Arts & Lettres

Mort le 15 octobre, à l'hôpital de Sévaré, dans le Centre du Mali, à l'âge de 77 ans, de suite d'une longue maladie, l'écrivain malien, Yambo Ouologuem, a produit des œuvres qui ont marqué la littérature négro-africaine, ce que salue, ici, le doyen, Olympe Bhêly-Quenum, à sa manière.

Ecrivain malien célèbre, Yambo Ouologuem, sur le plan de l'âge, venait juste après la génération des Mongo Beti, Camara Laye, Olympe Bhêly-Quenum (encore en vie et bien actif), Birago Diop, Léopold Sédar Senghor, et bien d'autres qui ont bercé notre jeunesse de leurs recueils de poèmes ou de nouvelles. Moins médiatique mais percutant, Yambo Ouologuem développait une pensée profonde. Comme tout bon malien qui se respecte. C'est ce refus des phares des projecteurs qui l'a, sans doute, poussé à mourir un peu dans l'anonymat alors qu'il demeure un classique de la littérature négro-africaine. Mort, dimanche, 15 octobre, à Sévaré, dans le Centre du Mali, afriqueeducation.com adresse ses condoléances les plus attristées à la grande famille des écrivains africains, au gouvernement malien, ainsi qu'à sa famille éplorée.

Avant son séjour, à Ouagadougou, prévu d'ici la fin de cette année, le président français, Emmanuel Macron, est, vivement, interpellé par notre ami, l'écrivain, Olympe Bhêly-Quenum. Il entend attirer son attention sur des problèmes des écrivains africains francophones, aussi bien, en Afrique qu’en France où leurs livres sont édités, mal diffusés, parfois, étouffés, voire, ostracisés. C'est le moins qu'on puisse dire car on pourrait, aussi, parler de racisme (tout court).
Macron n'étant pas le président de l'Afrique, on peut se poser la question du pourquoi d'une telle interpellation. Pourquoi les chefs d'Etat africains sont-ils aussi absents dans ce domaine ? La question est fondamentale et nous fait même honte. Mais, revenons à Emmanuel Macron. C'est parce qu'il peut influencer le cours des choses en France et au sein de la Francophonie où la France est de loin le plus gros bailleur de fonds.

A la suite de l’entretien Mbembe/Saar dans ‘L’Humanité’ (Motive l’envoi du 7 juillet 2017 de notre aîné Olympe Bhêly.-Qnénum).
Un élément (‘Pour une Afrique de la Cafritude’) relatif à cet entretien a été envoyé à Olympe Bhêly-Quénum. Elément trop lourd, de plus de 18 pages. N’y pensais plus quand je me suis aperçu que le terme-clef de cet élément était repris il y a quelques jours par Zinsou Hughes.
Ici et maintenant donc, plus brièvement, des éclaircissements sur le concept de Cafritude, sur son positionnement par rapport à l’entretien Mbembe/Saar – et à l’ensemble de tous les écrits de ces dix dernières années estampillés du mot magique "-Monde".
Tout commence avec un cours de Licence en 1972-1973 (‘Poésie et fantastique’, de Tramson à l'Université Paris-13, Epinay-Villetaneuse). L’étudiant que je suis alors parvient à démontrer à l’enseignant que si Merveilleux et Fantastique existent bien en tant que genre en Afrique, il est tout aussi avéré qu’il est une dimension dépassant ce cadre ludico-littéraire. Une dimension renvoyant à la donne métaphysique, bien vivante et « réelle » aux yeux de la majorité de la population négro-africaine.

C'est un pragmatisme affiché et un réalisme décomplexé de la BBC Nigeria, qui a décidé de créer un site internet en langue pidgin. C'est une langue qui mélange l'anglais africanisé avec certaines langues nationales parmi les plus parlées, et qui ne s'embarrasse d'aucune règle grammaticale, orthographique, lexicale, l'essentiel étant de se faire comprendre et de passer son message. Dans un pays comme le Nigeria qui compte 190 millions d'habitants, près de la moitié de personnes communiquent en pidgin, qui se parle, non seulement, au Nigeria, mais aussi, abondamment, dans le Cameroun voisin, avec, ici aussi, des particularismes propres au Cameroun.

Ahmad al Faqi al Mahdi, déjà, condamné à 9 ans de prison pour avoir ordonné la destruction de ces mausolées inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, devra verser des réparations à la communauté de la ville de Tombouctou d'un montant de 2,7 millions d'euros.

