Depuis qu'elle est en chute dans les sondages, menacée comme jamais par le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen a, considérablement, durci son discours. Non pas que celui-ci avait ramolli. Que non ! La fille de son père, voyant que ses diatribes sur l'immigration (son thème de prédilection) ne faisaient plus recette, la priorité des Français étant ailleurs, dans la sécurité, le chômage, les impôts, le niveau de vie, etc., avait quelque peu banalisé son discours en faisant du Fillon et du Dupont-Aignant, à leur place. Mais chassez le naturel, il revient au galop. La voilà rattrapée par ses vieux démons. Pour enrayer sa chute dans les sondages, elle loue, maintenant, les bienfaits de la colonisation, ce qu'elle n'avait jamais fait avant. Surtout, elle veut se démarquer d'Emmanuel Macron qui pense que la colonisation française est passible de crime contre l'humanité.

Le dictateur est de très mauvaise humeur depuis ce matin. Et pour cause : au moment où il prenait son (traditionnel) whisky-café en écoutant les nouvelles sur RFI et la BBC, on lui a annoncé la mort de 18 soldats tombés dans une embuscade dans le Pool. Cette nouvelle a gâché sa matinée. Il est dans tous ses états.

Après avoir pratiqué une politique africaine en dents de scie (un coup il fait une bonne action, un autre coup il déçoit tout le monde), François Hollande a redonné la nationalité française à des Africains qui ont fait la guerre pour la grandeur de la France et à qui la nationalité n'aurait jamais due être retirée. Rendons cependant justice à Hollande d'avoir corrigé cette indignité française. Ne dit-on pas : « Mieux vaut tard que jamais » ?

Avis de recherche ! La nuit, le patron des renseignements du dictateur, Jean Dominique Okemba (JDO), est, parfois, introuvable. Porté aux abonnés absents. On peut le chercher sans le trouver. On s'interroge sur ses absences nocturnes pendant ces temps de grosse incertitude dans l'entourage du dictateur.

En quatre ans de pouvoir, IBK (Ibrahim Boubacar Keita) en est à son quatrième premier ministre. A un an de la fin de son premier mandat, il n'a pas, encore, pu dénicher l'oiseau rare pour conduire à bien ses réformes. Quatre ans de pouvoir, quatre premiers ministres. Les Maliens vivent ces changements comme un éternel recommencement ! Leurs besoins, eux, sont énormes et constants. Le nouveau (et dernier ?) premier ministre du premier quinquennat d'IBK sera-t-il le dernier de la liste ?

Le président du Niger est de confession musulmane. S'il était chrétien, on aurait pu, peut-être, penser qu'en rencontrant les leaders estudiantins, samedi, 15 avril, il a été influencé par la résurrection de Jésus-Christ en cette période de Pâques. Non, Mahamadou Issoufou est un homme politique qui a, tout simplement, le bon sens des choses. Il connaît la valeur des symboles politiques. Et au Niger, l'USN (Union des scolaires nigériens), n'est pas rien.

Personne ne sait, exactement, ce que donnera le Dialogue politique voulu par le président du Gabon, Bongo Ondimba Ali. Après la société civile, les partis politiques se retrouvent pendant quelques semaines pour trouver les voies et moyens de (re)vivre ensemble en frères sœurs d'un même pays. Le facilitateur ne vient pas hors d'Afrique. L'Union africaine, sollicitée par le pouvoir, a désigné l'ancien recteur de l'Université de Nouakchott, le professeur, Mohamed El Hacen Ould Lebatt, pour rapprocher les points de vue des uns et des autres. Un gros travail l'attend.

Le débat avance. Incontestablement. Y compris au sein du cercle des chefs d'Etat africains où on en trouve qui sont ouvertement pour la sortie du F CFA colonial actuel. Une telle sortie peut prendre plusieurs variantes, mais, c'est clair que les Africains veulent avoir leur propre monnaie à eux, directement, gérés, par eux, sans contingence extérieure. Parmi les chefs d'Etat qui militent pour cette option : par ordre alphabétique : le Tchadien, Idriss Déby Itno, le Burkinabé, Roch Marc Christian Kaboré, l'Equato-Guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Le Front du refus et du statu quo est composé de l'Ivoirien, Alassane Ouattara et du Sénégalais, Macky Sall. Pour le moment, les autres chefs d'Etat ne se prononcent pas encore clairement.

Une "journée de colère", accompagnée d'un appel à une grève générale, a été décrétée, ce vendredi, 14 avril, par le syndicat estudiantin, UGET, afin de dénoncer des "violences policières" survenues, mardi, 11 avril, lors d'une manifestation étudiante, à Tunis.

Dans le Congo-Brazzaville du dictateur, Sassou-Nguesso, les assassinats se suivent et se ressemblent comme un long fleuve tranquille. La vie d'un être humain compte pour du beurre. On tue en riant, sans jamais rendre compte à personne, ni sur le plan national, ni à l'extérieur. Le Congo-Brazzaville de Sassou-Nguesso est le royaume de l'impunité totale, avec à sa tête l'un des chefs d'Etat les plus sanguinaires à être encore en exercice. C'est sans doute pour cela qu'il ne sait pas s'arrêter. Il n'a peur de personne. Après avoir scalpé le colonel, Marcel Ntsourou, il y a quelques mois, dans un contexte où personne ne lui demande aucun compte (comme si Ntsourou n'avait aucun parent), il entend mettre le cap, aujourd'hui, sur la décapitation d'André Okombi Salissa (AOS) à qui il ne pardonne pas de l'avoir, politiquement, défié.

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