Riek Machar

Le principal groupe d'opposition du Soudan du Sud, le Mouvement populaire de libération du Soudan en opposition (SPLM-IO) de l'ancien vice-président, Riek Machar, a rejeté, dimanche, 16 février, une offre de paix du gouvernement visant à faire revenir le pays au système fédéral de dix Etats pour tenter de restaurer l'espoir de mettre fin à six années de conflit.

Alors qu'il se montrait ferme, vendredi, le samedi, 15 février, le président, Salva Kiir, a annoncé avoir accepté une des principales revendications de l'opposition notamment le retour à un système fédéral, à 10 Etats, comme le lui demandait son ancien vice-président, Riek Machar.

On a l'impression de revivre la querelle entre José Eduardo dos Santos et son éternel rival et leader charismatique de l'UNITA, Jonas Savimbi, dans les années 2000. Contraints à faire la paix et diriger le pays ensemble, sous l'oeil vigilant de la communauté internationale, après s'être fait la guerre pendant un quart de siècle, les deux protagonistes n'ont jamais pu satisfaire cette option qui leur était imposée de l'extérieur. Jusqu'à la mort du chef de l'UNITA dans le maquis par les soldats gouvernementaux le 22 février 2002. L'histoire angolaise va-t-elle se répéter au Soudan du Sud ?

Le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud ont signé, dimanche, 5 août, à Khartoum, au Soudan, un accord sur le partage du pouvoir. C'est un document qui vise à mettre fin à la guerre civile meurtrière, qui a ravagé le plus jeune pays du monde, et qui opposait le président de la République, Salva Kiir, à son vice-président devenu chef rebelle, Riek Machar. Après s'être rendu compte qu'il y aura, difficilement, un vainqueur à l'issue des combats, les deux frères ennemis se sont, sagement, assis, sous l'égide de Khartoum, pour signer la paix des braves. Ce qui les contraint à retravailler ensemble, au nom de l'intérieur supérieur du Soudan du Sud.

Pour mettre fin à ces cinq années de guerre, l'ex-guérillero, Yoweri Museveni, parrain régional de la jeune République du Soudan du Sud, au nom de la chrétienté assumée face à l'Etat islamique du Soudan, a effectué le déplacement de Khartoum, pour aider le maître des lieux, le général, Omar el Béchir, à réussir les pourparlers entre les deux frères ennemis. Au terme d'âpres négociations, le président sud-soudanais, Salva Kiir, et son rival, Riek Machar, "se sont mis d'accord sur certains points", au deuxième jour des pourparlers, ce qui sauve la face de tout un chacun.

Le vice-président sud-soudanais et chef des ex-rebelles, Riek Machar, a fait savoir, vendredi, 22 juillet, qu'il ne rentrerait pas dans l'immédiat à Juba et a désavoué, par avance, toute tentative du président, Salva Kiir, de se trouver un autre interlocuteur pour ramener la paix.

Le président sud-soudanais Salva Kiir a réinstallé comme vice-président, son ennemi juré, Riek Machar, chef de la rébellion, qui avait, déjà, occupé ce poste, entre 2005 et 2013, une avancée symbolique dans la mise en oeuvre de l'accord de paix signé en août dernier.