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	<title>Archives des Cultures - Afrique Education</title>
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	<description>Pour une Afrique en mouvement</description>
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	<title>Archives des Cultures - Afrique Education</title>
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		<title>EGYPTE : Découverte dans un champ de deux statues géantes de Ramsès II</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 14:21:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après l’alerte donnée par un paysan du village de Behbeit El-Hagar, en Egypte, les archéologues ont mis au jour deux sculptures à l’effigie du célèbre pharaon, ainsi qu’un bloc de granit avec les inscriptions de ses titres royaux. Les terres arables du delta du Nil regorgent de mystérieux artefacts. Le 14 octobre dernier, le ministère [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Après l’alerte donnée par un paysan du village de Behbeit El-Hagar, en Egypte, les archéologues ont mis au jour deux sculptures à l’effigie du célèbre pharaon, ainsi qu’un bloc de granit avec les inscriptions de ses titres royaux.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les terres arables du delta du Nil regorgent de mystérieux artefacts. Le 14 octobre dernier, le ministère égyptien du Tourisme a annoncé la découverte d’un vestige inestimable non loin des rives du Nil. Un habitant du petit village de Behbeit El-Hagar, dans le gouvernorat de Gharbia, a mis au jour, il y a quelques mois, deux statues monumentales de&nbsp;Ramsès II, pharaon emblématique de l’Egypte antique, alors qu’il cultivait ses terres. L’agriculteur a tout de suite alerté les services archéologiques et un groupe de travail spécialisé du Conseil suprême des antiquités afin qu’ils puissent procéder à une inspection et extraire du sol les deux sculptures, ainsi qu’un bloc de granit rose avec des inscriptions hiéroglyphiques.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/16oct11-1024x538.jpg" alt="" class="wp-image-22662" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/16oct11-1024x538.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/16oct11-300x158.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/16oct11-768x403.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/16oct11-600x315.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/16oct11.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les services archéologiques ont enfin fait la surprenante découverte d’un bloc de granit, long de 1,30 mètre. Selon le ministère, il porte les inscriptions de deux des titres royaux attribués à Ramsès II&nbsp;:&nbsp;Le «&nbsp;Roi de Haute et Basse-Egypte&nbsp;» et le «&nbsp;Fils de Rê&nbsp;». Dans un communiqué, le ministre égyptien du Tourisme et des Antiquités a exprimé sa <em>«&nbsp;satisfaction&nbsp;quant à ces découvertes archéologiques qui représentent un ajout important aux autres découvertes dont l’Egypte est témoin&nbsp;». «&nbsp;Elles contribuent à éclairer davantage l’histoire de la région de</em> <em>Behbeit El-Hagar, connue pour les vestiges d’un grand temple dédié à la déesse Isis, ainsi que, son importance culturelle&nbsp;»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministère indique qu’il compte <em>«&nbsp;poursuivre les recherches et les travaux de fouilles sur le site&nbsp;»</em> et étudier les liens historiques entre les deux statues, le bloc de granit gravé et l’environnement auquel ils appartenaient<em>.</em> Il félicite, également, le paysan pour sa <em>«&nbsp;vigilance&nbsp;»</em>. <em>«&nbsp;Il a rapidement signalé la présence du bloc de pierre dans son champ et nous prouve l’importance du rôle de la communauté dans la protection et la préservation du patrimoine culturel égyptien&nbsp;»</em>.</p>
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		<title>INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : Nouvelle forme de colonisation à éviter en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 15:36:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Sciences]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Intelligence artificielle (AI) est déjà parmi nous. Les dégâts qu’elle provoque sont gigantesques. Pourtant, rien ne va arrêter ce processus, les majors américains de la tech étant encouragés dans leur élan par le président, Donald Trump, qui a, d’ailleurs, trouvé un terrain d’entente sur cette question avec son homologue chinois, Xi Jinping. De son côté, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>L’Intelligence artificielle (AI) est déjà parmi nous. Les dégâts qu’elle provoque sont gigantesques. Pourtant, rien ne va arrêter ce processus, les majors américains de la tech étant encouragés dans leur élan par le président, Donald Trump, qui a, d’ailleurs, trouvé un terrain d’entente sur cette question avec son homologue chinois, Xi Jinping. De son côté, l’Europe s’organise pour se protéger. Il en est de même des autres continents. Et l’Afrique ? On n’y pense pas encore. Mais attention aux effets de l’IA qui constituent une autre forme de colonisation et de gangstérisme en Afrique, beaucoup plus dangereuse, pernicieuse et plus soft car se basant sur un virtuel destructeur et incolore, qui ne laisse pas de traces mais dont les effets sont nettement plus dévastateurs. Le professeur, Paul TEDGA, dans son éditorial du numéro 561 d’octobre 2026 d’Afrique Education, nous donne quelques clés, la réflexion dans ce domaine n’étant qu’à ses débuts.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" width="744" height="1024" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/Edito-561-web-1-page-001-744x1024.jpg" alt="" class="wp-image-22598" style="width:744px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/Edito-561-web-1-page-001-744x1024.jpg 744w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/Edito-561-web-1-page-001-218x300.jpg 218w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/Edito-561-web-1-page-001-768x1057.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/Edito-561-web-1-page-001-1116x1536.jpg 1116w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/Edito-561-web-1-page-001-600x826.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/10/Edito-561-web-1-page-001.jpg 1365w" sizes="(max-width: 744px) 100vw, 744px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cet éditorial est contenu dans le numéro 561 d&rsquo;octobre 2026 d&rsquo;Afrique Education, actuellement, chez vos marchands de journaux. Le numéro 561 est aussi disponible sur la boutique de la revue en composant (www.afriqueeducation.com), suivre les instructions jusqu&rsquo;à l&rsquo;obtention du pdf.