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	<title>Archives des Cultures - Afrique Education</title>
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	<title>Archives des Cultures - Afrique Education</title>
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		<title>SENEGAL : Le 2 mai, Hommage au Général de Bamba Cheikh Ahmadou Kara Mbacké, Figure d’engagement et de patriotisme</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 19:10:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 2 mai sera un jour de mémoire et de fierté pour tous les Sénégalais. Ce jour-là, la mairie de Mermoz Sacré-Cœur inaugurera un boulevard portant le nom du Général de Bamba Cheikh Ahmadou Kara Mbacké. A travers cette tribune, la Coalition Xarnubi (Coalition du Siècle) souhaite rendre un vibrant hommage à cet homme exceptionnel [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueeducation.com/senegal-le-2-mai-hommage-au-general-de-bamba-cheikh-ahmadou-kara-mbacke-figure-dengagement-et-de-patriotisme/">SENEGAL : Le 2 mai, Hommage au Général de Bamba Cheikh Ahmadou Kara Mbacké, Figure d’engagement et de patriotisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueeducation.com">Afrique Education</a>.</p>
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<p><strong><em>Le 2 mai sera un jour de mémoire et de fierté pour tous les Sénégalais. Ce jour-là, la mairie de Mermoz Sacré-Cœur inaugurera un boulevard portant le nom du Général de Bamba Cheikh Ahmadou Kara Mbacké. A travers cette tribune, la Coalition Xarnubi (Coalition du Siècle) souhaite rendre un vibrant hommage à cet homme exceptionnel dont la vie fut marquée par un engagement sans faille pour les valeurs du mouridisme et pour la grandeur de notre nation.</em></strong></p>



<p>Un héritage de foi et de dévouement !</p>



<p>Le Général de Bamba Cheikh Ahmadou Kara Mbacké incarne à jamais l’alliance entre la spiritualité et l’amour de la patrie. En tant que disciple de Cheikh Ahmadou Bamba, il a porté avec dignité les principes du mouridisme : Le travail, la persévérance, la paix et la solidarité. Ces valeurs, que notre coalition défend avec ferveur, sont au cœur de notre vision pour un Sénégal uni, solidaire et tourné vers l’avenir.</p>



<p>Son parcours, à la fois militaire et spirituel, a fait de lui un symbole de résistance et de détermination. Il a montré que la foi et l’action pouvaient se renforcer mutuellement pour servir une cause plus grande : Celle de la nation sénégalaise.</p>



<p>Un boulevard pour perpétuer sa mémoire</p>



<p>L’inauguration de ce boulevard en son nom n’est pas un simple acte symbolique. C’est une reconnaissance officielle de son rôle dans l’histoire de notre pays. Ce lieu deviendra un espace de mémoire, où les générations futures pourront se rappeler que le progrès d’une nation se construit, aussi, sur les valeurs de foi, de courage et de détermination.</p>



<p>Pour la Coalition Xarnubi, cet hommage est une invitation à perpétuer son héritage. Nous croyons que le Sénégal de demain doit s’inspirer de ces figures, qui ont su allier tradition et modernité, spiritualité et engagement politique. C’est dans cet esprit que nous œuvrons, à travers notre programme, « Le Chemin de l’Espoir », pour une alternative politique qui place l’humain et les valeurs au centre de notre projet de société.</p>



<p>Un appel à l’unité et à la responsabilité collective</p>



<p>En célébrant la mémoire du Général de Bamba Cheikh Ahmadou Kara Mbacké, nous rappelons à tous les Sénégalais l’importance de l’unité et de la responsabilité collective. Son exemple nous enseigne que le vrai leadership se mesure à l’aune de son engagement pour le bien commun.</p>



<p>La Coalition Xarnubi réaffirme son engagement à poursuivre ce combat, en plaçant la justice sociale, l’éducation et la solidarité au cœur de nos priorités. Nous appelons tous les citoyens, toutes les Forces vives de la nation, à s’unir pour construire un Sénégal à la hauteur des sacrifices de nos aînés.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="178" height="282" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/04/20avril3.jpg" alt="" class="wp-image-21401" style="width:808px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">Général de Bamba Cheikh Ahmadou Kara Mbacké.</figcaption></figure>



<p>Un hommage, une promesse pour l’avenir !</p>



<p>Le 2 mai sera un jour de mémoire, mais aussi, un jour de renouvellement de notre engagement pour un Sénégal plus juste et plus uni. En honorant le Général de Bamba Cheikh Ahmadou Kara Mbacké, la Coalition Xarnubi réitère sa détermination à œuvrer pour une nation où les valeurs de paix, de travail et de patriotisme guident nos actions.</p>



<p>Que ce boulevard soit le symbole de notre détermination collective à bâtir un avenir à la hauteur de notre histoire.</p>



<p>Vive le Sénégal !</p>



<p>Vive la Coalition Xarnubi !</p>



<p>Samba Kara Ndiaye</p>



<p>Président du Parti NADEMS et Membre de la Coalition Xarnubi (Coalition du Siècle)</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>AFRIQUE EDUCATION : Le numéro 555 d’avril est sur la boutique de la revue</title>
		<link>https://www.afriqueeducation.com/afrique-education-le-numero-555-davril-est-sur-la-boutique-de-la-revue/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 17:52:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La version papier du numéro 555 d’avril disponible fin de semaine prochaine chez votre marchand de journaux. Pour l’heure, ce numéro est disponible sur la boutique d’Afrique Education. Composez le www.afriqueeducation.com et laissez-vous guider jusqu’à l’obtention du pdf. Bonne lecture.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>La version papier du numéro 555 d’avril disponible fin de semaine prochaine chez votre marchand de journaux. Pour l’heure, ce numéro est disponible sur la boutique d’Afrique Education. Composez le <a href="http://www.afriqueeducation.com">www.afriqueeducation.com</a> et laissez-vous guider jusqu’à l’obtention du pdf.</em></strong></p>



<p><strong><em>Bonne lecture.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="744" height="1024" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/Sommaire-555-web-744x1024.jpg" alt="" class="wp-image-21231" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/Sommaire-555-web-744x1024.jpg 744w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/Sommaire-555-web-218x300.jpg 218w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/Sommaire-555-web-768x1057.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/Sommaire-555-web-1116x1536.jpg 1116w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/Sommaire-555-web-1488x2048.jpg 1488w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/Sommaire-555-web-600x826.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/Sommaire-555-web.jpg 1820w" sizes="(max-width: 744px) 100vw, 744px" /></figure>
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		<item>
		<title>NATIONS-UNIES : La traite des esclaves africains proclamée « plus grave crime contre l&#8217;humanité ».</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 18:34:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un événement historique. Malgré les réticences des Etats-Unis et des Européens, l&#8217;Assemblée générale de l&#8217;ONU a proclamé, mercredi, 25 mars, la traite des esclaves africains comme « crime le plus grave contre l&#8217;humanité ». Un combat porté par le Ghana qui espère excuses, justice et réparations. Cette annonce trouve un grand écho partout en Afrique noire. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>C&rsquo;est un événement historique. Malgré les réticences des Etats-Unis et des Européens, l&rsquo;Assemblée générale de l&rsquo;ONU a proclamé, mercredi, 25 mars, la traite des esclaves africains comme « crime le plus grave contre l&rsquo;humanité ». Un combat porté par le Ghana qui espère excuses, justice et réparations. Cette annonce trouve un grand écho partout en Afrique noire.</em></strong></p>



