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	<title>Tedga.P, auteur/autrice sur Afrique Education</title>
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	<description>Pour une Afrique en mouvement</description>
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	<title>Tedga.P, auteur/autrice sur Afrique Education</title>
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		<title>MAROC-ISRAEL : Une ouverture diplomatique à la lumière de l’histoire juive du Maroc</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 13:48:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La décision annoncée en septembre 2026 de porter les relations diplomatiques entre le Maroc et Israël au niveau des ambassades suscite des réactions contrastées, au Maroc comme dans le monde arabe et musulman. Au-delà des considérations diplomatiques et géopolitiques, cette évolution invite aussi à regarder une réalité historique souvent insuffisamment prise en compte : La [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La décision annoncée en septembre 2026 de porter les relations diplomatiques entre le Maroc et Israël au niveau des ambassades suscite des réactions contrastées, au Maroc comme dans le monde arabe et musulman. Au-delà des considérations diplomatiques et géopolitiques, cette évolution invite aussi à regarder une réalité historique souvent insuffisamment prise en compte :</em></strong> <strong><em>La présence juive constitue depuis l’Antiquité l’une des composantes de l’histoire et du patrimoine marocains.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une décision diplomatique qui ne fait pas l’unanimité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision du Maroc et d’Israël d’élever leurs représentations diplomatiques au niveau des ambassades marque une nouvelle étape dans des relations renouées en 2020 dans le cadre du processus de normalisation engagé sous l’égide américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce prévoit également la nomination d’ambassadeurs et l’approfondissement de la coopération entre les deux pays. Il convient toutefois de distinguer la décision politique de sa mise en œuvre effective : Les ambassades doivent encore être installées et les ambassadeurs nommés (les chefs de la diplomatie du Maroc Nasser Bourita et d&rsquo;Israël Gideon Sa&rsquo;ar se sont rencontré le 16 septembre 2026 aux Nations-Unies grâce à l&rsquo;entregent des représentants américains aux Nations-Unies pour accélérer le processus).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution ne fait évidemment pas l’unanimité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Maroc, le Parti de la justice et du développement (PJD) a réaffirmé son opposition à toute normalisation avec Israël. D’autres acteurs politiques et sociaux défendent, au contraire, la nécessité de préserver les intérêts stratégiques de l’Etat et de maintenir les canaux diplomatiques ouverts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l’extérieur du Maroc, certains Etats, partis et mouvements qui font de la cause palestinienne une priorité politique considèrent également le rapprochement avec Israël comme incompatible avec leur conception du règlement du conflit israélo-palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, le monde arabe et musulman n’est pas un bloc homogène sur cette question : Les positions des Etats, des partis et des sociétés civiles diffèrent sensiblement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avant la diplomatie, il y a l’Histoire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de ces controverses politiques, une autre dimension mérite d’être rappelée : <strong>L</strong><strong>’Histoire du Maroc ne peut être dissociée de son héritage juif.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc est un pays dont l’identité s’est construite au fil des siècles par la rencontre de plusieurs composantes. La Constitution de 2011 évoque elle-même une identité nationale plurielle, nourrie notamment par des affluents arabe-islamique, amazigh, saharo-hassani, africain, andalou, hébraïque et méditerranéen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence juive au Maroc est particulièrement ancienne. Elle remonte à l’Antiquité et s’est développée au fil des siècles dans différentes régions du Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au lendemain de la création de l’Etat d’Israël, en 1948, le Maroc comptait encore entre 250 000 et 300 000 Juifs. En quelques décennies, l’immense majorité de cette population émigra, principalement, vers Israël, mais également, vers la France, le Canada et d’autres pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un départ aux causes multiples</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut cependant éviter une lecture trop simpliste de cet exode.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les Juifs marocains ne sont pas partis dans les mêmes circonstances ni pour les mêmes raisons. Le départ fut lié à plusieurs facteurs : L’essor du mouvement sioniste, la création de l’Etat d’Israël, les transformations politiques et économiques du Maroc après l’indépendance, les restrictions qui ont parfois frappé l’émigration et, pour certains, le désir de rejoindre des membres de leur famille déjà installés à l’étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie des départs s’effectua d’ailleurs dans des conditions clandestines avant que l’émigration vers Israël ne soit de nouveau facilitée au début des années 1960.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire de cet exode mérite donc d’être racontée avec nuance, loin des simplifications qui opposeraient mécaniquement « départ volontaire » et « départ forcé ».</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="601" height="400" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept21.jpg" alt="" class="wp-image-22528" style="width:825px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept21.jpg 601w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept21-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 601px) 100vw, 601px" /><figcaption class="wp-element-caption">Au PJD (Parti de la justice et du développement), on est majoritairement contre un tel rapprochement à cause du dossier palestinien.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un million de descendants mais une communauté devenue très réduite</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la communauté juive vivant au Maroc est devenue très réduite, de l’ordre de quelques milliers de personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, une importante diaspora d’origine marocaine demeure présente notamment en Israël, en France, au Canada et ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines organisations communautaires avancent le chiffre d’environ un million de personnes d’origine juive marocaine à travers le monde. Ce chiffre doit être compris comme une estimation de la diaspora et de ses descendants, et non comme celui de citoyens marocains juifs résidant actuellement au Maroc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est essentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car l’attachement d’une partie de cette diaspora au Maroc ne s’est pas éteint avec l’émigration.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Maroc n’a pas oublié ses Juifs</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des familles continuent de revenir sur les terres de leurs ancêtres. Elles visitent les anciennes mellahs, les synagogues et les cimetières où reposent leurs parents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des pèlerinages, ou <strong>hiloulot</strong>, continuent également d’être organisés autour de la mémoire de saints juifs marocains dans différentes régions du Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette relation particulière entre les Juifs marocains et leur pays d’origine n’est pas seulement sentimentale. Elle est aussi culturelle, familiale et patrimoniale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Fès, Marrakech, Essaouira, Meknès, Casablanca, Oujda, Tétouan ou dans de nombreuses autres villes et régions, les traces de cette présence sont encore visibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Synagogues, cimetières, mellahs, manuscrits, traditions musicales, gastronomie, artisanat et mémoire familiale témoignent d’une histoire commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une mémoire désormais assumée par l’</strong><strong>E</strong><strong>tat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Royaume lui-même a choisi de préserver cette mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la restauration de la synagogue Slat Alfassiyine à Fès, le roi, Mohammed VI, a souligné que l’héritage juif constituait une composante du patrimoine spirituel marocain et a appelé à la restauration d’autres synagogues du Royaume.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique de préservation est particulièrement significative : Elle montre que la mémoire juive n’est pas considérée comme une réalité étrangère à l’histoire nationale, mais, comme l’une de ses composantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment tourner le dos à une partie de soi-même ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès lors, une question mérite d’être posée : C<strong>omment le Maroc pourrait-il tourner le dos à une partie de sa propre histoire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit évidemment pas de confondre l’histoire des Juifs marocains avec la politique de l’Etat d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux réalités doivent être distinguées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etre attaché au patrimoine judéo-marocain ne signifie pas approuver telle ou telle politique menée par un gouvernement israélien. De même, critiquer une politique israélienne ne saurait effacer les liens historiques entre les Juifs marocains et leur pays d’origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément cette distinction qui permet de comprendre la singularité du Maroc.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Patrimoine juif marocain et question palestinienne :</strong> <strong>D</strong><strong>eux réalités à distinguer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maroc peut entretenir des relations diplomatiques avec Israël tout en continuant à défendre, comme il l’affirme officiellement, la cause palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il peut également assurer la préservation de &nbsp;son patrimoine juif sans renoncer à ses positions politiques sur le conflit israélo-palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’un n’annule pas nécessairement l’autre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette distinction est importante dans un débat souvent dominé par les amalgames.