AFRIQUE DU SUD : Objectif, faire (immédiatement) partir Jacob Zuma sans (trop) l'humilier

« Qui crache en l'air retombe sur son visage », disent les saintes écritures. Le futur ancien président sud-Africain, Jacob Zuma, aura été la honte, non seulement, de l'Afrique du Sud, le pays de Nelson Mandela, mais aussi, de toute l'Afrique, au regard de ce que ce grand pays représente pour les Africains. Quand il a succédé à Thabo Mbeki dont le comportement comme homme politique et d'Etat fut, en somme, respectable, il s'est mis à se comporter comme ces présidents (francophones) d'Afrique dont la plupart ont fait de leurs pays des républiques bananières. Sans jeu de mots, Zuma est passible de détournements de fonds massifs directs et indirects, de corruption à grande échelle, de favoritisme haut de gamme, de volonté démesurée de s'enrichir lui-même ainsi que sa famille dans un pays où la justice est indépendante, de tentative d'assujettissement de cette justice aux ordres du pouvoir, etc. Bref, Zuma aura été, tout au long de son mandat, un très (très) mauvais choix pour l'ANC, ce grand et sympathique parti politique. Mais, comme chaque chose a une fin, voilà arrivée la fin de partie pour ce grand corrompu dont la vraie place est dans la cellule d'une Prison VIP de Pretoria ou de Johannesburg. Les Sud-Africains en décideront. Pour le moment, place à Cyril Ramaphosa.

"Hier soir, le président Jacob Zuma et moi-même avons entamé des discussions directes sur la transition et les questions liées au poste de président de la République", vient, de déclarer Cyril Ramaphosa, dans un communiqué (notre photo).

Les deux hommes "seront en mesure de rendre compte au pays dans les prochains jours" de l'issue de ces échanges, a-t-il ajouté.

"Les discussions ont été constructives et ont posé les fondations d'une résolution rapide de la situation dans l'intérêt du pays", a ajouté Cyril Ramaphosa.

"C'est une période difficile", a reconnu le vice-président sud-africain. "Je suis conscient que l'incertitude liée au poste de chef de l'Etat est une source d'inquiétude parmi de nombreux Sud-Africains (...) nous pourrons communiquer davantage sur la position du président Zuma en tant que chef de l'Etat une fois finalisés tous les points pertinents", a-t-il, encore, dit.

Depuis l'élection en décembre de Cyril Ramaphosa à la tête du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), la pression monte au sein de la formation pour obtenir le départ de l'encombrant président Zuma, soupçonné de corruption dans de multiples affaires.

Zuma a accepté de quitter son poste de président de la République, avant que son poste ne le quitte lors de l'examen de la motion de censure déposée par ...Julius Malema, le leader du parti EEF (que Zuma avait chassé de l'ANC), et qui doit être votée le 22 février. Si Zuma ne démissionne pas avant cette date, comme Ramaphosa le lui demande, il sera éjecté du pouvoir par cette motion de censure car cette fois, les partis EEF, DA et une majorité des députés de l'ANC à la demande de leur président, Cyril Ramaphosa, ne laisseront aucune chance à Jacob Zuma. La présidente du parlement, son alliée de toujours, Baleka Mbete, ne pourra pas (plus) le sauver de cette destitution. Il sera sorti par la fenêtre comme un délinquant.

C'est pour éviter une telle issue qu'il discute âprement avec son successeur (non désigné) Cyril Ramaphosa (Zuma avait choisi son ex-femme Xhosazana pour lui succéder). Zuma voudrait une grande dose de protection sur certains dossiers de justice (à charge), pour ne pas passer par la case prison. Cyril Ramaphosa ne l'entend guère ainsi. Il veut une justice (totalement) libre et indépendante. D'où des discussions interminables entre les deux hommes et leurs clans.

En cas de démission du chef de l'Etat, le vice-président assurera son intérim.

Commentaires

HANSALEVEY Adams (non vérifié)
que cela se fasse vite, var ZUMA est l'allié des voleurs comme Sassou au Congo, il ignore la lutte âpre vécue par les Sud-africains, malheur à celui qui trompe le crapeaud, il sera lui-même humilié

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