<p>Le vote qui a eu lieu ce mercredi 25 mars 2026, au siège des Nations-Unies, restera à jamais gravé dans les mémoires. L&rsquo;Assemblée générale de l&rsquo;ONU adopte une résolution proclamant la traite des esclaves africains comme <em><strong>« crime le plus grave contre l&rsquo;humanité ».</strong></em></p>



<p>Chef de file de l’Union africaine sur les questions des réparations liées à la traite transatlantique, le président ghanéen, John Dramani Mahama, s’est rendu à New York pour défendre un texte non contraignant, qu’on qualifie déjà « d&rsquo;historique ».</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/26mars11-1024x683.jpeg" alt="" class="wp-image-21203" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/26mars11-1024x683.jpeg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/26mars11-300x200.jpeg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/26mars11-768x512.jpeg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/26mars11-600x400.jpeg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/26mars11.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le président ghanéen avec le secrétaire général des Nations-Unies en marge de la session.</figcaption></figure>



<p><em>« Aujourd&rsquo;hui, nous sommes rassemblés solennellement et solidairement pour proclamer la vérité et poursuivre le chemin vers la guérison et la justice réparatrice »,</em> a-t-il déclaré en ce jour de commémoration des victimes d&rsquo;un calvaire qui a duré plusieurs siècles. Entre 12 et 15 millions d’Africains furent déportés de force. 2 millions périrent en mer.</p>



<p>La résolution adoptée par 123 voix pour, 3 contre (Etats-Unis, Israël, Argentine) et 52 abstentions (dont le Royaume-Uni et les Etats membres de l&rsquo;Union européenne), déclare <strong>« la traite des Africains réduits en esclavage et l&rsquo;esclavage racialisé des Africains » comme « les plus graves crimes contre l&rsquo;humanité », condamnant cette « injustice la plus inhumaine et la plus persistante commise contre l&rsquo;humanité »</strong>.</p>



<p>Une conclusion qui met en avant l&rsquo;ampleur du phénomène, sa durée, sa brutalité, son caractère systémique et ses conséquences encore visibles aujourd&rsquo;hui dans un monde où les Africains et les personnes d&rsquo;ascendance africaine subissent <em>« discrimination raciale et néocolonialisme »</em>. <em>« Pour justifier l&rsquo;injustifiable, les partisans et bénéficiaires de l&rsquo;esclavage ont construit une idéologie raciste, transformant des préjugés en pseudo-science »,</em> a insisté le secrétaire général de l&rsquo;ONU, Antonio Guterres. Et les <em>« blessures »</em> causées par cet <em>« ordre mondial pervers »</em> sont encore<em> « profondes »</em>. Alors, il faut aujourd&rsquo;hui <em>« pointer du doigt le mensonge de la suprématie blanche »</em>, et <em>« travailler pour la vérité, la justice et la réparation »</em>, a-t-il plaidé.</p>



<p>La résolution appelle les Etats à s&rsquo;engager dans un processus de justice pour réparer les torts du passé, notamment, des excuses formelles, des compensations pour les descendants des victimes, des politiques de lutte contre le racisme et la restitution des biens culturels et spirituels pillés. <em>« Les responsables de la traite transatlantique des esclaves sont connus, les Européens, les Etats-Unis, nous attendons qu&rsquo;ils fassent tous des excuses formelles à l&rsquo;Afrique »</em>, et pas des <em>« excuses molles comme certains l&rsquo;ont fait dans le passé »,</em> a déclaré le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, accusant certains de ces responsables de <em>« refuser de reconnaître leurs crimes »</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/26mars12-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-21204" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/26mars12-1024x682.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/26mars12-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/26mars12-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/26mars12-1536x1023.jpg 1536w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/26mars12-600x400.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/26mars12.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le président du Ghana avait parlé de cette résolution bien avant au président français. L&rsquo;Union européenne s&rsquo;est abstenue.</figcaption></figure>



<p>Pour les Etats-Unis, ce vote contre un texte est selon eux <em>« hautement problématique »</em>. <em>« Les Etats-Unis ne reconnaissent pas le droit légal à des réparations pour des torts historiques qui n&rsquo;étaient pas illégaux en vertu du droit international à l&rsquo;époque où ils ont eu lieu »</em>, a expliqué leur représentant, Dan Negrea, accusant, également, le texte de mettre les crimes en <em>« compétition »</em>.</p>



<p>Mêmes arguments de la part des pays de l&rsquo;UE et du Royaume-Uni, qui tout en soulignant la monstruosité de l&rsquo;esclavage, se sont, eux, abstenus. Cela <em>« risque de mettre en concurrence des tragédies historiques qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas lieu de comparer, sauf à le faire au détriment de la mémoire des victimes »</em>, a expliqué le représentant français, Sylvain Fournel, tout en plaidant pour refuser <em>« l&rsquo;oubli et l&rsquo;effacement »</em>.</p>



<p>Une critique de hiérarchisation balayée par le chef de la diplomatie ghanéenne. <em>« Ce que nous disons c&rsquo;est que quand vous regardez toutes les atrocités qui ont eu lieu dans l&rsquo;Histoire de l&rsquo;humanité, aucune autre n&rsquo;a été aussi systémique, aussi longue, plus de 300 ans, avec des conséquences persistantes »</em>. <em>« Nous ne classons pas la douleur. Nous ne disons pas que notre souffrance a plus de valeur que la vôtre », </em>assure-t-il.</p>
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		<title>UNION DES POPULATIONS DU CAMEROUN : Osendé Afana un intellectuel révolutionnaire tombé pour l’indépendance de son pays</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 15:04:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parmi les grandes figures de la lutte pour l’indépendance du Cameroun, certains noms reviennent souvent dans les récits historiques : Ruben Um Nyobè, Roland-Félix Moumié ou encore Ernest Ouandié. Pourtant, un autre combattant mérite d’être évoqué avec la même intensité : Osendé Afana. Originaire du département de la Lékié, il demeure moins connu du grand [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueeducation.com/union-des-populations-du-cameroun-osende-afana-un-intellectuel-revolutionnaire-tombe-pour-lindependance-de-son-pays/">UNION DES POPULATIONS DU CAMEROUN : Osendé Afana un intellectuel révolutionnaire tombé pour l’indépendance de son pays</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueeducation.com">Afrique Education</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Parmi les grandes figures de la lutte pour l’indépendance du Cameroun, certains noms reviennent souvent dans les récits historiques : Ruben Um Nyobè, Roland-Félix Moumié ou encore Ernest Ouandié. Pourtant, un autre combattant mérite d’être évoqué avec la même intensité : Osendé Afana. Originaire du département de la Lékié, il demeure moins connu du grand public, alors même qu’il s’est battu avec la même détermination pour la véritable indépendance de son pays.</em></strong></p>



<p>Il y a aujourd’hui soixante ans, Osendé Afana (premier docteur en sciences-économiques de l&rsquo;Afrique noire, notre photo) tombait sous les balles et la brutalité des forces qui combattaient le mouvement nationaliste camerounais. Son destin fut tragique, à l’image de celui de plusieurs leaders de l’Union des populations du Cameroun (UPC). Comme Um Nyobè, Moumié ou Ouandié, il fut victime d’une répression impitoyable visant à empêcher l’émergence d’un Cameroun réellement libre et souverain.</p>



<p>Une mort tragique à la frontière du Congo</p>



<p>C’est à Ndélélé, un village situé près de la frontière avec le Congo-Brazzaville, que les forces armées camerounaises parvinrent à capturer Osendé Afana en mars 1966. Selon plusieurs témoignages, il fut ensuite décapité, preuve de la violence extrême qui caractérisait la lutte contre les militants nationalistes de l’époque.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="624" height="300" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/15mars11.jpg" alt="" class="wp-image-21146" style="width:760px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/15mars11.jpg 624w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/15mars11-300x144.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/15mars11-600x288.jpg 600w" sizes="(max-width: 624px) 100vw, 624px" /><figcaption class="wp-element-caption">Osendé Afana avec ses camarades de l&rsquo;UPC sur une photo qui fait date.</figcaption></figure>