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie relève des intérêts et des choix de l’Etat. La mémoire, elle, relève de l’histoire d’un peuple et de la transmission de son patrimoine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Juifs ont aussi contribué à construire le Maroc</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’histoire marocaine, &nbsp;la présence juive n’a jamais été une parenthèse marginale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Juifs ont largement contribué à la vie économique, intellectuelle, culturelle et sociale du pays. On comptait parmi eux des commerçants, des artisans, des &nbsp;fonctionnaires, des médecins, des enseignants, des diplomates et des conseillers auprès des autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont donc façonné, à leur manière,&nbsp; le Maroc que nous connaissons aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Masquer cette contribution reviendrait à amputer l’histoire nationale d’une partie de sa richesse.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img decoding="async" width="665" height="461" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept22.jpg" alt="" class="wp-image-22529" style="aspect-ratio:1.4425368549131605;width:787px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept22.jpg 665w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept22-300x208.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept22-600x416.jpg 600w" sizes="(max-width: 665px) 100vw, 665px" /><figcaption class="wp-element-caption">Devant le roi, Mohammed VI, le 22 décembre 2020 (en plein covid), le premier ministre, Benyamin Netanyahu, avait envoyé une délégation américano-israélienne pour annoncer la reconnaissance par Israël de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Une bonne affaire pour le roi.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un cordon ombilical qui n’a jamais été totalement rompu</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi le véritable enjeu ne devrait peut-être pas être de savoir s’il faut « couper le cordon ombilical » avec les Juifs marocains, mais plutôt, de savoir comment assurer la &nbsp;<strong>préservation &nbsp;et le renforcement du &nbsp;lien historique entre le Maroc et cette diaspora qui demeure, nonobstant &nbsp;l’éloignement, une composante de son histoire et de sa mémoire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapprochement diplomatique entre Rabat et Tel-Aviv constitue certainement l’ouverture d’un nouveau chapitre politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, il ne crée pas le lien entre le Maroc et ses citoyens juifs : <strong>C</strong><strong>e lien est bien plus ancien que les relations diplomatiques contemporaines.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il plonge ses racines dans plusieurs siècles — voire plusieurs millénaires — de l’histoire &nbsp;marocaine, laquelle histoire est faite de coexistences, de ruptures, de migrations et de retrouvailles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore faut-il rappeler que cette histoire, qu’elle soit musulmane, amazighe, juive, andalouse, africaine ou méditerranéenne, appartient au patrimoine commun du Maroc.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dr Lahcen Benchama</em></strong><em></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>PREMIER CONGRES DES ECRIVAINS ET ARTISTES NOIRS A PARIS : Le Sénégalais Alioune Diop maître à penser et organisateur</title>
		<link>https://www.afriqueeducation.com/premier-congres-des-ecrivains-et-artistes-noirs-a-paris-le-senegalais-alioune-diop-maitre-a-penser-et-organisateur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 12:34:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a exactement soixante-dix ans, du 19 au 22 septembre 1956, se tenait à Paris, dans le prestigieux amphithéâtre Descartes de la Sorbonne, un événement dont la portée historique, intellectuelle et politique mérite d’être constamment rappelée : Le premier Congrès international des écrivains et artistes noirs. A l’initiative d’Alioune Diop et de la revue, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a exactement soixante-dix ans, du 19 au 22 septembre 1956, se tenait à Paris, dans le prestigieux amphithéâtre Descartes de la Sorbonne, un événement dont la portée historique, intellectuelle et politique mérite d’être constamment rappelée : Le premier Congrès international des écrivains et artistes noirs. A l’initiative d’Alioune Diop et de la revue, Présence Africaine, une soixantaine de délégués venus d’Afrique, des Caraïbes, de Madagascar, des Etats-Unis et d’autres horizons du monde noir se retrouvèrent dans l’un des hauts lieux du savoir occidental.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’était pas une simple rencontre littéraire. Ce qui se jouait à la Sorbonne dépassait largement les préoccupations des écrivains et des artistes. Il s’agissait de savoir comment les peuples noirs pouvaient reconquérir leur dignité dans un monde où le colonialisme, le racisme et les préjugés avaient longtemps prétendu définir leur place et leur valeur. Le congrès entendait réfléchir à la culture noire, à ses richesses, à ses difficultés, à ses possibilités de développement et à sa place dans l’universel. Le Monde, qui rendait compte de l’ouverture du congrès, soulignait déjà que les discussions sur la culture étaient inséparables des aspirations à l’indépendance qui traversaient alors le monde colonisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle extraordinaire concentration d’intelligences dans un même lieu ! On y retrouvait, notamment, Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Frantz Fanon, Cheikh Anta Diop, Amadou Hampâté Bâ, Bernard Dadié, Boubou Hama, Ferdinand Oyono, Paul Hazoumé, Jacques Rabemananjara, Edouard Glissant, Richard Wright, James Baldwin et bien d’autres (notre photo avec au premier plan, le Martiniquais Aimé Césaire). Du côté des intellectuels et artistes européens figuraient, notamment, Jean-Paul Sartre et Pablo Picasso. L’affiche du congrès avait d’ailleurs été conçue à partir d’une œuvre de Picasso.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux furent d’une grande richesse. Frantz Fanon parla du rapport entre racisme et culture ; Aimé Césaire intervint sur la culture et la colonisation. Senghor réfléchit à l’esprit de civilisation et aux lois de la culture négro-africaine. Amadou Hampâté Bâ aborda la culture peule. Jacques Stephen Alexis parla du réalisme merveilleux haïtien. Mais, derrière cette extraordinaire assemblée d’écrivains, de philosophes, de chercheurs et d’artistes, il y avait un homme dont le rôle mérite une attention particulière : Alioune Diop.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="578" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-22522" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-1024x578.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-768x433.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-600x339.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les participants au premier Congrès international des écrivains et artistes noirs à Paris en 1956.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Diop n’était pas simplement l’organisateur matériel d’un congrès. Il était celui qui avait compris avant beaucoup d’autres que la bataille pour la libération de l’Afrique ne se gagnerait pas seulement sur le terrain politique. Elle devait également être menée sur le terrain de l’intelligence, de la culture, de la mémoire et de la production des idées. En 1947, il avait créé la revue, Présence Africaine. Deux ans plus tard, il fondait la maison d’édition du même nom. Il offrait ainsi aux écrivains et intellectuels noirs un espace pour penser, écrire, publier et dialoguer avec le reste du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alioune Diop avait saisi quelque chose d&rsquo;essentiel : Un peuple qui ne produit pas ses propres idées risque de vivre éternellement dans les idées produites par les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa préoccupation fondamentale était la reconquête de la dignité noire. Mais, cette reconquête ne signifiait pas, chez lui, la recherche de privilèges particuliers pour les Noirs. Il ne demandait pas que l’homme noir soit placé au-dessus de l’homme blanc. Il demandait simplement que l’homme noir soit reconnu comme un homme, avec une histoire, une pensée, une culture, une spiritualité, des créations artistiques et une capacité propre à participer à la construction de l’universel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en cela que le projet d’Alioune Diop était profondément humain. Il ne cherchait pas à enfermer les peuples noirs dans une identité fermée. Il voulait au contraire permettre à leurs cultures de dialoguer avec les autres cultures dans une relation débarrassée du mépris et de la domination. Le congrès de 1956 fut précisément l’une de ces grandes tribunes où les cultures noires pouvaient enfin se présenter au monde par leur propre voix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également comprendre le contexte. Nous sommes en 1956. La plupart des pays africains sont encore sous domination coloniale. Les indépendances ne sont pas encore devenues une réalité générale. La conférence de Bandung vient d’avoir lieu l’année précédente. La guerre d’Algérie est en cours. Partout, les peuples colonisés contestent l’ordre établi. Dans ce contexte, organiser à Paris un congrès international consacré aux écrivains et artistes noirs était en soi un acte intellectuel et politique considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et Alioune Diop ne s’est pas contenté de dénoncer le colonialisme. Il a compris que la véritable libération devait également passer par la capacité des Africains à produire eux-mêmes leur savoir, leurs livres, leurs analyses et leurs institutions culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la libération politique et l’indépendance économique ne peuvent être séparées de la bataille culturelle. Un pays peut obtenir son indépendance juridique et demeurer dépendant dans sa manière de penser. Il peut avoir un drapeau, un hymne national, un président et un gouvernement tout en continuant à considérer que les grandes idées doivent nécessairement venir d’ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que l’exemple d’Alioune Diop devient particulièrement interpellant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fut, pour reprendre une belle expression de Fabien Eboussi Boulaga, un « accoucheur d’idées ». Il savait faire naître des rencontres, susciter des débats, ouvrir des espaces et mettre les autres en valeur. Il n’avait pas besoin d’occuper le devant de la scène pour exercer une influence considérable. Sa force était précisément de créer les conditions permettant aux autres de penser et de parler. C’est ce qui amène Eboussi à le considérer comme un intellectuel