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>AFRIQUE EDUCATION : Le numéro 561 d’octobre d’ores et déjà dans les tuyaux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 17:37:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le numéro 561 d’octobre d’Afrique Education sera bientôt chez vos marchands de journaux. Dès demain, il sera sur la boutique de la revue et vous pourrez l’obtenir en composant (www.afriqueeducation.com). Sinon, il faudra attendre fin de cette semaine quand il sera chez les vendeurs de journaux pour l&#8217;acquérir, si on veut la version papier. Une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le numéro 561 d’octobre d’Afrique Education sera bientôt chez vos marchands de journaux. Dès demain, il sera sur la boutique de la revue et vous pourrez l’obtenir en composant (<a href="http://www.afriqueeducation.com">www.afriqueeducation.com</a>).</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sinon, il faudra attendre fin de cette semaine quand il sera chez les vendeurs de journaux pour l&rsquo;acquérir, si on veut la version papier. Une fois n’est pas coutume : Le dossier central est consacré à la rentrée scolaire et universitaire en  Afrique. Le numéro est d’une densité extraordinaire telle qu&rsquo;on ne vous en dira pas plus.</p>
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		<item>
		<title>BURKINA FASO : Plus de concours pour élire Miss Burkina Faso</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Sep 2026 18:27:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le capitaine-président va encore parler de lui. En bien comme en mal. C’est selon. Il vient d’interdire l’élection de Miss Burkina Faso. Pour le président du Burkina Faso, exposer les filles nues n’est pas une valeur africaine, tout comme, l’homosexualité (sur notre photo, Miss Université 2025 au Burkina Faso et ses dauphines). Exposer son corps [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le capitaine-président va encore parler de lui. En bien comme en mal. C’est selon. Il vient d’interdire l’élection de Miss Burkina Faso.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le président du Burkina Faso, exposer les filles nues n’est pas une valeur africaine, tout comme, l’homosexualité (sur notre photo, Miss Université 2025 au Burkina Faso et ses dauphines). Exposer son corps ne mène nulle part, sinon, à encourager la dépravation des mœurs et tout ce qui tourne autour de ces valeurs négatives qu’il entend éradiquer au niveau de la jeunesse de son pays. C’est une décision du 8 juin qui nous parvient seulement maintenant.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="976" height="549" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/27sept11.jpg" alt="" class="wp-image-22556" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/27sept11.jpg 976w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/27sept11-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/27sept11-768x432.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/27sept11-800x450.jpg 800w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/27sept11-600x338.jpg 600w" sizes="(max-width: 976px) 100vw, 976px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le dynamique capitaine-président du Burkina Faso ira-t-il jusqu&rsquo;à suspendre aussi l&rsquo;élection de Miss Université ? Et si oui, que dira-t-il des fameuses franchises universitaires ?</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">A la place de Miss Burkina Faso, le capitaine-président a créé un Concours de femmes scientifiques du Burkina Faso.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Va-t-il être copié au niveau de l’Alliance des Etats du Sahel (AES)&nbsp;?</p>
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		<title>PREMIER CONGRES DES ECRIVAINS ET ARTISTES NOIRS A PARIS : Le Sénégalais Alioune Diop maître à penser et organisateur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 12:34:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts et Lettres]]></category>
		<category><![CDATA[Cultures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a exactement soixante-dix ans, du 19 au 22 septembre 1956, se tenait à Paris, dans le prestigieux amphithéâtre Descartes de la Sorbonne, un événement dont la portée historique, intellectuelle et politique mérite d’être constamment rappelée : Le premier Congrès international des écrivains et artistes noirs. A l’initiative d’Alioune Diop et de la revue, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.afriqueeducation.com/premier-congres-des-ecrivains-et-artistes-noirs-a-paris-le-senegalais-alioune-diop-maitre-a-penser-et-organisateur/">PREMIER CONGRES DES ECRIVAINS ET ARTISTES NOIRS A PARIS : Le Sénégalais Alioune Diop maître à penser et organisateur</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.afriqueeducation.com">Afrique Education</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Il y a exactement soixante-dix ans, du 19 au 22 septembre 1956, se tenait à Paris, dans le prestigieux amphithéâtre Descartes de la Sorbonne, un événement dont la portée historique, intellectuelle et politique mérite d’être constamment rappelée : Le premier Congrès international des écrivains et artistes noirs. A l’initiative d’Alioune Diop et de la revue, Présence Africaine, une soixantaine de délégués venus d’Afrique, des Caraïbes, de Madagascar, des Etats-Unis et d’autres horizons du monde noir se retrouvèrent dans l’un des hauts lieux du savoir occidental.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’était pas une simple rencontre littéraire. Ce qui se jouait à la Sorbonne dépassait largement les préoccupations des écrivains et des artistes. Il s’agissait de savoir comment les peuples noirs pouvaient reconquérir leur dignité dans un monde où le colonialisme, le racisme et les préjugés avaient longtemps prétendu définir leur place et leur valeur. Le congrès entendait réfléchir à la culture noire, à ses richesses, à ses difficultés, à ses possibilités de développement et à sa place dans l’universel. Le Monde, qui rendait compte de l’ouverture du congrès, soulignait déjà que les discussions sur la culture étaient inséparables des aspirations à l’indépendance qui traversaient alors le monde colonisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle extraordinaire concentration d’intelligences dans un même lieu ! On y retrouvait, notamment, Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, Frantz Fanon, Cheikh Anta Diop, Amadou Hampâté Bâ, Bernard Dadié, Boubou Hama, Ferdinand Oyono, Paul Hazoumé, Jacques Rabemananjara, Edouard Glissant, Richard Wright, James Baldwin et bien d’autres (notre photo avec au premier plan, le Martiniquais Aimé Césaire). Du côté des intellectuels et artistes européens figuraient, notamment, Jean-Paul Sartre et Pablo Picasso. L’affiche du congrès avait d’ailleurs été conçue à partir d’une œuvre de Picasso.