<p>Beaucoup ont vu dans cet acte une volonté politique claire. Le président de l’époque, Ahmadou Ahidjo, aurait voulu la tête du rebelle, comme Hérodiade exigea la tête de Jean-Baptiste dans le récit biblique (Marc 6, 24). Cette comparaison illustre la dimension symbolique de cette exécution : Il ne s’agissait pas seulement de neutraliser un adversaire, mais, d’envoyer un message de terreur à tous ceux qui continuaient à rêver d’une indépendance totale.</p>



<p>Certains historiens et militants ont également évoqué la possibilité d’une trahison interne. Selon cette hypothèse, Osendé Afana aurait été dénoncé ou mal protégé dans le front de lutte ouvert à l’Est du Cameroun. Le nom de Henri Hogbe Nlend a parfois été cité dans ces discussions, sans que les preuves historiques soient totalement établies. Ce qui est certain, en revanche, c’est que ce front de résistance était fragile et mal préparé. A l’Ouest du pays, un autre front existait déjà sous la direction d’Ernest Ouandié.</p>



<p>Quelles que soient les circonstances exactes, la mort d’Osendé Afana marqua une étape tragique dans la longue lutte des nationalistes camerounais.</p>



<p>Un intellectuel de premier plan</p>



<p>Au-delà du militant politique, Osendé Afana fut un intellectuel exceptionnel. Il est souvent présenté comme le premier docteur en économie de l’Afrique noire francophone. Sa thèse, publiée en 1966 aux éditions Maspero, portait un titre révélateur : « L’économie ouest-africaine. Perspectives et développement ».</p>



<p>Dans cet ouvrage, il développait des idées particulièrement audacieuses pour l’époque. L’une de ses thèses centrales était que l’indépendance politique n’a aucun sens sans indépendance économique et monétaire. Pour lui, un pays qui ne contrôle pas sa monnaie reste dépendant des anciennes puissances coloniales.</p>



<p>Cette analyse le conduisait à défendre l’idée d’une monnaie africaine souveraine, capable de libérer les économies du continent des mécanismes hérités de la colonisation. Il dénonçait également l’usage des prêts internationaux comme instrument de domination. Selon lui, les puissances impérialistes utilisaient les crédits et les taux d’intérêt pour maintenir les pays pauvres dans une dépendance structurelle, en leur imposant des conditions de remboursement lourdes et contraignantes.</p>



<p>Ces analyses économiques apparaissent aujourd’hui d’une étonnante actualité, à une époque où de nombreux débats portent encore sur la souveraineté monétaire et sur les relations financières entre l’Afrique et les grandes puissances</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="300" height="339" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/15mars12-1.jpg" alt="" class="wp-image-21148" style="width:774px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/15mars12-1.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/15mars12-1-265x300.jpg 265w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption class="wp-element-caption">Henri Hogbe Nlénd, l&rsquo;un des premiers docteurs en mathématiques de l&rsquo;Afrique noire, est accusé au sein de l&rsquo;UPC d&rsquo;avoir oeuvré à la disparition d&rsquo;Osendé Afana. A 86 ans, il est temps qu&rsquo;il donne sa vérité des faits. </figcaption></figure>



<p>Un esprit rebelle dès la jeunesse</p>



<p>Le caractère libre et frondeur d’Osendé Afana ne s’est pas construit du jour au lendemain. Dès sa jeunesse, il montra un esprit critique peu commun.</p>



<p>Il fit d’abord ses études au séminaire d’Otélé, puis, au grand séminaire de Mvolyé, à Yaoundé. Mais, très tôt, il manifesta une volonté de s’affranchir des héritages coloniaux. Ainsi, il abandonna rapidement le prénom français Castor, que ses parents lui avaient donné. Il considérait ce prénom comme une marque d’aliénation culturelle et préféra affirmer son identité africaine en utilisant exclusivement le nom d’Osendé Afana.</p>



<p>Ses idées jugées trop indépendantes lui attirèrent des difficultés dans le milieu ecclésiastique. C’est ainsi qu’il quitta le séminaire de Mvolyé pour poursuivre ses études au lycée général Leclerc de Yaoundé, où il obtint son baccalauréat en 1952.</p>



<p>Même dans ce nouvel établissement, son tempérament contestataire se manifesta. Avant la fin de l’année scolaire, il fut l’un des meneurs d’une grève d’élèves africains protestant contre la mauvaise qualité de la nourriture servie à l’internat. Ce premier mouvement révélait déjà sa capacité à mobiliser et à défendre la dignité de ses camarades.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="327" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/15mars13.jpg" alt="" class="wp-image-21149" style="width:824px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/15mars13.jpg 500w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/15mars13-300x196.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ahmadou Ahidjo, le premier président du Cameroun et très proche du pouvoir français, ordonna que la tête d&rsquo;Osendé Afana lui fut présentée à Yaoundé comme preuve de sa mort. La famille d&rsquo;Osendé attend toujours et encore que le gouvernement camerounais lui restitue la tête de son fils pour faire le deuil car seul le reste de son corps fut enterré en 1966.</figcaption></figure>



<p>L’engagement étudiant et la lutte anticoloniale</p>



<p>Après le baccalauréat, Osendé Afana poursuivit des études d’économie à Toulouse, en France. Mais, son séjour universitaire ne se limita pas à l’apprentissage académique. Fidèle à son tempérament rebelle, il s’engagea rapidement dans les mouvements politiques étudiants.</p>



<p>Il rejoignit la Fédération des étudiants d’Afrique noire en France (FEANF), une organisation très active dans la lutte contre la colonisation. Au sein de cette structure, il occupa en 1956 le poste de trésorier et prit la direction du journal, « L’Étudiant d’Afrique noire », succédant au Dahoméen, Albert Tévoédjrè.</p>



<p>Dans ce milieu militant, il côtoya plusieurs personnalités qui allaient jouer un rôle important dans la politique africaine, notamment, le Congolais, Pascal Lissouba, le Guinéen, Alpha Condé, ou encore, l’Ivoirien, Konan Bédié.</p>



<p>Ses prises de position dérangeaient cependant les autorités coloniales françaises. Le journal qu’il dirigeait devint rapidement trop critique aux yeux du pouvoir. En 1958, il dut quitter la France et rejoignit au Caire (Egypte) la direction extérieure de l’Union des populations du Cameroun (UPC).</p>



<p>L’exil et la lutte armée</p>



<p>La vie d’Osendé Afana fut ensuite marquée par l’exil et la clandestinité. Il séjourna notamment dans la Guinée d’Ahmed Sékou Touré en 1960, avant de s’installer au Congo-Brazzaville en 1963.</p>



<p>C’est depuis ce pays qu’il poursuivit son engagement révolutionnaire, convaincu que la lutte pour l’indépendance du Cameroun devait se poursuivre malgré la répression. Cette détermination le conduisit finalement à Ndélélé, où il trouva la mort le 15 mars 1966.</p>



<p>Une mémoire à réhabiliter</p>



<p>Soixante ans après sa disparition, Osendé Afana demeure une figure majeure, mais encore, insuffisamment, reconnue de l’histoire africaine. A la fois intellectuel brillant, militant anticolonial et visionnaire économique, il incarne une génération de penseurs et de combattants qui rêvaient d’une Afrique véritablement souveraine.</p>



