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Arts & Lettres

Le musicien sud-africain, Johnny Clegg, fervent opposant à l'apartheid, est mort à 66 ans, ce mardi, 16 juillet. Celui qui était, parfois, surnommé "le zoulou blanc" a succombé à un cancer dont il avait été diagnostiqué en 2015.

L'Allemagne a annoncé, vendredi, 17 mai, vouloir restituer à la Namibie un monument érigé au XVe siècle pour guider les explorateurs portugais, dernier épisode en date de la volonté du pays de tirer un trait sur son passé colonial.

La Fondation pour le développement de la culture contemporaine africaine (FDCCA) organise à partir du 18 juin 2019, « Prête-moi ton rêve », une grande exposition itinérante dans 6 pays d’Afrique, réunissant une trentaine d’artistes africains de renommée internationale, de 15 nationalités différentes.

Voilà au moins un sujet qui unit les pays du Maghreb, et singulièrement, les Algériens dont certains soutiennent le pouvoir en place tandis que d'autres manifestent pour le départ d'Abdelaziz Bouteflika et de tout le système en place. L'unité politique tant recherchée et jamais trouvée au sein de l'Union du Maghreb arabe (UMA), se manifeste, aujourd'hui, sur le plan culturel, et plus précisément, de la gastronomie, à propos du « couscous », communément, appelé « couscous algérien ». Et si les merveilles de la table pouvaient unir les hommes ?

Le parquet de Nanterre a indiqué vendredi, 22 mars, avoir fait appel de la condamnation de Koffi Olomidé, star de la chanson congolaise, à de la prison avec sursis pour "atteintes sexuelles sur mineure".

Quatre de ses danseuses l'accusaient, auprès du Tribunal de grande d'instance de Nanterre, de leur avoir imposé des relations sexuelles, mais, le chanteur congolais, Koffi Olomidé, relaxé pour trois d'entre elles, s'en est, finalement, sorti, lundi, 18 mars, avec une peine de deux ans de prison avec sursis pour "atteinte sexuelle" sur mineure.

Bernard Dadié est passé sur l’autre rive depuis le 9 mars 2019, à 103 ans, faisant ainsi mentir la prière de Moïse selon laquelle, « la durée de notre vie s'élève à 70 ans, et pour les plus robustes à 80 ans » (Psaume 90, 10). La dernière fois où je le revis, c’était en 2009-2010. Ses forces commençaient à l’abandonner. Nous avions fait connaissance 8 années, plus tôt, à la faveur du baptême d’un de ses petits-enfants que j’avais célébré à la paroisse catholique Saint-Jean de Cocody. Il m’avait, ensuite, invité à venir partager le repas dans leur maison située à proximité de l’INSAAC (ex-Institut national des arts).

De l’intelligence,  la permanence de fraîcheur dans l’humour et sens de l’Amitié. « Savoir  s’en aller sans hâte ni en boudant » comme il me l’a dit un jour au Bénin où nous étions nombreux au colloque Abdou Tidjani- Serpos organisé par le poète et essayiste Nouréini Tidjani-Serpos ; si je devais évoquer mes rencontres, conversations, nos amabilités au sujet de certains écrivains montés en épingle en France où on les fait passer pour chefs de file bien qu’ils ne le soient point dans leur pays natal, il y aurait de quoi remplir une centaine de pages d’un mauvais roman.

Invité d'honneur du 26e Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou), le Rwanda était représenté, lors de la cérémonie finale de remise de trophées, samedi, 2 mars, à Ouagadougou, par son président, Paul Kagame. L'ancien président en exercice de l'Union africaine (UA) n'y était pas venu par hasard. Car, avant lui, à l'ouverture du Festival, le président de la Commission de l'UA, le Tchadien, Moussa Faki Mahamat, avait fait entendre la voix de l'organisation panafricaine à travers un soutien financier qu'elle apportera, désormais, au cinéma africain. Il faut dire que si le Fespaco est le plus célèbre et l'un des plus anciens festivals du cinéma en Afrique, on en compte, qui ont, aussi, leur place. C'est, par exemple, les Ecrans Noirs au Cameroun et les Journées cinématographiques de Carthage en Tunisie.
Paul Kagama n'a pas fait le voyage pour rien. Sa présence à Ouagadougou lui a permis de remettre en mains propres, aux côtés de son homologue, Roch Marc Christian Kaboré, l'Etalon d'Or de Yennenga à son jeune compatriote, Joël Karekezi, pour son film, « The Mercy of the jungle » (La miséricorde de la jungle).

Le roi de la rumba congolaise est attendu, lundi, 11 février, devant la justice française : Koffi Olomidé, visé par un mandat d'arrêt, doit répondre des faits d'agressions sexuelles qui auraient été commis, en région parisienne, entre 2002 et 2006, sur quatre de ses danseuses. Chanteur célèbre, Koffi Olomidé est un collectionneur de procédures en justice.

Quand afriqueeducation.com disait que Jacob Zuma est unique en son genre, c'est parce qu'il ne fait rien comme les autres. Chassé du pouvoir et poursuivi par la justice, il a décidé de sortir de l'ordinaire en se lançant dans la chanson. Chanson de variétés, Rumba congolaise, Blues africain-américain, Gospels ? C'est tout à la fois ! Camarade Jacob Zuma, ancien patron de la très dynamique ANC (Congrès national africain), veut toucher la sensibilité des Sud-Africains desquels il s'était beaucoup éloigné à cause de sa catastrophique gouvernance de la chose publique.

