Arts & Lettres

La Côte d'Ivoire a demandé l'affichage de la "mention Côte d'Ivoire" sur ses objets d'arts exposés dans les musées européens, un projet destiné au sauvegarde du patrimoine culturel de ce pays.

Des antiquités, parfois, vieilles de 5000 ans, pillées en Irak en 2003, après la chute de Saddam Hussein, vont revenir dans leur pays après avoir été identifiées par des experts du British Museum. Un très bon exemple que devrait suivre la France dont les musées refusent le retour des biens culturels africains, spoliés pendant la colonisation et même après, et qui font leur rayonnement actuel.

L'Afrique du Sud célèbre, cette semaine, avec l'ancien président, Barack Obama, en vedette américaine, le centième anniversaire de la naissance de son héros et libérateur Nelson Mandela, incarnation d'un rêve "arc-en-ciel" toujours inachevé. Comme le couple Clinton, Michelle et Barack Obama étaient très proches du couple Mandela. Michelle lui rendit visite, en juin 2011, en Afrique du Sud, deux ans, après l'accession de Barack à la Maison Blanche.

C'est ce vendredi, 6 juillet, que les Comores fêteront le 43e anniversaire de leur indépendance. Un grand moment qui mobilise tout le pays dans toutes ses composantes, depuis plusieurs jours. Cette année, l'accent a été mis sur l'artisanat comme pourvoyeur des richesses, ce qui explique qu'en clôturant le 2e Salon national de l'artisanat dont les activités se sont étalées dans l'ensemble des trois îles du 3 au 5 juillet, le président, Azali Assoumani, ait, fortement, recommandé d'ouvrir à l'international, le 3e Salon qui se tiendra, à la même période, en 2019. Car pour le chef de l'Etat, l'émergence que les Comores, sous sa direction, escomptent pour 2030, ne peut se passer de la culture sous toutes ses formes.

Le Comité du Patrimoine mondial se réunit, dimanche, 24 juin, à Bahreïn, pour choisir les nouveaux sites qui intégreront la Liste du patrimoine universel de l'Unesco, bénéficiant, ainsi, d'une image prisée.

L’ex-conseiller spécial du regretté président français, François Mitterrand, s’intéresse à l’Afrique ; j’ai lu quelques-uns de ses ouvrages et davantage de ses articles dans des journaux ; celui intitulé « Les Africains ont inventé l’ordinateur numérique bien avant qu’on le découvre » m’a passionné, voire, rouvert les yeux sur des atouts de l’Afrique qu’à force de jacasser, de contester en ignorant tout de ce dont ils palabrent, des Africains laissent ceux qu’ils critiquent leur damer le pion là où ils pourraient ou devraient être Maîtres.

Il n'y aura pas de Prix Nobel de littérature, en 2018, a annoncé la Fondation Nobel, vendredi 4 mai. Une décision qui fait suite à la révélation d'accusations contre le mari d'une membre de l'académie de Suède, qui désigne, chaque année, le lauréat. Jean-Claude Arnault, photographe français et mari de la poétesse, Katarina Forstenson, est accusé de viols, d'agressions sexuelles ou de harcèlement sexuel par 18 femmes. Pas moins !

A force de suivre Donald Trump, le jeune président français, Emmanuel Macron, va finir par lui ressembler. Comme Donald Trump qui, lui, préfère utiliser son compte tweeter pour communiquer, Emmanuel Macron vient, aussi, de s'illustrer, sur sa page Facebook, vendredi, 27 avril, en annonçant la création de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage. Une première depuis un an qu'il préside aux destinées de la France. Ce haut lieu de mémoire sera présidé par l'ancien premier ministre, Jean-Marc Ayrault. L'annonce a été faite à l'occasion du 170e anniversaire de l'abolition de l'esclavage. 

Le musicien, Ky-mani Marley, fils du légendaire interprète, Bob Marley, a promis, mercredi, 11 avril, à Praia, d'aider le Cap-Vert à devenir de plus en plus connu à l'extérieur. Ce pays souffre, en effet, d'un grand déficit d'image alors qu'il abrite des trésors touristiques parmi les plus beaux de l'Afrique de l'Ouest.

Il y a toujours une fin pour chaque chose. Rien n'est éternel ici bas. Il en est de même pour les biens culturels africains qui meublent les galeries d'art et musées de l'Hexagone alors que leur place est bien dans les musées des pays d'où ils ont été spoliés. Que le jeune président français, Emmanuel Macron, qui ne connaît pas la colonisation, ait décidé de changer la politique française dans ce domaine précis, pour remettre un peu de loyauté et d'équité dans cette relation entre la France et les pays africains concernés, on ne peut que dire que dire, honneur à lui. L'Afrique s'en souviendra. En bien.

Figure emblématique du cinéma africain des années 1980-2000, le réalisateur burkinabè, Idrissa Ouédraogo, est décédé, dimanche, 18 février, à Ouagadougou, à l'âge de 64 ans. Il laisse une oeuvre d'une quarantaine de films primés dans les plus grands festivals.

Franchement, on ne boudera pas son plaisir à l'idée que Mahamat Saleh Haroun, cet excellent cinéaste, retrouve de l'air pur hors du très puant gouvernement d'Idriss Déby Itno. On a même besoin de lui demander : « Quelle mouche l'avait piqué pour qu'il accepte une responsabilité de ministre de la Culture auprès du tyran » ? Avait-il faim ? En tout cas, il en aura eu pour son grade. A peine un an, et il est mis dehors. Ca apprendra aux autres comme lui qui tentent l'aventure auprès des dictateurs. La bonne nouvelle, cependant, c'est qu'il va s'adonner, à nouveau, à la culture à plein temps. En toute liberté cette fois.

