AFRIQUE DU SUD : La South African Airways menacée de dépôt de bilan pour mauvaise gestion

La South African Airways (SAA), la compagnie aérienne sud-africaine, traverse une très mauvaise passe au point qu'elle est menacée de disparition. Présidée ces dernières années par Dudu Myeni, une très très proche de l'ancien président, Jacob Zuma (notre photo), la SAA était gérée comme l'Etat sud-africain, c'est-à-dire, à coups de malversations financières que dénonce, aujourd'hui, l'auditeur général, Kimi Makwetu. Si elle n'a pas mis la clé sous le paillasson, c'est parce qu'avec le soutien de l'ancien chef de l'Etat, elle recevait, régulièrement, des subsides du ministère des Finances, qui lui permettaient de maintenir la tête hors de l'eau. Aujourd'hui, sa remise en bon état de fonctionnement est une urgence absolue pour le nouveau président, Cyril Ramaphosa. Il y va de la réputation du pays car on ne comprendrait pas que l'Afrique du Sud, membre des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), pays émergent par excellence, ne compte pas une compagnie aérienne digne de ce nom pour faciliter les échanges.

Alors que la SAA a affiché pour le compte de l’exercice fiscal qui s’est achevé, en Mars 2017, une perte nette de 5,6 milliards de rands (471 millions de $), l’ensemble de ses dettes tournent autour de 17,8 milliards de rands. De quoi mettre la clé sous le paillasson.

«Les pertes enregistrées sur six années consécutives ont érodé le capital de base et continuent d’avoir des conséquences sur la capacité de l’avionneur à poursuivre ses activités dans un environnement hautement compétitif.», selon Kimi Makwetu.

Le nouveau directeur général de la SAA, Vuyani Jarana, a mis en place un plan de gestion d’urgence marqué par une stratégie de fermetures de lignes et de réduction des coûts.

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