authentique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son attitude tranche avec une certaine conception contemporaine du pouvoir en Afrique où l’on dépense parfois des sommes considérables pour des cérémonies, des monuments, des événements éphémères ou des opérations de prestige, alors que les institutions qui produisent et transmettent le savoir manquent de moyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est donc légitime : Qui, aujourd’hui, est capable de refaire ce qu’Alioune Diop a fait hier ? Qui serait capable de réunir dans un même espace les meilleurs écrivains, historiens, philosophes, artistes, économistes et scientifiques africains du continent et de la diaspora pour réfléchir ensemble à l’avenir de l’Afrique ? Qui serait capable de créer une maison d’édition africaine suffisamment forte pour publier nos penseurs, traduire leurs œuvres, les diffuser dans les écoles et les universités et les faire connaître dans le monde ? Qui accepterait d’investir durablement dans une institution culturelle sans chercher immédiatement à transformer cet investissement en propagande personnelle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que l’interpellation de Wole Soyinka prend tout son sens. Soutenir une institution comme Présence Africaine, ce n’est pas faire la charité à un écrivain ou à un éditeur. C’est investir dans la mémoire, l’intelligence et l’avenir d’un continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut alors comprendre la tristesse, voire, l’indignation, devant le fait que tant de gouvernements africains aient été capables de mobiliser des ressources considérables pour des dépenses de prestige, mais, que les grandes institutions culturelles africaines demeurent souvent fragiles financièrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alioune Diop, lui, avait compris que la culture n’était pas un luxe réservé aux périodes de prospérité mais une condition de la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soixante-dix ans après le congrès de la Sorbonne, cette leçon reste entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1956, des hommes et des femmes qui ne disposaient ni des moyens financiers ni des technologies dont nous bénéficions aujourd’hui ont réussi à faire de Paris le théâtre d’une immense affirmation intellectuelle noire. Ils avaient peu de ressources, mais, ils avaient des idées. Ils n’avaient pas toujours le pouvoir politique, mais, ils avaient une vision. Ils ne possédaient pas nécessairement de grandes institutions, mais, ils avaient la volonté de les créer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, l’Afrique dispose de davantage de moyens, d’universités, de gouvernements, de fondations, de médias et de ressources financières. Mais, avons-nous encore la même audace intellectuelle ?</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="921" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-1024x921.jpg" alt="" class="wp-image-22523" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-1024x921.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-300x270.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-768x691.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-600x540.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le maître à penser et organisateur de ce Congrès : Le Sénégalais Alioune Diop qui est aussi le fondateur de la maison d&rsquo;édition, Présence africaine, domiciliée rue des écoles dans le 5e arrondissement de Paris.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable hommage que l’Afrique pourrait rendre à Alioune Diop ne consisterait donc pas seulement à célébrer le soixante-dixième anniversaire du congrès de la Sorbonne. Il consisterait à reprendre son combat là où il l’avait laissé : Créer, publier, penser, transmettre, dialoguer et faire en sorte que l’Afrique ne soit plus seulement un objet d’étude, mais, un sujet qui pense et qui parle par lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alioune Diop nous rappelle finalement une vérité simple : La souveraineté d’un peuple commence aussi dans sa capacité à produire ses propres idées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et peut-être est-ce cette bataille-là que nous sommes en train de perdre lorsque nous acceptons que nos livres, nos chercheurs, nos maisons d’édition et nos institutions culturelles soient les derniers bénéficiaires des budgets publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1956, à la Sorbonne, Alioune Diop avait ouvert une porte. Reste à savoir si, soixante-dix ans plus tard, nous voulons encore la franchir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Claude Djéréké</p>



<p class="wp-block-paragraph">est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>CEUTA : Kylian Mbappé n’a pas à s’excuser : Il a parlé juste.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Sep 2026 16:21:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Accusé d’avoir dissimulé (ce qui est à vérifier) un message de soutien à Ceuta sur son maillot avant la rencontre de Liga face à Elche, mardi, 15 septembre, Kylian Mbappé a affirmé, le lendemain, dans une interview accordée à Diario AS, être “pleinement solidaire” de l&#8217;enclave espagnole, tout en réclamant une pensée pour les migrants morts [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Accusé d’avoir dissimulé (ce qui est à vérifier) un message de soutien à Ceuta sur son maillot avant la rencontre de Liga face à Elche, mardi, 15 septembre, Kylian Mbappé a affirmé, le lendemain, dans une interview accordée à Diario AS, être “pleinement solidaire” de l&rsquo;enclave espagnole, tout en réclamant une pensée pour les migrants morts en tentant d&rsquo;y entrer. Dans cette affaire, les Européens ne pensent pas comme les Africains d’autant plus que Ceuta et Melilla sont, géographiquement, marocaines, bien que politiquement espagnoles. C’est pour cette raison et d’autres que personne ne devrait jeter la pierre au capitaine de l’équipe de France de football.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les joueurs du Real Madrid et d’Elche sont entrés sur la pelouse revêtus d&rsquo;un maillot où l&rsquo;on pouvait lire&nbsp;<em>“Todos somos caballas“</em> (“Nous sommes tous des maquereaux”, surnom donné aux habitants de <a href="https://information.tv5monde.com/international/video/crise-migratoire-de-ceuta-le-gouvernement-espagnol-declassifie-des-rapports-des-services-de-renseignement-2836987">Ceuta</a>), complété par la mention “Nuestra Ciudad, nuestra patria” (<em>“Notre ville, notre patrie”</em>), selon Reuters.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;attaquant du Real, Kylian Mbappé, l&rsquo;international brésilien, Vinicius Junior, et le défenseur international français, Ibrahima Konaté, sont accusés d’avoir retroussé le maillot avant de fouler le terrain, rendant le message illisible, puis, l&rsquo;ont retiré une fois arrivés dans le tunnel. Konaté, lui, s&rsquo;est contenté de le tenir dans ses mains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La proposition de porter ce maillot de solidarité avec Ceuta venait d&rsquo;Elche, en tant qu&rsquo;équipe recevante, et avait été acceptée par le Real Madrid. Un responsable du club madrilène a, cependant, indiqué que l&rsquo;institution avait accédé à cette demande, tout en précisant que chaque joueur restait libre de le porter ou non, au nom du respect des opinions divergentes en son sein. Voilà déjà la précision qu’on a, volontairement, ignorée en Espagne et dans la polémique qui a été nourrie, par la suite, par les organisations de droite et d’extrême-droite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kylian Mbappé, Ibrahim Konaté et leur frère brésilien, Junior Vinicius, ont raison de manifester. Car, eux au moins, montrent qu’ils ne se soucient pas des seules conséquences. Ils regardent aussi les causes de celles-ci. La question centrale dont on ne veut pas parler, est celle de la colonisation, de la néo-colonisation, de la Françafrique et de leurs conséquences. Si les pays coloniaux d’Europe comme l’Espagne n’avaient pas maintenu leur domination en Afrique, les pays africains auraient fait d’autres choix politiques que ceux que les anciens colons (partis en restant sur place) leur ont imposé. Et ce sont ces mauvais choix qui sont, dans l’ensemble, à l’origine de la pauvreté et de la misère que fuient les réfugiés de Ceuta et Melilla. Il faut donc bien situer les responsabilités et leurs conséquences avant de critiquer Kylian Mbappé et ses deux coéquipiers. Ils ont raison sur toute la ligne.&nbsp; Et c’est parce que les dirigeants du Real de Madrid réfléchissent correctement qu’ils ont laissé la possibilité à chaque joueur de faire ce qu’il trouvait convenable.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="554" height="554" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/19sept11.jpg" alt="" class="wp-image-22518" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/19sept11.jpg 554w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/19sept11-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/19sept11-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/19sept11-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 554px) 100vw, 554px" /><figcaption class="wp-element-caption">Kylian Mbappé et Junior Vinicius ont bien fait de soutenir la cause des déshérités de Ceuta et Melilla qui fuient la misère imposée par le système persistant de la colonisation européenne.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Kylian Mbappé qui est vilipendé par les (petits candidats) à la présidentielle de l’extrême-droite, pour ne parler que d’eux, reste un «&nbsp;grand monsieur&nbsp;». La France aura besoin de lui sur les terrains de football, et de ses réflexions pendant la campagne présidentielle qui arrive et après celle-ci. Ses positions sont un bol d’air frais dans le chaud ciel français où on aurait beaucoup plus besoin de s’occuper de la canicule, des prix d’essence sans cesse à la hausse et d’un budget qu’on n’arrive point à boucler, que de sa déclaration qui est toute de bon sens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>CEUTA ET MELILLA : Quand l’Europe redessine ses frontières en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 12:40:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 17 septembre 2026, le Parlement européen a adopté une résolution consacrée à la crise de Ceuta, réaffirmant avec force le caractère espagnol et européen de Ceuta et Melilla et dénonçant la remise en cause de la souveraineté espagnole. Une prise de position qui interroge, au-delà de la crise migratoire, le rapport de l’Europe à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le 17 septembre 2026, le Parlement européen a adopté une résolution consacrée à la crise de Ceuta, réaffirmant avec force le caractère espagnol et européen de Ceuta et Melilla et dénonçant la remise en cause de la souveraineté espagnole. Une prise de position qui interroge, au-delà de la crise migratoire, le rapport de l’Europe à son histoire, à l’Afrique et à ses frontières.