Mort le 15 octobre, à l'hôpital de Sévaré, dans le Centre du Mali, à l'âge de 77 ans, de suite d'une longue maladie, l'écrivain malien, Yambo Ouologuem, a produit des œuvres qui ont marqué la littérature négro-africaine, ce que salue, ici, le doyen, Olympe Bhêly-Quenum, à sa manière.

Ecrivain malien célèbre, Yambo Ouologuem, sur le plan de l'âge, venait juste après la génération des Mongo Beti, Camara Laye, Olympe Bhêly-Quenum (encore en vie et bien actif), Birago Diop, Léopold Sédar Senghor, et bien d'autres qui ont bercé notre jeunesse de leurs recueils de poèmes ou de nouvelles. Moins médiatique mais percutant, Yambo Ouologuem développait une pensée profonde. Comme tout bon malien qui se respecte. C'est ce refus des phares des projecteurs qui l'a, sans doute, poussé à mourir un peu dans l'anonymat alors qu'il demeure un classique de la littérature négro-africaine. Mort, dimanche, 15 octobre, à Sévaré, dans le Centre du Mali, afriqueeducation.com adresse ses condoléances les plus attristées à la grande famille des écrivains africains, au gouvernement malien, ainsi qu'à sa famille éplorée.

Avant son séjour, à Ouagadougou, prévu d'ici la fin de cette année, le président français, Emmanuel Macron, est, vivement, interpellé par notre ami, l'écrivain, Olympe Bhêly-Quenum. Il entend attirer son attention sur des problèmes des écrivains africains francophones, aussi bien, en Afrique qu’en France où leurs livres sont édités, mal diffusés, parfois, étouffés, voire, ostracisés. C'est le moins qu'on puisse dire car on pourrait, aussi, parler de racisme (tout court).
Macron n'étant pas le président de l'Afrique, on peut se poser la question du pourquoi d'une telle interpellation. Pourquoi les chefs d'Etat africains sont-ils aussi absents dans ce domaine ? La question est fondamentale et nous fait même honte. Mais, revenons à Emmanuel Macron. C'est parce qu'il peut influencer le cours des choses en France et au sein de la Francophonie où la France est de loin le plus gros bailleur de fonds.

A la suite de l’entretien Mbembe/Saar dans ‘L’Humanité’ (Motive l’envoi du 7 juillet 2017 de notre aîné Olympe Bhêly.-Qnénum).
Un élément (‘Pour une Afrique de la Cafritude’) relatif à cet entretien a été envoyé à Olympe Bhêly-Quénum. Elément trop lourd, de plus de 18 pages. N’y pensais plus quand je me suis aperçu que le terme-clef de cet élément était repris il y a quelques jours par Zinsou Hughes.
Ici et maintenant donc, plus brièvement, des éclaircissements sur le concept de Cafritude, sur son positionnement par rapport à l’entretien Mbembe/Saar – et à l’ensemble de tous les écrits de ces dix dernières années estampillés du mot magique "-Monde".
Tout commence avec un cours de Licence en 1972-1973 (‘Poésie et fantastique’, de Tramson à l'Université Paris-13, Epinay-Villetaneuse). L’étudiant que je suis alors parvient à démontrer à l’enseignant que si Merveilleux et Fantastique existent bien en tant que genre en Afrique, il est tout aussi avéré qu’il est une dimension dépassant ce cadre ludico-littéraire. Une dimension renvoyant à la donne métaphysique, bien vivante et « réelle » aux yeux de la majorité de la population négro-africaine.

C'est un pragmatisme affiché et un réalisme décomplexé de la BBC Nigeria, qui a décidé de créer un site internet en langue pidgin. C'est une langue qui mélange l'anglais africanisé avec certaines langues nationales parmi les plus parlées, et qui ne s'embarrasse d'aucune règle grammaticale, orthographique, lexicale, l'essentiel étant de se faire comprendre et de passer son message. Dans un pays comme le Nigeria qui compte 190 millions d'habitants, près de la moitié de personnes communiquent en pidgin, qui se parle, non seulement, au Nigeria, mais aussi, abondamment, dans le Cameroun voisin, avec, ici aussi, des particularismes propres au Cameroun.

Ahmad al Faqi al Mahdi, déjà, condamné à 9 ans de prison pour avoir ordonné la destruction de ces mausolées inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, devra verser des réparations à la communauté de la ville de Tombouctou d'un montant de 2,7 millions d'euros.

Le roi du Maroc fait, résolument, preuve de modernité. Pays touristique de premier plan sur le plan international, le Maroc compte, désormais, devenir une plaque tournante du cinéma moderne. Un lieu prisé pour le tournage des films à l'instar de Hollywood aux Etats-Unis et Nollywood au Nigeria. Pour cela, le roi va mettre la main au portefeuille. Sans état d'âme.

C'est un Grand Sud-Africain (tout court) qui va se retirer de la scène. Qui ne se souvient de ce grand chanteur (blanc) sud-africain, qui avait pris fait et cause pour une Afrique du Sud sans apartheid, s'affichant, publiquement, aux côtés des leaders noirs du mouvement pour une Afrique du Sud égalitaire. Ses chansons très engagées dans cette cause qu'il a défendue de toutes ses forces, accompagnèrent, de la plus belle des manières, la sortie de Nelson Mandela de prison et la prise progressive du pouvoir d'Etat par l'ANC. Assurément, Johnny Clegg est un Grand Homme. Il prend, certes, sa retraite, mais, il reste présent dans l'imaginaire collectif sud-africain.