derniers jours. Tout le monde (ou presque) est contre lui : les Nations-Unies lui ont demandé de protéger la population (désarmée) pendant les manifestations, l'Union européenne exige des enquêtes sérieuses et la traduction devant les tribunaux des responsables des tueries lors des dernières manifestations, la Belgique a supprimé sa coopération bilatérale, l'opposition et la société civile restent dans une ligne de défense tranchée, l'église catholique avec à sa tête, Mgr Laurent Mosengwo demande, sans plus se cacher, le départ de Joseph Kabila du pouvoir, etc. Bref, le président rdcongolais ne dispose des soutiens que dans son propre camp politique. Et encore... Il est, tellement, acculé qu'il a été obligé, contraint et forcé, de réunir les journalistes, ce jour, pour tenter de s'expliquer, le mutisme qu'il observait devenant un danger, depuis de longs mois, alors que la situation politique est gravissime. Mais, sa sortie devant les journalistes, a été loin de convaincre qui que ce soit. Incontestablement, ses adversaires tiennent le bon bout.

L'archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, en a marre du « médiocre » Joseph Kabila qui a décidé de s'accrocher au pouvoir. Figure de la puissante église catholique très bien écoutée au Vatican, il ressort la carte du défi frontal au pouvoir, en ce début d'année 2018 cruciale pour la République démocratique du Congo (RDC), un an après l'échec (par le fait du pouvoir) de la médiation de l'épiscopat dans la crise liée au maintien du président, Joseph Kabila, à la tête de l'Etat.

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