Le roi du Maroc fait, résolument, preuve de modernité. Pays touristique de premier plan sur le plan international, le Maroc compte, désormais, devenir une plaque tournante du cinéma moderne. Un lieu prisé pour le tournage des films à l'instar de Hollywood aux Etats-Unis et Nollywood au Nigeria. Pour cela, le roi va mettre la main au portefeuille. Sans état d'âme.

C'est un Grand Sud-Africain (tout court) qui va se retirer de la scène. Qui ne se souvient de ce grand chanteur (blanc) sud-africain, qui avait pris fait et cause pour une Afrique du Sud sans apartheid, s'affichant, publiquement, aux côtés des leaders noirs du mouvement pour une Afrique du Sud égalitaire. Ses chansons très engagées dans cette cause qu'il a défendue de toutes ses forces, accompagnèrent, de la plus belle des manières, la sortie de Nelson Mandela de prison et la prise progressive du pouvoir d'Etat par l'ANC. Assurément, Johnny Clegg est un Grand Homme. Il prend, certes, sa retraite, mais, il reste présent dans l'imaginaire collectif sud-africain.

L'écrivain sud-africain, Karel Schoeman, considéré comme l'un des plus importants du continent africain, est décédé, dans la nuit de lundi à mardi, à Bloemfontein (Centre), à l'âge de 77 ans, après s'être laissé mourir de faim et de soif.

C'est quoi la « colonisation mentale » ? En lisant cette œuvre de Fatou Diome, Le Ventre de l'Atlantique, on comprend ce qui se passe dans la tête d'un petit Africain. L'idée qu'il se fait de la France. Des images à mille lieux de la réalité malheureusement.

Le pouvoir du président, Patrice Talon, ouvre un nouveau chantier dans le domaine culturel : il s'agit de la restitution des biens culturels béninois, actuellement, logés dans des musées et autres lieux culturels en France. Le processus en est, pratiquement, à ses débuts mais bel et bien lancé.

Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, a exhorté, samedi, 5 mars, les Africains à travailler pour faire "émerger" une industrie cinématographique en Afrique à l'occasion de la clôture du 25è Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Cris et applaudissements d'approbation : le film béninois anti-colonialiste, "L'orage africain, un continent sous influence", a reçu un accueil triomphal au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Environ, 200 films et des milliers de projections, souvent, en plein air ou dans des lieux insolites : le 25e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), la grande fête du 7e art africain, s'ouvre, samedi, 25 février, avec en toile de fond des inquiétudes sur la sécurité.

Seydou Badian livre, dans ce roman (Sous l'orage), un message fort qui peut être résumé ainsi : quelle que soit leur importance, la science et la technique ne doivent pas être absolutisées ; ce ne sont que des moyens au service de l’homme, lequel homme est au début, au centre et à la fin du progrès car “l’homme n’est rien sans les hommes”.

Notre ami, Olympe Bhêly-Quénum, a réagi à la publication de la politique culturelle du président du Bénin, Patrice Talon. Il le fait sans arrières-pensées (politiques) comme il l'a, toujours, fait, en France, son pays d'accueil, où il vient d'écrire au candidat socialiste, Benoît Hamon, exactement, pour le même problème.

Si l'Afrique est dans la situation actuelle, c'est à cause, en grande partie, de ses “intellectuels”. Le modèle à suivre, ce sont Wole Soyinka (Nigeria), Mongo Beti (Cameroun), N'Gugi Wa Thiongo (Kenya), pour ne citer que ceux-là, car ils n'ont jamais accepté de compromission, ni aucun marchandage, pour préserver un quelconque confort ou bien-être personnel.

Le prix Nobel de littérature nigérian, Wole Soyinka, a, vivement, réagi, lundi, 5 décembre, aux attaques contre lui sur les réseaux sociaux pour avoir déclaré qu'il avait jeté son permis de résidence permanente aux Etats-Unis, suite à l'élection de Donald Trump, affirmant que ses critiques sont des "limaces, des barbares et des imbéciles."

Malgré les efforts déployés depuis des années pour tenter de faire reculer les violences visant des lieux ou des personnes juives, l'antisémitisme continue de prospérer. D'où la table-ronde de l'Unesco pour mieux appréhender le phénomène et y trouver des solutions.

Cinquante-cinq sites sur 1.052 biens dans le monde figurent, actuellement, sur la liste du patrimoine mondial "en péril" de l'Unesco.