<p>Son parcours rappelle que la lutte pour l’indépendance ne fut pas seulement une affaire de politique ou de guerre, mais aussi, une bataille d’idées. En affirmant que l’indépendance politique devait s’accompagner d’une indépendance économique et monétaire, Osendé Afana posait déjà les questions qui continuent aujourd’hui d’animer les débats sur l’avenir du continent africain.</p>



<p>Son sacrifice, comme celui de nombreux autres militants de l’UPC, mérite d’être médité et transmis aux nouvelles générations. Car comprendre son combat, c’est aussi comprendre les enjeux toujours actuels de la souveraineté africaine.</p>



<p>Jean-Claude Djéréké</p>



<p>est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis)</p>



<p></p>
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		<title>IDEES NEUVES : Quelle définition et quelle mission aujourd’hui pour les intellectuels africains ?</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 09:10:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avant toutes choses, il me semble utile et important de faire le distinguo entre diplômé et intellectuel car tous les diplômés ne sont pas des intellectuels et on peut être intellectuel sans nécessairement avoir fait des études supérieures, sans travailler dans un centre de recherches ou enseigner dans une université. Le romancier français, Emile Zola, [&#8230;]</p>
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<p><strong><em>Avant toutes choses, il me semble utile et important de faire le distinguo entre diplômé et intellectuel car tous les diplômés ne sont pas des intellectuels et on peut être intellectuel sans nécessairement avoir fait des études supérieures, sans travailler dans un centre de recherches ou enseigner dans une université. Le romancier français, Emile Zola, le cinéaste sénégalais, Sembène Ousmane (notre photo), et l’écrivain ivoirien, Bernard Dadié, n’étaient ni enseignants ni chercheurs. Et pourtant, de manière constante, ils épousèrent et défendirent la cause du petit peuple, s’engagèrent en faveur des exploités, humiliés et opprimés, se mobilisèrent pour le triomphe de la vérité, de la justice et de la liberté.</em></strong></p>



<p>Car l’intellectuel n’est pas seulement un penseur de métier, c’est-à-dire, un producteur de savoirs et un agitateur d’idées ; il est, aussi et surtout, “celui qui porte la parole et dit la vérité au pouvoir, au nom des opprimés” (Gérard Noiriel, « Dire la vérité au pouvoir. Les intellectuels en question », Paris, Editions Agone, 2010). Ces opprimés, Albert Camus les appelait ceux qui subissent l’Histoire. Pour Camus, l’intellectuel doit être au service de ces gens-là au lieu de travailler pour et avec ceux qui font l’Histoire. Il ajoute : “Notre seule justification, s&rsquo;il en est une, est de parler, dans la mesure de nos moyens, pour ceux qui ne peuvent le faire” (cf. “Discours de Suède”, Paris, Gallimard, 1958). En un mot, l’intellectuel devrait, non pas, s’acoquiner avec les « vainqueurs et dominateurs », mais, « prendre en compte le souvenir des voix et personnes oubliées » (Edward Said, “Des intellectuels et du Pouvoir”, Paris, Seuil, 1996).</p>



<p>Sur cette base, l’intellectuel, le vrai, est en quelque sorte obligé de “se mêler de ce qui ne le regarde pas” (Jean-Paul Sartre), de s’intéresser au combat politique sans militer forcément dans un parti politique (Lionel Jospin à l’Université catholique de Louvain pour la réception du titre de docteur honoris causa, le 2 février 2000).</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="476" height="381" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/10mars11.jpg" alt="" class="wp-image-21114" style="width:796px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/10mars11.jpg 476w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/10mars11-300x240.jpg 300w" sizes="(max-width: 476px) 100vw, 476px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;écrivain ivoirien Bernard Dadié, un classique de la littérature africaine, fut ministre de la Culture de Félix Houphouët-Boigny de 1977 à 1986.</figcaption></figure>



<p>C’est cette conception du rôle de l’intellectuel dans la Cité qui poussa Sartre à soutenir les manifestations étudiantes de mai 1968. Dans une interview accordée à des journalistes, le 13 mai 1968, il osera même affirmer ceci : “La violence est la seule chose qui reste, quel que soit le régime, aux étudiants qui sont jeunes, qui pensent qu’ils ne sont pas encore entrés dans le système que leur ont fait leurs pères, et qui ne veulent pas y entrer. Autrement dit, ils ne veulent pas de concessions, ils ne veulent pas qu’on aménage les choses, qu’on leur donne satisfaction sur une petite revendication, pour en fait les coincer, leur faire prendre la filière et leur faire être dans trente ans le vieux bonhomme usé qu&rsquo;est leur père. Ils ne veulent pas du tout y entrer et, par conséquent, ce refus est évidemment un refus de violence. Donc, si vous voulez, on peut considérer que le seul rapport qu’ils puissent avoir avec cette université, c’est de la casser et, pour la casser, il n’y a qu&rsquo;une solution : C’est descendre dans la rue.”</p>



<p>Avant Sartre, Emile Zola (1840-1902) n’avait pas hésité à voler au secours d’Alfred Dreyfus qu’il ne connaissait pas personnellement. Pour mémoire, le capitaine français d’origine juive avait été accusé d’avoir livré des documents secrets français à une puissance étrangère (l’Empire allemand). Il s’agissait en réalité d’une fausse accusation parce que le vrai coupable s’appelait Walsin Esterházy. C’est à cet homme injustement condamné, Alfred Dreyfus, que Zola décida de venir en aide en adressant une lettre ouverte à Félix Faure, le président de la République d’alors. Zola s’était engagé pour Dreyfus car il disait “n’avoir qu’une passion, celle de la lumière, au nom de l’humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur”. Se taire lorsqu’un innocent est condamné pendant que les vrais coupables circulent librement lui semblait insupportable. Le 23 février 1898, au cours du procès, il déclare : “Tout semble être contre moi, les deux Chambres, le pouvoir civil, le pouvoir militaire, les journaux à grand tirage, l’opinion publique qu’ils ont empoisonnée. Et je n’ai pour moi que l’idée, un idéal de vérité et de justice. Et je suis bien tranquille, je vaincrai. Je n’ai pas voulu que mon pays restât dans le mensonge et dans l’injustice. On peut me frapper ici. Un jour, la France me remerciera d’avoir aidé à sauver son honneur.”</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="201" height="251" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/10mars12.jpg" alt="" class="wp-image-21115" style="width:779px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">Après avoir été malmené par Ahmadou Ahidjo, Mongo Beti fut courtisé par le régime Biya et ses intellectuels mais ne l&rsquo;avait jamais rallié.</figcaption></figure>



<p>Bref, dans le cas de Dreyfus, il est clair que la justice et la vérité avaient été bafouées. Or, si l’on en croit Hannah Arendt, “dire le vrai, telle est la seule responsabilité des intellectuels en tant qu&rsquo;intellectuels” (H. Arendt, “Les intellectuels et la responsabilité”, Cahiers du GRIF, 33, 1986).</p>



<p>Comme Soriba et ses camarades dans le roman, “Les crapauds-brousse” de Tierno Monénembo, nombre de diplômés africains critiquent facilement la dictature dans leur pays quand ils sont dans leurs salons ou autour d’un verre de bière. Une fois sortis de ces lieux-là, ils deviennent muets alors qu’il y a tant de choses qui pourraient susciter leur colère et révolte. Pourquoi ? Parce qu’ils ont peur d’être arrêtés et incarcérés, parce qu’ils ne veulent pas risquer leur vie ni celle de leurs proches, parce qu’ils n’ont pas envie de provoquer l’ire du dictateur. Or, écrit Edward Wadie Said, “L’intellectuel, au sens où je l’entends, est quelqu’un qui engage et qui risque tout son être sur la base d’un sens constamment critique, quelqu’un qui refuse, quel qu’en soit le prix, les formules faciles, les idées toutes faites, les confirmations complaisantes des propos et des actions des gens de pouvoir et autres esprits conventionnels. Non pas seulement qui, passivement, les refuse, mais, qui, activement, s’engage à le dire en public” (Edward W. Said, “Des intellectuels et du pouvoir”, op. cit.).</p>