Dans ses heures de lucidité, le jeune président français avait (bien) annoncé vouloir mettre en œuvre d’ici cinq ans des restitutions temporaires et définitives des biens culturels africains qui font le rayonnement des musées français. C'était quelques mois après son accession au pouvoir. Joignant la parole à l'acte, il avait nommé la Française, Bénédicte Savoy, et, le Sénégalais, Felwine Sarr, deux sommités en matière d'art, avec pour mission de réfléchir au retour de ces œuvres d'art en Afrique. Les deux rapporteurs sont restés, rigoureusement, scientifiques, sans succomber aux pressions des lobbys françafricains qui ont toujours fait que tout change sans que rien ne bouge. En Afrique, il n'existe pas un conservateur de musée ou de galerie d'art qui ne souhaite pas le retour des biens culturels africains spoliés, et qui font, aujourd'hui, les beaux jours des espaces culturels français ou autres. Emmanuel Macron a, donc, eu l'excellente idée de proposer cette voie de retour, mais encore faudrait-il qu'il tienne parole, maintenant où ses deux rapporteurs lui demandent de le faire.

Fabien Eboussi Boulaga a tiré sa révérence le 13 octobre 2018 à 84 ans. Il y a trois jours, pourtant, je réécoutais, quasi-religieusement, deux de ses conférences sur internet. Il y parlait avec ce calme, cette rigueur et cette précision qui le caractérisaient. On rendra un hommage mérité à cet intellectuel qui ne parlait jamais au hasard. Il sera célébré partout où il eut à poser ses pieds, et pas seulement dans son Cameroun natal, car il avait enseigné un peu partout : au Nigeria, en Côte d’Ivoire, en République démocratique du Congo, en Allemagne, en France, aux Etats-Unis, etc. Pour ma part, j’ai pensé que la meilleure façon de lui exprimer ma gratitude était de partager ses meilleures intuitions et saillies sur le christianisme, la politique et les intellectuels en Afrique afin que ceux qui ne connaissent pas son œuvre aient envie de s’y plonger. Et c’est par une citation de Luc Ferry que je voudrais essayer d’entrer dans la pensée de l’enfant de Bafia.

La Côte d'Ivoire a demandé l'affichage de la "mention Côte d'Ivoire" sur ses objets d'arts exposés dans les musées européens, un projet destiné au sauvegarde du patrimoine culturel de ce pays.

Des antiquités, parfois, vieilles de 5000 ans, pillées en Irak en 2003, après la chute de Saddam Hussein, vont revenir dans leur pays après avoir été identifiées par des experts du British Museum. Un très bon exemple que devrait suivre la France dont les musées refusent le retour des biens culturels africains, spoliés pendant la colonisation et même après, et qui font leur rayonnement actuel.

L'Afrique du Sud célèbre, cette semaine, avec l'ancien président, Barack Obama, en vedette américaine, le centième anniversaire de la naissance de son héros et libérateur Nelson Mandela, incarnation d'un rêve "arc-en-ciel" toujours inachevé. Comme le couple Clinton, Michelle et Barack Obama étaient très proches du couple Mandela. Michelle lui rendit visite, en juin 2011, en Afrique du Sud, deux ans, après l'accession de Barack à la Maison Blanche.

C'est ce vendredi, 6 juillet, que les Comores fêteront le 43e anniversaire de leur indépendance. Un grand moment qui mobilise tout le pays dans toutes ses composantes, depuis plusieurs jours. Cette année, l'accent a été mis sur l'artisanat comme pourvoyeur des richesses, ce qui explique qu'en clôturant le 2e Salon national de l'artisanat dont les activités se sont étalées dans l'ensemble des trois îles du 3 au 5 juillet, le président, Azali Assoumani, ait, fortement, recommandé d'ouvrir à l'international, le 3e Salon qui se tiendra, à la même période, en 2019. Car pour le chef de l'Etat, l'émergence que les Comores, sous sa direction, escomptent pour 2030, ne peut se passer de la culture sous toutes ses formes.

Le Comité du Patrimoine mondial se réunit, dimanche, 24 juin, à Bahreïn, pour choisir les nouveaux sites qui intégreront la Liste du patrimoine universel de l'Unesco, bénéficiant, ainsi, d'une image prisée.

L’ex-conseiller spécial du regretté président français, François Mitterrand, s’intéresse à l’Afrique ; j’ai lu quelques-uns de ses ouvrages et davantage de ses articles dans des journaux ; celui intitulé « Les Africains ont inventé l’ordinateur numérique bien avant qu’on le découvre » m’a passionné, voire, rouvert les yeux sur des atouts de l’Afrique qu’à force de jacasser, de contester en ignorant tout de ce dont ils palabrent, des Africains laissent ceux qu’ils critiquent leur damer le pion là où ils pourraient ou devraient être Maîtres.

Il n'y aura pas de Prix Nobel de littérature, en 2018, a annoncé la Fondation Nobel, vendredi 4 mai. Une décision qui fait suite à la révélation d'accusations contre le mari d'une membre de l'académie de Suède, qui désigne, chaque année, le lauréat. Jean-Claude Arnault, photographe français et mari de la poétesse, Katarina Forstenson, est accusé de viols, d'agressions sexuelles ou de harcèlement sexuel par 18 femmes. Pas moins !

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