ZIMBABWE : Sérieuses menaces sur le doctorat de l'ex-première dame obtenue à l'Université de Harare

Le pouvoir n'est plus détenu par Camarade Bob depuis que son ancien vice-président déchu et non moins rival, Emmerson Mnangagwa, a accédé aux affaires. Du coup, la peur a changé de camp. Si Robert Mugabe reste protégé dans toute son intégrité, tel n'est pas le cas pour celle par qui la chute du pouvoir était arrivée. En effet, non seulement, la très ambitieuse Grace Mugabe a vu le ciel s'écrouler sous ses pieds, mais le nouveau pouvoir fait tout pour l'humilier et lui montrer qu'elle n'est rien d'autre que la petite secrétaire qui travaillait dans le cabinet présidentiel avant que Camarade Bob n'oriente ses yeux vers elle, après le décès de son épouse ghanéenne avec qui il combattit l'impérialisme britannique dans le maquis pour obtenir l'indépendance de l'ex-Rhodésie. La très parvenue Grace, une fois dans le lit de Camarade Bob, n'hésita pas à croquer la vie au point d'en faire beaucoup trop. De secrétaire-dactylo à première dame, titulaire d'un doctorat obtenu en un temps trois mouvements, Grace ne s'épargna rien pour se grandir, socialement, politiquement, et même, intellectuellement (notre photo montrant le président de l'Université du Zimbabwe Robert Mugabe faisant de son épouse Grace docteur de philosophie de cette université en 2014). Aujourd'hui, la roue a tourné dans le mauvais sens et le naturel a repris ses droits. Y compris à l'Université de Harare où on veut lui retirer son grade de docteur de l'université.

Les autorités anticorruption du Zimbabwe ont annoncé, lundi, 8 janvier, avoir ouvert une enquête sur les conditions dans lesquelles l'ancienne première dame du pays, Grace Mugabe, a obtenu un diplôme universitaire très controversé.

"Nous confirmons l'information selon laquelle une enquête a été lancée", a déclaré la porte-parole de la Commission anticorruption, Phyllis Chikundura.
En 2014, l'Université du Zimbabwe (UZ), dont l'ancien président Robert Mugabe était le président de droit, a accordé, à son épouse Grace, un doctorat de philosophie.

La remise, en grande pompe, de ce diplôme par le département de sociologie de l'UZ a provoqué une vive controverse, notamment, parmi les critiques du régime qui ont mis en doute la réalité du travail réalisé par Grace Mugabe pour l'obtenir.

Le président Mugabe a démissionné le 21 novembre dernier après trente-sept ans passés à la tête du Zimbabwe, victime d'un coup de force de l'armée.
Les militaires ont expliqué être intervenus pour empêcher Grace Mugabe de succéder à son époux de plus de 40 ans son aîné.

Soutenue par une tendance du parti au pouvoir, la Zanu-PF, l'ex-première dame avait obtenu le limogeage du vice-président Emmerson Mnangagwa, un proche des militaires jusque-là considéré comme le dauphin naturel de Robert Mugabe.

M. Mnangagwa a été investi président par intérim jusqu'aux élections générales prévues cette année.

Connue pour son goût de luxe, ses extravagances et ses coups de colère, Grace Mugabe, aujourd'hui, âgée de 52 ans, ne s'est pas manifestée, publiquement, depuis la chute de son mari.
Elle continue de ruminer sa déchéance provoquée par ses propres extravagances dans ses résidences privés de Harare.

Commentaires

HANSALEVEY Adams (non vérifié)
ailleurs, le moment viendra aussi où seront dépouillées les premières dames des vautours au pouvoir depuis notre enfance, donc depuis les années 1960,le moment venu au Congo, seront dépouilées ces dames de l'ombre qui dilapident des fonds publics avec leurs parrains ou maîtres -vautours entre les chambres à Paris, Londres, Washington ou New York, ainsi va la vie chacun à son tour.

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