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Incroyable, mais vrai !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au XXIᵉ siècle, alors que l’Union européenne se présente comme un espace fondé sur le droit, les droits humains, la démocratie et le dépassement des frontières historiques, le Parlement européen vient de réaffirmer solennellement, le <strong>17 septembre 2026</strong>, que Ceuta et Melilla sont des villes espagnoles et européennes (sur notre photo, la présidente de la Commission de l&rsquo;Union européenne soutient que Ceuta et Melilla sont européennes)..</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette résolution intervient après la crise migratoire qui a profondément secoué Ceuta durant l’été 2026 et après les événements des <strong>30 et 31 juillet</strong>, lorsque des dizaines de milliers de personnes ont tenté de franchir la frontière depuis le Maroc. Le Parlement européen a adopté, le 17 septembre, une résolution non contraignante dénonçant notamment « l’instrumentalisation » de l’immigration et réaffirmant la souveraineté espagnole sur les deux villes. ⁠</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, cette affirmation européenne soulève une question que l’on ne peut éluder : <strong>O</strong><strong>ù commence et où s’arrête l’Europe ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Car Ceuta et Melilla se trouvent géographiquement en Afrique. Elles sont implantées sur la côte nord-africaine, au contact direct du territoire marocain. Elles sont administrées par l’Espagne et leur statut européen est reconnu par les institutions de l’Union. Mais, leur réalité géographique demeure incontestable : Elles sont situées sur le continent africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà donc un paradoxe saisissant : <strong>L</strong><strong>’Europe politique se projette en Afrique, tandis que l’Afrique géographique se retrouve face à une frontière de l’Union européenne.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une décision qui dépasse la seule question migratoire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait naturellement considérer la résolution du Parlement européen comme une simple réaction à une crise migratoire exceptionnelle. Ce serait toutefois passer à côté de sa portée politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le texte ne se contente pas de traiter de l’immigration. Il réaffirme la souveraineté espagnole sur Ceuta et Melilla et considère que la remise en cause de cette souveraineté est incompatible avec une relation avec l’Union européenne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette formulation donne à la question une dimension qui dépasse largement le contrôle des frontières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Espagne, de son côté, mène depuis plusieurs semaines, une démarche visant précisément à <strong>renforcer l’ancrage européen de Ceuta et Melilla</strong>. Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a multiplié les démarches à Bruxelles pour renforcer leur intégration européenne, notamment, leur éventuelle intégration dans l’Union douanière et leur représentation au Comité européen des régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Commission européenne a par ailleurs annoncé une aide exceptionnelle de <strong>114,7 millions d’euros</strong> à la demande de l’Espagne pour répondre aux conséquences de la crise et renforcer notamment la gestion de la frontière. ⁠</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’histoire peut-elle être effacée par le droit ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question devient alors inévitable : <strong>L</strong><strong>e droit politique et administratif peut-il faire disparaître la géographie et l’histoire ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’Espagne, la réponse est claire : Ceuta et Melilla sont espagnoles et leur souveraineté n’est pas négociable. Cette position est désormais fortement réaffirmée au niveau européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Maroc, la question demeure fondamentalement différente. Rabat considère les deux villes comme des territoires marocains sous administration espagnole et maintient sa revendication historique et territoriale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit donc pas ici de nier le statut juridique actuel de Ceuta et Melilla, ni de prétendre que leur appartenance à l’Espagne serait une réalité nouvellement créée par la résolution du 17 septembre. <strong>Elle ne l’est pas.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est nouveau, c’est la vigueur avec laquelle une institution européenne réaffirme leur appartenance à l’espace politique européen au moment même où la question migratoire transforme ces deux villes en avant-postes particulièrement sensibles de la frontière méridionale de l’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Europe face à son héritage africain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ici que le débat devient plus profond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe revendique depuis des décennies une rupture avec les logiques impériales et coloniales du passé. Elle défend le droit international, les droits humains et le principe de règlement pacifique des différends.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, lorsqu’il s’agit de ses frontières, elle demeure confrontée à des situations héritées de l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceuta et Melilla en constituent probablement l’une des illustrations les plus singulières : <strong>D</strong><strong>eux villes européennes situées géographiquement en Afrique et constituant l’une des frontières terrestres les plus sensibles de l’Union européenne.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n’est donc pas de savoir si l’on doit qualifier automatiquement cette réalité de « nostalgie coloniale ». Une telle qualification relève d’une interprétation politique et historique qui peut être discutée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La véritable interrogation est peut-être plus simple : <strong>L</strong><strong>’Europe a-t-elle réellement achevé de solder son histoire coloniale lorsqu’une partie de ses frontières politiques se trouve toujours sur le continent africain ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Derrière la frontière, une nouvelle fracture Nord-Sud</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise de 2026 révèle également une autre réalité : L’Europe cherche à renforcer le contrôle de ses frontières extérieures au moment même où les pressions migratoires et économiques exercées sur sa frontière méridionale demeurent considérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat européen autour de Ceuta ne peut donc être réduit à une opposition entre « bons » et « mauvais » acteurs. Il met en présence des intérêts contradictoires : Souveraineté espagnole, sécurité européenne, contrôle migratoire, coopération avec le Maroc, respect des droits fondamentaux et héritage historique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="201" height="251" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/18sept11.jpg" alt="" class="wp-image-22513" style="aspect-ratio:0.8007898415429281;width:365px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">Dans le même parlement européen, il s&rsquo;est trouvé des députés européens qui ont dit le contraire, que Ceuta et Melilla sont géographiquement en Afrique. Pas en Europe.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La résolution du 17 septembre marque néanmoins un tournant politique important : F<strong>ace à la crise, le Parlement européen a choisi de réaffirmer sans ambiguïté l’appartenance espagnole et européenne de Ceuta et Melilla.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette position peut être comprise comme une manifestation de solidarité européenne avec l’Espagne. Mais, elle peut également être interrogée à la lumière de l’histoire et de la géographie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car une réalité demeure, indépendamment des déclarations politiques : <strong>Ceuta et Melilla sont européennes par leur statut politique, espagnoles par leur administration, mais africaines par leur géographie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est peut-être précisément cette contradiction qui explique pourquoi, au XXIᵉ siècle encore, <strong>Ceuta et Melilla continuent de déranger l’histoire.</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Dr&nbsp; Lahcen Benchama</em></strong><strong><em></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>VISITE DE XI JINPING AUX ETATS-UNIS : Trump compte énormément sur le président chinois (pour sa survie politique)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 15:09:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A deux mois des élections de mi-mandat où tous les sondages annoncent la déconfiture du parti républicain (à cause de la politique de Donald Trump), le président américain semble enfin descendre sur terre, et ne prend plus son partenaire chinois de très haut comme il y a encore quelques mois. La preuve la plus spectaculaire [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>A deux mois des élections de mi-mandat où tous les sondages annoncent la déconfiture du parti républicain (à cause de la politique de Donald Trump), le président américain semble enfin descendre sur terre, et ne prend plus son partenaire chinois de très haut comme il y a encore quelques mois. La preuve la plus spectaculaire est le fait que Donald Trump fera à Xi Jinping le rare honneur de l&rsquo;accueillir à sa descente d&rsquo;avion lors de sa visite à Washington qui est prévue, mercredi, 23 septembre.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Très bas dans les sondages et ne sachant plus à quel saint se vouer (mais il ne le dira jamais car très imbu de sa personne), Donald Trump va faire une concession de taille, qui inversement proportionnel montre le niveau de grandeur actuel de la Chine et de son leader, Xi Jinping, son président presqu’à vie. Trump, lui, devra débarrasser le plancher dans un peu plus de deux ans. Actuellement, il mène une politique où il ne rencontre que des échecs, notamment, sa fameuse guerre contre l’Iran où son allié (des mauvais jours), Benyamin Netanyahu, l’a convaincu, tout seul, d’attaquer les Mollahs avec une victoire à la clé qui allait s’afficher après quelques jours de combats. Six mois après, Trump y est toujours et s’il ne prenait pas sa très haute personne au sérieux, il aurait déjà dit la vérité aux Américains qu’il s’est trompé. Il ne le dira pas et laisse souffrir les Américains qui n’en peuvent plus d’acheter un pétrole toujours plus cher (sur notre photo, c&rsquo;est Xi Jinping qui montre la direction à suivre à Donald Trump. Cela risque d&rsquo;être de plus en plus le cas dans l&rsquo;avenir).