Présidentielle

Une foule immense a défilé à Alger contre le pouvoir, lors du dernier vendredi, 6 décembre, avant la présidentielle du 12 décembre, rejetant, massivement, ce scrutin que le régime persiste à vouloir organiser. La mobilisation, impossible à évaluer précisément faute notamment de comptage officiel, semblait comparable à celle du 1er novembre --65e anniversaire du début de la guerre d'indépendance-- et à celles des plus grandes manifestations de mars, avril et mai.

Au moins, 30 personnes manifestant contre la tenue de l'élection présidentielle en Algérie prévue le 12 décembre, ont été arrêtées, à Tiaret (Centre), a rapporté, samedi, 23 novembre, le Comité national de libération des détenus (CNLD). Cette association recense et défend les personnes arrêtées ces derniers mois dans le cadre du «Hirak», le mouvement populaire et inédit de contestation du régime qui agite l'Algérie depuis février. La contestation bat son plein et il n'est pas certain que l'élection présidentielle du 12 décembre, puisse se tenir, dans des conditions qui permettront que cesse, par la suite, le Hirak.

La Guinée est à un tournant de sa jeune histoire démocratique avec la décision prêtée au président, Alpha Condé, de briguer un troisième mandat que lui interdit la constitution. L'opposition, dans son ensemble, et la société civile, sont, totalement, contre l'initiative de vouloir se succéder à lui-même du chef de l'Etat. Chaque camp fait la sourde oreille et la manifestation organisée par les Anti-3e mandat, lundi, 14 octobre, dans tout le pays, a fait neuf morts dont un gendarme. Cela ne semble qu'être un début. Les diplomates étrangers accrédités en Guinée s'inquiètent de cette montée aux armes. Sans l'espoir (pour le moment d'être entendus, les positions des deux camps étant diamétralement opposés), ils appellent à l'ouverture d'un dialogue.

C'est comme si Donald Trump sentait le vent tourner. Sa destitution n'est plus une hypothèse d'école et une fois la procédure lancée (même si elle n'aboutissait pas vite) pourrait, sérieusement, hypothéquer ses chances de réélection. Qui ne sont plus intactes. Alors, il va au clash. Et pour la première fois, « Joe l'endormi » comme il l'avait qualifié il y a quelques semaines, donne de la voix, pour lui répondre. Doucement et sûrement, les Américains, à commencer par les républicains qui aiment vraiment leur pays, vont, progressivement, se rendre compte que le président qu'ils adorent et qu'ils ont élu, n'est en fait qu'un anti-national, un homme d'affaire qui est capable de pactiser avec le diable, l'ennemi, pour faire passer ses propres intérêts. Et non ceux de l'Amérique ! Avec l'histoire de l'Ukraine, on est dans une sorte de répétition, qui explique la victoire surprise de Trump en 2016. Personne n'y croyait. Sauf ses amis et alliés russes. Et lui-même Trump. Une insulte à la démocratie américaine. Une souillure à la fierté de cette superpuissance mondiale.

Alors que les démocrates tentent de démontrer que Donald Trump a fait pression sur Kiev pour salir son rival à la présidentielle, Joe Biden, un deuxième lanceur d'alerte est prêt à témoigner sur le président américain, a annoncé, dimanche, 6 octobre, ABC News. L'étau se resserre de plus en plus sur le mafieux chef de la Maison Blanche dont les enquêtes concernent, déjà, son vice-président, Mike Pence. L'autre Mike (Pompeo), le secrétaire d'Etat est, lui aussi, dans le collimateur des démocrates. Pour Nancy Pelosi, la patronne de la chambre des représentants, le parti démocrate tient, enfin, le bon bout pour nuire à Trump jusqu'à la présidentielle, sauf, s'il démissionnait avant, ce qui, aujourd'hui, paraît, encore, hautement, improbable.

Le chef d’état-major et vice-ministre de la Défense nationale, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, a suggéré, lundi, 2 septembre, qu’il est « opportun » de convoquer le corps électoral le 15 septembre prochain, pour des élections avant la fin de l’année. Le corps électoral est, en effet, convoqué 90 jours avant le jour du scrutin. Dans le cas d’une convocation le 15 septembre, l’élection présidentielle aurait lieu autour du 15 décembre. En faisant cette suggestion, Ahmed Gaïd Salah réfute l'idée d'un dialogue national avant l'élection présidentielle que le président par intérim, Abdelkader Bensalah, avait appelé de ses vœux, début juillet dernier. La guerre de leadership entre les deux hautes personnalités est, désormais, sur la place publique.

Intervenant ce samedi, 10 août 2019, sur les ondes de Mosaïque Fm, le vice-président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Farouk Bouasker, a affirmé, que 60 dossiers de candidatures au scrutin présidentiel ont été rejetés, indiquant que les deux tiers des candidats ont, déjà, quitté la course à l’élection présidentielle anticipée parce qu’ils n’ont pas eu le nombre de parrainages nécessaires ou n'ont pas déposé la caution.

Le président par intérim, Abdelkader Bensalah, a annoncé jeudi, 25 juillet, la création d’une commission de six membres, chargée de superviser un dialogue national et d’organiser la prochaine élection présidentielle, destinée à mettre un terme à des mois de remous politiques. On ne sait pas comment la rue (qui se réunit tous les vendredis) prendra cette proposition présidentielle d'autant plus qu'elle n'est pas représentée dans les Six.

