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Pape François

Le Saint-Père semble prendre - enfin - les choses en main, en obligeant, désormais, le clergé à signaler à l'Eglise les abus sexuels qu'ils soient de la pédophilie, de l'homosexualité ou de l'adultère des membres du clergé. Si l'attention, ces derniers temps, a été portée sur la seule pédophilie (parce qu'il s'agit des enfants), le Vatican reconnaît que l'homosexualité et l'adultère des membres du clergé sont tout aussi répréhensibles et condamnables, et donc, doivent être signalés comme abus sexuels à l'Eglise. C'est une invite sans précédent dans l'église catholique où beaucoup de membres du clergé, à défaut d'avoir une femme ou un homme comme leurs fidèles, préfèrent se réfugier dans l'homosexualité avec des adultes consentants du même sexe. Le Saint-Père considère une telle déviance comme un péché grave. C'est aussi un péché quand le prêtre commet l'adultère car il ne doit approcher la femme que pour sauver son âme. Mais, de nos jours, et sans se soucier des qu'en dira-t-on, les prêtres font et élèvent des enfants, parfois, au vu et au su de leurs fidèles. Des cas courants qu'on rencontre, malheureusement, et, régulièrement, en Afrique, le continent de tous les paradoxes.

Disons d'emblée que le Saint-Père a de fortes chances de prêcher dans le désert. Car, par les temps qui courent, il n'existe, pratiquement plus, même pour les médias d'Etat, des journalistes qui ne parlent que des trains qui savent arriver à l'heure. A l'heure des réseaux sociaux et d'internet, la survie pousse à aller au-delà des codes façonnés au 20e siècle. Le pape a raison, sur le fond, mais personne ne le suivra parce que les médias aspirent à vivre, tout simplement, en informant sur ce qui capte leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs.

Le Saint-Père sera samedi, 30 mars, et dimanche au Maroc, terre musulmane dans le but de prôner le dialogue interreligieux. Une courte visite qui lui permettra, aussi, de rencontrer des migrants, alliant, ainsi, deux grandes priorités de son pontificat.

Hier, au Vatican, a débuté un Sommet sur la pédophilie dans l’église catholique. Convoqué par le vicaire du Christ (le titre « chef de l’église » ne doit être appliqué qu’au Christ selon Paul dans Colossiens 1, 18), ce Sommet marque indiscutablement un tournant dans l’histoire de l’institution au même titre que le renvoi de l’état clérical du cardinal américain, Théodore McCarrick, le 16 février 2019. L’ancien archevêque de Washington avait été reconnu coupable d’abus sexuels.

Accusé d'abus sexuels, l'ex-cardinal américain, Theodore McCarrick, vient d'être défroqué par le Saint-Père François. Fait rarissime dans l'église. Le pape a reconnu comme définitive une sentence en ce sens de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Mise sur la hiérarchie des faits répréhensibles, l'homosexualité que condamne, sévèrement, l'église catholique est-elle difficile à admettre qu'une église qui ferme les yeux et bouche les oreilles pour des faits de prêtres qui collectionnent femmes et enfants parfois au vu et au su de tout le monde ?

L'archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, une des voix critiques de l'opposition aux pouvoirs en République démocratique du Congo (RDC), a cédé, jeudi, 1er novembre, son fauteuil à Mgr Fridolin Ambongo à moins de deux mois d'une présidentielle décisive qui doit entraîner la succession du président Joseph Kabila. La démission du cardinal se fait à moins de deux mois de la périlleuse élection présidentielle aux multiples inconnues qui sera organisée le 23 décembre prochain. Le pouvoir manoeuvrant pour le conserver alors que l'opposition ne s'est toujours pas accordée sur un candidat unique pour la représenter, le profil du cardinal, maintenant qu'il s'est mis en congé de l'église, pourrait faire consensus dans un pays où on en a marre de la gestion de Joseph Kabila.

Une très grande et bonne nouvelle. Pas seulement pour les fidèles catholiques, mais, pour tous les croyants et même pour le pays tout entier. Pourtant, cette bonne nouvelle a failli passer inaperçue à cause du flot d'informations qui occupent la Une de l'actualité africaine : législatives au Gabon au lendemain de la périlleuse présidentielle d'août 2016, présidentielle au Cameroun sur fond de suspicion de part et d'autre, désignation de candidats devant s'affronter à la présidentielle du Nigeria de février 2019, duel au sommet entre les deux partenaires d'hier que sont Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, etc. Bref, le temporel a, ces derniers temps, pris le dessus sur le spirituel, mettant aux oubliettes l'une des meilleures annonces de cette fin d'année en Afrique : la venue du très Saint-Père à Madagascar en 2019 à une date pas encore déterminée.

Le pape François, qui vient de l'Argentine, c'est-à-dire, non loin du Chili, n'a pas besoin de tourner sa langue dans la bouche avant de parler aux évêques chiliens. Ce n'est pas non plus envisageable qu'il couvre un scandale aussi lourd que la pédophilie dans l'église chilienne. Après avoir beaucoup parlé alors que les pratiques étaient toujours bien ancrées au sein de cette église, il a tout simplement tapé un coup de pied dans la fourmilière, après avoir commis un rapport sur la question, qui l'a mis hors de lui. Un rapport de plus de 1.000 pages rédigé après une enquête effectuée par deux personnes désignées par le Saint-Père. C'est un mal qui ronge, aussi, l'église catholique africaine. Si on passe outre la propension des responsables de l'église catholique dans certains pays africains à faire des enfants à des maîtresses qu'ils entretiennent parfois au vu et au su de tous, elle va même jusqu'à héberger des prêtres pédophiles européens, qui y atterrissent pour se "rebâtir". Mais quand ils arrivent sur place, la tentative redevient grande et n'hésitent pas à rebasculer dans le mal. La situation est vraiment alarmante et le pape devrait, aussi, s'en préoccuper, en multipliant des voyages en Afrique.

