AFRIQUE CENTRALE : Dans le collimateur des déstabilisateurs occidentaux ?

La tentative de "coup d'état" en Guinée équatoriale que Malabo a affirmé, mercredi, 27 décembre, avoir déjouée, est une "menace sérieuse" pour toute la sous-région, a estimé, jeudi, 4 janvier, le chef de la diplomatie tchadienne de passage à Malabo. En effet, Mahamat Zen Cherif est dans le vrai quand il affirme que toute la sous-région de l'Afrique centrale, est dans le collimateur des déstabilisateurs qu'on cherche à identifier avec précision. Il y a, d'abord, eu la menace Boko Haram financée, armée et conseillée par des forces occultes au sein desquelles on compte certaines puissances occidentales. A travers Boko Haram, on ambitionnait une partition en deux du Nigeria afin d'affaiblir ce grand pays, avant de faire de même du Cameroun (au niveau de sa partie Nord) et asphyxier, par la suite, le Tchad dont les marchandises arrivent par le port de Douala. Cette menace endiguée, il y a eu, pour le Cameroun, la survenue de celle des sécessionnistes anglophones qui ont tenté, vainement, d'ériger une petite République, avec l'aide des bailleurs de fonds occultes occidentaux, qui eux, sont, plutôt, intéressés par les énormes gisements de pétrole et de gaz que recèle la zone de Bakassi. Là aussi, échec total malgré la désinformation appuyée des médias occidentaux (relais). Le Tchad, la Guinée équatoriale et le Cameroun, restent bien en place, malgré les soubresauts que leurs dirigeants arrivent à contenir, bien que sans mal. Le problème est de savoir jusqu'où iront les déstabilisateurs alors qu'ils se savent, déjà, en voie d'identification et donc de dénonciation ?

Cette tentative de "coup d'état" est une "menace sérieuse de déstabilisation qui concerne toute la sous-région d'Afrique centrale", a affirmé le ministre tchadien des Affaires étrangères, Mahamat Zen Cherif, à Malabo, après une entrevue avec le président, Teodoro Obiang Nguema.

"Des mesures de sécurité ont été prises à la frontière. Nous travaillons en coordination avec le Cameroun et la Guinée équatoriale", a affirmé, de son côté, un responsable du gouvernement gabonais sous couvert d'anonymat.

Mercredi, des affrontements ont opposé les forces de sécurité de Guinée équatoriale à des "mercenaires" près des frontières avec le Cameroun et le Gabon, faisant un mort parmi les "mercenaires", selon la télévision d'Etat équato-guinéenne.

Un ex-général de l'armée tchadienne, Mahamat Kodo Bani, fait partie des insurgés, actuellement, exploités par les Services camerounais de sécurité et de renseignement, à Yaoundé. Celui-ci, ancien cadre de la sécurité présidentielle tchadienne, est en rupture de ban avec N'Djamena.

Par ailleurs, l'ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, Enrique Nsue Anguesom, en villégiature à Ebibeyin pour les fêtes de fin d'année, a été arrêté le 30 décembre "pour des raisons d'enquête concernant les hommes interpellés".

Par mesure de sécurité, la Guinée équatoriale a fermé ses frontières à Ebibeyin et envoyé des renforts militaires sur place. La zone des trois frontières de Kyé-Ossi fait l'objet d'un filtrage (serré) des véhicules. L'activité commerciale est au point mort et la recherche des déserteurs de l'armée équato-guinéenne, dans la forêt équatoriale, suit, activement, son cours. Bien que la majorité d'entre eux s'expriment en langue Fang, ce qui rend difficile les recherches de l'armée, on est optimiste du côté de Malabo et de Yaoundé, où se déroulent, actuellement, les enquêtes.

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