<p>Ainsi que nous pouvons le voir, réfléchir, produire des savoirs et s’engager dans et pour la société dans laquelle il vit sont deux éléments importants dans la compréhension de la mission de l’intellectuel. Pour le dire autrement, l’intellectuel ne peut se borner à penser le monde ; il ne peut “se réfugier dans le petit monde académique, où [il] s’enchante [lui]-même de [lui]-même, sans être en mesure d’inquiéter qui que ce soit en quoi que ce soit” (P. Bourdieu, « Contre-Feux 2 », Paris, Raisons d’agir, 2001). Ce qu’on attend de lui, c’est qu’il s’engage en prenant publiquement la parole, au nom de ceux qui n’ont pas voix au chapitre.</p>



<p>Une telle mission, il va sans dire qu’elle n’est pas sans risques. Selon E. Said, c’est précisément cette mission qui fait de l’intellectuel un « exilé et marginal, amateur et auteur d’une langue qui essaie de dire la vérité au pouvoir” car parler au nom des “damnés de la terre” (Frantz Fanon), prendre la défense de ceux qui subissent l’Histoire, être “la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche” (Aimé Césaire), c’est inéluctablement « s’exposer à la persécution, au rejet, à la prison, à l’exil, voire, à la mort sans ceinture de sécurité » (Bruno Chenu, “L’urgence prophétique, Dieu au défi de l’histoire”, Paris, Bayard/Centurion, 1997). Zola paya cher sa solidarité avec le capitaine Dreyfus : Menaces de mort, livres et portrait publiquement incendiés, nom retiré de la Légion d’honneur, onze mois d’exil en Angleterre.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="449" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/10mars13.jpg" alt="" class="wp-image-21116" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/10mars13.jpg 800w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/10mars13-300x168.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/10mars13-768x431.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/03/10mars13-600x337.jpg 600w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Prix Nobel 1986 de littérature Wole Soyinka fut le poil à gratter des pouvoirs militaires nigérians. Il fut emprisonné plusieurs fois parce qu&rsquo;il disait ce qu&rsquo;il pensait.</figcaption></figure>



<p>En Afrique francophone plus qu’en Afrique anglophone, les intellectuels qui prirent fait et cause pour les laissés-pour-compte en rendant compte de leur situation dans leurs essais, romans ou pièces de théâtre, eurent maille à partir avec les régimes autoritaires qui ont pris nos pays en otage. C’est le cas du Nigérian, Wole Soyinka, qui séjourna, plusieurs fois, en prison, du Camerounais, Mongo Beti, dont l’ouvrage, « Main basse sur le Cameroun », fut interdit au Cameroun et en France, du Guinéen, Tierno Monénembo, et de l’Ivoirien, Ahmadou Kourouma, contraints de s’exiler en France. Le Kenyan, N’Gugi Wa Thiongo, que Daniel Arap Moi jeta en prison à cause de ses écrits jugés subversifs, et le Congolais, Valentin-Yves Mudimbe, durent, eux aussi, prendre le chemin de l’exil, la mort dans l’âme et sans la certitude de retrouver leur pays.</p>



<p>En conclusion, l’intellectuel n’a pas, uniquement, vocation à éclairer en posant les bonnes questions ; il est appelé, aussi, à se tenir aux côtés des vaincus de l’Histoire, à s’approprier leurs malheurs, échecs et luttes. C’est la raison pour laquelle sa mission, “incompatible avec la poursuite d’intérêts égoïstes” (Fabien Eboussi Boulaga, « Lignes de résistance », Yaoundé, CLE, 1999), est hautement dangereuse. Critiquer tous les pouvoirs, n’être à la solde de personne, se dresser contre ceux qui oppriment, exploitent ou affament et être prêt à payer pour ses convictions, telle devrait être pourtant sa devise.</p>



<p>Jean-Claude Djéréké</p>



<p>Est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis)</p>



<p></p>
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		<title>AFRIQUE : Vers la célébration d’un nouvel an authentiquement africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Feb 2026 20:51:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A travers le monde, des peuples ont su conserver, à côté du système universellement reconnu, leurs systèmes de comptage du temps comme marqueur d&#8217;une identité propre. Ce système de gouvernance de l&#8217;espace et de la vie fixe les temps de célébration des événements majeurs et calibre la marche du monde selon une cosmogonie. L&#8217;HÉRITAGE CALENDAIRE [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>A travers le monde, des peuples ont su conserver, à côté du système universellement reconnu, leurs systèmes de comptage du temps comme marqueur d&rsquo;une <strong>identité propre</strong>. Ce système de gouvernance de l&rsquo;espace et de la vie fixe les temps de célébration des événements majeurs et calibre la marche du monde selon une cosmogonie.</em></strong></p>



<p><strong>L&rsquo;HÉRITAGE CALENDAIRE AFRICAIN</strong></p>



<p>L&rsquo;Afrique, <strong>berceau de l&rsquo;Humanité et de la civilisation</strong>, avait, dans ses diversité et complexité, un cycle calendaire endogène et une symbolique des événements sociétaux majeurs. Ce cycle a forgé durant des siècles la cosmogonie africaine et rythmé l&rsquo;organisation interne des sociétés africaines.</p>



<p>Il existerait par exemple un lien historique entre le calendrier solaire officiel de l&rsquo;Egypte antique établi il y a plus de <strong>cinq mille ans</strong> et certaines fêtes traditionnelles célébrées en Afrique.</p>



<p><strong>FETES TRADITIONNELLES AFRICAINES</strong></p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>🇹🇬</strong><strong> « Prise de la pierre sacrée »</strong> Nouvel An en pays Guin au Togo</td></tr><tr><td><strong>🌿</strong><strong> « Umlanga »</strong> La danse des Roseaux célébrée en Afrique australe</td></tr><tr><td><strong>🇧🇮</strong><strong> « Umuganuro »</strong> Célébration du solstice au Burundi</td></tr><tr><td><strong>🏜️</strong><strong> « Yennayer »</strong> Nouvel An berbère en Afrique du Nord</td></tr></tbody></table></figure>



<p><strong>LA RUPTURE HISTORIQUE</strong></p>



<p>Le cours de l&rsquo;histoire et la trajectoire ascendante du progrès de l&rsquo;Afrique ont été brutalement et durablement perturbés par les <strong>déportations</strong> qui ont dispersé au-delà des mers les forces vives de l&rsquo;Afrique et par l&rsquo;<strong>irruption coloniale</strong> dans les systèmes endogènes de gouvernance sociale, économique et politique des peuples africains.</p>



<p>Par leur extranéité culturelle et leur brutalité, ces intrusions ont reconfiguré le cycle des événements sociétaux et fait perdre à l&rsquo;Afrique ses repères et son identité propres.</p>



<p>Il en est ainsi du <strong>calendrier grégorien</strong> imposé aux nations africaines lors de la colonisation. A l&rsquo;instar des frontières linéaires qui ont divisé le continent et dont nombre de populations et de langues portent aujourd&rsquo;hui encore les stigmates, ce calendrier grégorien ignore les rythmes endogènes et les cycles naturels ou culturels consacrés qui définissent intrinsèquement l&rsquo;<strong>identité africaine</strong>.</p>



