Arts & Lettres

Le Musée des arts et traditions populaires installé dans l'ancienne résidence du premier président de la République centrafricaine, Barthélémy Boganda, inauguré en 1966, a été vandalisé lors des violents affrontements de 2013 à Bangui ("la bataille de Bangui "), qui ont opposé miliciens anti-balakas et sélékas. Depuis cette date, on ne connaît toujours pas de date pour sa réfection. Le gouvernement centrafricain ne considère-t-il pas la culture comme une priorité de son action ?

L’Organisation des Nations-Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) appelle à la plus grande vigilance après avoir été saisie de nombreux signalements d’escroquerie et de trafic illicite de biens culturels en provenance d’Afrique, réalisés sous le couvert de faux documents, en vertu desquels l’UNESCO autoriserait ce commerce et certifierait même la valeur de collections. 

Je suis Bizarre est une histoire de croisements et d'intersection. Croisements de mondes, croisements de vies et d'histoires, croisements de genres, à travers le parcours initiatique d’un(e) enfant.

Sur proposition des ministres de la Culture et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, par décret en Conseil des ministres du 27 mai 2020, le président de la République a nommé Emmanuel Kasarhérou président du musée du quai Branly-Jacques Chirac. Une première pour un Noir en France dans ce domaine.

Il y a énormément de talents sur le continent africain, mais, ils ne sont pas mis en lumière, faute de matériel professionnel. Pendant ce temps, des tonnes de matériel s'entassent dans les théâtres en Europe car ils sont jugés obsolètes. L'association SHOW BIS se propose de récolter tout ce matériel pour lui donner une seconde vie sur le continent africain et accompagner des artistes qui n'attendent que les feux des projecteurs.

“ L’intellectuel n’est rien s’il ne vit pas entièrement dévoué à la cause de son peuple, s’il n'est pas une part de ce peuple, rien qu'une part, une part embrasée, mais une part tout de même, une part intégrée puisqu’au centre, mais une part sans privilège, sans honneur particulier. C’est cela être un intellectuel pour un peuple soumis, humilié, bafoué, exploité, asservi : se fondre au sein de son peuple au risque de s’y perdre.”

Le 15 avril 1960 paraît : « Un piège sans fin » un roman d’Olympe BHELY- QUENUM. Soixante ans plus tard, ce roman demeure l’une des œuvres majeures et le chef-d’œuvre génial de l’auteur. « Un piège sans fin » est traduit dans plusieurs langues étrangères (1) et il suscite en soixante ans des travaux d’interprétation de tous genres dans les milieux universitaires.

D'avril 2003 à juillet 2004, j'ai habité à Champigny-sur-Marne, la ville communiste où résidait Georges Marchais, secrétaire général du Parti communiste francais de 1972 à 1994. Tout en travaillant sur une thèse à la Sorbonne, je donnais un coup de main à la paroisse Sainte Bernadette située non loin de la rue de la Côte d'or.

Le 18 mars dernier, les réseaux sociaux avaient annoncé la mort du saxophoniste camerounais, Manu Dibango, un monument de la musique africaine. Une Fake News. Mais, comme il n'y a jamais de fumée sans feu, la vérité était que Manu, bien que vivant, était, sérieusement, secoué par le coronavirus. "Il se repose en famille", répondaient ses proches. Il vient de passer de l'autre côté. Une mauvaise nouvelle rendue publique par sa famille ce mardi, 24 mars, matin.

Le tombeau des Askias à Gao (Nord-Est), un des quatre sites au Mali inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, va être réhabilité, ont indiqué, mercredi, 11 mars, les autorités maliennes et une organisation de sauvegarde des monuments en zone de conflit.

