Présidentielle

Avec les nouveaux éléments à charge contre la candidature de Bongo Ondimba Ali (BOA) à la présidentielle du Gabon, et l'acharnement de l'opposition et de plus en plus du peuple gabonais contre sa candidature, le risque est grand de voir le pays sombrer dans les troubles. Le PDG va aussi payer le prix pour n'avoir pas fait les bons choix.

Après avoir été la force du PDG (Parti démocratique gabonais), en 2009, pour conserver le pouvoir laissé vacant par le patriarche Ondimba, le BOA (Bongo Ondimba Ali) est, aujourd'hui, la principale faiblesse de ce parti. Ses adversaires entendent l'exploiter, à fond, avec comme risque principal, la guerre civile.

Président pendant 19 ans de l'Assemblée nationale, et ce, jusqu'au 31 mars 2016, date de sa démission, Guy Nzouba Ndama a décidé de se présenter à l'élection présidentielle de fin août prochain. Vieux routier de la politique gabonaise, il ne court après personne et fait les choses à son rythme. Il met la dernière main à son équipe de campagne avant d'entamer un tour du Gabon qui va durer un mois. Sept ans après la mort du patriarche, le Gabon est au bord d'une guerre civile, comme en Côte d'Ivoire, après la mort du Sage Houphouët. Guy Nzouba Ndama n'a pas une autre ambition que de recoller les morceaux.

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, croyait, à tort, que le fait de devenir président en exercice de l'Union africaine, au moment où il organise l'élection présidentielle tchadienne, allait lui permettre d'assurer son passage en force, tout tranquille. Il a eu tout faux.

Candidat à un cinquième mandat, Idriss Déby Itno a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 10 avril par la Commission électorale nationale indépendante. Il fallait être naïf comme un rat du Tibesti pour croire qu'il en serait autrement. Ce serait déjà une avancée notable si l'opposition se convainquait, enfin, que ce n'est pas par les urnes qu'elle accédera au pouvoir.

En abordant le deuxième tour de la présidentielle, le 10 avril, le candidat, Azali Assoumani, a des raisons d'être optimiste. Il dit pourquoi dans cette longue interview.

Le président sortant de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979, affrontera six candidats à l’élection présidentielle du 24 avril. Une élection qui sonne comme une simple formalité.

Derniers bains de foule pour les 33 candidats à l'élection présidentielle au Bénin, où la campagne a pris fin, vendredi, 4 mars, à minuit, sur fond d'inquiétude quant à la distribution des cartes d'électeurs en vue du vote dimanche.

Le dépouillement des bulletins a commencé, dimanche, 21 février, à Niamey, après un vote sans incident pour le premier tour de la présidentielle au Niger, le chef d'Etat sortant Mahamadou Issoufou briguant un deuxième quinquennat face à une opposition qui agite le spectre de la fraude.

La campagne présidentielle commence avant l'heure. Du côté du pouvoir comme de l'opposition. En réalité, les Gabonais éludent les questions qui fâchent et ils ne sont pas courageux pour crever l'abcès, qui paralyse le bon fonctionnement du pays.

Est-il vrai que le Gabon s'achemine, dans quelques mois, vers une présidentielle que d'aucuns considéraient, hier, comme étant de tous les dangers pour le titulaire du poste ? Aujourd'hui, il n'en est rien et ce serait même bénéfique pour le pouvoir actuel d'organiser une présidentielle anticipée.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, se présente comme un bon démocrate, hors du Niger, alors qu'il est un dictateur dont l'espèce semblait avoir disparu avec le parti unique. Pour preuve, les journalistes nigériens, eux aussi, commencent à lui tourner le dos.

A la fin d'une tournée européenne qui l'a conduit, successivement, en Suisse, en Belgique et en France, le directeur de campagne du candidat, Martin Ziguélé, s'est confié à Afrique Education.com

Technocrate brillantissime, très proche du pouvoir socialiste français, Lionel Zinsou, pour séduire, les Béninois, devra leur démontrer qu'il est d'abord et avant tout un Béninois, et non, l'homme de la France au Bénin. Ce ne sera pas une partie de plaisir.

Mariam Sankara, la veuve de Thomas, arrivera, dimanche, 22 novembre, à Ouagadougou, pour participer à la dernière semaine de campagne du candidat, Bénéwendé Stanislas Sankara.

Pas de référence à la religion et à l'ethnie, sinon, on reçoit les foudres des gardiens de l'orthodoxie électorale, à savoir, le Conseil national de transition, le Balai citoyen, et d'autres.

Alors qu'elle était vertement critiquée par l'opposition, la CEI (Commission électorale indépendante) reçoit, de partout, les félicitations pour la bonne organisation de la présidentielle.

A quelques heures du scrutin, la stratégie de boycott est, encore, prônée par certains Ivoiriens qui pensent que les dés sont, déjà, jetés.

Après quelques difficultés surmontées par le dynamique peuple burkinabé, la transition au Faso poursuit son bonhomme de chemin. Il n'y a plus de nuage à l'horizon avant la présidentielle.

La date des élections étant désormais connue, les successeurs potentiels de Blaise Compaoré auront, maintenant, 44 jours pour convaincre.