<p>Cette mutation calendaire, en apparence anodine, a profondément altéré le découpage du temps et l&rsquo;organisation des événements majeurs. Il s&rsquo;est ensuivi une <strong>acculturation</strong> et une <strong>perte d&rsquo;identité propre</strong> des Africains qui, plongés dans un système conçu pour l&rsquo;espace occidental, peinent à s&rsquo;adapter ou à s&rsquo;affirmer.</p>



<p><strong>UN IMPÉRATIF CONTEMPORAIN</strong></p>



<p>Dans un contexte contemporain marqué par la bascule de l&rsquo;ordre mondial et par l&rsquo;émergence progressive d&rsquo;un <strong>ordre multipolaire</strong> qui érige le respect de la diversité comme socle d&rsquo;équilibre du monde et moteur d&rsquo;une prospérité partagée, et où l&rsquo;Afrique cherche à s&rsquo;affirmer comme une <strong>puissance autonome</strong>, il devient impératif pour l&rsquo;Afrique de réhabiliter son système historique de découpage du temps et de fixation des fêtes traditionnelles, y compris le <strong>NOUVEL AN AFRICAIN</strong>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/26fev11-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-21043" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/26fev11-1024x576.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/26fev11-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/26fev11-768x432.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/26fev11-1536x864.jpg 1536w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/26fev11-800x450.jpg 800w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/26fev11-600x338.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/26fev11.jpg 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>EXEMPLES DE PATRIMOINE CALENDAIRE MONDIAL</strong></p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>🇨🇳</strong><strong> « Chūnjié » &#8211; Nouvel An Lunaire</strong> Chine</td></tr><tr><td><strong>🇮🇱</strong><strong> Roch Hachana</strong> Israël</td></tr><tr><td><strong>🇮🇳</strong><strong> Diwali</strong> Inde septentrionale</td></tr><tr><td><strong>🇪🇹</strong><strong> « Enkutatash »</strong> Nouvel An éthiopien &#8211; Exception africaine</td></tr></tbody></table></figure>



<p><strong>INITIATIVE DU TOGO</strong></p>



<p>Le Togo, qui assure la présidence du <strong>Haut comité sur la décennie des racines africaines et de la diaspora africaine</strong>, se propose d&rsquo;initier, en collaboration avec l&rsquo;Union africaine, des réflexions avec les spécialistes africains et de la diaspora en vue de proposer les dates de célébration des fêtes africaines, en particulier, la date du <strong>NOUVEL AN AFRICAIN</strong>, en se basant sur les repères historique, culturel et cultuel africains.</p>



<p>Le Togo envisage, à cet effet, d&rsquo;organiser un <strong>colloque international</strong> sur cette thématique à Lomé, à une date qui sera communiquée très prochainement. Les conclusions et recommandations de ce colloque seront transmises à la Commission de l&rsquo;Union africaine pour faire l&rsquo;objet d&rsquo;une décision et d&rsquo;une mise en œuvre subséquente.</p>



<p><strong>9e CONGRÈS PANAFRICAIN &#8211; LOMÉ 2025</strong></p>



<p>Le lancement de cette initiative s&rsquo;inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l&rsquo;une des recommandations phare du 9e Congrès panafricain tenu à Lomé, du 8 au 12 décembre 2025, à savoir, la <strong>décolonisation des esprits</strong> et la <strong>réinvention de soi</strong>, et répond aux attentes profondes des peuples africains de voir leur continent s&rsquo;affirmer comme une puissance autonome qui s&rsquo;auto-référence et définit sa propre voie de développement.</p>



<p></p>
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		<title>AFRIQUE EDUCATION : Le numéro 554 de mars 2026 est déjà chez les abonnés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 23:20:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Afrique n’a pas honte d’elle-même ni de ce qu’elle fait. Quand on regarde et écoute les médias occidentaux, Vladimir Poutine et sa Russie passent pour des personnes infréquentables. Et pourtant, ce pays ne fait que multiplier des partenariats en Afrique. Dans ce numéro 554 de mars 2026, nous n’avons listé que des partenaires de la [&#8230;]</p>
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<p><strong><em>L’Afrique n’a pas honte d’elle-même ni de ce qu’elle fait. Quand on regarde et écoute les médias occidentaux, Vladimir Poutine et sa Russie passent pour des personnes infréquentables. Et pourtant, ce pays ne fait que multiplier des partenariats en Afrique. Dans ce numéro 554 de mars 2026, nous n’avons listé que des partenaires de la sphère francophone. Nous avons volontairement ignoré le Maghreb, l’Est, et la SADEC où Poutine compte beaucoup d’amis à l’instar du président sud-africain, Cyril Ramaphosa. Nous n’avons pris en compte que les pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Océan indien, tous, francophones. Le résultat est spectaculaire. Et pourtant, à écouter les commentateurs occidentaux, la Russie est le pays de Lucifer sur terre.</em></strong></p>



<p>Le monde revient progressivement à la période de la guerre froide qui caractérisait les relations internationales après la deuxième guerre mondiale. Le monde était divisé en deux grands blocs&nbsp;: les pays qui soutenaient le Pacte de Varsovie (les démocraties populaires) et ceux qui étaient tournés vers l’Occident (les démocraties parlementaires).</p>



<p>Après la chute du Mur de Berlin et la suprématie de l’Occident sur la gestion des affaires du monde pendant plus de trente ans, le rééquilibrage est en cours avec d’un côté, l’Occident qui reste en place mais avec une influence en baisse des Etats-Unis et de l’Europe, et de l’autre, la montée en puissance des pays membres des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui sont un contrepoids indéniable à l’hégémonie occidentale.</p>



<p>Du coup, les pays africains peuvent choisir entre Dieu et Satan, entre la peste et le choléra, entre le cancer et le sida, de quelle façon définir leur avenir. C’est mieux que d’avoir un seul choix. En Afrique, Vladimir Poutine fait recette, qu’on le veuille ou non. Il ne donne pas les financements (que les Occidentaux savent allouer) mais il sait assurer l’essentiel : La sécurité. Quand un pays signe avec la Russie, il peut se développer sereinement sans avoir peur d’un coup d’état militaire. Poutine qui est au pouvoir jusqu’à sa mort, ne peut pas ne pas soutenir ses homologues africains qui aspirent, eux aussi, à mourir au pouvoir.</p>



<p>En dehors de la sécurité, la Russie est bien outillée pour aider à l’exploitation du sol et du sous-sol. Les Africains ont un sous-sol riche dont ils n’ont jamais (su) bénéficier. Avec la Russie, et grâce au savoir-faire acquis du fait des échecs passés et répétés, les pays africains peuvent, aujourd’hui, mieux défendre leurs intérêts avec un pays comme la Russie qui pratique du gagnant-gagnant sans imposer un mode de gouvernement.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="673" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11.jpeg" alt="" class="wp-image-21039" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11.jpeg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11-300x197.jpeg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11-768x505.jpeg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/25fev11-600x394.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Sommet Russie-Afrique de juillet 2023.</figcaption></figure>



<p>Le numéro 554 de mars 2026 d’Afrique Education énumère tous les partenariats entre les pays africains et la Russie, les partenariats visibles et cachés, et explique comment Poutine parle peu et agit beaucoup en coulisses. En soulevant l’ire des Européens…</p>



<p>Achetez le dès aujourd’hui sur la boutique de la revue en composant (<a href="http://www.afriqueeducation.com">www.afriqueeducation.com</a>), suivre les instructions jusqu’à l’obtention du pdf, ou si vous préférez le magazine papier, il sera chez les marchands de journaux, samedi, 28 février.</p>



