Economie

L'Union africaine (UA) ambitionne d'adopter, en 2017, une Zone de libre-échange africaine (ZLEC, African Continental Free-Trade Area), afin de favoriser les échanges inter-africains.

Après le Sommet de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) du 23 décembre, à Yaoundé, pendant lequel la zone avait frôlé une dévaluation du F CFA, la patronne du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, entreprend une autre tournée, en Afrique, quelques semaines plus tard, comme pour signifier l'urgence des réformes.

A l'heure où l'Union européenne (UE) cherche à redéfinir les bases de son partenariat avec l'Afrique, l'Allemagne propose la mise en place d'un « Plan Marshall » pour favoriser l'établissement d'une paix et d'un développement durables sur ce continent voisin de l'Europe.

Les partisans d'une monnaie, authentiquement, africaine, à la place de l'actuel F CFA, remontent au créneau. Le 11 février, dans une trentaine de pays, ils comptent rappeler aux dirigeants français et africains qu'ils refusent, désormais, le F CFA, monnaie coloniale par excellence mise en place pour les asservir et les aliéner. La mobilisation va faire boule de neige jusqu'à l'atteinte de l'objectif final : la mise en place d'une monnaie digne des espoirs de l'Afrique. 

Les peuples africains, après avoir remarqué la défaillance de leurs dirigeants, prennent, désormais, les questions monétaires en main. En Afrique francophone, ils demandent l'abandon du F CFA au profit d'une monnaie souveraine et non plus sous tutelle. Le combat ne fait que commencer.

Isabel dos Santos, la fille aînée du président angolais, José Eduardo dos Santos, et femme la plus riche d'Afrique, a pris le contrôle de la principale banque du pays, Banco de Fomento Angola. Elle est, déjà, la patronne de la plus grande société du pays, la compagnie pétrolière, Sonangol, et du plus grand opérateur de téléphonie d'Angola, Unitel. Jusqu'où ira l'appétit vorace de cette jeune femme dont le séduisant et innocent visage cache mal son caractère de dame de fer en affaires ?

Un front des Africains va s'élever contre le F CFA, samedi, 7 janvier 2017, en plusieurs lieux symboliques : Paris, Dakar, Abidjan, Ouidah, Londres, Bruxelles, Port au Prince, etc. vont accueillir une conférence sur la nécessité pour les Africains de se défaire de cette monnaie, rigoureusement, coloniale, qui concentre tant de haine et d'animosité auprès des peuples d'Afrique alors que certains dirigeants africains (aux ordres ?) ne jurent que par son nom.

Baba Go Slow va, doucement, mais, sûrement. Alors qu'il est en train d'avoir le dessus sur les troupes la secte terroriste, Boko Haram, le voilà qui vient de délester la fonction publique du Nigeria de 50.000 fonctionnaires fictifs. Coût de la trouvaille : 630 millions d'euros par an.

Etant enclavée, la République centrafricaine (RCA) peut, effectivement, totalement, entamer son développement. 

Afriqueeduction.com l'avait annoncé, hier, à 12h47 : Le Sommet de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) n'allait pas déboucher sur une dévaluation du F CFA, mais sur le retour des pays de cette zone dans les fourches caudines du Fonds monétaire international (FMI). C'est fait. Paul Biya, le président camerounais, qui a convoqué ce Sommet extraordinaire, invite ses cinq homologues à vite conclure des programmes (bilatéraux) avec le FMI. Mais il y a un problème : certains chefs d'Etat (mal élus) étant sur un siège éjectable, sur le plan politique national, il leur sera très difficile de bien suivre le processus d'application de ce qu'ils auront signé avec Christine Lagarde.

Ca va mal dans la grande famille de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale). La baisse des prix des matières premières, et singulièrement, du pétrole dont cinq pays sur six, sont exportateurs, a fait, littéralement, plonger les agrégats des économies. D'aucuns vont même jusqu'à parler de dévaluation du F CFA, en 2017. Qu'on se calme : il n'en sera rien. Pas de panique. Président du pays qui est la locomotive de la sous-région, Paul Biya convoque ses homologues pour calmer le jeu et prendre des mesures draconiennes pour affronter cette fâcheuse situation.

Le conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 769,78 millions d'euros, à la Côte d'Ivoire, pour améliorer de manière significative le transport urbain dans la ville d'Abidjan.

Le temps où le gouvernement congolais octroyait des crédits aux pays d'Afrique de l'Ouest, en 2013 et 2014, est révolu. Si les contribuables congolais se demandent si ces dettes seront remboursées un jour, le trésor public, lui, fait face à des difficultés énormes, ce qui a poussé le gouvernement à émettre un emprunt obligatoire, le premier du genre, pour ce pays frappé par la chute des cours du pétrole.

La branche de la Banque mondiale dédiée aux pays pauvres a reçu des promesses de renflouement "record" de 75 milliards de dollars, sur les 3 prochaines années, dont un tiers proviendra du secteur privé, a annoncé l'institution jeudi.

En homme pressé par le second mandat libératoire, le président de la République du Sénégal, Macky Sall, a passé son temps à inaugurer des réalisations, encore, en chantier...et à promettre de grossiers montages promotionnels, qui participent, plus, à un mauvais casting auquel seule son épouse donne  un relief...coloré.

Pour assurer une réouverture, sans dommage, des frontières entre le Cameroun, le Tchad et le Nigeria, il a fallu, considérablement, affaiblir la secte, Boko Haram, qui vit, actuellement, acculée dans ses derniers retranchements. Presque à l'agonie. Toutefois, cette guerre asymétrique coûte très cher aux trois pays, dont, au moins, deux, sont, déjà, pratiquement, en faillite : le Nigeria et le Tchad. Cette réouverture des trois frontières est un excellent cadeau de fin d'année pour les populations concernées.

Le président chinois, Xi Jinping, a invité son homologue gabonais, Bongo Ondimba Ali (BOA), à effectuer une visite d'Etat, en Chine, pour éviter une banqueroute générale de son pays. Ce serait très fâcheux pour le Gabon, même si, à Pékin, on n'oublie pas que le chef de l'Etat gabonais s'était comporté de façon très inamicale à l'endroit de la Chine, au lendemain de son arrivée au pouvoir, en 2009, en annulant une série de contrats que le Gabon avait signés.

La Caisse des dépôts (CDC) et l'Agence française de développement (AFD) vont créer un Fonds commun doté de 500 millions d'euros pour financer des infrastructures en Afrique, selon le directeur général de l'AFD, Rémy Rioux.

Le Zimbabwe a lancé, lundi, 28 novembre, sa nouvelle monnaie censée remédier au manque criant de liquidités, qui asphyxie son économie, malgré les vives réticences d'une population encore traumatisée par l'hyperinflation du début des années 2000. Malgré le tollé général suscité par cette opération risquée, Robert Mugabe a donné son accord.

Ceux qui parlent de la fin de la Françafique n'ont peut-être pas tout à fait tort. On commence à chercher les investisseurs français, dans certains pays africains, avec la torche.... sans les trouver. Alors qu'il y a quelques années, les marchés publics n'étaient que pour eux. Il faut dire que les temps ont changé, avec l'arrivée des pays émergents comme la Chine, qui ont, complètement, marginalisé le partenaire historique.