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Présidentielle.

Le président du Forum civil pour le changement (FCPC), Abderrahmane Arar, a dévoilé, mercredi, 17 juillet, une liste composée de treize personnalités nationales, connues pour leur "neutralité", pour conduire le dialogue, qui mènerait vers une sortie de crise en Algérie.

Le président par intérim en Algérie, Abdelkader Bensalah, a proposé, dans un discours à la nation, un dialogue pour préparer la présidentielle dans lequel ni les autorités politiques ni l'armée ne seront, selon lui, impliquées. La question est sur toutes les lèvres : Commence-t-on à envisager l'éviction du chef d'état-major des armées, le tout puissant général, Ahmed Gaïd Salah, du processus menant à la prochaine élection présidentielle que l'opposition et la société civile soutenues par la grande majorité de la population, souhaitent, libre et, totalement, transparente ?

Voilà un président de la République, qui, toutes ces dernières années, n'a pas varié d'un iota dans son discours. Il avait, toujours, dit que les versets du coran lui interdisaient de modifier la constitution pour briguer un troisième mandat consécutif, et qu'il respecterait la constitution. Comme sous d'autres cieux en Afrique, il s'est trouvé des partisans qui le poussaient à braver cet interdit d'ordre religieux et à penser, avant tout, au peuple qu'il n'avait pas le droit d'abandonner. Le général-président a passé outre ces faux conseils et écouté la voix de son cœur (ainsi que le coran), qui lui demandait de passer la main. Dans d'autres pays africains, les chefs d'Etat font le contraire parce qu'ils sont, tellement, liés à la jouissance du bien public pour lequel ils ne rendent aucun compte. Ce n'est, visiblement, pas le cas du président sortant. A Afriqueeducation.com, le général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, n'était pas notre tasse de thé. Il y était même, régulièrement, vilipendé. On lui reprochait beaucoup de choses dont le fait qu'il ait protégé (malgré quelques mesurettes) le système esclavagiste qui fait que les Noirs et les Haratines sont des Mauritaniens de seconde zone. Avec ce départ voulu, on lui reconnaît une hauteur d'esprit qui suscite du respect à son égard et de la sympathie à sa personne.

On ne peut pas avoir enseigné le droit à plusieurs générations de Camerounais et bafouer soi-même ce droit. En annonçant sa victoire (« J’ai reçu mission de tirer le penalty, je l’ai tiré et je l’ai marqué ») avant la proclamation des résultats d’abord par Elecam (Elections Cameroun), ensuite, par le Conseil constitutionnel camerounais dont les décisions sont sans appel comme en France, Maurice Kamto piétine en effet les lois de son pays et se comporte, par la même occasion, comme un hors-la-loi.

Le président congolais, Joseph Kabila, a désigné, mercredi, 8 août, un candidat à sa succession à l'élection présidentielle prévue en décembre en République démocratique du Congo (RDCongo), une première dans ce pays qui n'a jamais connu de transition pacifique. Le choix de M. Kabila s'est porté sur le patron du parti présidentiel PPRD et ex-ministre de l'Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary, originaire comme lui de l'Est du pays swahilophone.

Les Etats-Unis redoutent des violences en République démocratique du Congo (RDC) si le président, Joseph Kabila, s'accroche au pouvoir après la fin de son mandat, en décembre, Kinshasa menaçant du risque de "chaos" en cas d'ingérence étrangère dans la crise.

Plusieurs centaines de milliers de personnes se sont rassemblées, dimanche, 31 juillet, à Kinshasa, pour assister au premier meeting, depuis son retour, de l'opposant historique, Etienne Tshisekedi. Ce dernier apporte un concours consistant à l'opposition qui exige du pouvoir de Joseph Kabila, la tenue de l'élection présidentielle, avant la fin de cette année.

Notre ami, Olympe Bhêly-Quénum, a décidé de mouiller la chemise pour le candidat, Lionel Zinsou, que présente le président, Yayi Boni, que Olympe ne piffe plus, depuis quelques années, les relations entre les deux hommes s'étant dégradées. Nous publions, ci-dessous, le texte de soutien de ce (très) grand écrivain qui reste l'un des derniers classiques dignes de ce nom de la littérature africaine encore en vie. Les autres ayant déjà rendu l'âme.