Michel Kafando

C'était plus simple que Pierre Nkurunziza demande aux Nations-Unies de ne point désigner un nouvel envoyé spécial au Burundi que de permettre cette nomination, et d'imposer, après, des diktats inacceptables à leur mandataire. Car à peine désigné, l'ancien président burkinabé de la transition, Michel Kafando, a été mis sous pression par Pierre Nkurunziza qui lui a signifié : ou tu es avec moi et on coopère ou tu es contre moi si jamais tu prends des contacts avec l'opposition qui réside hors du pays. Il y a de quoi rendre Kafando perplexe sauf à croire (comme Nkurunziza) que le problème burundais pourra être résolu sans l'apport de l'opposition extérieure.

Le régime de Pierre Nkurunziza, bien que hors la loi par la façon dont il s'est maintenu au pouvoir, a bravé toutes les réticences du Conseil de sécurité, de l'Union africaine et de l'Union européenne. Les réticences de tout le monde, et surtout, de ses voisins qui se bornent à le regarder faire. Il se maintient, par la seule force des armes, malgré sa mise au régime sec du fait de la suspension des coopérations (dont celle de l'Union européenne) qui le faisaient, décemment, vivre. Contraint à la « (sous)vivance », le pouvoir du président, Pierre Nkurunziza (qui se dit pasteur), a, aussi, récusé les précédents envoyés spéciaux que les Nations-Unies avaient mis à sa disposition, pour essayer de le sortir de cette mauvaise passe. Le dernier en date, l'ancien président de transition du Burkina Faso, Michel Kafando, s'y essaie, à Bujumbura, depuis, mardi, 27 juin, sur un terrain, résolument, glissant.

Le président, RMC Kaboré, planche, depuis Kosyam, ce jeudi, sur les dossiers les plus urgents qu'il a trouvés sur son bureau, à commencer par la nomination du premier ministre, et l'architecture que devra avoir le premier gouvernement de son quinquennat.

Sur décision du président de la transition, Michel Kafando, l'Université de Ouagadougou sera, désormais, appelée, « Université de Ouaga 1 Professeur Joseph Ki-Zerbo ». Ce changement de nom a eu lieu ce matin.

Le président de transition, Michel Kafando, a reçu, son futur successeur, le président, démocratiquement, élu, Roch Marc Christian Kaboré, hier. La collaboration, entre les deux hommes, est au beau fixe. Le transfert du pouvoir aura lieu, mardi, 22 décembre, à Kosyam.

C'est la dernière trouvaille du président de transition, Michel Kafando, avant de céder, bientôt, son fauteuil, au président démocratiquement élu, Roch Marc Christian Kaboré : la mise sur pied d'une commission pour aboutir à la dépolitisation de l'armée.

Le Burkina Faso connaît de grands bouleversements ces derniers temps. Alors que Roch Marc Christian Kaboré s'apprête à gagner la présidentielle du 29 novembre, dès le premier tour (les tendances seront données bientôt), le premier ministre, Isaac Zida, vient d'être promu, général de division à titre exceptionnel.

Depuis, lundi, 26 octobre, le président de transition, Michel Kafando, a nommé un nouveau chef d'état major particulier, en remplacement du colonel, Boureima Kéré, viré pour cause de tentative de coup d'état.

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