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si en plus de cette mauvaise passe politique en Iran et à l’intérieur des Etats-Unis, Trump se fait aussi doubler sur le plan économique par la Chine, alors là, il sera perçu comme le piètre président que n’ait jamais connu l’Amérique. Pour Trump, c’est Joe Biden. Mais, si les choses restent en l’état, pour les Américains, ce sera Trump qui aura été vaincu par l’Iran comme ce dernier fut battre Jimmy Carter.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="1024" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/17sept11-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-22509" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/17sept11-1024x1024.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/17sept11-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/17sept11-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/17sept11-768x768.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/17sept11-600x600.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/17sept11-100x100.jpg 100w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/17sept11.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">On ne sait pas si Xi Jinping se déplacera aux Etats-Unis avec la première dame Peng Liyuan comme c&rsquo;était le cas, sur cette photo, pour Melania Trump en novembre 2017 à la Cité interdite à Pékin, avec le chef de la Maison Blanche.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Revenons à la visite du président chinois&nbsp;: Une cérémonie d’arrivée en présence du président américain, décidé à recevoir Xi Jinping avec tous les égards, est prévue à la base aérienne Andrews où l’avion présidentiel chinois est attendu autour de 16h00 locale (20h00 GMT), mercredi prochain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est rarissime que Donald Trump, qui accueille généralement ses invités de marque directement à la&nbsp;Maison Blanche, se déplace jusqu&rsquo;au tarmac. Le précédent le plus proche est sans doute l&rsquo;accueil réservé au président russe, Vladimir Poutine,&nbsp;lors d&rsquo;un sommet en Alaska il y a un peu plus d&rsquo;un an.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>CENTRAFRIQUE : La mise à nu de la propagande russe par Anthropic</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 17:33:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon un long rapport publié le 10 septembre par Anthropic, l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle, la Russie mène une campagne de désinformation à grande échelle à l’encontre de la France en Centrafrique. L’information n’est pas vraiment nouvelle, étant donné les accusations régulièrement proférées par les médias français ces dernières années. Le scoop provient [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Selon un long rapport publié le 10 septembre par Anthropic, l’un des leaders mondiaux de l’intelligence artificielle, la Russie mène une campagne de désinformation à grande échelle à l’encontre de la France en Centrafrique. L’information n’est pas vraiment nouvelle, étant donné les accusations régulièrement proférées par les médias français ces dernières années. Le scoop provient ici du fait que ce soit un troisième acteur qui en atteste, preuves à l’appui. </em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le départ de l’armée française de la Centrafrique a laissé la voie libre à la Russie, qui ne s’est pas fait prier pour s’installer, et n’a pas perdu de temps pour marquer sa présence. La politique menée par le Kremlin étant celle de “j’y suis j’y reste”, tout est fait pour empêcher toute chance de retour de la France. Même si pour cela, il faille manipuler l’information et l’opinion publique. C’est de bonne guerre, puisque Paris n’est pas en reste avec ce genre de procédés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La publication d’Anthropic tombe à un mauvais moment pour Bangui, dont l’homme fort, le président, Faustin-Archange Touadéra, fait actuellement l’objet de critiques de mal-gouvernance de la part de l’opposition centrafricaine, six mois seulement après sa réélection. Il faut dire que la situation des finances publiques et la pénurie de carburant inquiètent et limitent grandement les contre-arguments des fidèles du parti au pouvoir.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="447" height="447" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept21.jpg" alt="" class="wp-image-22505" style="width:764px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept21.jpg 447w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept21-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept21-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept21-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 447px) 100vw, 447px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une agence de Neptune Oil Centrafrique à Bangui.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les six premiers mois de l’année en cours, l’Etat a consacré près de 60% de ses recettes fiscales et douanières au règlement des salaires des fonctionnaires, soit 10% de plus que la norme prévisionnelle attendue. Ce qui signifie qu’à moins d’une hausse substantielle des encaissements de l’Etat, ou d’un ralentissement conséquent de ses dépenses de fonctionnement, le dépassement du budget prévu pour la masse salariale semble acquis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré le vote pour la libéralisation du secteur des hydrocarbures en juillet dernier, la pénurie d’essence perdure en Centrafrique (sur notre photo, Tradex Centrafrique). Pourtant, cette initiative visait à pallier les difficultés d’approvisionnement rencontrées par Neptune Oil, la société camerounaise qui opérait en situation de monopole depuis 2023. Rien n’a donc changé pour les Centrafricains, qui sont toujours livrés à eux-mêmes, et sont confrontés aux dérives d’un marché parallèle de l’or noir.    </p>



<p class="wp-block-paragraph">Paul-Patrick Tédga</p>



<p class="wp-block-paragraph">MSc in Finance (Johns Hopkins University &#8211; Washington DC)</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>FRANCE : Le juge européen est-il le dernier rempart du droit des étrangers ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 13:13:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En matière de contentieux administratif du droit des étrangers et de l’asile, plusieurs autorités administratives et juridictionnelles sont compétentes pour adopter des actes décisionnels susceptibles de créer des droits ou de produire des effets juridiques. En France, le préfet constitue l’une des principales autorités administratives compétentes en matière de droit des étrangers. En vertu de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En matière de contentieux administratif du droit des étrangers et de l’asile, plusieurs autorités administratives et juridictionnelles sont compétentes pour adopter des actes décisionnels susceptibles de créer des droits ou de produire des effets juridiques. En France, le préfet constitue l’une des principales autorités administratives compétentes en matière de droit des étrangers. En vertu de l’article R. 431-20 du CESEDA, il est compétent pour délivrer les titres de séjour aux étrangers résidant dans son département. Il peut également, en qualité d’autorité administrative compétente, prononcer une obligation de quitter le territoire français dans les hypothèses prévues à l’article L. 611-1 du CESEDA. Quant au ministre de l’Intérieur, ce dernier reste aussi légitime (en tant que premier policier du pays) pour adopter des actes décisionnels d’expulsion, sous réserve des articles L. 631-1 à L. 631-3 du CESEDA.  Dans cet article juridique, nous nous intéresserons à la pertinence du juge européen (Cour européenne des droits de l’Homme et Cour Justice de l’Union européenne) sur le contentieux administratif du droit des étrangers.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>I – Le rôle du juge européen en contentieux administratif du droit des étrangers</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A – La Convention européenne des droits de l’Homme&nbsp;: Un texte d’application favorable aux étrangers</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le juge européen joue un rôle essentiel dans le contentieux administratif du droit des étrangers car il encadre le pouvoir des Etats en matière d’entrée, de séjour et d’éloignement des étrangers et impose le respect des droits fondamentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, la Cour européenne des droits de l’Homme exerce une influence majeure. La Convention européenne des droits de l’Homme s’applique à toute personne relevant de la juridiction d’un Etat partie, indépendamment de sa nationalité et de la régularité de son séjour. Les étrangers peuvent donc invoquer les droits garantis par la Convention devant les juridictions nationales puis, sous certaines conditions, devant la Cour européenne des droits de l’Homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour européenne reconnaît néanmoins aux Etats une importante marge d’appréciation. Elle rappelle que les Etats disposent, en principe, du droit de contrôler l’entrée des étrangers sur leur territoire et peuvent également décider des conditions de leur séjour et de leur éloignement. Ainsi, le droit européen ne supprime pas la souveraineté des Etats en matière migratoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette souveraineté est limitée par les droits fondamentaux garantis par la Convention. La Cour a ainsi développé une jurisprudence particulièrement protectrice à l’égard des étrangers, notamment, grâce à la <em>« protection par ricochet ».</em> Les décisions administratives de refus de séjour ou d’éloignement sont très fréquemment contrôlées au regard de l’article 3 de la Convention, qui interdit les traitements inhumains ou dégradants, et de l’article 8, qui protège la vie privée et familiale. Ces dispositions sont désormais systématiquement invoquées dans le contentieux des étrangers.<br>Cette protection peut notamment empêcher l’éloignement d&rsquo;un étranger lorsque celui-ci risquerait de subir des traitements contraires à l’article 3. La Cour européenne a également étendu cette protection à certaines situations concernant les étrangers gravement malades lorsque leur éloignement les exposerait, faute de soins adéquats dans le pays de destination, à une dégradation grave, rapide et irréversible de leur état de santé ou à une réduction significative de leur espérance de vie.