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux furent d’une grande richesse. Frantz Fanon parla du rapport entre racisme et culture ; Aimé Césaire intervint sur la culture et la colonisation. Senghor réfléchit à l’esprit de civilisation et aux lois de la culture négro-africaine. Amadou Hampâté Bâ aborda la culture peule. Jacques Stephen Alexis parla du réalisme merveilleux haïtien. Mais, derrière cette extraordinaire assemblée d’écrivains, de philosophes, de chercheurs et d’artistes, il y avait un homme dont le rôle mérite une attention particulière : Alioune Diop.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="578" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-22522" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-1024x578.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-300x169.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-768x433.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11-600x339.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept11.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les participants au premier Congrès international des écrivains et artistes noirs à Paris en 1956.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Diop n’était pas simplement l’organisateur matériel d’un congrès. Il était celui qui avait compris avant beaucoup d’autres que la bataille pour la libération de l’Afrique ne se gagnerait pas seulement sur le terrain politique. Elle devait également être menée sur le terrain de l’intelligence, de la culture, de la mémoire et de la production des idées. En 1947, il avait créé la revue, Présence Africaine. Deux ans plus tard, il fondait la maison d’édition du même nom. Il offrait ainsi aux écrivains et intellectuels noirs un espace pour penser, écrire, publier et dialoguer avec le reste du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alioune Diop avait saisi quelque chose d&rsquo;essentiel : Un peuple qui ne produit pas ses propres idées risque de vivre éternellement dans les idées produites par les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa préoccupation fondamentale était la reconquête de la dignité noire. Mais, cette reconquête ne signifiait pas, chez lui, la recherche de privilèges particuliers pour les Noirs. Il ne demandait pas que l’homme noir soit placé au-dessus de l’homme blanc. Il demandait simplement que l’homme noir soit reconnu comme un homme, avec une histoire, une pensée, une culture, une spiritualité, des créations artistiques et une capacité propre à participer à la construction de l’universel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en cela que le projet d’Alioune Diop était profondément humain. Il ne cherchait pas à enfermer les peuples noirs dans une identité fermée. Il voulait au contraire permettre à leurs cultures de dialoguer avec les autres cultures dans une relation débarrassée du mépris et de la domination. Le congrès de 1956 fut précisément l’une de ces grandes tribunes où les cultures noires pouvaient enfin se présenter au monde par leur propre voix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut également comprendre le contexte. Nous sommes en 1956. La plupart des pays africains sont encore sous domination coloniale. Les indépendances ne sont pas encore devenues une réalité générale. La conférence de Bandung vient d’avoir lieu l’année précédente. La guerre d’Algérie est en cours. Partout, les peuples colonisés contestent l’ordre établi. Dans ce contexte, organiser à Paris un congrès international consacré aux écrivains et artistes noirs était en soi un acte intellectuel et politique considérable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et Alioune Diop ne s’est pas contenté de dénoncer le colonialisme. Il a compris que la véritable libération devait également passer par la capacité des Africains à produire eux-mêmes leur savoir, leurs livres, leurs analyses et leurs institutions culturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la libération politique et l’indépendance économique ne peuvent être séparées de la bataille culturelle. Un pays peut obtenir son indépendance juridique et demeurer dépendant dans sa manière de penser. Il peut avoir un drapeau, un hymne national, un président et un gouvernement tout en continuant à considérer que les grandes idées doivent nécessairement venir d’ailleurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que l’exemple d’Alioune Diop devient particulièrement interpellant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fut, pour reprendre une belle expression de Fabien Eboussi Boulaga, un « accoucheur d’idées ». Il savait faire naître des rencontres, susciter des débats, ouvrir des espaces et mettre les autres en valeur. Il n’avait pas besoin d’occuper le devant de la scène pour exercer une influence considérable. Sa force était précisément de créer les conditions permettant aux autres de penser et de parler. C’est ce qui amène Eboussi à le considérer comme un intellectuel authentique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son attitude tranche avec une certaine conception contemporaine du pouvoir en Afrique où l’on dépense parfois des sommes considérables pour des cérémonies, des monuments, des événements éphémères ou des opérations de prestige, alors que les institutions qui produisent et transmettent le savoir manquent de moyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est donc légitime : Qui, aujourd’hui, est capable de refaire ce qu’Alioune Diop a fait hier ? Qui serait capable de réunir dans un même espace les meilleurs écrivains, historiens, philosophes, artistes, économistes et scientifiques africains du continent et de la diaspora pour réfléchir ensemble à l’avenir de l’Afrique ? Qui serait capable de créer une maison d’édition africaine suffisamment forte pour publier nos penseurs, traduire leurs œuvres, les diffuser dans les écoles et les universités et les faire connaître dans le monde ? Qui accepterait d’investir durablement dans une institution culturelle sans chercher immédiatement à transformer cet investissement en propagande personnelle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que l’interpellation de Wole Soyinka prend tout son sens. Soutenir une institution comme Présence Africaine, ce n’est pas faire la charité à un écrivain ou à un éditeur. C’est investir dans la mémoire, l’intelligence et l’avenir d’un continent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut alors comprendre la tristesse, voire, l’indignation, devant le fait que tant de gouvernements africains aient été