Il y a des romans qui vous tiennent en haleine jusqu’à la dernière ligne parce qu’ils mêlent avec bonheur humour et gravité. C’est le cas de “La Grève des Bàttu” publié en 1979 par la Sénégalaise, Aminata Sow Fall, aux Nouvelles éditions africaines. « Bàttu » est un mot wolof qui signifie “calebasse’’ ou sébile. Au Sénégal et dans les autres pays où l’islam est la religion dominante, des hommes et des femmes utilisent la sébile pour mendier leur nourriture. Parmi ces mendiants, on trouve des lépreux, des estropiés, des aveugles, des manchots, mais aussi, les talibés dont l’âge varie entre 3 et 15 ans et qui sont confiés à des marabouts censés leur enseigner le coran. Où mendient-ils ? Un peu partout dans la ville (dans ce roman, on songe tout de suite à Dakar mais il pourrait bien s’agir de Kaolack, de Thiès ou de Louga), c’est-à-dire, devant les mosquées, aux carrefours, aux feux tricolores. Pourquoi mendient-ils ? Parce que c’est la seule façon pour eux de s’en sortir.

Ce roman, écrit avant les indépendances nominales de 1960, raconte l’enfance et l’adolescence de Camara Laye, sa vie avec ses parents, frères et sœurs, oncles et tantes. Le récit met, aussi, en relief, les rapports qui existent entre Laye et les apprentis de son père. Un des grands classiques de la littérature négro-africaine, Camara Laye mourut, le 4 février 1980, à Dakar, alors qu'il n'était âgé que de 52 ans. En ce 40e anniversaire de sa disparition, souvenons-nous de Laye, L’auteur de “L’Enfant noir” !

Un monument de la littérature mondiale vient de s'en aller. Définitivement. A l'âge de 92 ans, Mary Higgins Clark s'est éteinte, à côté des siens, dans sa belle ville de Naples, en Floride.

La plus belle femme du monde est africaine, sud-africaine de nationalité. En effet, Zozibini Tunzi, Miss Afrique du Sud, a été couronnée Miss Univers 2019, dimanche, 8 décembre, soir, à Atlanta, à l’issue d’une cérémonie où il a beaucoup été question du droit des femmes à disposer d’elles-mêmes.

Deux décrets, parus, mercredi, 13 novembre, suppriment le Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, et créent, à la place, la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, présidée par l'ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Vedette des années yéyé, l’artiste africaine-américaine, Nancy Holloway, est décédée à son domicile parisien, mercredi, 28 août, à l'âge de 86 ans.

Le samedi 24 août 2019, les “Chinois” (c’est ainsi qu’on appelle les partisans de DJ Arafat) ont marché en l’honneur de leur président décédé 12 jours plus tôt à l’âge de 33 ans dans un accident de moto. Combien étaient-ils ? 20 mille ? 100 mille ? Difficile à dire.

Pour ceux qui en doutaient, voilà une preuve supplémentaire que l'Algérie est en train de prendre la voie de la démocratie. La ministre de la Culture, Meriem Merdaci, a démissionné, samedi, 24 août, au surlendemain de la mort de cinq jeunes dans une bousculade à l'entrée d'un concert du rappeur Soolking, a annoncé la présidence algérienne. Du temps d'Abdelaziz Bouteflika, la ministre aurait tout simplement dit : « Circulez, y a rien à voir ». Mais, comme dans une véritable démocratie occidentale, la ministre a tiré les conséquences de ce qui est arrivé, et a préféré jeter l'éponge. L'Algérie prend un bon chemin. Pourvu que cela se confirme dans le choix d'un président de la République élu de façon libre et démocratique.

#MeToo vient encore de frapper un grand coup. Dans la gibecière de ce mouvement, Placido Domingo, est, à son tour, rattrapé par ses incartades du passé. En effet, le célébrissime chanteur d'opéra faisait face, mardi, 13 août, à une série d'accusations de harcèlement sexuel, qui ont poussé l'Opéra de Los Angeles à annoncer une enquête et deux grandes salles américaines à annuler des représentations.

Le chanteur ivoirien, DJ Arafat, star du coupé-décalé très populaire en Côte d'Ivoire, est mort, lundi, 12 août, à seulement 33 ans, des suites d'un accident de la circulation survenu dans la nuit. Cette terrible nouvelle a été rendue publique par la Radio-Télévision publique ivoirienne (RTI).