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="738" height="416" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept11.png" alt="" class="wp-image-22497" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept11.png 738w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept11-300x169.png 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept11-600x338.png 600w" sizes="(max-width: 738px) 100vw, 738px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les protocoles additionnels à la Convention renforcent également les garanties des étrangers. Le protocole n° 4 protège notamment la liberté de circulation des étrangers se trouvant régulièrement sur le territoire et interdit absolument les expulsions collectives. Le protocole n° 7 prévoit, quant à lui, certaines garanties procédurales en cas d’expulsion individuelle d’un étranger résidant régulièrement sur le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, la protection offerte par la Cour européenne connaît des limites. Il est certes véridique qu’elle protège les étrangers, mais, il faut également savoir qu’elle cherche à préserver les prérogatives des Etats en matière migratoire. Certains droits sont d’ailleurs considérés comme inapplicables au contentieux des étrangers, notamment, l’article 6 de la Convention relatif au droit à un procès équitable, la Cour estimant que le contentieux du droit des étrangers ne relève ni de la matière civile ni de la matière pénale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>B – La Cour de justice de l’Union européenne : Une jurisprudence protectrice du droit des étrangers<br><br></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) joue un rôle important dans la protection des étrangers en contrôlant la manière dont les Etats membres appliquent les normes européennes relatives à l’asile, au séjour, au regroupement familial, ou encore, à l’éloignement. Cette intervention est d’autant plus importante que le droit de l’Union européenne occupe désormais une place considérable en droit des étrangers : Il concerne notamment les visas, l’asile, les titres de séjour, la migration légale et les procédures d’éloignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette jurisprudence peut être qualifiée de protectrice car la CJUE limite notamment la liberté des Etats lorsqu’une mesure nationale porte une atteinte excessive aux droits des ressortissants étrangers. Cela apparaît clairement dans le contentieux de la directive « Retour » du 16 décembre 2008. Cette directive ayant donné lieu à une <em>« jurisprudence abondante »</em>, parmi laquelle figurent les arrêts El Dridi du 28 avril 2011 et Achughbabian du 6 décembre 2011.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’arrêt Achughbabian, qui concernait directement la législation française, la CJUE a jugé que la directive « Retour » s’opposait à ce qu’un ressortissant d’un Etat tiers soit condamné à une peine d’emprisonnement pour son seul séjour irrégulier alors que la procédure de retour prévue par le droit de l’Union n’avait pas encore été menée à son terme. La Cour encadre ainsi le recours à la privation de liberté et oblige les Etats à respecter la procédure et les garanties prévues par le droit européen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette protection apparaît, également, en matière de rétention administrative. La CJUE considère que la rétention d’un étranger constitue une ingérence grave dans le droit fondamental à la liberté, garanti par l’article 6 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. Pour cette raison, le pouvoir des autorités nationales de placer un étranger en rétention doit être strictement encadré et respecter notamment le principe de proportionnalité (en fonction par exemple de la personnalité de l’intéressée).</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept13-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-22498" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept13-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept13-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept13-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept13-600x400.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept13.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La CJUE adopte, également, une approche protectrice dans le domaine du regroupement familial (arrêt Chakroun du 4 mars 2010 à propos de la directive 2003/86 relative au regroupement familial). Dans cette décision, la Cour affirme que l’autorisation du regroupement familial constitue la règle générale et que les possibilités laissées aux Etats pour y apporter des restrictions doivent être interprétées strictement. La marge de manœuvre des Etats ne peut donc pas être utilisée d’une manière qui porterait atteinte à l’objectif de favoriser le regroupement familial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La jurisprudence de la CJUE exerce enfin une influence directe sur le juge administratif français. Par le mécanisme du renvoi préjudiciel, les juridictions nationales peuvent demander à la Cour de Justice comment interpréter une disposition du droit de l’Union. L’interprétation donnée par la CJUE s’impose ensuite au juge national, qui doit contrôler la décision administrative au regard de cette interprétation. La CJUE participe donc à l’encadrement des décisions prises par les préfectures en matière de séjour, de rétention ou d’éloignement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, la jurisprudence de la CJUE peut être considérée comme protectrice des étrangers, car elle limite le pouvoir discrétionnaire des Etats et garantit l’effectivité des droits reconnus par le droit de l’Union. Il faut toutefois nuancer cette idée : La CJUE ne reconnaît pas un droit général des étrangers à entrer ou à séjourner dans l’Union. Elle veille surtout à ce que, lorsque les Etats exercent leurs compétences en matière migratoire, ils respectent les procédures, les principes de proportionnalité et les droits fondamentaux garantis par le droit de l’Union (d’où la critique de l’Europe par certains non-européistes).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>II – L’existence de plusieurs autres acteurs publics nationaux aux côtés du juge européen</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A – L’intervention préalable des juridictions administratives nationales : Tribunal administratif, Cour administrative d’appel et Conseil d’Etat</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En matière de contentieux du droit des étrangers, le juge européen n’est pas le seul acteur public compétent. En effet, les juridictions administratives nationales occupent une place centrale dans le règlement des litiges opposant les étrangers à l’administration française. La plupart des décisions prises en matière de séjour, d’éloignement, ou encore, d’entrée sur le territoire constituent des actes administratifs. Leur contestation relève donc, en premier lieu, de la compétence du juge administratif français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tribunal administratif constitue généralement le premier degré de juridiction. Il peut notamment être saisi afin de contester un refus de titre de séjour, une obligation de quitter le territoire français ou certaines mesures d’éloignement. Selon les cas, la décision rendue peut ensuite faire l’objet d’un appel devant la Cour administrative d’appel. Enfin, le Conseil d’Etat intervient principalement en qualité de juge de cassation afin de vérifier la correcte application du droit par les juridictions administratives inférieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces juridictions nationales jouent également un rôle essentiel dans l’application du droit européen. Le juge administratif français doit en effet contrôler la conformité des décisions de l’administration aussi bien au droit de l’Union européenne qu’à la Convention européenne des droits de l’Homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>B – L’Office français de protection des réfugiés et apatrides&nbsp;: Un acteur administratif majeur du droit d’asile</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les acteurs publics intervenant en droit des étrangers, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) occupe une place particulière en raison de son rôle central dans la protection internationale. Il ne s’agit pas d’une juridiction, mais, d’un établissement public de l’Etat &nbsp;disposant de la personnalité civile ainsi que d’une autonomie financière et administrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’importance de l’OFPRA tient d’abord à sa compétence pour examiner les demandes de protection internationale. Il lui appartient de déterminer si un demandeur peut se voir reconnaître la qualité de réfugié, bénéficier de la protection subsidiaire ou obtenir le statut d’apatride. Dans cette mission, l’Office applique plusieurs sources du droit international et européen, notamment, la Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, la Convention de New York du 28 septembre 1954 relative aux apatrides ainsi que les règles européennes relatives à la protection internationale. L’OFPRA constitue ainsi l’une des principales autorités chargées de donner une application concrète aux garanties internationales offertes aux personnes qui ne peuvent obtenir la protection de leur Etat d’origine.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept141-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-22501" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept141-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept141-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept141-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept141-1536x1024.jpg 1536w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept141-2048x1365.jpg 2048w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/15sept141-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Son intervention ne prend toutefois pas fin avec la reconnaissance d’un statut. L’OFPRA exerce également une mission de protection juridique et administrative à l’égard des réfugiés, des bénéficiaires de la protection subsidiaire et des apatrides. Historiquement, cette fonction a conduit l’Office à jouer le rôle de véritable <em>« consulat des réfugiés »,</em> notamment, en établissant des documents d’état civil pour les personnes placées sous sa protection. Cette mission est particulièrement importante puisque ces personnes ne peuvent, en principe, se tourner vers les autorités de leur pays d’origine sans risquer de remettre en cause la protection dont elles bénéficient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’OFPRA intervient également dans la procédure d’asile à la frontière. Elle a ainsi trois grandes missions : L’instruction des demandes de protection internationale, la protection juridique et administrative des personnes protégées et une mission de conseil dans le cadre de l’asile à la frontière. Dans cette dernière hypothèse, l’Office rend un avis au ministre de l’Intérieur sur le caractère manifestement fondé ou non d’une demande d’entrée sur le territoire présentée au titre de l’asile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’OFPRA est donc un acteur important du droit des étrangers, et plus particulièrement, du droit d’asile. Son existence montre que la protection des étrangers ne repose pas uniquement sur l’intervention du juge. Avant même qu’un éventuel contentieux ne soit engagé, une autorité administrative spécialisée est chargée d’examiner les situations individuelles, de reconnaître les différentes formes de protection et d’assurer leur mise en œuvre. L’OFPRA constitue ainsi un maillon essentiel entre l’administration, la protection internationale des étrangers et le contrôle ultérieur exercé par les juridictions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc TEDGA (Juriste en droit public)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Est étudiant en Master 2 en Administration publique, parcours Gouvernance et Gestions publiques à l’IPAG de l’Université Paris-Nanterre (en cours d’obtention). &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est étudiant en Master 2 en Droit public, parcours Services et Politiques Publics à l’UFR de Droit, Economie et Science politique de l’Université Rouen-Normandie (en cours d’obtention).