capables de mobiliser des ressources considérables pour des dépenses de prestige, mais, que les grandes institutions culturelles africaines demeurent souvent fragiles financièrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alioune Diop, lui, avait compris que la culture n’était pas un luxe réservé aux périodes de prospérité mais une condition de la liberté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soixante-dix ans après le congrès de la Sorbonne, cette leçon reste entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1956, des hommes et des femmes qui ne disposaient ni des moyens financiers ni des technologies dont nous bénéficions aujourd’hui ont réussi à faire de Paris le théâtre d’une immense affirmation intellectuelle noire. Ils avaient peu de ressources, mais, ils avaient des idées. Ils n’avaient pas toujours le pouvoir politique, mais, ils avaient une vision. Ils ne possédaient pas nécessairement de grandes institutions, mais, ils avaient la volonté de les créer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, l’Afrique dispose de davantage de moyens, d’universités, de gouvernements, de fondations, de médias et de ressources financières. Mais, avons-nous encore la même audace intellectuelle ?</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="921" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-1024x921.jpg" alt="" class="wp-image-22523" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-1024x921.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-300x270.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-768x691.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12-600x540.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/20sept12.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le maître à penser et organisateur de ce Congrès : Le Sénégalais Alioune Diop qui est aussi le fondateur de la maison d&rsquo;édition, Présence africaine, domiciliée rue des écoles dans le 5e arrondissement de Paris.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable hommage que l’Afrique pourrait rendre à Alioune Diop ne consisterait donc pas seulement à célébrer le soixante-dixième anniversaire du congrès de la Sorbonne. Il consisterait à reprendre son combat là où il l’avait laissé : Créer, publier, penser, transmettre, dialoguer et faire en sorte que l’Afrique ne soit plus seulement un objet d’étude, mais, un sujet qui pense et qui parle par lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alioune Diop nous rappelle finalement une vérité simple : La souveraineté d’un peuple commence aussi dans sa capacité à produire ses propres idées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et peut-être est-ce cette bataille-là que nous sommes en train de perdre lorsque nous acceptons que nos livres, nos chercheurs, nos maisons d’édition et nos institutions culturelles soient les derniers bénéficiaires des budgets publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1956, à la Sorbonne, Alioune Diop avait ouvert une porte. Reste à savoir si, soixante-dix ans plus tard, nous voulons encore la franchir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Claude Djéréké</p>



<p class="wp-block-paragraph">est professeur de littérature à l’Université de Temple (Etats-Unis).</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>SENEGAL : Le pari gagnant (?) de Bassirou Diomaye Faye avec le FMI</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Sep 2026 14:32:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Sénégal a conclu un accord de 2,2 milliards de dollars avec le FMI que devrait valider prochainement le conseil d’administration de cette organisation. Pour mieux l’apprécier, il faudra connaître ses modalités et conditionnalités. Il aura fallu déloger, de son fauteuil, le premier ministre et président du PASTEF, Ousmane Sonko, pour y parvenir. Car ce [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Sénégal a conclu un accord de 2,2 milliards de dollars avec le FMI que devrait valider prochainement le conseil d’administration de cette organisation. Pour mieux l’apprécier, il faudra connaître ses modalités et conditionnalités. Il aura fallu déloger, de son fauteuil, le premier ministre et président du PASTEF, Ousmane Sonko, pour y parvenir.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Car ce dernier qui caresse toujours la sortie de la Zone Franc et la création d’une monnaie sénégalaise, ne l’entendait pas de cette oreille. En quittant le pouvoir (malgré lui car il ne l’avait pas envisagé au départ), l’ancien président, Macky Sall, avait laissé une dette cachée évaluée à 13 milliards de dollars (pas moins). Avec une certaine complicité du FMI, il faut le dire. Voilà pourquoi Ousmane Sonko cherchait d’autres alternatives pour renflouer les caisses du Sénégal avec des visites effectuées en Chine et en Turquie notamment. Mais, le système occidental fortement inséré au Sénégal a eu raison de sa ténacité. Il faut ajouter qu’il est aussi têtu comme homme politique. Mais le combat n’est pas encore terminé. Au contraire, il ne fait que commencer.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="680" height="453" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/Senegal-5601.jpg" alt="" class="wp-image-22433" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/Senegal-5601.jpg 680w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/Senegal-5601-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/09/Senegal-5601-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 680px) 100vw, 680px" /><figcaption class="wp-element-caption">Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko : Il y a trois choses qui séparent les hommes : L&rsquo;argent, la femme et le pouvoir.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’animosité entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye ne date pas d’aujourd’hui. Il faut lire le numéro 560 de septembre 2026 d’Afrique Education pour connaître les tenants et les aboutissants de leur fausse amitié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le numéro 560 est déjà chez vos marchands de journaux. Vous pouvez aussi l’acheter sur la boutique de la revue en composant (<a href="http://www.afriqueeducation.com">www.afriqueeducation.com</a>), suivre ensuite les indications jusqu’à l’obtention du pdf.</p>