<p></p>
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		<title>GABON : On apprendra (enfin) à respecter la Haute autorité de la communication (que très peu de personnes connaissaient)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 19:26:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actions et Réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Germain Ngoyo Moussavou, le président de la HAC (Haute autorité de la communication) mérite une distinction de l’Union africaine (notre photo). Depuis quelques jours, le Gabon connaît une agitation du fait d’une suspension ponctuelle dans le fonctionnement des réseaux sociaux. Du jamais vu en Afrique sauf en Erythrée où Isaias  Afeworki impose l’un des contrôles [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Germain Ngoyo Moussavou, le président de la HAC (Haute autorité de la communication) mérite une distinction de l’Union africaine (notre photo). Depuis quelques jours, le Gabon connaît une agitation du fait d’une suspension ponctuelle dans le fonctionnement des réseaux sociaux. Du jamais vu en Afrique sauf en Erythrée où Isaias  Afeworki impose l’un des contrôles numériques les plus stricts au monde, rendant l’accès aux réseaux sociaux et à internet quasi-inexistant pour la population. Rien de tel au Gabon. Le régulateur national qui est la HAC a, courageusement, mis fin à une déviance à laquelle s’adonnait la jeunesse gabonaise (et pas que…) de plus en plus friande de contenus inappropriés, diffamatoires, haineux, injurieux, qui, incontestablement, portent atteinte à la dignité humaine, aux bonnes mœurs, à l’honneur des citoyens, à la cohésion sociale, surtout, et ce n’est pas le moindre risque, à la stabilité des institutions  et à la sécurité nationale. Face à cette dérive, la HAC dont c’est le rôle de réguler, d’éduquer et de sanctionner, a pris ses responsabilités. Aux grands maux les grands remèdes, dit-on. Elle n’a pas fait de quartier. Elle a arrêté toute la machine entraînant un tollé général.</em></strong></p>



<p>La HAC relève que les plateformes numériques et les réseaux sociaux sont abusivement utilisés par certains activistes pour porter atteinte à l&rsquo;honneur et à la réputation d&rsquo;institutions, de citoyens gabonais et de personnalités publiques, en violation des lois en vigueur au Gabon notamment la loi n° 019/2016 du 09 Août 2016 portant Code de la Communication en République gabonaise, ainsi que, des règlements internationaux applicables en matière de communication numérique.</p>



<p>Les éléments observés concernent&nbsp;:</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>La diffusion de propos diffamatoires et injurieux, portant atteinte à la dignité, à la réputation, à la vie privée d&rsquo;un grand nombre de citoyens gabonais et de personnalités publiques et politiques ;</li>
</ol>



<ul class="wp-block-list">
<li>La propagation de fausses informations (Fake news), susceptibles de troubler l&rsquo;ordre public et la cohésion sociale et de porter atteinte à la défense nationale ;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le cyberharcèlement, incitant à des attaques organisées contre des citoyens, des personnalités et des institutions sur les plateformes numériques ;</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>La divulgation non autorisée de données personnelles, en violation des réglementations en matière de protection de la vie privée.</li>
</ul>



<p>Dans n’importe quel pays du monde, ces actes constituent des infractions sévèrement réprimées par les textes, ainsi que, par les politiques de modération des grandes plateformes numériques.</p>



<p>Aussi, la HAC, en sa qualité de régulateur de la communication audiovisuelle, écrite, cinématographique et numérique, condamne-t-elle (avec raison) fermement, l’usage abusif et dévoyé desdites plateformes par certains utilisateurs et déplore ce qui s’apparente à l’indifférence de ces plateformes, notamment, à travers l’absence d’une véritable volonté de modération des contenus illicites dont elles sont pourtant les supports de diffusion.</p>



<p>Les utilisateurs de réseaux sociaux s’étant autoproclamés journalistes (sans cartes de presse) sans qu’ils n’aient jamais eu à répondre de leurs déviances sur le plan de la diffamation sans même parler des mensonges et autres contre-vérités, impunis, qu’ils débitent à longueur de journée et qui font grimper les «&nbsp;j’aime&nbsp;», preuve de la «&nbsp;crédibilité&nbsp;» de leurs publications, il fallait, à un moment donné, que la HAC siffle la fin de la récréation. Il fallait frapper fort, en bombant le torse pour montrer que le Gabon n’est pas une Jungle informationnelle, et que ce pays béni des dieux, dirigé par un «&nbsp;Moïse&nbsp;» (comme ils disent là bas) envoyé par le sauveur, mérite discipline, travail et responsabilité pour avancer.</p>



<p>«&nbsp;La HAC tient à rappeler que la liberté d&rsquo;expression, y compris la liberté de commentaire et de critique, bien qu’étant un droit fondamental consacré au Gabon et garanti par la Haute autorité de la communication, ne saurait s’exercer en violation flagrante des lois nationales et internationales en vigueur&nbsp;». Que ceux qui contestent cette affirmation aillent se renseigner auprès de l’UNESCO qui ne leur donnera jamais raison.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="540" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/20fev11.jpg" alt="" class="wp-image-21017" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/20fev11.jpg 960w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/20fev11-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/20fev11-768x432.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/20fev11-800x450.jpg 800w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/20fev11-600x338.jpg 600w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le nouveau collège de la HAC en fonction depuis le 12 juillet 2023.</figcaption></figure>



<p>Ces agissements sont susceptibles d’engendrer des conflits sociaux, de déstabiliser les institutions de la République et de mettre gravement en péril l’unité nationale, les avancées et les acquis démocratiques, faits et méfaits dont le Gabon nouveau n’a nullement besoin.</p>



<p>Au nom de l’intérêt supérieur du Gabon, la HAC a le devoir et même l’obligation de suspendre, immédiatement (comme elle l’a fait), les réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire national jusqu’à nouvel ordre. C’est aussi la meilleure façon de bien tenir ces indisciplinés notoires de la toile en respect. Quand le président, Germain Ngoyo Moussavou, décidera d’assouplir (en son temps) cette mesure de fermeture (salvatrice), les utilisateurs de ces plateformes feront beaucoup plus attention. Car un Gabonais averti en vaut deux.</p>



<p>Professeur Paul TEDGA</p>



<p>est docteur de l&rsquo;Université de Paris 9 Dauphine (1988)</p>



<p>Auteur de sept ouvrages</p>



<p>Fondateur en France de la revue Afrique Education (1993).</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>SAGESSE AFRICAINE : Ubuntu ou le chacun pour tous</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 18:12:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un anthropologue européen avait offert un jeu aux enfants d&#8217;une tribu africaine. Il plaça un panier de fruits près d&#8217;un tronc d&#8217;arbre et leur dit : « Le premier qui atteindra l&#8217;arbre aura le panier de fruits. » Quand il leur donna le signal de départ, il fut surpris de voir que les enfants marchaient ensemble, la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Un anthropologue européen avait offert un jeu aux enfants d&rsquo;une tribu africaine. Il plaça un panier de fruits près d&rsquo;un tronc d&rsquo;arbre et leur dit : « Le premier qui atteindra l&rsquo;arbre aura le panier de fruits. »</em></strong></p>



<p>Quand il leur donna le signal de départ, il fut surpris de voir que les enfants marchaient ensemble, la main dans la main, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;ils atteignent l&rsquo;arbre et partagent les fruits.</p>



<p>Quand il leur demanda pourquoi ils avaient fait cela, alors que l&rsquo;un d’eux pouvait obtenir le panier pour lui, ils répondirent : « Ubuntu. Comment l&rsquo;un de nous peut-il être heureux alors que les autres sont misérables  »&nbsp;?</p>



