Vous êtes ici

Vatican

Une religieuse catholique de nationalité franco-espagnole, âgée de 77 ans, a été retrouvée décapitée dans un village où elle enseignait la couture à des jeunes filles dans l'Ouest du Centrafrique. Un acte d'une lâcheté inqualifiable que le Saint-Père, François, a qualifié de « barbare », ce mercredi, 22 mai, à Rome. Les responsables de ce forfait n'osent même pas se dévoiler. Même pas honte !

Disons d'emblée que le Saint-Père a de fortes chances de prêcher dans le désert. Car, par les temps qui courent, il n'existe, pratiquement plus, même pour les médias d'Etat, des journalistes qui ne parlent que des trains qui savent arriver à l'heure. A l'heure des réseaux sociaux et d'internet, la survie pousse à aller au-delà des codes façonnés au 20e siècle. Le pape a raison, sur le fond, mais personne ne le suivra parce que les médias aspirent à vivre, tout simplement, en informant sur ce qui capte leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs.

Le Saint-Père sera samedi, 30 mars, et dimanche au Maroc, terre musulmane dans le but de prôner le dialogue interreligieux. Une courte visite qui lui permettra, aussi, de rencontrer des migrants, alliant, ainsi, deux grandes priorités de son pontificat.

Hier, au Vatican, a débuté un Sommet sur la pédophilie dans l’église catholique. Convoqué par le vicaire du Christ (le titre « chef de l’église » ne doit être appliqué qu’au Christ selon Paul dans Colossiens 1, 18), ce Sommet marque indiscutablement un tournant dans l’histoire de l’institution au même titre que le renvoi de l’état clérical du cardinal américain, Théodore McCarrick, le 16 février 2019. L’ancien archevêque de Washington avait été reconnu coupable d’abus sexuels.

Les scandales récents au sein de l'église catholique ont poussé les autorités religieuses à développer la sensibilisation tout au long de la formation des prêtres au sein des séminaires.

Accusé d'abus sexuels, l'ex-cardinal américain, Theodore McCarrick, vient d'être défroqué par le Saint-Père François. Fait rarissime dans l'église. Le pape a reconnu comme définitive une sentence en ce sens de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Mise sur la hiérarchie des faits répréhensibles, l'homosexualité que condamne, sévèrement, l'église catholique est-elle difficile à admettre qu'une église qui ferme les yeux et bouche les oreilles pour des faits de prêtres qui collectionnent femmes et enfants parfois au vu et au su de tout le monde ?

L'archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, une des voix critiques de l'opposition aux pouvoirs en République démocratique du Congo (RDC), a cédé, jeudi, 1er novembre, son fauteuil à Mgr Fridolin Ambongo à moins de deux mois d'une présidentielle décisive qui doit entraîner la succession du président Joseph Kabila. La démission du cardinal se fait à moins de deux mois de la périlleuse élection présidentielle aux multiples inconnues qui sera organisée le 23 décembre prochain. Le pouvoir manoeuvrant pour le conserver alors que l'opposition ne s'est toujours pas accordée sur un candidat unique pour la représenter, le profil du cardinal, maintenant qu'il s'est mis en congé de l'église, pourrait faire consensus dans un pays où on en a marre de la gestion de Joseph Kabila.

Le pape François a accepté, vendredi, 12 octobre, avec réticence, la démission de l'influent cardinal américain, Donald Wuerl, de son poste d'archevêque de Washington. Il est soupçonné par un jury populaire d'avoir étouffé un vaste scandale d'agressions sexuelles.

