Arts & Lettres

C'est un Grand Sud-Africain (tout court) qui va se retirer de la scène. Qui ne se souvient de ce grand chanteur (blanc) sud-africain, qui avait pris fait et cause pour une Afrique du Sud sans apartheid, s'affichant, publiquement, aux côtés des leaders noirs du mouvement pour une Afrique du Sud égalitaire. Ses chansons très engagées dans cette cause qu'il a défendue de toutes ses forces, accompagnèrent, de la plus belle des manières, la sortie de Nelson Mandela de prison et la prise progressive du pouvoir d'Etat par l'ANC. Assurément, Johnny Clegg est un Grand Homme. Il prend, certes, sa retraite, mais, il reste présent dans l'imaginaire collectif sud-africain.

L'écrivain sud-africain, Karel Schoeman, considéré comme l'un des plus importants du continent africain, est décédé, dans la nuit de lundi à mardi, à Bloemfontein (Centre), à l'âge de 77 ans, après s'être laissé mourir de faim et de soif.

C'est quoi la « colonisation mentale » ? En lisant cette œuvre de Fatou Diome, Le Ventre de l'Atlantique, on comprend ce qui se passe dans la tête d'un petit Africain. L'idée qu'il se fait de la France. Des images à mille lieux de la réalité malheureusement.

Le pouvoir du président, Patrice Talon, ouvre un nouveau chantier dans le domaine culturel : il s'agit de la restitution des biens culturels béninois, actuellement, logés dans des musées et autres lieux culturels en France. Le processus en est, pratiquement, à ses débuts mais bel et bien lancé.

Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, a exhorté, samedi, 5 mars, les Africains à travailler pour faire "émerger" une industrie cinématographique en Afrique à l'occasion de la clôture du 25è Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Cris et applaudissements d'approbation : le film béninois anti-colonialiste, "L'orage africain, un continent sous influence", a reçu un accueil triomphal au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco).

Environ, 200 films et des milliers de projections, souvent, en plein air ou dans des lieux insolites : le 25e Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), la grande fête du 7e art africain, s'ouvre, samedi, 25 février, avec en toile de fond des inquiétudes sur la sécurité.

Seydou Badian livre, dans ce roman (Sous l'orage), un message fort qui peut être résumé ainsi : quelle que soit leur importance, la science et la technique ne doivent pas être absolutisées ; ce ne sont que des moyens au service de l’homme, lequel homme est au début, au centre et à la fin du progrès car “l’homme n’est rien sans les hommes”.

Notre ami, Olympe Bhêly-Quénum, a réagi à la publication de la politique culturelle du président du Bénin, Patrice Talon. Il le fait sans arrières-pensées (politiques) comme il l'a, toujours, fait, en France, son pays d'accueil, où il vient d'écrire au candidat socialiste, Benoît Hamon, exactement, pour le même problème.

Si l'Afrique est dans la situation actuelle, c'est à cause, en grande partie, de ses “intellectuels”. Le modèle à suivre, ce sont Wole Soyinka (Nigeria), Mongo Beti (Cameroun), N'Gugi Wa Thiongo (Kenya), pour ne citer que ceux-là, car ils n'ont jamais accepté de compromission, ni aucun marchandage, pour préserver un quelconque confort ou bien-être personnel.

Le prix Nobel de littérature nigérian, Wole Soyinka, a, vivement, réagi, lundi, 5 décembre, aux attaques contre lui sur les réseaux sociaux pour avoir déclaré qu'il avait jeté son permis de résidence permanente aux Etats-Unis, suite à l'élection de Donald Trump, affirmant que ses critiques sont des "limaces, des barbares et des imbéciles."

Malgré les efforts déployés depuis des années pour tenter de faire reculer les violences visant des lieux ou des personnes juives, l'antisémitisme continue de prospérer. D'où la table-ronde de l'Unesco pour mieux appréhender le phénomène et y trouver des solutions.

Cinquante-cinq sites sur 1.052 biens dans le monde figurent, actuellement, sur la liste du patrimoine mondial "en péril" de l'Unesco.

Une conférence internationale s'ouvre, ce vendredi, 2 décembre, à Abou Dhabi, pour mettre en place de nouveaux outils destinés à empêcher la répétition des destructions au bulldozer et au marteau-piqueur commises par des djihadistes sur des sites appartenant au patrimoine de l'humanité.

La mort du sculpteur sénégalais, Ousmane Sow, survenue, jeudi, 30 novembre, à Dakar, à l'âge de 81 ans, est "une très grosse perte pour la sculpture sénégalaise et africaine", a déclaré le ministre sénégalais de la Culture, Mbagnick Ndiaye.

La culture de la bière en Belgique et la rumba cubaine sont entrées, mercredi, 30 novembre, au "patrimoine culturel immatériel" de l'humanité. La décision a été entérinée par le comité ad hoc de l'Unesco réuni à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Le livre du Camerounais, Paul Heutching, est décapant. Qu'on aime ses analyses ou non, on doit le lire. A quelques heures de l'ouverture du Sommet de la Francophonie, à Antananarivo (Madagascar), il était utile de jeter son ouvrage dans le débat. A quoi sert ce « machin » qui est une véritable éponge à sous ? Les Français, bien entendu, s'y reconnaissent dans la mesure où cet outil leur permet de conserver un certain rang dans le concert des grandes nations qui comptent, même si au regard des performances économiques de leur pays, il n'y a plus de quoi fouetter un chat. Les Canadiens le disent clairement : « La Francophonie est un outil d'influence de la France ». Paris en est d'ailleurs le principal bailleur de fonds et de loin. Que rapporte-t-elle aux francophones d'Afrique, en dehors de quelques postes de fonctionnaires ? Les réponses et d'autres choses, encore, sont dans le livre de Paul Heutching.

Pourquoi, après avoir annoncé, fin octobre, qu'il irait, personnellement, à Stockholm, recevoir son Prix Nobel de littérature, Bob Dylan se rétracte aujourd'hui ? Sa décision reste, pour le moment, inexpliquée et surprenante.

Le Maroc est à l'honneur en France. « Chanson douce » édité par Gallimard a permis à la Marocaine, Leïla Slimani, d'obtenir le prestigieux Prix Goncourt, la plus importante des distinctions littéraires en France. La nouvelle lauréate n'a pas, encore, atteint la quarantaine mais, déjà, elle s'illustre comme étant le porte étendard de la nouvelle vague de la littérature francophone.

Mongo Beti de son vrai nom, Alexandre Biyidi, n'était pas, seulement, un écrivain de talent. Il était, aussi, un homme politique d'autant plus écouté qu'il n'épargnait, ni la France, son pays d'accueil, ni son Cameroun natal, même quand il fut dirigé, à partir de novembre 1992, par les ressortissants de sa tribu, les Bulu. Professeur de littératures francophones à Temple University (Philadelphie, aux Etats-Unis), Jean-Claude Djereke lui rend hommage.