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		<title>FIFA : C’est le tour de l’Afrique</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 10:02:37 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est en mars 2027, au Maroc, que le prochain président de la FIFA sera désigné. La très grande majorité des Africains (sans même parler des Européens, des Américains, des pays du Caraïbe et du Pacifique, etc.) sont d’accord que la corruption est en train de tuer le football (que nous aimons) et qu’il est temps [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>C’est en mars 2027, au Maroc, que le prochain président de la FIFA sera désigné. La très grande majorité des Africains (sans même parler des Européens, des Américains, des pays du Caraïbe et du Pacifique, etc.) sont d’accord que la corruption est en train de tuer le football (que nous aimons) et qu’il est temps de changer, immédiatement, le fusil d’épaule. Avec ses 54 fédérations, l’Afrique constitue une force qu’on voyait sous la présidence de la CAF du Camerounais Issa Hayatou à qui l’extérieur ne dictait rien. La preuve : La CAN tous les deux ans n’est jamais passée tous les quatre ans alors que c’était une demande insistante de la FIFA. Hayatou faisait tout pour que le seul intérêt des Africains, prime. Depuis le Malgache Ahmad Ahmad et le Sud-Africain, Patrice Motsepe, qui est une véritable catastrophe pour le football africain, les Africains n’ont plus voix au chapitre. C’est le président actuel de la FIFA, Gianni Infantino, qui décide pour l’Afrique, à la place des Africains. Il faut que cette nouvelle forme de colonisation dans le football cesse. Les 54 fédérations africaines doivent se concerter pour désigner un candidat africain pour cette présidence. Les candidatures sont acceptées jusqu’en novembre. Il est temps que les concertations dans ce sens démarrent.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="727" height="1024" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/08/28aout13-727x1024.jpg" alt="" class="wp-image-22388" style="width:734px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/08/28aout13-727x1024.jpg 727w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/08/28aout13-213x300.jpg 213w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/08/28aout13-768x1082.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/08/28aout13-1090x1536.jpg 1090w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/08/28aout13-600x845.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/08/28aout13.jpg 1193w" sizes="(max-width: 727px) 100vw, 727px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;éditorial du professeur Paul TEDGA se trouve dans le numéro 560 de septembre 2026 d&rsquo;Afrique Education, disponible sur la boutique de la revue. Composez www.afriqueeducation.com et laissez vous conduire jusqu&rsquo;à l&rsquo;obtention du pdf. Le numéro 560 de septembre 2026 d&rsquo;Afrique Education sera en vente chez les marchands de journaux en fin de semaine prochaine.</p>
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		<title>ALGERIE : Recul de l’enseignement du français et de la Francophonie en général</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2026 16:38:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On ne se doutait pas que les conséquences de la brouille entre Paris et Alger iraient jusqu’à toucher l’enseignement du français et ce qui va avec. L’enseignement du français est, donc, en chute libre dans les établissements scolaires algériens, ce qui n’est pas neutre. La mauvaise passe politique entre la France et l’Algérie y est [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>On ne se doutait pas que les conséquences de la brouille entre Paris et Alger iraient jusqu’à toucher l’enseignement du français et ce qui va avec. L’enseignement du français est, donc, en chute libre dans les établissements scolaires algériens, ce qui n’est pas neutre. La mauvaise passe politique entre la France et l’Algérie y est pour quelque chose. Entre autres griefs, la France a reconnu la marocanité du Sahara Occidental, constituant une grosse pomme de discorde pour sa diplomatie en Algérie. Il faudra réparer les pots cassés, ce qui sera loin d’être simple. L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) n’est pas en reste. Si l’Algérie n’a jamais adhéré à l’OIF,  le Maroc, la Tunisie (et même l’Egypte) en sont de distingués membres : l’Egypte abrite même l’Université Léopold Sédar Senghor, à Alexandrie, créée en 1989, par une décision de chefs d&rsquo;Etat et de gouvernement</em></strong>,<strong><em> </em></strong><em><strong>qui propose une trentaine de programmes de master dans des domaines comme la culture, l&rsquo;environnement, le management de la santé, etc.</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023, le gouvernement algérien avait introduit l’enseignement de l’anglais en troisième année de primaire, aux côtés du français, langue historiquement enseignée aux enfants algériens. En 2025, le volume horaire de ces deux langues est devenu strictement identique. Et voici, désormais, qu’il faudra que les petits Algériens attendent la quatrième année de primaire pour pouvoir choisir le français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous couvert de rapports pédagogiques qui pointaient des risques de confusion entre les deux langues, pour des écoliers peu habitués à l’alphabet latin, le gouvernement algérien est soupçonné de mener une offensive plus profonde contre la francophonie en Algérie. La stratégie utilisée à cet effet est souterraine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On apprend, par exemple, que, depuis 2025, les cours de médecine, de pharmacie et de chirurgie dentaire, dans les universités algériennes, ne sont plus donnés en français mais en anglais. On souligne, également, une arabisation de l’administration, notant, en particulier, que de nombreux documents jusqu’ici rédigés en français sont, désormais, en arabe, ce qui est un autre signal faible de la désaffection volontaire du pouvoir algérien pour la langue de Molière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A plusieurs reprises, le président, Emmanuel Macron, a soutenu que l’épicentre de la Francophonie se situait en Afrique centrale, précisément, sur les bords du fleuve Congo que sur les quais de la Seine. La République démocratique du Congo (RD Congo) avec ses 120 millions d’habitants (selon les estimations des Nations-Unies en 2026) est le pays francophone le plus peuplé du monde. On comprend donc que le choix soit aisé entre l’Algérie et la RD Congo.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/29juillet12-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-22206" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/29juillet12-1024x683.jpg 1024w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/29juillet12-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/29juillet12-768x512.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/29juillet12-600x400.