Le pape François, qui vient de l'Argentine, c'est-à-dire, non loin du Chili, n'a pas besoin de tourner sa langue dans la bouche avant de parler aux évêques chiliens. Ce n'est pas non plus envisageable qu'il couvre un scandale aussi lourd que la pédophilie dans l'église chilienne. Après avoir beaucoup parlé alors que les pratiques étaient toujours bien ancrées au sein de cette église, il a tout simplement tapé un coup de pied dans la fourmilière, après avoir commis un rapport sur la question, qui l'a mis hors de lui. Un rapport de plus de 1.000 pages rédigé après une enquête effectuée par deux personnes désignées par le Saint-Père. C'est un mal qui ronge, aussi, l'église catholique africaine. Si on passe outre la propension des responsables de l'église catholique dans certains pays africains à faire des enfants à des maîtresses qu'ils entretiennent parfois au vu et au su de tous, elle va même jusqu'à héberger des prêtres pédophiles européens, qui y atterrissent pour se "rebâtir". Mais quand ils arrivent sur place, la tentative redevient grande et n'hésitent pas à rebasculer dans le mal. La situation est vraiment alarmante et le pape devrait, aussi, s'en préoccuper, en multipliant des voyages en Afrique.

De prime abord, on peut penser que la maison de Dieu est ouverte pour tout le monde, même pour des tueurs irrécupérables. Mais, tuer, volontairement, son prochain pour courir se réfugier dans la maison de Dieu est-il acceptable ? Au lieu de cacher le criminel, le prêtre (ou le pasteur) n'est-il pas invité à appeler, plutôt, la police pour venir le cueillir ? Telle serait la bonne interprétation de l'évangile. Joseph Kabila, le président rdcongolais, après avoir fermé la porte à une élection présidentielle, avant fin décembre 2016, qui aurait pu le mettre dans une retraite bien méritée, cherche à se réfugier derrière le pape et occulter ses forfaits à l'endroit de tout un peuple qui aspire à une alternance prévue par la constitution. Le Saint-Père ne l'a que trop bien compris en refusant de se rendre en visite à Kinshasa, ce qui aurait pu conforter Kabila dans les misères qu'il fait subir aux chrétiens congolais.

Le Centrafrique était bien plus dangereux avec les massacres interreligieux quand le pape François avait insisté pour y effectuer une visite officielle en novembre 2015, que ne l'est aujourd'hui le Soudan du Sud. Pourtant, le Saint-Père, au lieu d'y aller, personnellement, a préféré envoyer de quoi réaliser quelques investissements en son nom. L'évêque de Rome pratique-t-il la discrimination positive ?

Le président du Rwanda, Paul Kagame, s'est rendu, aujourd'hui, 20 mars, au Vatican, pour rencontrer le Saint-Père, François. Une visite très cordiale (la première du genre pour le chef de l'Etat du Rwanda), qui semble-t-il, va sceller, à nouveau, une relation de réelle confiance entre les deux Etats.

Le gouvernement rwandais est très clair : il a jugé "inadéquates" les excuses présentées par l'église catholique rwandaise pour le rôle de certains de ses membres lors du génocide rwandais de 1994, qui a fait, environ, 800.000 morts. Pour Kigali, le Vatican, lui-même, devrait demander pardon pour ces crimes. Voilà qui est dit.

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadéra, a rencontré le pape, François, ce lundi, 18 avril, à la Bibliothèque du Vatican. Cette première sortie comme président centrafricain, revêt beaucoup de signification en dehors de la beauté du geste.

Le pape François multiplie des sorties sur la question des réfugiés en Europe. Il ne cesse de titiller la conscience des dirigeants occidentaux. Ce samedi matin, 16 avril, c'est à l'île de Lesbos (Grèce) qu'il s'est rendu, ramenant, au Vatican, douze réfugiés qui y seront, désormais, hébergés. Un bel exemple à suivre.

Les voies du Vatican sont impénétrables, voire, insondables. Plusieurs années après son décès, le pape le plus populaire de tous les temps, Jean Paul II, fait parler de lui. C'est l'histoire d'une femme, son amie, avec qui il a maintenu des relations particulières pendant une trentaine d'années. Jusqu'à sa mort.

Le président, Faure Gnassingbé, a effectué un séjour au Vatican où il a rencontré le pape, François. Sa mère, Maman Sabine Mensah, fervente catholique, était, aussi, du voyage.