De prime abord, on peut penser que la maison de Dieu est ouverte pour tout le monde, même pour des tueurs irrécupérables. Mais, tuer, volontairement, son prochain pour courir se réfugier dans la maison de Dieu est-il acceptable ? Au lieu de cacher le criminel, le prêtre (ou le pasteur) n'est-il pas invité à appeler, plutôt, la police pour venir le cueillir ? Telle serait la bonne interprétation de l'évangile. Joseph Kabila, le président rdcongolais, après avoir fermé la porte à une élection présidentielle, avant fin décembre 2016, qui aurait pu le mettre dans une retraite bien méritée, cherche à se réfugier derrière le pape et occulter ses forfaits à l'endroit de tout un peuple qui aspire à une alternance prévue par la constitution. Le Saint-Père ne l'a que trop bien compris en refusant de se rendre en visite à Kinshasa, ce qui aurait pu conforter Kabila dans les misères qu'il fait subir aux chrétiens congolais.

Le Centrafrique était bien plus dangereux avec les massacres interreligieux quand le pape François avait insisté pour y effectuer une visite officielle en novembre 2015, que ne l'est aujourd'hui le Soudan du Sud. Pourtant, le Saint-Père, au lieu d'y aller, personnellement, a préféré envoyer de quoi réaliser quelques investissements en son nom. L'évêque de Rome pratique-t-il la discrimination positive ?

Même pas peur des djihadistes de l'Etat islamique et des Frères musulmans. La Bible dans la main, le Saint-Père se rendra, vendredi, 28 avril, au Caire, leur fief, prier là où ils excellent en barbarie. Contre toute attente, il a maintenu son voyage après de très sanglants attentats du 9 avril et montre, ainsi, un exemple de courage aux politiques, généralement, enclins à prendre la poudre d'escampette dès l'explosion du moindre pétard. Nul doute que les chrétiens et les vrais fidèles du prophète Mahomet seront avec lui tout au long de son voyage.

Le pape François a appelé, dimanche, 19 février, les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) à, rapidement, stabiliser la situation politique dans leur pays, en condamnant, particulièrement, l'usage d'enfants soldats.

Originaire du tiers-monde (l'Argentine), le Très Saint-Père, François, est très sensible à la souffrance. Il l'a montré, l'année dernière, en se rendant, à Bangui, malgré les avis contraires de la France, que nul ne peut l'arrêter quand il faut aller prier pour partager la douleur de ses semblables. Finalement, son voyage en Centrafrique s'était très bien déroulé. Aujourd'hui, après avoir élu son chef d'Etat, le Centrafrique retrouve, peu à peu, les chemins de la paix et du développement. Qu'en est-il du Gabon qui voudrait emprunter le mauvais chemin d'hier du Centrafrique ? Le pape a interpellé les Gabonais, à commencer, par Jean Ping et Bongo Ondimba Ali, mais aussi, Mgr Basile Mvé Engone.

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a rencontré le pape, François, ce lundi, 18 avril, à la Bibliothèque du Vatican. Cette première sortie comme président centrafricain, revêt beaucoup de signification en dehors de la beauté du geste.

Le pape François multiplie des sorties sur la question des réfugiés en Europe. Il ne cesse de titiller la conscience des dirigeants occidentaux. Ce samedi matin, 16 avril, c'est à l'île de Lesbos (Grèce) qu'il s'est rendu, ramenant, au Vatican, douze réfugiés qui y seront, désormais, hébergés. Un bel exemple à suivre.

Le président, Faure Gnassingbé, a effectué un séjour au Vatican où il a rencontré le pape, François. Sa mère, Maman Sabine Mensah, fervente catholique, était, aussi, du voyage.

A la veille des élections en Centrafrique qui vont clôturer la transition, le pape, François, a adressé un message de prière et de réconfort au peuple centrafricain et à sa présidente.

Le pape François a quitté lundi, 30 novembre, Bangui, pour Rome, au terme d'une tournée africaine, qui l'a conduit, au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique, dernière étape d'un périple que d'aucuns voulaient rayer de son agenda, mais qu'il a maintenue, par la grâce de Dieu. Et il a eu raison.

Le Très Saint-Père vient de confirmer qu'il sera bien à Bangui, les 29 et 30 novembre, pour rencontrer les Centrafricains et prier avec eux. Une excellente nouvelle qui donne beaucoup d'espoir à ce brave peuple qui souffre.

C'est un grand bol d'air frais qui va oxygéner les bronches des chrétiens centrafricains, et même, de l'Afrique centrale. Les Séléka souhaitent la bienvenue à l'évêque de Rome. Le fait n'étant pas anodin, nous vous proposons le texte de Moustapha Saboun, leur cordonnateur. Le Pape François à Bangui ? Même pas peur !

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