Les Etats-Unis ont envoyé une soixantaine de missiles, jeudi, 6 avril, soir, sur la base syrienne d'où a été menée une attaque chimique sur la population deux jours plus tôt, qui avait causé près de 80 morts. Des frappes effectuées sans l'aval du Conseil de sécurité des Nations-Unies. Une entorse au droit international. Allié de Vladimir Poutine, jusqu'à hier, notamment, sur cette question syrienne, Donald Trump s'était montré, particulièrement, affecté par la mort d'une trentaine d'enfants (sur les 80 tués) au point de surprendre les Américains qui le considéraient comme un homme sans cœur. Cela dit, la précipitation de Trump pour frapper la Syrie pousse à poser quelques questions : fait-il cette opération qui le met en froid avec le président russe, pour relancer sa présidence qui bat sérieusement de l'aile sur le plan national ? S'agit-il d'une intervention à géométrie variable en ce sens qu'il ne réagirait pas de la même façon ailleurs dans le monde ? Commence-t-il à devenir le digne successeur de Georges W. Bush l'interventionniste suprême ?

Honneur à ce jeune soldat, le caporal-chef, Julien Barbé, mort au Nord-Mali, où il oeuvrait pour un retour à la paix, dans cette région, grande comme la France, et pour que le djihadisme ait moins d'emprise dans le Sahel. Il y a des morts qui font (très) mal. C'est le cas de celle du jeune caporal. A 28 ans, seulement, il débutait juste la vie. Il laisse une veuve et deux enfants, qui vont apprendre à vivre sans lui. Nos condoléances les plus attristées à cette famille, désormais, démembrée. C'est le dix-neuvième soldat français mort dans le cadre de l'intervention de la France au Mali, depuis 2013.

Cette année, les grèves se sont multipliées dans plusieurs pays africains avec la crainte qu'elles contraignent les dirigeants à déclarer 2017 année blanche. Bien sûr qu'on n'est pas dans les années 90 où plusieurs mouvements scolaires et universitaires, au demeurant, très politiques, avaient conduit à l'organisation des conférences nationales souveraines, mais, aujourd'hui, les revendications se focalisent sur l'amélioration de la gouvernance et des conditions de travail. Ils ne sont pas moins virulents que ceux des années 90. Afrique Education fait un tour d'horizon des négociations dans les principaux pays affectés par ces perturbations des systèmes éducatifs : Gabon, Cameroun, Togo, Tchad, Centrafrique, etc.

Le président, Joseph Kabila, a annoncé ce mercredi, 5 avril, la nomination, dans les 48 heures, d'un nouveau premier ministre pour diriger la transition en République démocratique du Congo (RDC), une décision qui risque de plonger le pays dans une zone de turbulence si ce premier ministre ne s'appelle pas Félix Tshisekedi. La RDC retient son souffle.

Homme d'affaires milliardaire, ancien faiseur de président, Patrice Talon s'est, finalement, résolu à devenir, lui-même, calife. Vu son entregent et l'étendue de son réseau d'amitié, il n'a pas eu du mal à gagner ce pari ambitieux car il n'apprenait pas le job. Depuis mai, il est, confortablement, installé dans le Palais de la Marina. Mais, si son accession au pouvoir a bouleversé les habitudes, Patrice Talon a, aussi, surpris par son programme de gouvernement étalé sur un seul et unique mandat alors que la constitution lui donne la possibilité d'en faire deux. Lui veut en faire un seul et souhaite que le mandat unique soit inscrit dans la constitution. Mal vu, mal compris, mal expliqué, son projet passe, difficilement, dans l'opinion.

Le chien aboie la caravane passe. On a souvent dit que Jacob Zuma, est un chef d'Etat indigne, qui n'est pas à la hauteur de sa fonction au regard des scandales qu'il a accumulés, qui n'a rien fait pour valoriser le très riche héritage laissé par ses deux prédécesseurs, Nelson Mandela et Thabo Mbeki. Mais, Jacob Zuma n'en a cure : à deux ans du départ du pouvoir, il ne fait rien pour se réhabiliter. Ni sauver l'ANC d'un possible désastre. Pour preuve, le limogeage de son gouvernement juste pour dégager le très populaire ministre des Finances, Pravin Gordhan, qui lui fait de l'ombre. Pravin était considéré comme le Monsieur anti-corruption du gouvernement qui empêchait par conséquent Zuma d'utiliser les fonds publics à sa guise.

En deux années, seulement, le fameux Printemps de la coopération germano-togolaise, va changer de dénomination. Victime de son succès, il va, à la demande du président du Togo, Faure Gnassingbé, réunir, désormais, d'autres pays de la sous-région. Déjà, pour cette deuxième édition, on a compté la présence du Burkina Faso, du Mali et du Niger. La nouvelle appellation (contrôlée) n'a pas, encore, été trouvée, mais du côté du chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, on travaille, déjà, aux côtés des partenaires allemands, à la recherche d'une dénomination qui soit, aussi bien, parlante que possible.

Les doigts d'une main ne sont pas tous égaux. Pauvre Sassou ! Président du Comité de haut niveau de l'Union africaine pour la Libye, le dictateur congolais a été, royalement, snobé par le deuxième homme le plus puissant du monde : Donald Trump (le président russe Poutine est l'homme le plus puissant de la terre). Les sujets de discussion entre les deux hommes d'Etat sont nombreux : la paix au Proche-Orient, la consolidation de la bonne entente israélo-égyptienne, le retour de la stabilité en Libye après les aventures du duo Obama-Clinton, l'augmentation de façon substantielle de l'aide américaine après sa forte réduction par Obama après que Sissi eut mis Morsi en prison, et quelques autres sujets préoccupants comme la crise israélo-palestinienne... "Nous sommes clairement derrière le président Sissi (...) Nous sommes clairement derrière l'Egypte et le peuple égyptien", a déclaré le président américain en recevant son homologue égyptien, ce matin, à la Maison Blanche. Le ton des relations entre les deux pays est donné.

La récente décision de Pierre Nkurunziza portant introduction d'un nouveau système d'octroi des bourses d'études et de stages dans l'enseignement supérieur au Burundi, ne passe pas du tout au sein de la communauté estudiantine. Celle-ci vient de lui lancer un ultimatum pour qu'il la retire au plus vite, sinon, elle paralyse l'université.

Le ministère togolais de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, dans le souci d'offrir un meilleur cadre d'étude et de vie aux étudiants des universités publiques de Lomé et de Kara, veut adopter un nouveau modèle économique.

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