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/29juillet12.jpg 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les Algériens ne comprennent pas le test de langue française qui est imposé à leurs étudiants qui souhaitent étudier en France alors que le long et rugueux passé colonial de la France en Algérie est connu.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cela dit, le président algérien ne s’embarrasse pas de formules savantes. Son discours sur cette question est bien connu : La France serait responsable de tous les maux actuels de l’Algérie, du fait d’une colonisation atroce et cruelle. Un passé tellement lourd qui a du mal à être examiné autour d’une table, les coeurs n&rsquo;étant pas apaisés. La passion prend toujours le dessus. Mais, il faudra bien y parvenir un jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant cette hypothétique et lointaine date, l’Algérie continue, peu à peu, à réduire l’enseignement du français dans le système scolaire en peau de chagrin tandis que les ministres français de l’Education successifs poussent, depuis Najat Vallaud-Belkacem, pour qu’on enseigne l’arabe à l’école française. C’est toute une différence d’approche, de degré et de niveau&nbsp;: D’un côté, l’Algérie se ferme à l’enseignement du français et de l’autre, la France, s’ouvre à l’enseignement de l’arabe au nom de son ouverture à l’international.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>COTE D’IVOIRE : Vers une République des El Hadj qui ne dit (pas encore) son nom</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 17:34:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Petit à petit, l’oiseau fait son nid. Progressivement, lentement mais sûrement, patiemment, intelligemment, Alassane Ouattara tisse sa toile, en façonnant la Côte d’Ivoire, à son image. Le président avance masqué, en empruntant tout au discours de Félix Houphouët-Boigny (l’homme de paix) alors qu’en réalité, il en est très loin. Sa pratique politique est à l’antipode [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Petit à petit, l’oiseau fait son nid. Progressivement, lentement mais sûrement, patiemment, intelligemment, Alassane Ouattara tisse sa toile, en façonnant la Côte d’Ivoire, à son image. Le président avance masqué, en empruntant tout au discours de Félix Houphouët-Boigny (l’homme de paix) alors qu’en réalité, il en est très loin. Sa pratique politique est à l’antipode de celle de celui qu’il considère comme son mentor. Totalement contraire à la pratique politique du vieux sage de Yamoussoukro, qui le fit venir en Côte d’Ivoire dans les années 90, à la demande des Français, pour, dit-on, rétablir l’équilibre des comptes publics malmenés par la baisse drastique des cours du cacao et du café sur le marché mondial. Dépêché en Abidjan pour remplir cette mission, il a réussi, avec grande intelligence, à s’incruster dans les rouages du système politique national alors qu’il avait pour consigne de ne pas faire de politique en Côte d’Ivoire. Seulement l’économie. Mais, en réalité, il a été aidé par la mollesse, la faiblesse, l’inconscience, l’irresponsabilité des Ivoiriens, pour réussir. Des Ivoiriens qui passent leur temps à manger le foutou et à gueuler alors que l’essentiel est ailleurs. Maintenant, Alassane dit à qui veut l’entendre : « J’y suis j’y reste ».</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, tout s’est passé au grand jour, devant tout le monde. Il avait, d’abord, commencé par faire oublier sa propre nationalité, la nationalité burkinabé, celle qu’il avait quand il fut nommé super ministre chargé de redresser l’économie ivoirienne avec les prérogatives de premier ministre. Un poste qui, constitutionnellement, n’existait pas. Il avait profité du décès de son maître politique, en 1993. On voyait d’ailleurs venir la mort du vieux qui passait plus de temps à se faire soigner à Genève qu’à gérer la Côte d’Ivoire. Avec l’aide des personnalités influentes de la communauté musulmane comme Diabaté, Kobina et autres, il arriva à provoquer la scission au sein du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), le parti de son mentor, Houphouët, qui n’était plus en vie pour s’y opposer, en faisant transborder une grande masse de personnalités musulmanes du PDCI vers le RDR (Rassemblement des républicains), le parti né de cette scission, avec à sa tête, un ancien dignitaire du PDCI appelé, Djeny Kobina. Celui-ci devint rapidement le mentor de Ouattara. Pour la cause ! (sur notre photo, le fameux Front républicain qui n&rsquo;avait de républicain que le nom).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les musulmans du RDR ayant la force du nombre mais mal organisés pour accéder démocratiquement au pouvoir, Alassane Ouattara opta pour le raccourci des armes. C’est ainsi que la révolte «&nbsp;des jeunes gens&nbsp;» aboutit à l’éviction, en décembre 1999, du successeur constitutionnel de Félix Houphouët-Boigny, à savoir, Henri Konan Bédié. Dans un premier temps, il se réfugia au Togo pensant revenir, rapidement, en Abidjan, récupérer son trône, avant de regagner la France pour une retraite forcée. Pour ne pas montrer son implication dans ce coup de force qui a chassé Bédié du pouvoir, Ouattara choisit, dans un premier temps, de placer le général, Robert Gueï (qui ne s’entendait pas avec Bédié) à sa place, pensant qu’il s’effacerait dès qu’il le lui demanderait. Erreur&nbsp;! Cela n’arriva pas, le général ayant fait sienne la même maxime, à savoir, «&nbsp;J’y suis j’y reste&nbsp;». Le plan de Ouattara n’a pas marché exactement comme il le souhaitait.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="512" height="287" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet31.jpg" alt="" class="wp-image-22129" style="width:779px;height:auto" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet31.jpg 512w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet31-300x168.jpg 300w" sizes="(max-width: 512px) 100vw, 512px" /><figcaption class="wp-element-caption">Femme, si on t&rsquo;avait écoutée, on n&rsquo;en serait pas là : Simone Gbagbo, ancienne première dame et femme politique de haut niveau.