FMI : La Française Christine Lagarde candidate à sa propre succession

"Oui, je suis candidate pour un deuxième mandat." La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a annoncé, vendredi, 22 janvier, sur France 2, sa candidature à un nouveau, et dernier mandat - selon les statuts du FMI - à la tête de l'institution financière internationale. 

"J'ai eu l'honneur de recevoir, dès le début de la procédure, des soutiens de la France, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne, de la Chine, de la Corée", a-t-elle indiqué, au lendemain de l'ouverture officiel des appels à candidature. Aucun concurrent n'a, pour l'heure, émergé, face à elle, alors que son mandat expire le 5 juillet, cinq ans après son élection.

Elle a, également, obtenu le soutien du Nigeria, première puissance économique de l'Afrique, et des pays membres de la zone franc. En effet, elle venait d'effectuer un voyage, début janvier, respectivement, au Nigeria où elle a rencontré le président, Muhammadu Buhari, et à Yaoundé où elle a eu une séance de travail avec le président, Paul Biya (notre photo la montrant au Palais de l'Unité chez Paul Biya le 7 janvier 2016 avec une forte délégation).

En marge de cette visite, Christine Lagarde a tenu une réunion avec les ministres de l'Economie et des Finances de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) ainsi qu'avec le gouverneur de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale), l'Equato-Guinéen, Lucas Abaga Nchama.

Concernant le soutien des Etats-Unis, elle a évoqué les récentes déclarations du vice-président américain, Joe Biden, "extrêmement élogieuses et presque embarrassantes". "Si l'ensemble des pays membres de l'institution souhaitent que je continue, je suis candidate pour le faire", a-t-elle répété.

L'ancienne ministre de l'Economie de Nicolas Sarkozy a été préférée, en 2011, au gouverneur de la Banque centrale du Mexique, Agustin Carstens. Il s'agissait, alors, de remplacer Dominique Strauss-Kahn, emporté par le scandale du Sofitel de New York. Le FMI espère nommer son prochain patron d'ici fin mars.

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