AFRIQUE DU SUD : Jacob Zuma évite in extremis sa destitution à 21 voix près

« Les résultats du vote sont les suivants : 177 en faveur de la motion, 198 contre et 9 abstentions » , a déclaré, toute soulagée, la présidente du parlement sud-africain, Baleka Mbete, sous les acclamations des parlementaires de la majorité. Parlementaires qu'elle soutenait. La motion, présentée par l’opposition, constituait un test sur l’unité du parti présidentiel, le Congrès national africain (ANC), en proie à une guerre de clans, à cause de la mal-gouvernance de Jacob Zuma (sur notre photo avec le couple présidentiel du Congo-Brazzaville : entre corrompus qui se respectent).

Avec ce vote de défiance évité, le Congrès national africain de Nelson Mandela évite de se retrouver, immédiatement, en pleine crise. Mais, la course à la succession de Jacob Zuma est, déjà, largement, ouverte : l’actuel président arrive en fin de dernier mandat, en 2019, tandis que l’élection du nouveau patron du parti est prévue, elle, en décembre prochain.

Le parti est, terriblement, divisé entre pro-Zuma et réformateurs qui se présentent comme des pourfendeurs de la corruption. Selon nombre d’observateurs, une majorité de députés pourrait soutenir l’actuel vice-président, Cyril Ramaphosa, tandis que la direction du parti pourrait défendre la candidature de l’actuelle présidente du parlement, Baleka Mbete, une fidèle de Zuma. A moins que l’ex-épouse du chef de l’Etat, Nkosazana Dlamini-Zuma, ex-présidente de l’Union africaine (UA), puisse entrer dans la course. Elle en est, aujourd’hui, exclue car elle n’est pas députée, mais a dû, démissionner de l'UA, où elle a refusé de postuler pour un deuxième mandat, juste pour briguer la présidence de la République sud-africaine.

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