AFRIQUE DU SUD : Le parlement va très bientôt étudier la procédure de destitution de Jacob Zuma

Le très faussaire président sud-africain, Jacob Zuma, est, clairement, sur un siège éjectable depuis que le parlement a décidé d'étudier la procédure pour le destituer. Le parlement suit, là, les injonctions de la Cour constitutionnelle, plus haute instance juridique du pays, qui lui a ordonné, fin décembre, de "mettre en place un mécanisme qui pourrait être utilisé pour la destitution du président".

Dans son jugement, la Cour constitutionnelle a reproché à l'assemblée nationale de "ne pas avoir demandé des comptes au président" Zuma dans le cadre du scandale de sa résidence privée.
Jacob Zuma, au pouvoir depuis 2009, avait rénové, aux frais du contribuable, sa propriété de Nkandla en pays zoulou (Nord-Est).

En 2016, cette même Cour constitutionnelle a reconnu le chef de l'Eta (notre photo) coupable de violation de la loi suprême et il a, finalement, été contraint de rembourser au Trésor l'équivalent de 480.000 euros.

"Les mercredi 10 et jeudi 11 janvier, la commission de l'assemblée nationale chargée de la révision des règles doit délibérer d'un texte sur la procédure pour appliquer la section 89 (1) de la Constitution : le renvoi du président", a annoncé le parlement dans un communiqué, dimanche, 7 janvier.

Une fois approuvée en commission, "la procédure devra être adoptée par l'Assemblée nationale", a précisé le parlement dimanche.
Jusqu'à présent, le Congrès national africain (ANC), parti majoritaire au parlement, a, toujours, soutenu Jacob Zuma de façon indéfectible.

Mais, le président, dont le second et dernier mandat expire en 2019, est englué dans plusieurs scandales de corruption qui salissent l'image de son parti et érodent sa base électorale.
En décembre, Jacob Zuma a essuyé un autre revers politique. Il a été remplacé à la tête de l'ANC par Cyril Ramaphosa, son vice-président, qui a fait campagne contre la corruption.

Le nouveau chef de l'ANC entend se débarrasser, rapidement, du cas Zuma pour que son parti garde une chance de conserver sa majorité absolue aux élections générales en 2019. Il a, certes, du travail, mais, sa mission est loin d'être impossible, Zuma étant sorti des cœurs des Sud-Africains.

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