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est étudiant en Master 2 en Management public de l’Etat et des organisations publique à l’IPAG de l’Université de Poitiers (en cours d’obtention).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dans le cadre de son triple cursus universitaire en Master 2, Marc TEDGA a choisi de développer une expertise approfondie dans trois domaines complexes du droit public : Le contentieux administratif de l’Etat, des collectivités territoriales et de l’Union européenne, le contentieux administratif relatif au droit des étrangers, ainsi que, le contentieux administratif de la responsabilité morale (ou pénale) des personnes publiques. A l’avenir, il ambitionne d’obtenir le grade de docteur en droit public.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pour toute proposition ou question relative à ce sujet, vous pouvez le contacter à l’adresse suivante :</em> <a href="mailto:marc.tedga@yahoo.fr"><em>marc.tedga@yahoo.fr</em></a> <em>(réponse sous 24h).&nbsp;&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>DOMAINES JURIDIQUES :</u></strong> <em>Droit des étrangers et de l’asile&nbsp;; droit de l’Union européenne&nbsp;; droit de la Convention européenne des droits de l’Homme&nbsp;; droit constitutionnel et des libertés fondamentales et droit de la sécurité intérieure.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><u>IMPORTANT&nbsp;:</u></strong> Sur le plan juridique le plagiat est une atteinte au droit d’auteur. Conformément à l’article L. 122-4 du Code de la propriété intellectuelle&nbsp;: <em>«&nbsp;Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque&nbsp;»</em>. Par conséquent, cela implique une obligation de citation et de référencement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>CONGO-BRAZZAVILLE : Au-delà des dialogues sectoriels (Ecouter la Nation !)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 15:15:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En République du Congo, la réalité sociale s&#8217;est imposée à tous avec une acuité douloureuse. Arriérés de salaires des agents de l&#8217;Etat, pensions des retraités qui s&#8217;accumulent, créances des citoyens et des entreprises restées sans réponse, crise sécuritaire, crise de carburant. La crise n&#8217;est plus sectorielle, elle est devenue nationale. Face à cette épreuve, le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En République du Congo, la réalité sociale s&rsquo;est imposée à tous avec une acuité douloureuse. Arriérés de salaires des agents de l&rsquo;Etat, pensions des retraités qui s&rsquo;accumulent, créances des citoyens et des entreprises restées sans réponse, crise sécuritaire, crise de carburant. La crise n&rsquo;est plus sectorielle, elle est devenue nationale.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette épreuve, le premier ministre, chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso (notre photo), a choisi la voie du dialogue avec les différents corps concernés. La démarche est républicaine dans son intention. Mais, force est de constater qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas produit jusqu&rsquo;ici les résultats concrets qu&rsquo;attend le peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette logique de dialogues restreints, cloisonnés par corporation, par métier ou par administration, n&rsquo;est pas nouvelle. Elle a le mérite de l&rsquo;écoute de proximité, mais, elle montre, aujourd&rsquo;hui, ses limites. En traitant séparément chaque grogne, on gère les symptômes sans s&rsquo;attaquer au mal qui ronge le corps social tout entier. Le malaise s&rsquo;est enraciné. Il s&rsquo;est élargi à l&rsquo;ensemble du territoire national, des grandes villes aux districts les plus reculés. Et la complexification du contexte socio-économique mondial, combinée aux fragilités internes congolaises, rend cette approche parcellaire inopérante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, une autre logique politique devient non seulement souhaitable, mais, impérative. Il est temps pour le premier ministre chef du gouvernement de sortir de la tendance restrictive de ces concertations fermées pour embrasser une logique beaucoup plus large&nbsp;: Celle du dialogue avec la Nation congolaise elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Nation congolaise n&rsquo;est pas une abstraction. Elle vit et s&rsquo;incarne dans ses forces vives que constituent les confessions religieuses, les syndicats, la jeunesse, les femmes, les sages et les notables, les universitaires, les entrepreneurs, la diaspora, la société civile et les partis politiques. Ces forces ont, non seulement, des raisons légitimes de s&rsquo;exprimer, mais, une véritable obligation citoyenne d&rsquo;aller au secours de l&rsquo;Etat, quand celui-ci se trouve dans l&rsquo;impasse. Ce n&rsquo;est pas une défiance, c&rsquo;est un devoir républicain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;intelligence collective des forces vives de la nation congolaise est une ressource immense qu&rsquo;il faut exploiter. La parole de celles-ci, lorsqu&rsquo;elle est ordonnée, respectueuse et guidée par le seul intérêt supérieur de la République, peut apporter ce que les dialogues en vase clos ne peuvent plus fournir. Telle une vision d&rsquo;ensemble, un diagnostic partagé et des solutions de relance qui soient acceptées par tous. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;affaiblir l&rsquo;autorité de l&rsquo;Etat, mais, au contraire de la renforcer en la refondant sur l&rsquo;adhésion nationale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="503" height="397" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/14sept21.jpg" alt="" class="wp-image-22493" style="width:803px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/14sept21.jpg 503w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/14sept21-300x237.jpg 300w" sizes="(max-width: 503px) 100vw, 503px" /><figcaption class="wp-element-caption">Bien expliquer au chef du gouvernement que la réunion nationale souhaitée s&rsquo;explique pour trouver une solution globale à la crise les problèmes étant imbriqués, et ne cache pas une nouvelle Conférence nationale qui ne dirait pas son nom. Bref, qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas peur.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La République du Congo ne manque de rien pour être ce grand pays africain à la hauteur de ses ambitions de développement. Elle a ses ressources naturelles. Elle a sa jeunesse. Elle a son histoire et, surtout, des femmes et des hommes de qualité qui ne demandent qu&rsquo;à servir leur pays, avec loyauté et sens du devoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ouvrir le dialogue à la Nation tout entière n&rsquo;est pas un aveu de faiblesse. C&rsquo;est l&rsquo;acte politique le plus fort, le plus courageux et le plus républicain qui puisse être posé aujourd&rsquo;hui, en République du Congo, pour relever l&rsquo;Etat et rendre l&rsquo;espoir au peuple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Joseph Ouabari Mariotti</p>



<p class="wp-block-paragraph">est l&rsquo;ancien garde des Sceaux du professeur Pascal Lissouba.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueeducation.com/congo-brazzaville-au-dela-des-dialogues-sectoriels-ecouter-la-nation/">CONGO-BRAZZAVILLE : Au-delà des dialogues sectoriels (Ecouter la Nation !)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueeducation.com">Afrique Education</a>.</p>
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		<item>
		<title>COTE D’IVOIRE : SORO et ses amis veulent-ils réécrire le 19 septembre 2002 (jour du coup d’état raté de Ouattara qui signa la partition du pays en deux ) ?</title>
		<link>https://www.afriqueeducation.com/cote-divoire-soro-et-ses-amis-veulent-ils-reecrire-le-19-septembre-2002-jour-du-coup-detat-rate-de-ouattara-qui-signa-la-partition-du-pays-en-deux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 14:12:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vingt-quatre ans après le 19 septembre 2002, certains militants de GPS (Générations et peuples solidaires) continuent de vouloir transformer une insurrection armée ayant profondément déchiré la Côte d’Ivoire en un prétendu geste héroïque. Et, lorsque le révisionnisme atteint le point où Guillaume Soro est comparé à George Washington, il s’agit de tenter de réécrire l’Histoire. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueeducation.com/cote-divoire-soro-et-ses-amis-veulent-ils-reecrire-le-19-septembre-2002-jour-du-coup-detat-rate-de-ouattara-qui-signa-la-partition-du-pays-en-deux/">COTE D’IVOIRE : SORO et ses amis veulent-ils réécrire le 19 septembre 2002 (jour du coup d’état raté de Ouattara qui signa la partition du pays en deux ) ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueeducation.com">Afrique Education</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Vingt-quatre ans après le 19 septembre 2002, certains militants de GPS (Générations et peuples solidaires) continuent de vouloir transformer une insurrection armée ayant profondément déchiré la Côte d’Ivoire en un prétendu geste héroïque. Et, lorsque le révisionnisme atteint le point où Guillaume Soro est comparé à George Washington, il s’agit de tenter de réécrire l’Histoire.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">El Hadj Mamadou Traoré peut naturellement défendre Guillaume Soro. C’est son droit. Mais, comparer Soro à Washington est une comparaison historiquement bancale, politiquement aventureuse et intellectuellement difficile à soutenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">George Washington combattait une puissance coloniale étrangère. Guillaume Soro, lui, était engagé dans une crise politico-militaire au sein de la Côte d’Ivoire, un Etat déjà constitué (sur notre photo, Guillaume Soro et Alassane Ouattara quand il y avait la bonne entente).