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Car Robert Gueï a, entretemps, décidé de se présenter à l’élection présidentielle de 2000 pensant que Laurent Gbagbo allait, comme il le laissait entendre, le soutenir. Sauf que quelques jours avant le scrutin, Gbagbo qui avait refusé de retirer sa candidature, commença à faire des meetings pour sa propre élection. Certains de ses meetings étaient, d’ailleurs, soutenus par le RDR dont le candidat naturel, Alassane Ouattara, ne put présenter sa candidature pour «&nbsp;nationalité douteuse&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Contre toute attente, Laurent Gbagbo, que personne n’attendait, s’installa dans le fauteuil de Robert Gueï, pensant mettre en place les idées qui façonnèrent sa jeunesse politique depuis de longues années. Mais, c’était peine perdue parce que Ouattara se mit à lui faire une guerre multiforme en créant, par exemple, une rébellion armée dont les camps d’entraînement étaient sous le contrôle de Blaise Compaoré au Burkina Faso et François Bozizé en Centrafrique. Afrique Education qui avait mis cette information sur la place publique, fut saisi pour un droit de réponse d’Alassane Ouattara qui, à l’époque, était, momentanément, installé en France. C’est Ally Coulibaly qui se chargea de prendre contact avec la rédaction. Il fut copieusement engueulé par le patron de cette revue internationale. Mais son droit de réponse fut publié suite à l’intervention d’un grand chef d’Etat d’Afrique centrale dont on taira le nom.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="930" height="621" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet32.jpg" alt="" class="wp-image-22131" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet32.jpg 930w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet32-300x200.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet32-768x513.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet32-600x401.jpg 600w" sizes="(max-width: 930px) 100vw, 930px" /><figcaption class="wp-element-caption">La cruauté de Ouattara et de son ami Sarkozy : Le couple présidentiel en train d&rsquo;être délogé dans les sous-sols de la présidence par l&rsquo;armée française et les Forces nouvelles.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Après avoir passé 10 ans au pouvoir dont 5 à mener une guerre contre les rebelles des Forces nouvelles d’Alassane Ouattara qui réussirent à couper la Côte d’Ivoire en deux, rendant la gestion du pays calamiteuse, Laurent Gbagbo fut purement et simplement déposé par la France de Nicolas Sarkozy, qui envoya les militaires français l’extirper ainsi que son épouse, Simone, des sous-sols de la présidence de la République où ils avaient élu domicile. C’en était fini de l’expérience démocratique réelle que venait de vivre la Côte d’Ivoire sous Gbagbo. Dorénavant, la Côte d’Ivoire allait s’engager dans un système qui affiche les atours d’une démocratie alors qu’elle est, en réalité, une dictature classique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour avancer et aller de l’avant, Ouattara a toujours menti. Ceux qui le surnomment «&nbsp;Le menteur d’Abidjan&nbsp;» savent de quoi il est capable. Sans rire et très sérieusement, il avait, pour gagner l’élection présidentielle, de 2010, signé un pacte avec son grand-frère Henri Konan Bédié. Ce dernier devait le soutenir au deuxième tour de cette élection présidentielle contre Laurent Gbagbo et une fois élu, Ouattara ferait un seul mandat et laisserait, par la suite, le fauteuil à Henri Konan Bédié. Sauf qu’à mi-mandat, il créa (comme d’habitude un mensonge). C’est ainsi que «&nbsp;Le menteur d’Abidjan&nbsp;» demanda, très officiellement, à son cher aîné à qui il venait de faire baptiser le 4<sup>e</sup> pont d’Abidjan à son nom, d’accepter qu’il finisse ses chantiers pour ne se présenter qu’au terme de son deuxième mandat, ce que Bédié accepta. A la demande de Ouattara, il autorisa même que la candidature du président Ouattara se fasse sous son parrainage officiel. Mais, cela ne changea rien aux mauvaises intentions de Ouattara qui, voyant que la fin du deuxième mandat allait survenir, engagea le chantier de changement de la constitution, qui l’autorisait à se présenter à un troisième mandat, selon la lecture qu’il en faisait. S’estimant trahi par «&nbsp;Le menteur d’Abidjan&nbsp;», Bédié rejoignit l’opposition. Mais, c’était trop tard, les dix ans passés au pouvoir ayant aidé Ouattara à consolider son pouvoir et celui des gens du Nord au nom de ce qu’il appelait «&nbsp;Le rattrapage ethnique&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="739" height="415" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet33.jpg" alt="" class="wp-image-22132" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet33.jpg 739w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet33-300x168.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet33-600x337.jpg 600w" sizes="(max-width: 739px) 100vw, 739px" /><figcaption class="wp-element-caption">Pour l&rsquo;élection présidentielle de 2020, Henri Konan Bédié avait rassemblé des partis politiques d&rsquo;opposition pour les besoins de la cause. Mais c&rsquo;était trop tard, le cancer ayant déjà attaqué toutes les fonctions vitales du corps humain.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le divorce fut consommé avec Henri Konan Bédié, qui encaissa la double peine&nbsp;: Ouattara le chassa du pouvoir en 1999. Malgré cela, il lui demanda de le soutenir au deuxième tour de la présidentielle de 2010 contre Gbagbo, ce qu’il accepta. Au moment où il escomptait bénéficier, aussi, du soutien de Ouattara pour accéder, à son tour, au pouvoir, il se rendit compte que Ouattara avait, plutôt, opté pour la modification de la constitution afin d’obtenir un 3<sup>e</sup> mandat, puis, un quatrième, voire, un cinquième,&nbsp;jusqu’à ce que Dieu l’appelle à ses côtés le moment venu.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="837" height="366" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet34.jpg" alt="" class="wp-image-22133" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet34.jpg 837w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet34-300x131.jpg 300w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet34-768x336.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/17juillet34-600x262.jpg 600w" sizes="(max-width: 837px) 100vw, 837px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le brave Alassane est aujourd&rsquo;hui le seul maître à bord du navire Côte d&rsquo;Ivoire : Chapeau bas l&rsquo;artiste !</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Revenons à aujourd’hui. Il est en train de tout bétonner quelle que soit l’issue politique à venir de la Côte d’Ivoire. Comme si la Côte d’Ivoire était devenue un pays majoritairement musulman, il a organisé la marginalisation progressive des autres composantes du pays au profit des seuls musulmans. C’est ainsi qu’on peut constater que les postes stratégiques suivants sont tous occupés par les musulmans&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau de la présidence, tous les postes stratégiques sont blindés, occupés par les musulmans comme si les chrétiens et les animistes n’existaient même pas&nbsp;!</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Président de la République : Alassane Ouattara (musulman)</li>



<li>Vice-président de la République : Tiémoko Meyliet Koné (musulman)</li>