<p>“Ubuntu » dans leur civilisation veut dire : « Je suis, parce que nous sommes. »</p>



<p>Ces Africains connaissaient le secret du bonheur perdu dans les sociétés qui prétendent être civilisées. Ils avaient vite compris que c&rsquo;est l’union qui fait la force d’une communauté parce que « l’homme n’est rien sans les hommes » (Seydou Badian dans « Sous l’orage »).</p>



<p>Jean-Claude Djéréké</p>



<p>est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis).</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>IDEES NEUVES : L’Etat le service public et la conscience citoyenne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 07:04:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Idées neuves]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans de nombreux pays africains, lorsque l&#8217;Etat offre une ambulance ou construit un hôpital, un pont, un château d’eau, un marché ou une école, ces réalisations sont parfois présentées comme des dons généreux du ministre ou du chef de l’Etat. Par conséquent, on organise des cérémonies, on multiplie les remerciements publics et on célèbre le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans de nombreux pays africains, lorsque l&rsquo;Etat offre une ambulance ou construit un hôpital, un pont, un château d’eau, un marché ou une école, ces réalisations sont parfois présentées comme des dons généreux du ministre ou du chef de l’Etat. Par conséquent, on organise des cérémonies, on multiplie les remerciements publics et on célèbre le dirigeant comme un bienfaiteur. Cette manière de voir repose sur une confusion fondamentale entre le devoir de l’Etat et la logique du don personnel.</em></strong></p>



<p>En réalité, un président, un ministre ou un maire n’est pas un donateur. Il est un serviteur public. Sa mission consiste précisément à répondre aux besoins de la population qui l’a élu. Ces infrastructures et services ne sont pas des faveurs accordées par bonté d’âme, mais, des obligations liées à la fonction. Comme le rappelle Jean-Jacques Rousseau, « les magistrats ne sont que les officiers du peuple » (cf. « Du contrat social »). Autrement dit, le pouvoir ne leur appartient pas. Il leur est confié temporairement par les citoyens afin qu’ils l’exercent dans l’intérêt général. Dans une République, il n’y a donc ni bienfaiteurs ni sujets reconnaissants, mais, des citoyens et des serviteurs de l’Etat. Frantz Fanon dénonçait déjà cette personnalisation abusive du pouvoir dans « Les damnés de la terre ». Pour Fanon, un pouvoir qui exige gratitude et adoration trahit sa mission fondamentale qui est de répondre aux besoins concrets des masses populaires.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="632" height="632" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/06fev11.jpg" alt="" class="wp-image-20936" style="width:761px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/06fev11.jpg 632w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/06fev11-300x300.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/06fev11-150x150.jpg 150w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/06fev11-600x600.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/06fev11-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 632px) 100vw, 632px" /><figcaption class="wp-element-caption">Léopold Sédar Senghor et Cheikh Anta Diop, les deux plus gros intellectuels sénégalais de tous les temps : Cheikh Anta Diop a donné son nom à l&rsquo;Université de Dakar (la plus importante de l&rsquo;Afrique noire francophone) tandis que Léopold Sédar Senghor a fini sa carrière à l&rsquo;Académie française.</figcaption></figure>



<p>Abraham Lincoln résumait parfaitement cette idée en parlant du « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Servir tous les citoyens, sans distinction de religion, d’ethnie ou d’opinion politique, n’est pas une option morale&nbsp;: C’est l’essence même de la fonction publique. Un élu est payé par l’argent public pour accomplir cette mission et il doit rendre compte de ses actes. C’est pourquoi il est totalement inacceptable d’entendre certains responsables politiques affirmer qu’une région ne bénéficiera d’aucune action de l’Etat si elle ne vote pas pour le président ou pour un parti donné. Une telle attitude va à l’encontre de la liberté politique et du principe d’égalité entre les citoyens. Sur ce point, Montesquieu avait raison de penser que « le suffrage suppose l’égalité entre les citoyens » (cf. « De l’esprit des lois »). Conditionner l’accès aux services publics à un choix électoral, c’est transformer l’Etat en instrument de chantage et trahir sa mission fondamentale.</p>



<p>Si ces dérives sont possibles, c’est en grande partie parce que la population ignore souvent ses droits et le rôle réel de l’Etat. Beaucoup de citoyens s’imaginent que ce qui est fait pour eux relève du cadeau ou de la faveur personnelle. Cette ignorance politique entretient la dépendance et favorise le culte du chef. Le philosophe béninois, Paulin Hountondji (notre photo), dénonçait cette illusion politique en soulignant que l’attente d’un dirigeant providentiel empêche l’émergence de citoyens responsables (cf. « The struggle for meaning : Reflections on philosophy, culture and democracy in Africa », Ohio University Press, 2002).</p>



<p>Mettre fin à cette ignorance est une urgence démocratique. Le sociologue et théologien camerounais, Jean-Marc Ela, insistait sur la nécessité d’une conscience critique des populations africaines, affirmant que le citoyen doit cesser d’être un simple spectateur pour devenir un acteur de sa propre histoire politique (cf. « Quand l’Etat pénètre en brousse. Les ripostes paysannes à la crise », Karthala, 1990). Dans la même veine, le philosophe, Fabien Eboussi Boulaga, critiquait la sacralisation du pouvoir et appelait à une désacralisation de l’Etat, condition indispensable pour que les gouvernants soient perçus non comme des bienfaiteurs, mais, comme des responsables comptables de leurs actes devant le peuple (cf. « La démocratie de transit au Cameroun », L’Harmattan, 1997).</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="890" height="500" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/06fev12.png" alt="" class="wp-image-20937" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/06fev12.png 890w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/06fev12-300x169.png 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/06fev12-768x431.png 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/06fev12-800x450.png 800w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/02/06fev12-600x337.png 600w" sizes="(max-width: 890px) 100vw, 890px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le grand théologien et homme de lettres Jean Marc Ela de très regrettée mémoire.</figcaption></figure>



<p>L’égyptologue et intellectuel sénégalais, Cheikh Anta Diop, insistait sur l’importance de la conscience politique et civique des peuples africains, sans laquelle l’Etat ne peut être qu’un instrument de domination et non de service public. Cette responsabilité incombe d’abord aux enseignants, qui doivent transmettre une véritable éducation civique, mais aussi, aux partis politiques, censés former politiquement les citoyens. Pourtant, on a souvent l’impression que la formation politique est reléguée au second plan. Ce qui semble primer, c’est la conquête du pouvoir d’Etat et le culte du chef, dont on arbore fièrement l’image sur des pagnes, des affiches ou des tee-shirts.</p>



<p>Comme l’écrivait Hannah Arendt, « le pouvoir naît lorsque les hommes agissent ensemble » (cf. « La crise de la culture », Gallimard, 1972). Cette idée souligne que le pouvoir politique véritable ne réside pas dans la figure d’un chef célébré comme un bienfaiteur, mais, dans l’action collective de citoyens conscients de leurs droits et de leurs devoirs. Une démocratie vivante suppose donc des citoyens capables de comprendre que l’Etat n’est pas une personne généreuse, mais, une institution au service de tous. Tant que cette prise de conscience n’aura pas lieu, les dirigeants continueront d’être célébrés pour avoir simplement accompli ce pour quoi ils ont été élus. Or, exiger des comptes et refuser la logique du don, c’est déjà faire un pas essentiel vers une citoyenneté véritablement libre et responsable.</p>



<p>Jean-Claude Djéréké</p>



<p>est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis)</p>
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