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà la différence fondamentale que les slogans militants ne pourront jamais effacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre d’indépendance américaine opposait les Treize Colonies à la puissance britannique. L’objectif était la rupture avec une puissance coloniale et la naissance d’un nouvel Etat. Le 19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire n’était pas une colonie étrangère à libérer. C’était un pays souverain, avec ses institutions, son territoire et ses populations. Le RDR (Rassemblement des républicains) d&rsquo;Alassane Ouattara pour lequel Soro dit avoir pris les armes participait même au gouvernement.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="663" height="453" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/14sept11.jpg" alt="" class="wp-image-22487" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/14sept11.jpg 663w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/14sept11-300x205.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/14sept11-600x410.jpg 600w" sizes="(max-width: 663px) 100vw, 663px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mort du colonel Wattao Issiaka Ouattara (très proche de Soro) et ancien commandant des Forces Nouvelles, le 5 janvier 2020, à New York, aux Etats-Unis. Un mystère plane sur les causes véritables de son décès. On soupçonne le pouvoir&#8230;</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On peut débattre à l’infini des injustices politiques de la Côte d’Ivoire d’alors. On peut dénoncer les discriminations, les exclusions et les dérives des régimes Konan Bédié et Laurent Gbagbo. On peut même considérer que certaines revendications portées par les rebelles étaient légitimes. Mais, aucune injustice ne transforme magiquement une rébellion armée en guerre d’indépendance. Et surtout, il faudrait cesser de raconter aux Ivoiriens que ceux qui ont attaqué le pays avaient le monopole du patriotisme. Car qu’est-il advenu du peuple que l’on prétendait libérer ? Que sont devenus les Ibrahim Coulibaly, Wattao et bien d&rsquo;autres ? Soro lui-même vit-il paisiblement dans cette Côte d’Ivoire qu’il aurait débarrassée de la dictature ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington n’est pas devenu le symbole d’un homme qui aurait abandonné son peuple après avoir engagé son combat. Il est resté au cœur de la construction politique du pays issu de la guerre d’indépendance. Son nom est associé à la naissance et à la consolidation des Etats-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Guillaume Soro, lui, a fini par quitter la Côte d’Ivoire et vit depuis plusieurs années hors du pays. Ceux qui admirent son courage politique ou soutiennent ses ambitions peuvent-ils répondre à la question suivante : Comment prétendre avoir pris les armes pour rendre au peuple ses droits et sa dignité tout en étant aujourd’hui éloigné de ce même peuple ?</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="640" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/14sept13.jpg" alt="" class="wp-image-22488" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/14sept13.jpg 960w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/14sept13-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/14sept13-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/14sept13-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Guillaume Soro reçu à Niamey le 13 novembre 2023 par le général-président Abdourahamane Tiani.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le 19 septembre 2002 n’est pas une date anodine. Ce jour-là, la Côte d’Ivoire a basculé dans une crise qui allait provoquer des morts, des déplacements de populations, des affrontements et une division durable du territoire. De nombreux innocents comme le musicien, Marcellin Yacé, perdirent la vie. Ceux qui ont vécu cette période savent que ce ne fut pas une partie de plaisir héroïque racontée dans les réunions militantes. Il est donc temps que certains militants comprennent une chose : La fidélité à un homme ne donne pas le droit de falsifier l’Histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est possible de soutenir Soro sans sanctifier la rébellion. Il est possible de défendre ses revendications politiques sans transformer le 19 septembre 2002 en jour de gloire. Il est possible de reconnaître les torts causés à certains fils du Nord sans distribuer des certificats de sainteté et d&rsquo;héroïsme à Soro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut pas comparer Guillaume Soro à George Washington là où l’Histoire impose encore la responsabilité et la mémoire. Et puisque certains veulent jouer avec l’Histoire, parlons aussi de « Pourquoi je suis devenu un rebelle ». Cet ouvrage ne doit pas être présenté comme si Guillaume Soro en avait été l’auteur-rédacteur au sens classique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouvrage repose sur des entretiens avec Serge Daniel Gbogbohoundada, journaliste béninois qui a recueilli et mis en forme la parole de Soro. La nuance n’est pas insignifiante. Parce qu’à force de transformer un responsable de rébellion en auteur de sa propre légende, puis, sa rébellion en guerre d’indépendance, puis, cette guerre en équivalent de la révolution américaine, on finit par ne plus raconter l’Histoire : On fabrique un roman politique. Et c’est précisément là que le débat devient dangereux.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="200" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/14sept12.jpg" alt="" class="wp-image-22489" style="width:659px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">Guillaume Soro reçu à Ouagadougou le 21 novembre 2023 par le capitaine-président Ibrahim Traoré.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La Côte d’Ivoire n’a pas besoin de nouveaux mythes. Elle a besoin de vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington combattait pour détacher les colonies américaines d’une puissance étrangère. Soro combattait dans une Côte d’Ivoire qui existait déjà. Washington est devenu une figure fondatrice de l’Etat qu’il avait contribué à faire naître. Soro, après avoir pris les armes au nom d’une partie des Ivoiriens, a fini par vivre loin de cette terre dont il prétendait défendre les droits. La comparaison devrait donc s’arrêter là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne réhabilite pas l’Histoire par des slogans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout, à ceux qui veulent absolument transformer Guillaume Soro en George Washington, il faut poser une question toute simple : Si Soro est Washington, où est donc l’Amérique qu’il aurait libérée ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Claude Djéréké</p>



<p class="wp-block-paragraph">est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE : Le Sénégal condamné à réussir</title>
		<link>https://www.afriqueeducation.com/jeux-olympiques-de-la-jeunesse-le-senegal-condamne-a-reussir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2026 15:11:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment réussir les Jeux Olympiques de la Jeunesse alors que des milliers de jeunes Sénégalais risquent leur vie en mer pour fuir le pays ? Un pays qui perd sa jeunesse perd son âme. Les JOJ (Jeux Olympiques de la Jeunesse) doivent être le symbole de notre refus de l’exil forcé. Le Parti NADEMS refuse [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueeducation.com/jeux-olympiques-de-la-jeunesse-le-senegal-condamne-a-reussir/">JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE : Le Sénégal condamné à réussir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueeducation.com">Afrique Education</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Comment réussir les Jeux Olympiques de la Jeunesse alors que des milliers de jeunes Sénégalais risquent leur vie en mer pour fuir le pays ?</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un pays qui perd sa jeunesse perd son âme. Les JOJ (Jeux Olympiques de la Jeunesse) doivent être le symbole de notre refus de l’exil forcé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Parti NADEMS refuse ce paradoxe : Des Jeux célébrés alors que notre jeunesse se noie dans le désespoir. Nous exigeons que ces Jeux soient l’électrochoc dont le Sénégal a besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut agir maintenant :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Impliquer les jeunes dans l’organisation, avec des emplois et des formations durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Transformer les infrastructures en équipements pérennes pour le sport et l’éducation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancer un Plan Jeunesse Concret : Eau, emplois, bourses pour les talents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais, au-delà des JOJ, il est temps d’un sursaut national. Tous les leaders, en particulier, Ahmadou Ba, ancien premier ministre et président du parti Nouvelle Responsabilité, doivent se mobiliser. Ce sursaut sera notre rempart face aux populistes. Ensemble, sauvons le Sénégal.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="500" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/12sept21.png" alt="" class="wp-image-22483" style="width:789px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/12sept21.png 500w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/12sept21-300x300.png 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/12sept21-150x150.png 150w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/12sept21-100x100.png 100w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le dernier premier ministre du précédent président, Ahmadou Ba, est invité à se mobiliser pour le succès des JOJ.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Notre programme « Le Chemin de l’Espoir et Touba d’Abord » propose :</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’eau pour tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail comme pilier de la dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La citoyenneté pour renforcer l’unité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La protection de l’environnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les JOJ doivent marquer le début d’une nouvelle ère. Les élections locales du 17 janvier 2027 seront l’occasion de concrétiser cet engagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samba Kara NDIAYE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Président du Parti NADEMS</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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