La Cour suprême ougandaise a validé, jeudi, 18 avril, la suppression de la limite d'âge de 75 ans pour la présidence, une disposition adoptée, fin 2017, et permettant au président, Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, de se représenter en 2021 et après.

Le premier tour de l'élection présidentielle en Mauritanie a été, officiellement, fixé au samedi, 22 juin, et un éventuel second tour au 6 juillet, selon un décret présidentiel publié ce mercredi, 17 avril. La publication du décret ouvre la période officielle de dépôt de candidatures qui s'achève le mercredi 8 mai, selon le texte. Mais, plusieurs candidats se sont, déjà, déclarés, dont celui du parti au pouvoir, Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, compagnon de toujours du président sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui ne peut se représenter au terme de son second mandat. Il a, rigoureusement, respecté non seulement la constitution, mais aussi, le coran qui l'interdisait d'aller à l'encontre de cette disposition. Une leçon en Afrique où les chefs d'Etat font tout ce qui est possible (et même impossible) pour mourir au pouvoir.

L'Union africaine (UA) a appelé, samedi, 30 mars, les parties en présence aux Comores à "faire preuve de la plus grande retenue", alors que les douze candidats de l'opposition contestent la réélection du président Azali Assoumani. Le président de la Commission de l'UA, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, invite les contestataires à ne pas se faire justice, eux-mêmes, mais, à suivre les voies de recours prévues par le code électoral.

Le chef de l'Etat comorien sortant, Azali Assoumani, a été réélu dès le premier tour de l'élection présidentielle avec 60,77% des suffrages, selon des résultats annoncés, mardi, 26 mars, soir, par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Après le changement de la constitution, fin juillet dernier, il entame, ainsi, son premier mandat de cinq ans avec comme objectif affiché pendant la campagne, faire des Comores un pays émergent dans une dizaine d'années.

L'ancienne présidente du Malawi, Joyce Banda, a fait volte-face, jeudi, 14 mars, en annonçant qu'elle renonçait, finalement, à se présenter à l'élection présidentielle prévue le 21 mai et qu'elle allait soutenir l'opposant Lazarus Chakwera. On peut penser que sa décision est motivée par sa ferme volonté de faire barrage à l'actuel président, Peter Mutharika, dont les méthodes de gouvernance sont loin d'être unanimes.

Macky Sall a été donné vainqueur de l'élection présidentielle sénégalaise avec 58,27 % des votes, selon les résultats officiels provisoires publiés, jeudi, 28 février, par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

Officiellement, il n'y aura pas de réaction ni contre ni en faveur de la candidature à sa succession du président, Abdelaziz Bouteflika. Les autorités françaises savent jusqu'où ne pas aller avec les autorités algériennes dont le nationalisme et les questions d'ingérence constituent des principes intangibles de leur diplomatie. Et puis, il y a cette masse d'Algériens et de Franco-Algériens (plus de 5 millions de personnes) qui peuplent la France et dont la réaction reste à surveiller de très près. Du côté d'Alger, on n'attend aucun commentaire de Paris sur une telle question tout comme Alger ne peut se permettre de commenter l'actualité politique présidentielle française. C'est donc la réciprocité et une sorte de parallélisme des formes qu'on va observer, même si, à Paris, on est à la fois, inquiet, embarrassé et vigilant.

Le report d'une semaine de l'élection présidentielle pour casser l'industrie frauduleuse de son adversaire, Atiku Abubakar, permettait, déjà, de dire que cette élection serait gagnée par le sortant, Muhammadu Buhari. Ce qu'on n'imaginait pas, c'est le taux de participation et l'écart qui séparerait les deux candidats. Cela dit, Atiku Abubakar ne se dégonfle pas. Il a dénoncé ce mercredi, 27 février, la "parodie d'élection" dont il se dit victime et annoncé qu'il allait saisir la justice pour contester les résultats de la présidentielle tombés au milieu de la nuit et donnant le sortant Muhammadu Buhari largement vainqueur.

Dans l'attente des premiers résultats officiels de l'élection présidentielle au Sénégal, le pouvoir et l'opposition s'affrontent sur la tenue ou non d'un second tour, le camp du sortant, Macky Sall, l'ayant, déjà, proclamé, largement, vainqueur face à ses quatre rivaux, qui contestent, fermement, cette proclamation. Le climat est tendu au Sénégal.

Après trois semaines d'une campagne animée, malgré un nombre inhabituellement bas de candidats, plus de six millions de Sénégalais votent, ce dimanche, 24 février, pour reconduire le président sortant, Macky Sall, ou lui préférer un de ses quatre adversaires.

Les lanceurs d’alertes du Sénégal très préoccupés par la situation politique en cette période d’élection présidentielle, tirent sur la sonnette d’alerte pour attirer l’attention de tous sur les menaces réelles qui planent sur le pays.

L'ancienne cheffe de l'Etat du Malawi, Joyce Banda, a annoncé, mardi, 5 février, sa candidature à l'élection présidentielle du 21 mai, rompant avec un accord signé quelques jours plus tôt à peine avec l'actuel vice-président, Saulos Chilima.