COUPE DU MONDE 2026 : Le Maroc candidat à son organisation

Le statut d'ultra-favori du dossier trans-américain n'y change rien : le Maroc a annoncé, vendredi, 11 août, repartir pour une cinquième campagne de candidature à l'organisation du Mondial de football, pour l'édition 2026.

La Fédération marocaine a indiqué avoir déposé sa demande auprès de la Fifa, quatre mois après la déclaration de candidature conjointe Etats-Unis/Canada/Mexique, considérée par les observateurs comme, largement, favorite pour organiser la première Coupe du monde à 48 équipes.

"Le Maroc considère qu'il est capable d'organiser une Coupe du monde. On a les infrastructures nécessaires en terme de stades, de transports, de capacité hôtelière et sanitaire", a affirmé le ministre marocain de la Jeunesse et des Sports, Rachid Talbi Alami.

A peine élu, en mars dernier, le président de la Confédération africaine de football (CAF), le Malgache, Ahmad Ahmad, s'était dit "convaincu" que le Maroc pourrait organiser le Mondial-2026, lors d'une visite au Maroc. Une déclaration qui faisait écho aux propos tenus, fin 2016, par le président de la Fifa, Gianni Infantino.

Le Maroc est "en mesure d'accueillir la Coupe du monde de football eu égard à ses infrastructures et sa capacité organisationnelle", avait-il déclaré, sans pour autant avancer de date. Car dans les faits, le successeur du sulfureux Sepp Blatter a, lui-même, poussé une candidature américaine commune pour la Coupe du monde suivant celle, au Qatar, en 2022.

L'élargissement à 48 équipes voulu par Infantino - qui permet d'attribuer des places supplémentaires à chaque confédération - avait été largement défendu par les fédérations nord-américaines, qui ont soutenu l'élection de l'Italo-Suisse, en février 2016 (Sur notre photo, le président de la FIFA, Gianni Infantino avec le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa). L'attribution de cette coupe du monde est une sorte de retour de l'ascenseur.

Le Royaume s'est lancé, ces dernières années, dans un vaste chantier de professionnalisation de son football, tout en construisant de nouveaux stades : il dispose, aujourd'hui, de six stades répondant aux normes internationales et quatre autres sont en construction. Par ailleurs, le pays a multiplié les candidatures à d'autres compétitions pour baliser le terrain à l'organisation d'un Mondial.

Il a, ainsi, abrité, en 2013 et 2014, deux éditions de la Coupe du monde des clubs de la FIFA, et devait accueillir la Coupe d'Afrique des nations en 2015, avant de se désister en raison de craintes liées à Ebola. Des craintes qui s'étaient révélées excessives et, scientifiquement, non fondées alors que la Guinée équatoriale, au pied levé, se proposait pour accueillir la compétition. Ce pays n'a, par la suite, eu à connaître aucun cas du virus Ebola. L'image du Maroc en avait pris un coup car considéré comme un « pays lâcheur ».

Le Maroc a, ces derniers jours, grâce à l'entremise du président de la CAF, le Malgache, Ahmad Ahmad, cherché à dessaisir la CAN 2019 au Cameroun, parce qu'il ne serait pas prêt. Il y a vent debout contre les déclarations menaçantes, à Ouagadougou, d'Ahmad Ahmad qui a, très vite compris, que sa position à la tête de la CAF deviendrait, rapidement, intenable s'il continuait à soutenir une telle injustice contre les Camerounais qui ont juré de ne jamais laisser tomber leur CAN.

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