<li>Secrétaire Général de la présidence de la République : Masséré Touré (musulmane et nièce directe du chef de l’Etat)</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau du parlement&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Kandia Kamissoko Camara : Présidente du Sénat (musulmane)</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le sénat compte six vice-présidents dont 4 musulmans. Les 1<sup>er</sup> (Sarra Fadika Sako) et 2<sup>e</sup> (Touré Souleymane) sont également musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le président n’était plus en mesure de diriger le pays pour une raison ou pour une autre, le vice-président (musulman) lui succéderait. Et si ce n’était pas possible, la présidente du Sénat, une autre musulmane, s’installerait, au moins, provisoirement, à la tête de l’Etat. C’est ce qu’on appelle, «&nbsp;blinder&nbsp;» le pouvoir au profit de la cause musulmane.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="744" height="1024" src="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/01juillet1-1-744x1024.jpg" alt="" class="wp-image-22134" srcset="https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/01juillet1-1-744x1024.jpg 744w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/01juillet1-1-218x300.jpg 218w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/01juillet1-1-768x1057.jpg 768w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/01juillet1-1-1116x1536.jpg 1116w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/01juillet1-1-600x826.jpg 600w, https://www.afriqueeducation.com/wp-content/uploads/2026/07/01juillet1-1.jpg 1365w" sizes="(max-width: 744px) 100vw, 744px" /><figcaption class="wp-element-caption">Cette couverture actuellement chez les marchands de journaux de Côte d&rsquo;Ivoire et d&rsquo;ailleurs est notre propre lecture de la situation politique ivoirienne, vue et analysée par la revue internationale Afrique Education.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau du gouvernement</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vice-premier ministre est le propre petit-frère du président de la République, musulman bon teint comme lui-même. Il s’appelle Tené Birahima Ouattara et occupe entre autres fonctions, le stratégique poste de ministre de la Défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autres musulmans qui occupent des postes stratégiques&nbsp;:&nbsp;Le général Vagondo Diomandé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Adama Coulibaly, ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, et Mamadou Sangafowa Coulibaly, ministre des Mines, du Pétrole et de l’Energie, sont des postes où Ouattara ne place que les siens (musulmans).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en est de même des postes clés de l’Etat&nbsp;: Le chef d’état-major des armées, le général, Lassina Doumbia, est aussi musulman tout comme le patron du parti politique dont Ouattara est le chef, le RHDP (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, petit à petit, l’oiseau fait son nid, au vu et au su de tous les Ivoiriens affairés à manger l’attiéké alors que leur président ne fait que verrouiller le pays au profit de ses «&nbsp;parents&nbsp;» du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aristide Koné et Moussa Konaté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NB : Cet article est disponible dans le numéro 558-559 de juillet-août 2026 d&rsquo;Afrique Education, actuellement, en vente chez vos marchands de journaux, y compris ceux de Côte d&rsquo;Ivoire. Il peut aussi être acheté directement sur la boutique de la revue. Bien vouloir composer (www.afriqueeducation.com) et suivre les indications jusqu&rsquo;à l&rsquo;obtention du pdf.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bonne lecture et à bientôt.</p>
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		<title>COTE D’IVOIRE : Vers une République des el Hadj qui ne dit pas (encore) son nom (Ouattara roule les Ivoiriens dans la farine)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tedga.P]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 10:02:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cultures]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Petit à petit, l’oiseau fait son nid. Progressivement, lentement mais sûrement, patiemment, intelligemment, Alassane Ouattara tisse sa toile, en façonnant la Côte d’Ivoire, à son image. Le président avance masqué, en empruntant tout au discours de Félix Houphouët-Boigny (l’homme de paix) alors qu’en réalité, il en est très loin. Sa pratique politique est à l’antipode [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Petit à petit, l’oiseau fait son nid. Progressivement, lentement mais sûrement, patiemment, intelligemment, Alassane Ouattara tisse sa toile, en façonnant la Côte d’Ivoire, à son image. Le président avance masqué, en empruntant tout au discours de Félix Houphouët-Boigny (l’homme de paix) alors qu’en réalité, il en est très loin. Sa pratique politique est à l’antipode de celle de celui qu’il considère comme son mentor. Totalement contraire à la pratique politique du vieux sage de Yamoussoukro, qui le fit venir en Côte d’Ivoire dans les années 90, à la demande des Français, pour, dit-on, rétablir l’équilibre des comptes publics malmenés par la baisse drastique des cours du cacao et du café sur le marché mondial. Dépêché en Abidjan pour remplir cette mission, il a réussi, avec grande intelligence, à s’incruster dans les rouages du système politique national alors qu’il avait pour consigne de ne pas faire de politique en Côte d’Ivoire. Seulement l’économie. Mais, en réalité, il a été aidé par la mollesse, la faiblesse, l’inconscience, l’irresponsabilité des Ivoiriens, pour réussir. Des Ivoiriens qui passent leur temps à manger le foutou et à gueuler devant l’élimination des Eléphants à la coupe du monde, alors que l’essentiel est ailleurs. Maintenant, Alassane dit à qui veut l’entendre : « J’y suis j’y reste ».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>(lire la suite dans la revue en l’achetant chez votre marchand de journaux ou sur sa boutique en composant (<a href="http://www.afriqueeducation.com">www.afriqueeducation.com</a>), suivre les indications jusqu’à l’obtention du pdf. La vérité est dite sans filtre…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rappel de notre devise : Afrique Education ( créée il y a 34 ans ) est une revue hautement intellectuelle, qui ne se soucie guère de qu&rsquo;en dira-t-on, qui combat la pensée unique, qui donne une autre lecture de l&rsquo;actualité, qui oeuvre pour une Afrique digne et respectée.</p>
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